Stop à l'éolien industriel

Stop à l'éolien industriel
Un fléau d'une ampleur internationale s'abat, depuis quelques années, sur notre pays. Aidés par nos élus, les promoteurs éoliens se sont accaparés nos territoires et nos vies. Devant le massacre de notre patrimoine, un vent de colère s'élève partout sur l'hexagone. Il est grand temps de dire "STOP" à ce carnage.

Occitanie

Occitanie












18/09/17Éoliennes. Le Département de l’Aude soutient la société Valeco contre les habitants de Bouriège
Dans l’Aude, le Conseil départemental vient de prendre un nouvel arrêté en faveur de la société de construction Valeco qui souhaite installer des éoliennes sur la commune de Bouriège. Les habitants, largement opposés à ce projet, sont furieux.
Quand le Département de l’Aude viole le droit à la propriété privée
C’est un nouveau coup dur pour les habitants du village de Bouriège où la société Valeco souhaite installer des éoliennes. Après un été très chaud sur le terrain et dans les tribunaux, les villageois doivent, une nouvelle fois, faire face à une nouvelle attaque du président du Conseil Départemental de l’Aude, André Viola (PS). Celui-ci a décidé de prendre un arrêté d’alignement sur des parcelles privées le long de la D 52 entre Bouriège et le hameau de Saint-Sernin à hauteur du pont du Gourga.
Cet arrêté permettra désormais aux gigantesques convois de la société Valeco et de ses prestataires, de traverser en toute légalité les propriétés privées des habitants de Bouriège sur ce secteur. Il faut dire que la route à cet endroit n’est pas très large et pour passer, les camions devaient empiéter sur les terrains privés. Face à l’opposition des habitants, plusieurs convois ont du faire marche arrière.
A Bouriège, le Département et Valeco n’en sont pas à leur coup d’essai
Cet arrêté d’André Viola en faveur de la société Valeco n’est pas une première. En juin dernier déjà, le Conseil Départemental avait pris un premier arrêté similaire pour un autre pont sur la D 52, le pont du Rec.
Cet arrêté avait fait suite à des tentatives de passage en force de la part des transporteurs. Certains opposants avaient même été agressés.
Le projet de construction d’éolienne date, désormais, d’une douzaine d’années. Plusieurs grosses entreprises, dont Alstom, se sont cassées les dents sur ce petit village gaulois de Bouriège.
http://www.lengadoc-info.com/5570/environnement/eoliennes-departement-de-laude-soutient-societe-valeco-contre-habitants-de-bouriege/

18/09/17 : Aude : Opposants : une lettre au Département 

Circulation - Déplacements - Bourriège : parc éolien
Les habitants de Bouriège opposés à l'implantation d'un parc éolien sur la commune ne se résignent pas. Ce vendredi 15 septembre ils ont adressé une lettre de protestation au président du conseil départemental de l'Aude. Dans cette missive ils se plaignent d'un nouvel arrêté de circulation par l'institution. «Le Conseil départemental a émis un arrêté d'alignement sur des parcelles privées le long de la D 52 entre Bouriège et le hameau de Saint-Sernin à hauteur du pont du Rec en juin de cette année et vient de récidiver au pont du Gourga sur la même route, écrivent les opposants. Outre que ces arrêtés sont entachés d'illégalité, ils pénalisent des citoyens respectueux des lois au profit d'une société et de sous-traitant qui le s ont enfreints à plusieurs reprises et ont été condamnés pour cela». Les opposants au parc éolien ne lâchent rien dans leur combat contre la société Valéco chargée de transporter des pièces d'éoliennes géantes qui posent des problèmes de circulation sur des routes jugées trop étroites.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/09/18/2647414-opposants-une-lettre-au-departement.html

15/09/17 : "Les Aspres valent bien le Canigó" : la population farouchement contre un projet d’éoliennes
Les opposants veulent dénoncer «des projets inutiles et néfastes».
L’avant conseil municipal n’aura jamais été aussi animé, mercredi soir, à Banyuls-dels-Aspres. Et pour cause, près de 200 personnes s’étaient donné rendez-vous à l’appel du collectif "Le vent tourne" pour manifester devant la mairie contre les projets d’installation d’éoliennes dans les Aspres. Certains opposants avaient fait le déplacement depuis les communes limitrophes, à savoir Saint-Jean-Lasseille, Brouilla et même Fourques.
THT et éolien
«Après la THT (Ndlr, ligne à très haute tension), on va se retrouver avec des champs d’éoliennes», martèle Pierre Olibo, un habitant de Banyuls, venu en famille pour faire «bouger les choses.» Selon les détracteurs plusieurs projets sont en cours d’études. «À terme, 35 éoliennes pourraient sortir de terre dans le secteur», argumente Marie-Noëlle Moly, présidente de l’association Le vent tourne. «Quotidiennement, des sociétés prospectent notre pays à la recherche de terrains. Rien n’est épargné puisqu’en France on peut implanter ces machines à 500 mètres des habitations comme c’est le cas pour les projets portés par les villages de Banyuls-dels-Aspres et de Brouilla.» Ils mettent en avant les expositions aux bruits, aux basses fréquences, aux vibrations, aux effets stroboscopiques qu’entraîne l’éolien. «Sans parler de l’aspect visuel, patrimonial», rajoute Bernard Faux, secrétaire adjoint de l’association pour qui cette mobilisation «fait plaisir à voir.»
Les réglementations d’autres pays sont «plus strictes» précisent les protestataires : «Aux États-Unis, la réglementation prévoit une distance de 3200 mètres entre ces ventilateurs et les logements. En Espagne, c’est de 2000 mètres. Tandis que l’Allemagne et le Danemark n’autorisent plus que l’implantation d’éoliennes en mer.»
Autre point soulevé par les contestataires «la perte de la valeur des biens immobiliers.» C’est le cas de David Tharin. De sa maison, il a désormais vu sur un mât de mesure «de 80 mètres de haut.» «Ça y est, c’est parti...», confie-t-il quelque peu dépité. «Des éoliennes près des habitations, c’est un scandale, c’est invraisemblable. Et une fois qu’elles sont là, on ne peut pas les déplacer.» Tous ici s’accordent sur une chose, «défendre les Aspres qui valent bien le Canigó.»
Laurent Bernardy, maire de Banyuls-dels-Aspres : «Je suis pro-éolien»
Laurent Bernardy, maire de la commune de 1 255 âmes de depuis 2014, ne dévie pas de sa trajectoire. Tout comme sa majorité municipale. «Il est normal que tout le monde puisse exprimer son point de vue», fait-il savoir au lendemain du rassemblement des opposants. «J’entends les arguments mais je reste le plus pragmatique possible. J’ai été contacté en décembre 2014 par des porteurs de projet. Deux sont à l’étude par la société Engie (6 éoliennes entre Brouilla et Banyuls-dels-Aspres ainsi qu’au niveau de la RD 900). Depuis mercredi, un mât de mesure est installé dans la commune de Brouilla», note l’élu. Il devrait y rester un an, le temps de faire des études d’impact (1). «Comme je l’ai dit, mercredi soir en conseil municipal en présence des représentants du collectif "Le vent tourne", dès que j’aurai des retours j’en ferai part à mes administrés.»
La municipalité a également lancé une consultation citoyenne qui doit s’achever à la fin septembre. «Nous avons pour l’heure, 200 retours», précise Laurent Bernardy. «Cette consultation servira à se faire une opinion. Moi, je suis-pro-éolien depuis 2011 quand j’étais déjà conseiller municipal. Je sais que cela va impacter le paysage mais avec le Plan régional éolien qui prévoit une transition énergétique de la région d’ici 2050, je préfère travailler pour avoir 7 éoliennes sur ma commune qu’en avoir 17 imposées.»
(1) Un mât de mesure doit être installé à Banyuls-dels-Aspres dans les prochains jours.
http://www.lindependant.fr/2017/09/14/les-aspres-valent-bien-le-canigou-la-population-farouchement-contre-un-projet-d-eoliennes,3051408.php

13/09/17 : Aveyron : deux mois de prison avec sursis pour le maire de Brusque
Le tribunal correctionnel de Rodez a reconnu coupable André Bernat de prise illégale d'intérêts dans une affaire concernant un projet de parc éolien.
Le jugement est tombé mercredi 6 septembre et pour le premier édile de Brusque, il n'est pas positif. André Bernat a été reconnu coupable de prise illégale d'intérêts dans une affaire dont il assume l'administration ou la surveillance. Il a écopé de deux mois de prison avec sursis et va devoir payer une amende d'un montant de 3 000 € (un jugement contre lequel il va faire appel). Le tout, pour être resté dans une salle où il n'aurait pas dû se trouver.
Condamné en 2015 pour un faux procès-verbal
Le 14 février 2015, André Bernat soumet à son conseil un vote sur une étude préliminaire de faisabilité concernant la construction d'un parc éolien sur le groupement forestier de Pressouyres, dans la commune de Brusque.
Petit problème, le maire est actionnaire de ce groupement forestier, il a donc des intérêts financiers dans ce projet et la loi stipule qu'il ne peut donc pas assister au vote. Or, André Bernat ne quitte pas la salle. Un acte qui a poussé l'association Vent du loup (qui se bat contre le développement de parcs éoliens dans la région) à se constituer partie civile et que le tribunal correctionnel de Rodez a jugé illégal.
Selon les propos de son avocate, Me Gaëlle Betrom (raportés par Le Progrès Saint-Affricain dans son édition du 13 juillet, NDLR), son client ne possède “que 250 parts” dans le groupement forestier et son gain possible serait de “750 € par an”. Un intérêt jugé “très minime” par Gaëlle Betrom.
Au vu de la condamnation, le juge ne l'a pas entendu de cette oreille, même si le procureur avait, lui, demandé une amende encore plus lourde de 5 000 à 6 000 €. Reste qu'André Bernat, n'en est pas à sa première affaire, puisqu'en mai 2015, il avait été condamné par ce même tribunal à une amende de 1 500 € (dont 1 000 € avec sursis) pour avoir produit un faux procès-verbal.
En vue des élections sénatoriales, l'homme avait été accusé d'avoir produit ledit faux procès-verbal de conseil municipal, pour se désigner lui-même grand électeur de la commune, et ce, sans qu'il n'y ait eu, ni convocation, ni tenue de séance, ni appel à candidature. Reste à présent à savoir si ces affaires vont écorcher la popularité d'un maire dans l'exercice de son septième mandat consécutif à la tête de la petite commune de Brusque.
► Contacté, André Bernat n'a pas souhaité donner suite à notre demande d'entretien.
http://www.midilibre.fr/2017/09/13/aveyron-deux-mois-de-prison-avec-sursis-pour-le-maire-de-brusque,1560149.php

13/09/17 : Hérault: Des parcs éoliens accusés de destruction de rapaces
L’association France Nature Environnement a porté plainte pour destruction d’espèces protégées...
Un aigle royal a trouvé la mort début août après une collision avec une pale d’éolienne à Joncels, dans l’Hérault. L’oiseau, équipé d’un GPS, fait partie d’une espèce protégée depuis 1976, comme le sont toutes les espèces de rapaces en France.
En juin, l’association France Nature Environnement (FNE) avait évoqué la découverte depuis 2012 des cadavres de 30 faucons crécerelles sur le causse d’Aumelas. Elle estime à une centaine le nombre de ces oiseaux morts. « En tant qu’espèce protégée, leur destruction est une infraction pénale », rappelle l’association.
EDF assigné en justice
Elle a décidé en conséquence d’assigner EDF Energies Nouvelles, gestionnaire du parc éolien à Aumelas, et les sociétés propriétaires des éoliennes, devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre.
Elle souhaite obtenir réparation du préjudice subi au titre de la destruction de plus d’une centaine de faucons crécerellettes. « Si FNE n’est absolument pas opposée au développement de l’industrie éolienne, celui-ci ne doit cependant pas se faire au détriment des habitats naturels, ni au prix de la méconnaissance de nos règles environnementales », conclut l’association.
En 2013, à la suite des premiers cas de mortalité, EDF a mis en place des systèmes de détection et d’effarouchement sur les éoliennes. Le système DTBird est basé sur la reconnaissance visuelle automatisée de cibles aériennes. « Il peut être couplé avec des modules de dissuasion, d’arrêt des machines ou de détection des collisions », évoque le programme national éolien-diversité.
http://www.20minutes.fr/montpellier/2131647-20170913-herault-parcs-eoliens-accuses-destruction-rapaces

12/09/17 : Collision mortelle d’un AIGLE ROYAL avec une éolienne du plateau de l’Escandorgue dans l’Hérault.
Au début du mois d’août, le cadavre d’un Aigle royal équipé d’un GPS a été retrouvé à proximité d’une éolienne exploitée par EDF Énergies Nouvelles sur la commune de JONCELS (34) au lieu-dit Combe Caude dans le massif de l’Escandorgue.
Alors que plusieurs associations et spécialistes avaient averti des risques pour les Aigles royaux qui fréquentent le massif de l’Escandorgue, FNE regrette que ces alertes n’aient pas été entendues et porte plainte aujourd’hui pour destruction d’espèce protégée.
FNE Languedoc-Roussillon soutient le développement de l’énergie éolienne parce qu’elle est incontournable pour la réussite de la transition énergétique, mais considère qu’elle doit passer par une bien meilleure prise en compte de ses impacts sur la biodiversité par les exploitants, et en particulier EDF Énergies Nouvelles (1).
Les impacts prévisibles des parcs éoliens du massif de l’Escandorgue sur l’Aigle royal
Six parcs éoliens sont construits (51 éoliennes) et 5 autres en projet (38 éoliennes) dans le domaine vital du couple d’Aigles royaux de l’Escandorgue, ce qui représente une pression très forte pour ce couple de grands rapaces. Malgré cette évidence, les études d’impacts n’ont pas suffisamment pris en compte l’impact cumulé sur ces derniers (2).
L’aménagement du parc éolien de Combe Caude, comprenant 7 éoliennes au sein d’un ensemble de 17 éoliennes, a été autorisé suite à un permis de construire accordé le 1er septembre 2005 à la société EDF EN France.
Alors que le risque de collision mortelle d’un Aigle royal avec une éolienne en fonctionnement apparaissait probable, EDF EN n’a pas cru utile de demander une dérogation pour la destruction d’espèce protégée, qui est la procédure conseillée par le ministère de l’environnement en présence d’enjeux importants.
Ce type d’autorisation constitue une garantie pour l’exploitant dont la responsabilité ne peut être engagée dès lors qu’il détient une telle autorisation. Elle est aussi une garantie d’une meilleure prise en compte des impacts sur la biodiversité puisqu’elle implique la réalisation d’une étude approfondie et, surtout, la mise en œuvre de mesures destinées à éviter, réduire et le cas échéant compenser les impacts résiduels sur les populations d’oiseaux concernées.
Pour limiter les impacts potentiels sur les Aigles royaux fréquentant le massif de l’Escandorgue, le préfet de l’Hérault a cependant pris un arrêté réglementant l’exploitation de ces éoliennes en 2015, imposant la mise en place d’un système d’avertissement anti-collision. Des dispositifs DT Bird – critiqués pour leur efficacité aléatoire – ont été mis en place sur les éoliennes.
La première fois qu’une collision mortelle d’un Aigle royal avec une éolienne est avérée en France
L’Aigle royal fait partie des plus grands rapaces. Tantôt admiré, tantôt persécuté, il a survécu au 20ème siècle après avoir frôlé la disparition et présente un fort caractère patrimonial. Aujourd’hui il fait l’objet de nombreuses protections (3) et il est inscrit sur la liste rouge de la faune menacée de France, dans la catégorie « rare ».
Si l’impact des éoliennes implantées dans le domaine de chasse des Aigles royaux était prévisible, c’est la première fois en France qu’une collision mortelle entre un Aigle royal et une éolienne est avérée. La détection de cette collision a été possible grâce au programme de suivi GPS porté par l’association BECOT depuis 1 an sur 9 jeunes Aigles royaux dans le sud du Massif Central. Le cadavre ayant été caché par un charognard, il n’aurait selon toute vraisemblance pas été retrouvé sans la puce GPS.
Cette mortalité démontre, une fois de plus et de manière incontestable que l’impact de l’éolien sur la faune volante (oiseaux et chauves-souris) existe et peut concerner des espèces protégées et menacées. Elle confirme, par ailleurs, que l’impact observé est probablement bien en deçà de la réalité, et que les dispositifs anti-collision ne sont pas une garantie d’absence d’impact pour les oiseaux, même de grande dimension (plus faciles à détecter).
En dehors de cette mortalité directe, un impact fort sur la fragmentation et la perte d’habitat
Si la rencontre d’un jeune aigle avec une pale d’éolienne revêt un caractère spectaculaire, le suivi GPS mis en place depuis 2014 sur un des Aigles royaux adultes du massif de l’Escandorgue montre surtout une forte fragmentation et une modification importante du cœur de leur domaine vital suite à la construction des premiers parcs éoliens. L’impact du développement éolien sur les aigles est donc multiple (destruction d’individu occasionnelle, mais aussi et surtout perte d’habitats), ce qui n’a jamais été mis en évidence ni appréhendé correctement par les études pré-implantation.
Concilier développement de l’énergie éolienne et protection de la biodiversité
Le développement d’éoliennes en Occitanie revêt un intérêt public certain. Il est incontestable que la région est peu autonome en matière d’alimentation électrique, et qu’un rééquilibrage de la production électrique est utile à cette région. Pour FNE LR, il est impératif de développer des énergies renouvelables (ENR) faiblement émettrices de gaz à effet de serre afin de protéger l’environnement sur le long terme.
Mais l’objectif de développement de l’énergie éolienne ne doit pas constituer un blanc seing au détriment des autres intérêts environnementaux et, tout particulièrement, la protection de la biodiversité. Cet enjeu est particulièrement fort dans notre région, qui contrairement à bien d’autres, a la chance d’accueillir des aigles.
Pour concilier ces enjeux environnementaux qui se heurtent au développement éolien avec une intensité particulière dans notre région, le développement de l’énergie éolienne doit être planifié de manière courageuse et les développeurs éoliens doivent se montrer exemplaires.
Comme le souligne Simon Popy, Président de FNE Languedoc-Roussillon : « Les exploitants éoliens et tout particulièrement EDF EN, doivent reconnaître les conséquences des éoliennes sur la faune volante pour mieux la protéger. Il en va de l’acceptation même des éoliennes et donc de leur bon développement. Que cela soit dans le cas du massif de l’Escandorgue ou dans celui du parc d’Aumelas dans l’Hérault, nous constatons que certains exploitants refusent de demander des dérogations à la destruction d’espèces protégées. FNE LR demande avec insistance que ces dérogations pour destructions d’espèces protégées soient mises en place pour les espèces patrimoniales. Bien que nous regrettions d’en arriver là, nous sommes prêts à recourir au juge si cela s’avère nécessaire pour y parvenir. »
(1) : EDF EN est une filiale d’EDF, détenue à 85,6% par l’Etat français fin 2016
(2) : Ainsi le permis d’aménager du parc de Bernagues (construit) a été annulé par la cour administrative d’appel de Marseille (arrêt du 26/01/2017) pour ce motif
(3) : désigné espèce protégées, inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux, à l’annexe II de la convention de Berne et à la convention de Bonn qui lui accorde un statut de protection à l’échelle mondiale ou encore protégé par la convention de Washington sur le trafic d’espèce protégées.
http://www.fne-languedoc-roussillon.fr/collision-mortelle-dun-aigle-royal-avec-une-eolienne-du-plateau-de-lescandorgue-dans-lherault/

12/09/17 : Hérault : une pale d’éolienne tue un aigle royal à Joncels
Un aigle royal est mort au début du mois d’août tué par une pale d’éolienne sur le plateau de l’Escandorgue à Joncels, dans l’Hérault. Une association de protection de la nature et de l’environnement porte plainte aujourd’hui, pour destruction d’espèce protégée.
6 parcs éoliens sont construits sur le plateau du massif de l’Escandorgue à Joncels, dans l’Hérault. Cette surface, c’est aussi le lieu de vie des aigles royaux, une espèce protégée car menacée d’extinction.
Un aigle royal équipé d’un GPS a été retrouvé mort début août suite à une collision avec une éolienne sur le plateau de l’Escandorgue à Joncels, dans l’Hérault.
Plusieurs associations et spécialistes avaient averti des risques pour ces aigles royaux, des éspèces protégées, qui fréquentent le massif de l’Escandorgue.
FNE, France Nature Environnement, une association qui lutte pour la protection de la nature et de l’environnement, regrette que ces alertes n’aient pas été entendues. Aujourd'hui, l'association porte plainte contre EDF pour destruction d’espèce protégée.
Pourtant, la préfecture de l’Hérault avait instauré en 2015, un système d’avertissement anticollision. Des dispositifs DT Bird avaient été mis en place sur les éoliennes.
Le parc éolien de l'Escandorgue n'est pas le seul concerné par cette problématique. Sur le parc éolien du causse d'Aumelas 33 faucons crécerellettes ont trouvé la mort.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/herault-pale-eolienne-tue-aigle-royal-joncels-1326639.html

09/09/17L'Est audois reste sous surveillance
Le département de l'Aude a connu une semaine particulièrement éprouvante en raison des incendies déclarés dans l'Est audois qui se sont répandus sur plusieurs centaines d'hectares.
Ces dernières 48 heures, 4 incendies se sont déclarés sur le département de l'Aude. Ce mercredi 6 septembre vers 16h sur la commune de Tourouzelle, des moyens terrestres et aériens ont été engagés et sont venus à bout du sinistre en fin de journée. Un dispositif de surveillance est toujours déployé sur site (10 sapeurs-pompiers). Le bilan a fait état de 60 hectares consumés. Ce même 6 septembre, vers 18 heures, sur la commune de Roquefort, le feu s'est dirigé vers La Palme et Port La Nouvelle à la force du vent. Par mesures préventives, les campings de La Valentine à La Palme et Cap de Roc à Port La Nouvelle ont été évacués et leurs occupants pris en charge par les communes respectives. Ces derniers ont pu réintégrer les lieux le lendemain matin. Aucune habitation n'a été menacée. Durant la journée de ce jeudi de nombreuses reprises de feu dues au vent ont mobilisé les moyens aériens et terrestres et des nombreux renforts. Le champ éolien parcouru par les flammes a été remis en service hier. Un dispositif de surveillance est toujours déployé sur site (20 sapeurs-pompiers). Le bilan est de 700 hectares parcourus. Mercredi vers 20 heures sur la commune de Leucate, le feu a été très rapidement maîtrisé. Moins de 5 hectares ont été consumés. Le 7 septembre vers 18 heures sur la commune de Bizanet 350 sapeurs-pompiers et des moyens aériens ont été déployés pour la protection de domaines viticoles isolés et du massif de Fontfroide. Seule la destruction d'une grange est à déplorer. La circulation sur les autoroutes A61 et A9 a été un temps perturbée. 90 hectares ont été consumés. Un dispositif de surveillance reste en place à hauteur de 150 sapeurs-pompiers. Ces épisodes successifs auront mobilisé de gros moyens terrestres et aériens avec plus de 500 sapeurs-pompiers sur le terrain pendant 48 heures.
Le bilan est de 850 hectares consumés. Aucune victime n'est à déplorer. Une grange a été approchée par les flammes dans le secteur de Bizanet. La circulation a été perturbée sur routes et autoroutes. À ce stade, les dispositifs de surveillance installés sont adaptés en permanence en fonction des risques.
https://www.ladepeche.fr/article/2017/09/09/2641742-l-est-audois-reste-sous-surveillance.html#

07/09/17Aude - Le point sur l'incendie dans les Corbières Maritimes : 700 hectares détruits
Le point ce jeudi matin sur les incendies d'hier dans l'Est audois.
- Le premier incendie, déclaré vers 16h sur la commune de Tourouzelle, a consumé 70 hectares de pinède. Un dispositif de surveillance de nuit comptant 2 GIFF (45 sapeurs pompiers) a été mis en place. Il n’y a plus aucune gêne à la circulation. Six camions de surveillance sont encore sur place ce matin.
- Le deuxième incendie, débuté vers 18h sur la commune de Roquefort-des-Corbières, a parcouru 700 hectares sur le territoire des communes de Roquefort, La Palme et Port-la-Nouvelle. Sous l’action conjuguée des 15 groupes d’intervention feux de forêt, l’incendie est en régression et aucune habitation n’est plus menacée. Par mesure de précaution, les 80 touristes évacuées de deux campings sur les communes de Port-la-Nouvelle et La Palme ne réintégreront les établissements qu’au matin. Ils demeurent pris en charge, pour ceux qui le souhaitent, dans les structures communales gréées par les municipalités dans le cadre de la mise en place de leur plan communal de sauvegarde. La circulation a été rétablie à 6h ce matin sur le CD709 entre La Palme et Port-la-Nouvelle. Le feu est toujours en cours, les pompiers oeuvrent pour éteindre les lisières du brasier qui s'étendent sur plusieurs kilomètres.
- Un troisième incendie qui s’est déclaré sur la commune de Leucate (secteur La Franqui) vers 20h a été rapidement maîtrisé par les sapeurs pompiers qui ont mis en place un dispositif de veille pour la nuit à hauteur d’un GIFF (20 SP). Aucun dommage aux habitations ni aucun blessé n’est à déplorer.
Il est recommandé aux usagers de la route et aux badauds d’éviter les abords du chantiers toujours en cours dans le secteur La Palme / Port-la-Nouvelle pour ne pas s’exposer au risque incendie et éviter tout risque d’accident. Les riverains doivent se conformer aux directives données sur le terrain par le commandant des opérations de secours (COS) et les forces de l’ordre.
Le Préfet de l’Aude salue l’action efficace et tenace menée depuis hier à 16h par les 400 sapeurs pompiers de l’Aude et de l’Occitanie engagés sur le terrain ainsi que celle des patrouilles de gendarmerie déployées à leur côté en sécurisation sur les axes comme celle des équipes municipales mobilisées.
http://www.lindependant.fr/2017/09/07/l-incendie-dans-les-corbieres-maritimes-toujours-actif-ce-jeudi-matin-700-hectares-brules,3048713.php

 04/09/17Les éoliennes fleurissent en Haute Vallée (Aude)
Les éoliennes fleurissent un peu partout dans le département, et notamment en Haute Vallée. Le projet éolien de Festes-et-Saint-André n'est pas du goût de tous, et les riverains le font savoir.
Alors que sur la commune de Bouriège, hameau de Saint Sernin, le projet éolien de Saint-Pierre-le-Clair continue de faire polémique et entraîne une situation rocambolesque pour les riverains, d'autres projets ne font pas non plus l'unanimité et provoquent colère et incompréhension. C'est le cas à Festes-et-Saint-André, dans la Haute Vallée.
L'idée d'implanter un parc sur la commune ne date pas d'hier. C'est en 2014 que la nouvelle équipe municipale, portée par le maire Hervé Chaudemanche, l'envisage et consulte différents prestataires. «Nous en avons consulté plusieurs, et notre choix s'est porté sur la société Valorem, qui proposait contrairement aux autres d'ouvrir leur capital et de faire du financement participatif», confie le maire de la commune. Et d'ajouter : «Ce genre de projet peut avoir des retombées financières importantes et permettrait de réinvestir de l'argent dans nos communes».
Ainsi, une promesse de bail est faite à la société, monnayant un loyer de 40 000 € annuel pour Festes-et-Saint-André pour la mise à disposition des terrains, l'utilisation des routes, etc. «A ces 40 000 € viendront s'ajouter les différentes taxes que généreront ces éoliennes», ajoute Hervé Chaudemanche. Une aubaine pour une commune de 220 âmes, et de quoi conforter l'édile et son équipe dans leur démarche.
Une vive opposition
Mais il semblerait qu'aucun projet éolien ne se concrétise sans qu'une opposition ne naisse et monte au créneau. Et c'est aussi le cas à Festes-et-Saint-André. En juin, il y a trois mois, un groupe de citoyens s'est réuni une première fois et a décidé de monter une association, le Comité Alternatif de la Corneilla. «Nous étions en contact avec les associations Le cri du vent, Les amis de Saint Sernin, et nous nous sommes dit qu'il fallait nous aussi nous organiser. C'est aujourd'hui que les choses se jouent, et il ne faut plus perdre un instant pour s'opposer à ce projet», explique le président Bernard Puechberty. Pour lui, arrivé dans la région au début des années 80 et qui a construit presque entièrement sa maison, voir arriver des éoliennes dans quelques années, «à 550 mètres de chez moi», précise-t-il, l'idée est impensable.
«C'est toujours la même chose. on propose ce genre de projets à des communes, des propriétaires pauvres. Alors forcément, on évalue l'apport financier et la proposition devient alléchante, sans mesurer les conséquences pour la faune, la flore, etc.».
Pour l'heure, une pétition circule pour demander au maire d'organiser une réunion pour «prendre un temps de réflexion et d'information de la population avant un engagement définitif».
Une réunion d'information est prévue au mois de septembre avec le promoteur éolien qui viendra exposer le projet aux habitants et répondre à leurs interrogations. «Je suis à l'écoute, et je souhaite que la population soit consultée. J'organiserai, éventuellement, un référendum. Mais je suis assez confiant. On entend beaucoup les personnes qui sont contre, mais je discute aussi beaucoup avec celles qui sont pour, et qui sont plus discrètes», assure le maire.
Du côté du comité Alternatif de la Corneilla, on s'organise aussi pour faire barrage, et une réunion est organisée toutes les deux semaines. «Pour faire le point sur nos démarches, pour organiser la suite de la lutte», précise Bernard Puechberty.
Le vice-président de la LPO, Thierry Rutkowski, qui est venu à la rencontre des opposants au projet, leur a fait savoir que la LPO opposera un avis défavorable à l'implantation d'éoliennes dans cette zone.
Le chiffre : 5
éoliennes > Dans le projet. Elles se dresseront aux abords de la commune de Festes-et-Saint-André au plus tôt en 2021, si d'ici là rien ne vient perturber le projet.

31/08/17 : Lozère : les anti-éoliennes restent mobilisés
Les associations Vents de Lozère et À contre vents s'opposent aux projets Lou Paou II et Limouzette, sur la Boulaine.
À l'appel des associations Vents de Lozère et À contre vents, présentes sur la Boulaine, un goûter combatif a rassemblé des opposants au projet d'extension du parc éolien. Rappelons que le projet initial, puis une seconde version légèrement remaniée, ont été soumis à enquête publique, permettant une large expression de la population et des propriétaires concernés.
Un avis défavorable
À deux reprises, les commissaires enquêteurs, dont le rôle consiste à rendre compte objectivement des réactions collectées, puis à formuler, en guise de synthèse, un avis personnel argumenté, ont exprimé un avis défavorable. Pourtant le préfet de la Lozère, ignorant cette opposition, puis l'intime conviction des commissaires enquêteurs, a décidé, par des arrêtés préfectoraux, de passer outre, en autorisant l'exploitation et en accordant les permis de construire.
Plus de cent cinquante habitants et propriétaires lui ont demandé, avec les deux associations, par un recours gracieux, de revenir sur sa décision. En l'absence de réponse, le litige a été porté devant le Tribunal administratif de Nîmes, auquel est demandée l'annulation des arrêtés préfectoraux contestés.
Nuisances
C'est en soutien à ces initiatives que les participants à cette manifestation conviviale et bon enfant ont tenu à exprimer par leur présence la persistance du rejet de ce projet. Des documents et cartes ont démontré l'impact du projet sur une zone humide d'une surface de plus d'un hectare, sur des captages très fragiles (dont certains protégés ou en cours de régularisation) qui alimentent Servières et Gabrias.
Certains de ces documents ont rappelé les nuisances engendrées par le parc existant, qui pendant neuf années d'exploitation a généré des niveaux de bruit supérieurs à ceux autorisés par l'arrêté préfectoral permettant l'exploitation ! Des participants ont en outre exprimé leur opposition au projet Limouzette, voisin (sur la commune de Lachamp) qui prévoit des machines de 180 m (soit une fois et demie la hauteur de celles existant à Lou Paou) dont une à moins de 500 m d'une habitation. La mobilisation ne faiblit pas et accompagne donc l'action intentée au Tribunal administratif.

30/08/17 : Tarn : Information sur les éoliennes
Alors que de nombreuses interrogations surgissent à propos du climat, nous entendons tous parler d'énergies renouvelables, de transition et de mix énergétique. Les enjeux nationaux et internationaux

liés aux nouvelles énergies comme l'éolien, le photovoltaïque, l'hydraulique sont régulièrement expliqués. Mais qu'en est-il concrètement dans nos territoires ? Quelles sont les ressources locales en énergies renouvelables disponibles ? Quelles sont celles que nous pouvons valoriser localement et en particulier sur Cambounès ? La mairie de Cambounès invite la population le vendredi 8 septembre à 17 h à la salle polyvalente pour un échange sur les énergies renouvelables, en présence de l'institut de développement des ressources renouvelables du Tarn. Cet échange débutera par la projection du documentaire «En quête d'énergies durables» et sera enrichi par des exemples locaux et concrets de valorisation d'énergies renouvelables. Un échange pour mieux comprendre la démarche «penser global, agir local. Un apéritif offert par la mairie viendra conclure cet échange convivial et instructif.

29/08/17 : Aude : Bouriège : ça bloque et ça s'excite sur le pont du Rec, entre promoteur éolien et riverains
Les camions de transport d’éléments éoliens ont commencé à acheminer le matériel en direction de Saint Sernin et du futur parc. Déjà, des accrochages entre promoteur et riverains, mais aussi entre camions et barrières, sont à dénombrer.
Les jours se succèdent et finissent par se ressembler sur le pont du Rec. Des mois après le début du « blocage » du pont, les riverains et sympathisants n’ont pas l’intention de céder un pouce de terrain à la société Valeco, qui porte le projet éolien du parc de Saint Pierre Le Clair. Et encore moins de leur rendre la tâche aisée. Un nouvel arrêté de circulation a été pris par le Département, stipulant qu’à partir du 29 août et jusqu’au 10 novembre, la circulation est interdite à tous véhicules sauf aux véhicules de transport d’éléments pour le site éolien, les forces de l’ordre, les services publics et les véhicules de secours. Et ce sur 4 tranches horaires du lundi au vendredi : de 5 heures à 7 h 30, de 9 heures à 11 h 30, de 14 heures à 16 h 30 et de 19 h 30 à 20 h 30. Le reste de la journée, tous les véhicules sont autorisés à la circulation, notamment en raison du début des vendanges.
Premiers camions et premiers accrochages C’est donc tout naturellement que les 1er camions éoliens sont arrivés hier matin. La veille, les opposants avaient de leur côté lancé un appel pour remotiver leurs troupes et demander de l’aide. Ils étaient près d’une trentaine hier matin sur le pont. Deux premiers camions sont passés sans accroc, l’affaire s’est trouvée plus mal engagée pour le 3e (photo ci dessus). De part et d’autre du pont, le camion s’est trouvé bloqué par les barrières de protection mises en place par le Département, pour sécuriser le passage des automobilistes, motos, vélos, randonneurs etc. « Ça fait des mois et des années que l’on répète que ça ne passe pas, et encore ces camions ne sont pas les plus gros », peste un riverain. Après plusieurs minutes de balbutiement sur le pont, le camion a finalement pu terminer sa traversée, grâce à l’intervention des agents du Département qui ont autorisé la levée des sécurités, malgré les protestations. Sous le regard attentif des gendarmes, venus également constater le litige. « Le problème, c’est que les barrières n’ont pas été remises après le passage du camion. À partir de 11 h 30, la route est à nouveau ouverte pour tout le monde. Un accident pourrait facilement arriver » s’indigne-t-on du côté des riverains. Situation que ces derniers n’ont pas manqué de signaler par téléphone aux agents du Département et aux gendarmes venus plus tôt dans la matinée. « On nous a répondu que ce n’était pas normal, et que les barrières devaient être remises en place. On attend de voir, en espérant que rien de grave n’arrive », ajoutent-ils encore.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/29/2635560-bouriege-ca-bloque-ca-excite-pont-rec-entre-promoteur-eolien.html

24/08/17 : Tarn : 
Pas plus de 300 éoliennes sur le parc du Margnès 😡😡
L'Etat respectera la charte du Parc naturel régional du Haut Languedoc (ratifié en 2012) qui instaure une limite de 300 éoliennes industrielles sur le territoire du Parc superficie de 300 000 hectares. Dans un courrier rédigé en juillet par le préfet du Tarn Jean-Michel Mougard et le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel, ils réaffirment la règle dite des «300» : «tout projet de parc éolien localisé sur le territoire du Parc qui entraînerait un dépassement du plafond des 300 éoliennes devrait désormais faire l'objet d'un refus». Le rôle du Parc est de donner un avis sur un projet mais la décision appartient aux préfets du Tarn ou de l'Hérault. «Il s'avère que le préfet, autorité compétente pour la délivrance d'une autorisation d'un parc éolien, se doit de prendre en considération le principe de cette règle inscrite dans la charte et d'assurer la cohérence de cette règle et la délivrance d'autorisations d'exploiter des parcs éoliens». Le plafond des 300 éoliennes industrielles est en passe d'être atteint : 269 éoliennes ont été autorisées sur le territoire du Parc et 8 dossiers sont en cours d'instruction pour un total de 50 mâts.
Un coup d'arrêt pour les communes qui veulent investir dans l'éolien industriel. C'est le cas de la commune d'Anglès. Le conseil municipal d'Anglès s'était prononcé fin juillet 2017 (8 P/3 C/1 N) pour la poursuite d'une étude de faisabilité d'implantation d'un parc éolien industriel sur la commune (entre autres du côté d'Espine, le point culminant de la commune). Une commission mise en place fin 2015, constituée de 4 conseillers municipaux, avait reçu 9 promoteurs et une réunion d'information qui devait se tenir début août et a du coup été annulée par le maire. Les dossiers en cours d'instruction ne concernant pas la commune, il n'y aura pas d'éolienne industrielle sur le pays d'Anglès.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/24/2632757-pas-plus-de-300-eoliennes-sur-le-parc-du-margnes.html

23/08/17Pour lutter contre un projet de transformateur électrique, un collectif crée “La fête du vent ”
Depuis 2015, à Saint-Victor-et-Melvieu, dans le sud Aveyron, les habitants s'opposent à la construction d'un transformateur qui permettrait l'implantation de nouvelles éoliennes. Pendant neuf jours, la fête du vent est l'occasion de débattre sur des solutions alternatives
A Saint-Victor-et-Melvieu, Réseau de Transport d'Electricité dispose déjà d'un transformateur de 225.000 volts mais RTE voudrait construire un transformateur de 400.000 volts sur ce terrain de 5Ha.
La construction de ce nouveau transformateur entrainerait l'implantation de 150 nouvelles éoliennes dans le secteur…
Alors que pour les opposants d'autres solutions existent , notamment en développant l'exploitation de l'énergie solaire.
Pendant neuf jours, la fête du vent organisée par le collectif " l'Amassada" est l'occasion de débattre sur l'avenir de l'énergie ou de l'agro-écologie.
Vendredi se tiendra une assemblée des luttes anti éoliennnes mais la fête du vent se prolonge jusqu'à dimanche.
Vidéo : le reportage de Luc Tazelmati et Dominique Cantrelle

21/08/17En soutien à Patrice Cathala, le maire de Bouriège😠
Pierre Durand, président de la communauté de communes du Limouxin, le conseil communautaire et Joseph Fabre, président de l'Association des anciens maires du Limouxin, apportent leur soutien à Patrice Cathala, ancien maire de Bouriège.
«Nous tenons à apporter notre soutien sans équivoque à Patrice Cathala, viticulteur de profession et ancien maire de la commune de Bouriège. Début août, ce dernier a été littéralement roué de coup, dans son tracteur, par deux individus au civisme plus que limité. Depuis qu'il a été maire, Patrice Cathala est, en effet, menacé par une minorité de personnes suite au choix favorable de sa municipalité quant à l'implantation d'une ferme éolienne sur le territoire de Bouriège et Tourreilles. Depuis, l'ancien maire reçoit des lettres de menaces, des appels téléphoniques hostiles et, aujourd'hui, voilà que son intégrité physique est mise en danger. Nous apportons ici, avec l'ensemble du conseil communautaire, avec l'Association des anciens maires du Limouxin, tout notre appui moral à Patrice Cathala. La République ne peut tolérer de tels actes venus d'un autre temps. Une décision démocratique a certes le droit et le devoir d'être discutée, débattue voire critiquée. Mais nous condamnons fermement tout acte de violence.»
http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/21/2630959-en-soutien-a-patrice-cathala-le-maire-de-bouriege.html
17/08/17La contestation monte contre les projets éoliens des Aspres (66) « On ne fait pas les choses dans l’ombre »
Les opposants aux éoliennes réunis hier devant la chapelle St-Luc, à Passa, non loin d’un des sites ciblés.Non aux éoliennes géantes. » Les affiches, placardées fin juillet sur les murs du village de Passa, où la société Elements envisage d’installer entre 4 et 6 aérogénérateurs de plus de 100 mètres de haut, annonçaient la couleur d’entrée. Les opposants à l’implantation d’éoliennes dans les Aspres restent mobilisés. Qu’on se le dise. D’autant plus que Passa n’est pas la seule commune concernée. La société Elements compte également implanter entre 4 et 6 engins à Fourques, alors qu’Engie a jeté son dévolu sur Brouilla et Banyuls-des-Aspres. Sans oublier EDF Energies nouvelles, qui a lancé une étude du côté de Caixas. « Lors de la réunion...
http://www.lindependant.fr/2017/08/16/la-contestation-monte-contreles-projets-eoliens-des-aspres-on-ne-fait-pas-les-choses-dans-l-ombre,3042532.php

13/08/17 : Le tourisme éolien a le vent en poupe 😱😡😢😵
Depuis 2 015, la municipalité d'Avignonet-Lauragais organise gratuitement des visites du parc éolien Boralex durant toute l'année.
Au cœur du Lauragais, à quarante-cinq minutes de Toulouse, douze éoliennes de la société Boralex encerclent 20320 panneaux photovoltaïques. Ce site, unique en Occitanie, a déjà attiré plus de 2 000 visiteurs. Jean-François Pagès, le maire d'Avignonet-Lauragais, commence la visite aux quatre vents avec un tour des éoliennes : «Le moulin est l'ancêtre de l'éolienne. La première éolienne de la commune a été implantée en 2 002.» Faire le tour des éoliennes d'Avignonet, c'est voyager dans le temps : «Les plus petites éoliennes de cinquante mètres de hauteur — distance entre le sol et la nacelle — sont les plus anciennes, et celles de soixante mètres les plus modernes.» Jean-François Pagès révèle aux visiteurs tous les secrets de l'éolienne en répondant aux questions des plus jeunes qui s'interrogent, entre autres «Combien mesurent les pales ?» Réponse : 35 mètres de long. En levant la tête vers la nacelle des éoliennes, les visiteurs sont surpris de voir des agents de maintenance qui les entretiennent. Présents sur le site, ces mécaniciens du ciel agrémentent la visite : «les douze éoliennes couvrent la consommation électrique de 10741, soit 12, 5MW.»
La visite se termine au local d'exposition, un musée que Jean-François Pagès veut à la fois pédagogique et expert. Les touristes apprennent que «la lumière et le vent sont les deux principales sources d'énergie renouvelable» ; et comment le générateur transforme l'énergie mécanique en énergie électrique grâce à des vitesses de vent qui n'excèdent pas 90 km/h, (au-delà le moteur s'arrête). La visite a aussi une vocation de transmission pour «casser les idées reçues» selon le maire qui défend ses douze géantes : «Sur une échelle dB (A) 140, le bruit entendu au pied d'une éolienne est à 55, soit moins fort que le bruit de la rue que l'on entend par sa fenêtre.» Que le visiteur soit conforté dans sa connaissance des éoliennes ou qu'il découvre la petite-fille du moulin à vent, il est toujours impressionné par les 336 tonnes de la bête.
En groupe, sur réservation au :
05 61 81 63 67
Parcs éoliens en Haute-Garonne
« Avec ses 300 tonnes et ses 65 mètres de hauteur les éoliennes intimident. »
Actuellement cinq parcs éoliens autorisés en Haute-Garonne, et un sixième est en projet à Cintegabelle. Le parc éolien d'Avignonet-Lauragais a inspiré les communes voisines, parmi elles Saint-Félix-Lauragais, et Calmont qui dispose du dernier parc éolien mis en service dans le département. Une cartographie de l'implantation des parcs éoliens en Haute-Garonne existe sur le site : http ://carto.picto-occitanie.fr/1/visualiseur_de_donnees_publiques.map
http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/13/2627392-le-tourisme-eolien-a-le-vent-en-poupe.html

12/08/17 : Aude : Anti-éoliennes : la vie sur le pont du Rec
Depuis début juin, une partie des habitants de Saint Sernin, des Zadistes et autres sympathisants anti-éoliens, ont fait de ce petit bout de terre de la Haute Vallée, le pont du Rec, un territoire à part où les éoliennes, foi d'opposants, «ne passeront pas».
Le projet de parc éolien de la commune de Bouriège n'est pas nouveau. Le projet est né il y a plus d'une décennie, mais c'est seulement depuis quelques mois que la vie dans le village a été largement chamboulée. Après plusieurs années de bataille juridique, le promoteur Valeco, qui a récupéré le projet récemment, tente à présent d'acheminer les éléments éoliens sur le parc de St Pierre Le Clair. C'était sans compter sur la détermination de certains habitants de Saint Sernin, farouchement opposés au parc. Depuis le début du mois de juin et l'arrivée des premiers camions, ces derniers ont décidé de «camper» de part et d'autre de la route, sur des propriétés privées, pour contrecarrer les projets de Valeco.
Une détermination à toute épreuve
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après plus de deux mois de présence sur le bord de la route, malgré le vent de ces derniers jours et les quelques gouttes de pluie qui s'invitent de temps à autre, l'ambiance reste chaleureuse, la détermination intacte.
«Ce n'est pas tous les jours un plaisir d'être ici, c'est même parfois pénible, mais on reste là», assure l'un des habitants.
Du matin au soir, les sympathisants se réunissent. Habitants de Saint Sernin, des communes alentour comme Toureilles, ou plus éloignées, et même des départements limitrophes, les soutiens qui se sont succédé ici sont nombreux. À 5 ou à 20, les journées se ressemblent. Petit gueuleton tous les midis, discussions animées autour du projet du parc de Saint Pierre le Clair, ou de tous autres projets éoliens qui fleurissent aux quatre coins du pays.
Mais la contestation ne se résume pas à s'asseoir sur le bord de route. Les élus, notamment la députée de la 3e circonscription Mireille Robert ou le président du conseil départemental André Viola, ont tous depuis des mois été alertés sur la situation du pont du Rec. Les habitants des communes alentour aussi, par le biais de tracts, de pétitions, sont également mis à contribution. La dernière pétition en date, contre l'arrêté départemental qui limite la circulation sur la D52, a récolté 287 signatures. «On est isolé, coupé du monde, en pleine période estivale et touristique. De plus les vendanges commencent bientôt… L'isolement du hameau de Saint Sernin est inacceptable et complètement inutile».
Deux socles d'éoliennes ont été acheminés sur le parc en juin, non sans mal, les quatre autres attendaient patiemment leur tour au pied de la colline depuis deux mois. Elles sont finalement arrivées au sommet, au grand désarroi des «amis de Saint Sernin» trois jours plus tôt. Pour autant, rien est encore joué. Six camions sont passés, plus de cinquante sont encore en attente, pour amener les pales et autres éléments. Et sur ce point, les opposants sont formels : «Ils ne pourront pas passer. Nous le répétons depuis suffisamment de temps. Les voies d'accès ne sont pas assez larges. Nous nous positionnerons de part et d'autre de la route, nous nous accrocherons aux arbres s'il le faut».
Et de conclure, entre deux parts de pizza et quelques rillettes de thon arrosées de vin blanc : «à la santé du Pont du Rec».
Trois questions au propriétaire du terrain
Willy Moyson est le propriétaire du terrain sur lequel «squattent» les habitants opposés aux éoliennes. Installé dans la région depuis 2010, ce retraité belge est aujourd'hui vigneron.
Vous vous êtes opposés à ce projet dès votre arrivée ?
Personnellement, je n'ai rien contre les éoliennes, les énergies renouvelables en général. Ce qui me révolte dans ce projet, c'est qu'il n'y a eu aucune concertation. Je ne suis pas spécialement contre le projet, c'est contre l'excès de pouvoir que je m'indigne. Parfois, les projets se font en bonne intelligence, et personne n'est venu nous parler, essayer d'expliquer.
Vous vous attendiez à cette situation en arrivant ?
Non, je ne pensais certainement pas rencontrer autant de problèmes lorsque j'ai décidé de m'installer ici. J'étais surtout venu pour être tranquille, m'occuper de mes vignes. Aujourd'hui, on fait tout pour rester dans la légalité, mais ce sont des compagnies face à nous qui se comportent comme des voyous. Quand on a de l'argent, on pense pouvoir faire ce qu'on veut. On m'en a proposé pour avoir accès à mes terres, et on m'a même proposé de racheter ma propriété. Ces gens viennent, et disent «c'est comme ça», sans se soucier de ceux qui vivent ici.
Les vendanges commencent bientôt ?
Oui, les vendanges commencent dans 2 semaines. Dans quelques jours, aux alentours du 21 août, et j'espère que l'on ne rencontrera pas de problème. Avec les camions qui peuvent bloquer la route, avec un arrêté d'interdiction de circulation. On ne peut pas stocker les raisins ici, il faut les descendre à Bouriège matin et soir, à 12 heures et à 18 heures, sous peine de tout perdre.
Une situation parfois tendue
Depuis le 18 juillet dernier, les opposants au projet éolien font circuler dans le village de Bouriège et alentours une pétition réclamant le retrait de l'arrêté départemental réglementant la circulation sur la D52. Jeudi dans la matinée, plusieurs agents du Département de l'Aude se sont rendus sur la D52 et sur le pont du Rec, pour s'assurer que l'arrêté était bien respecté et pour contrôler que «rien» n'empiétait sur le domaine public : voiture, tracteur, barrière, IPN etc. De quoi susciter la curiosité des riverains, et par moments l'agacement. Si les échanges étaient cordiaux et aimables au début, ils se sont peu à peu tendus entre certains des protagonistes.
C'est surtout l'incompréhension qui prédomine chez les «amis de Saint Sernin». Morceaux choisis : «N'y voyait pas là de l'agressivité, c'est juste un questionnement, mais sur notre ressenti, le Département à l'air de bien s'adapter à chaque demande de Valeco». «Vous prétendez vous préoccuper de la sécurité, d'où votre présence ici. Si c'était réellement le cas, les camions ne seraient jamais passés». «On essaye depuis des mois d'être dans la légalité, alors que de l'autre côté on s'en fout ! Moi ça me gonfle». «C'est vous, le Département, qui depuis des mois donnez des autorisations, alors que les voies d'accès ne sont pas assez larges». etc.
Quoi qu'il en soit, des mesures ont été faites par les agents du Département, et à nouveau par les riverains. Des photos ont également été prises, pour constater la pose d'IPN, mesurer la largeur de la route, la dangerosité…
Ce que prévoit l'arrêté départemental du 17/07
Considérant le transport d'éléments pour le parc éolien de la Bruyère, et le gabarit des engins de transport, il est nécessaire de réglementer la circulation afin de sécuriser les usagers. À compter du 18 juillet et jusqu'au 6 septembre, sur la D52, la circulation est interdite à tous les véhicules, sauf les véhicules de transport d'éléments pour le site éolien, les riverains, les forces de l'ordre, les services publics et les services de secours. De plus, le stationnement est interdit à tous les véhicules sauf aux véhicules de transport d'éléments pour le site éolien.
Philippe pous, maire de bouriège
«Ce projet est une chance»
Philippe Pous, maire de Bouriège depuis 2014, a participé, en tant que conseiller municipal de la précédente mandature à la décision d'implanter des éoliennes sur la commune. Arrivé aux responsabilités, il continue de défendre ce projet, qu'il considère comme nécessaire et vital pour la commune.
Vigneron de profession, Philippe Pous ne cache pas son soutien à ce projet, qu'il a contribué à faire naître. Pour lui, les arguments ne manquent pas pour justifier cette position. Et en premier lieu, la manne financière pour une commune de 130 habitants que représentent ces éoliennes : 70 000 € par an, entre le «loyer» que versera Valeco, et les différentes taxes. «C'est ce que paient les Bouriégeois en impôts chaque année», précise le maire. De quoi mettre du beurre dans les épinards et financer de nouveaux projets. Et d'énumérer : développer le tourisme, les manifestations culturelles du village comme le marché nocturne, la fête des vendanges, l'oppidum que la mairie souhaite mettre en valeur, installer l'assainissement public dans le hameau de Saint Sernin… «Quand je suis arrivé aux responsabilités, avec mon équipe, on a dit d'accord à l'éolien, mais à condition que cela rapporte à la commune. Je me suis toujours battu pour mon village, et avec ce projet éolien, j'ai l'impression de faire une bonne action en même temps qu'une bonne affaire», poursuit le maire.
Toujours est-il que la situation semble de plus en plus inextricable entre les habitants de la commune, farouches opposants d'un côté et sympathisants de l'autre. De l'aveu du maire, l'ambiance est très loin d'être au beau fixe. «On se fait parfois copieusement insulter, et les opposants au parc n'ont participé à aucune des manifestations estivales que nous avons organisées» assure-t-il. «En un mot, ils se sont complètement coupé de la vie du village».
Quoi qu'il en soit, le maire Philippe Pous n'en démord pas, le projet verra le jour. Et il se targue d'avoir le soutien de la majorité de ses administrés. «À deux reprises, en 2008 et en 2014, les habitants de Bouriège ont eu l'occasion de s'exprimer dans les urnes, sachant pertinemment quelles étaient les positions de chacun sur ce projet majeur. Et à deux reprises, la liste pro éolienne l'a emporté».
De quoi le faire se sentir droit dans ses bottes.
Depuis son jardin, situé à 2 km du futur parc, les éoliennes seront visibles. «Certes, moins que pour les habitants de Saint Sernin, situé à 1,2 km» concède-t-il, ou pour l'habitant le plus proche, qui se trouvera à un peu plus de 600 m.
Une bataille qui dure depuis des années
Le feuilleton dure depuis déjà 10 ans. Le parc éolien de Saint Pierre le Clair aurait depuis bien longtemps dû voir le jour, dans la commune de Bouriège. Les différents recours des riverains et opposants ont largement retardé ce chantier, qui connaît de nouveaux rebondissements depuis maintenant plus de deux mois. Déjà, en février dernier, une première altercation avait eu lieu entre riverains et promoteur, la société Valeco, lorsqu'elle avait décidé de lancer bulldozers et pelleteuse à l'assaut de la colline menant à la croix de Saint-Pierre. Le 6 juin dernier, la tension est montée d'un cran lorsque les socles d'éoliennes ont été apportés par le promoteur, afin de rejoindre le futur parc. Les riverains, les zadistes installés à proximité et plusieurs membres d'associations anti-éoliennes se sont mobilisés et ont décidé de se positionner de part et d'autre de la route, sur des terrains privés, formant ainsi deux chaînes humaines impossibles à éviter. Et il en est désormais ainsi depuis plus de deux mois. 65 jours exactement que du matin au soir, les habitants du hameau de Saint Sernin et de nombreux sympathisants ont décidé de «tenir» le pont du Rec.
Le 20 juin dernier, nouvelle escalade lorsque les camions stationnés sur la route D52 et bloqués depuis deux semaines ont décidé d'un «passage en force», selon les riverains. Deux plaintes ont été déposées suite à ce passage, pour violence et pour dégradation.
Enfin, deux épisodes judiciaires sont venus s'ajouter au cours du mois de juillet à cette situation rocambolesque. Suite à un arrêté départemental interdisant la circulation et le stationnement sur la D52, la société Valeco a assigné en justice 11 opposants au parc, considérant que ceux-ci bloquaient illégalement le passage de ses camions. Le 11 juillet dernier, l'entreprise avait été déboutée par la justice, considérant que l'arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s'appliquait à tous, y compris aux engins de chantier.
Le 17 juillet, à la demande de l'industriel, le département a pris un autre arrêté de circulation, sous réserve de la mise en place d'une déviation, autorisant cette fois-ci le passage des engins dans la journée. Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne, la société ayant une nouvelle fois décidé d'assigner plusieurs riverains. La présidente Sylvie Mollat, qui s'est rendue sur place, a préféré laisser au juge administratif le soin de trancher le litige. À suivre.
Le chiffre : 6
éoliennes> Sur le parc de St Pierre Le Clair. Au total, ce sont plus de 60 camions qui doivent emprunter la D52 pour acheminer l'ensemble des éléments pour le parc éolien
http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/12/2627075-anti-eoliennes-la-vie-sur-le-pont-du-rec.html

10/08/17 : Aude : L'ancien maire Patrice Cathala tabassé sur son tracteur
C'est une drôle d'aventure qui est arrivée à l'ancien maire de Bouriège, Patrice Cathala. Un chapitre dont le président de la confrérie des Capitouls se serait bien passé.
Viticulteur de profession, l'ancien élu avait décidé de travailler ses vignes situées sur plusieurs lieux d'exploitation. Pour ce faire, il entame son périple avec le plus gros de ses tracteurs, d'environ 2 mètres de large, attelé d'un broyeur de même dimension. Lorsqu'il quitte sa propriété de Bouriège pour aller vers celle de Tourreilles, tout va bien. La journée est plutôt belle, les raisins prometteurs et le vigneron pense déjà à sa prochaine récolte.
Des coups de klaxon
Au volant de son engin extrêmement bruyant, Patrice Cathala sifflote. Les petites routes dans le coin sont étroites et il fait attention à ne pas mordre sur les bas-côtés au risque d'un accident. C'est alors qu'au pont de la Bouichonne il entend des coups de klaxon persistants. Derrière ses vitres pleines de poussière, il ne voit pas bien dans son rétroviseur qui le suit. Il se retourne et aperçoit un 4X4 gris et un 4x4 bleu qui le suivent. N'ayant pas la place pour se garer, il attend d'être quelques mètres plus loin pour faire de la place aux véhicules et les laisser passer. Mais les deux occupants des 4X4 ne le dépassent pas. Les occupants des véhicules, un père et son fils, s'arrêtent à sa hauteur, descendent et l'insultent copieusement. Le ton monte. Le fils, passablement énervé, monte dans la cabine du tracteur, l'empoigne par le tee-shirt, le projette plusieurs fois dans l'habitacle, le reprend comme un punching-ball, lui enfonçant l'accoudoir dans la colonne vertébrale et lui assénant deux coups de poing magistraux. «Là tu fais moins le malin, et si tu vas te plaindre à la gendarmerie, tu auras de nos nouvelles. Maintenant tu vas arrêter de nous faire ch… Depuis le temps que tu nous emm…», aurait menacé l'individu.
Des menaces
Patrice Cathala, traumatisé, aujourd'hui en incapacité de travail suite à cette altercation violente, dit connaître les véritables griefs qui lui sont reprochés. «Ce n'est pas parce qu'ils ont attendu derrière le tracteur qu'ils m'ont tabassé. Ici, quand on est vigneron, on en connaît les difficultés. La vérité c'est que je suis menacé depuis que j'ai signé en tant que maire l'implantation des éoliennes à Bouriège. Depuis, je reçois des lettres pas très aimables, des appels téléphoniques hostiles et, aujourd'hui, je me fais tabasser dans la cabine de mon tracteur. Mais cela ne change rien. Je dors sur mes deux oreilles. Je le dis haut et fort, je soutiens le projet des éoliennes de Bouriège et Tourreilles et je ne souhaite qu'une chose, qu'elles soient installées le plus rapidement possible. À bon entendeur, salut» !
La victime a déposé plainte à la gendarmerie.

09/08/17 : Aude : Parc éolien flottant en mer à Port-la-Nouvelle: la concertation publique en un clic
Le 4 août dernier, l’entreprise EolMed était sur la plage pour informer le public sur son projet d’une ferme pilote de quatre éoliennes.
Le projet de ferme pilote de quatre éoliennes, porté par EolMed et qui devrait s’installer au large de Port-La Nouvelle dans les années à venir, a fait l’objet de six mois de concertation avec les collectivités et experts.
Place désormais à la concertation publique, avec des expositions de présentations et animations organisées sur les plages et les marchés à destination des touristes et habitants du littoral. Et ce jusqu’au 15 septembre dans neuf communes de l’Aude, Gruissan, Port-La Nouvelle, Leucate, Fleury, Sigean, Peyriac-de-Mer, La Palme, Narbonne ainsi que Vendres dans l’Hérault.
Ce 4 août sur le parking de la plage, les conseillers de l’antenne Quadran à Port-La Nouvelle, Damien, Lison et Laurent accompagnés de Luce de l’antenne de Béziers, sont venus à la rencontre des Nouvellois. «Pour les personnes intéressées ne pouvant venir à notre rencontre, précise Luce, nous avons mis en place une solution de concertation publique en ligne.»
Cette consultation a pour vocation de se déployer facilement à toutes les échelles territoriales, pour développer la démocratie locale et participative, en favorisant un dialogue des nouvelles générations, qui peuvent se réunir autour de ce projet qui suscite de nombreuses questions. Parmi elles, quel est l’intérêt de produire de l’électricité avec des éoliennes en mer? Quelles retombées économiques pour les habitants de la région? Quels sont les impacts sur l’environnement et le paysage?
Une mise en service programmée pour 2020
Ce projet pilote prévoit la construction de quatre éoliennes flottantes de 6,2 mégawatts, chacune ancrées à 16 km des côtes au large de Gruissan et de Port-La Nouvelle. La mise en service est programmée pour fin 2020, début 2021. L’objectif de cette ferme pré commerciale est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle.
Celle-ci pourrait laisser envisager, à terme, la mise en place d’une filière nationale, dans laquelle la ville de Port-La Nouvelle tirerait son épingle du jeu en accueillant l’usine de construction des barges flottantes.
Pour s’informer, poser des questions, donner son avis, et suivre le projet en ligne cliquer sur le site d'Eolmed.
http://www.lindependant.fr/2017/08/08/parc-eolien-flottant-en-mer-a-port-la-nouvelle-la-concertation-publique-en-un-clic,3040484.php

03/08/17 : A la frontière entre l’Aude et les P.O., les éoliennes ont bien pris leur envol
Depuis quinze ans le village audois de Fitou accueille sur ses terres un parc éolien, l’un des plus anciens du département, développé en plein boom des énergies renouvelables dans les années 2000. « C’était une grande inconnue pour le territoire au départ car nous étions pratiquement les premiers à avoir des éoliennes dans la région mais elles ont été, de manière assez surprenante, en majorité très bien accepté par la population. C’est ensuite rentré, petit à petit dans les mœurs et dans le panorama de la commune », se rappelle le maire du village, Alexis Armangau. « En deux ans le parc de Fitou a...
http://www.lindependant.fr/2017/08/03/a-la-frontiere-entre-l-aude-et-les-p-o-les-eoliennes-ont-bien-pris-leur-envol,3039081.php

01/08/17Aude : le chantier éolien de Bouriège continue à causer du souci aux habitants
Pour faciliter la réalisation d’un chantier éolien, l’accès au hameau de Saint-Sernin, près de Bouriège dans l’Aude, est interdit par arrêté départemental. Les 30 habitants du hameau, dont le quotidien se trouve perturbé, ne cachent pas leur colère.
Cela fait plus de 50 jours que le collectif du pont du Rec bloque le passage de la RD 52. Le motif de leur colère : l’implantation de six éoliennes sur la colline qui surplombe la commune de Bouriège, dans l’Aude.
Les riverains ne sont pas prêts de céder : le tribunal de Carcassonne a en effet jugé la semaine dernière que leur action n’a rien d’illégale. Car ils ne sont pas sur la route elle-même, mais sur les propriétés privées à côté.
La victoire a cependant été de courte durée. Aujourd’hui, nouveau motif de colère : un arrêté départemental limitant la circulation entre Bouriège et Saint-Sernin aux seuls riverains, véhicules de secours et engins de chantier.
Une décision qui n’est pas sans conséquences, surtout en pleine saison estivale : difficile en effet d’accéder au gîte du village dans ces conditions.
A plus long terme, c’est la vendange, qui devrait débuter mi-août, qui pourrait bien être perturbée.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/aude-chantier-eolien-bouriege-continue-causer-du-souci-aux-habitants-1305403.html

30/07/17 : Aude : Les éoliennes toujours dans l'impasse
Stoppé mais pas abandonné, le parc éolien de la Bruyère est devenu au fil des semaines, un imbroglio juridique et judiciaire sans nom. La société Valeco qui compte bien dresser six aérogénérateurs dans le ciel des communes de Bouriège et de Toureilles doit faire face à de sérieux contretemps. Et non des moindres : le promoteur restait dans l'impossibilité d'acheminer les éléments des éoliennes jusqu'au site sans faire empiéter ses camions sur des propriétés privées. Accessoirement, Valeco invoquait la présence de véhicules appartenant à des opposants sur la RD 52. Un premier arrêté de circulation pris par le conseil départemental devait régler tout cela. Mais dans la précipitation, l'acte administratif du 6 juin a interdit de fait la circulation à tout véhicule. Saisi une première fois par Valeco, le juge des référés a donc débouté Valeco, qui demandait en substance, de faire place nette. Le 17 juillet, à la demande de l'industriel, le département a pris un autre arrêté de circulation, sous réserve de la mise en place d'une déviation, autorisant cette fois-ci le passage des engins dans la journée. Mais selon Valeco, l'arrêté ne serait pas respecté par les opposants qui continueraient à stationner leurs véhicules sur la chaussée et ses dépendances. Ces derniers estiment que ce même arrêté les prive d'une vie normale car le hameau de Saint-Sernin est devenu inaccessible.
Au juge administratif de trancher
Tout naturellement, tout ce beau monde s'est retrouvé jeudi face au juge des référés. Mais après avoir entendu les parties, Sylvie Mollat, la présidente du tribunal de grande instance de Carcassonne a décidé de se rendre sur place. De cette «escapade», la magistrate en a conclu deux choses. Un : elle ne peut statuer sur le caractère illégal ou non de l'arrêté (c'est du ressort du juge administratif). Deux : l'arrêté d'alignement de la chaussée pris à l'encontre d'un propriétaire lui semble comporter des «irrégularités grossières». Elle évoque dans son ordonnance que les limites supposées du domaine public ont été prises sur le haut du talus et «non comme il est d'usage au bas du talus». Là encore, c'est au juge administratif de trancher le litige. En revanche, l'un des propriétaires visé par l'arrêté d'alignement devra retirer son tracteur et une remorque sous peine de d'une astreinte de 500 € par jour.
En attendant, Valeco a de nouveau été débouté.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/30/2620256-les-eoliennes-toujours-dans-l-impasse.html

30/07/17 : Aude : situation kafkaïenne à Bouriège, le village est coupé du monde du lundi au vendredi
Nouvel épisode du conflit entre le collectif du pont du Rec et l’entreprise Valeco, porteuse du projet de parc éolien de Saint-Pierre-le-Clair.
Le 11 juillet dernier, l’entreprise avait été déboutée par la justice. Alors qu’elle reprochait à onze membres du collectif de bloquer illégalement le passage sur la RD 52, la justice avait de son côté statué en faveur du collectif. L’arrêté départemental d'interdiction de circulation sur cette route départementale s’appliquant à tous, y compris aux engins de chantier, les opposants au projet ne bloquaient donc pas illégalement le passage.
En outre, ces derniers avaient fait valoir qu’ils étaient installés sur un domaine privé, et non sur la voie publique.
Dernièrement, six jours après l’ordonnance de la juge, le conseil départemental prenait un nouvel arrêté, spécifiant cette fois que la circulation était interdite sur la RD 52, sauf pour Valeco. Et puisque les anti-éolien sont toujours sur les bords de la route, et que les engins ne peuvent toujours pas passer, l’entreprise a de nouveau assigné le collectif, pour les mêmes motifs que ceux invoqués début juillet.
Jeudi 27 juillet, une nouvelle audience a eu lieu au tribunal de Carcassonne : « Nous ne pouvons pas encore communiquer sur le délibéré de l’affaire, a souligné le collectif, mais on peut d’ores et déjà dire que les onze personnes assignées par Valeco n’ont pas été condamnées. »
Toujours est-il que l’affaire continue, et qu’elle prend des proportions de plus en plus extravagantes.
Coupé du monde de 6 h à 20 h
Pour que les camions de l’entreprise puissent passer, le conseil départemental a édité un nouvel arrêté, datant du 17 juillet dernier. La route départementale 52 est fermée à la circulation, sauf pour les riverains et les véhicules de secours, tous les jours du lundi au vendredi, de 6 h à 20 h.
Et cette situation en amène d’autres qui ne manquent pas de faire réagir le collectif du Pont du rec. « La route est fermée à partir du croisement de Toureilles. Donc quand les gens arrivent, ils doivent prendre une déviation vers Magrie, ils remontent à Bouriège, et là, ils tombent sur un nouveau panneau route barrée. Ce qui fait que le hameau de Saint-Sernin est isolé du reste du monde. Sauf laisser-passer, les clients des gîtes du village ne peuvent pas venir. Et une des entreprises a dû aller chercher sa livraison à Limoux, parce que les livreurs ne peuvent plus venir jusqu’ici » dénonce les membres du collectif.
En conséquence, les habitants font circuler une pétition pour demander la suspension de l’arrêté départemental. « Nous avons déjà recueilli environ 200 signatures » souligne le collectif.
http://www.lindependant.fr/2017/07/29/nouvel-episode-dans-le-brasde-fer-eolien-de-bouriege,3038106.php#

27/07/17 : Dans l’Hérault, les pales d’éoliennes tuent des oiseaux protégés
Les générateurs d’Aumelas ont abattu 33 faucons crécerellettes. France nature environnement assigne EDF en justice.
Sur le causse d’Aumelas, dans le département de l’Hérault, s’étend un parc éolien d’environ 800 hectares entre deux zones de protection spéciale. Ces surfaces, créées en application de la directive oiseaux, doivent assurer la protection de l’avifaune. Le causse est justement le terrain de chasse du faucon crécerellette, rapace de 75 centimètres d’envergure, et très rare en Europe, qui est revenu coloniser le sud de la France ces dernières années. Il s’agit d’une espèce protégée, classée « vulnérable » au niveau national.
C’est ici que se dressent les éoliennes dont EDF Energies nouvelles (EN) est le gestionnaire. Le site comporte aujourd’hui 31 aérogénérateurs, contre 24 en 2010. A l’année, le parc produit assez d’électricité pour une population de 70 000 habitants environ, soit l’équivalent de l’agglomération de Sète, voisine de la commune d’Aumelas.
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de l’Hérault, chargée de suivre sur le site la mortalité des faucons crécerellettes depuis 2010, a retrouvé 33 cadavres au pied des éoliennes. Les animaux sont morts de collision avec les pales. Le code de l’environnement punit les destructions d’espèces protégées de deux ans de prison et 150 000 euros d’amende, mais prévoit des possibilités de dérogation « à condition qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas au maintien (…) des populations concernées ».
Malgré les demandes écrites de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) et de la LPO, EDF-EN n’a jamais déposé de dossier de dérogation, tout en continuant à détruire le faucon crécerellette. La Dreal n’a pas pris d’arrêté de mise en demeure pour obliger EDF-EN à déposer ce dossier.
Etude d’impact
France nature environnement (FNE) a engagé une action en justice contre l’entreprise pour destruction d’espèce protégée, le 30 juin. Dans l’assignation, la fédération de protection de la nature rappelle qu’EDF-EN a connaissance des risques de mortalités par collision du rapace depuis l’étude d’impact conduite en 2006 par la LPO de l’Hérault. Sollicitée, l’entreprise n’a pas souhaité commenter la procédure en cours.
Si EDF-EN déposait un dossier de dérogation, le groupe devrait indiquer la raison impérative majeure justifiant la construction du parc éolien dans cette zone. C’est-à-dire prouver que le parc n’aurait pas pu être aménagé ailleurs. Ce dossier pourrait remettre en question son existence.
L’association de protection des oiseaux, rémunérée par EDF pour réaliser le suivi de mortalité, passe deux fois par semaine, entre mars et novembre, et scrute le sol jusqu’à 50 mètres autour des éoliennes. Le nombre d’oiseaux victimes des palmes pourrait être supérieur aux 33 bêtes retrouvées entre les passages, car des prédateurs, comme des renards, peuvent emporter les rapaces morts. « Potentiellement, on pourrait avoir trois fois plus de cas de mortalité que ceux que nous trouvons », indique Nicolas Saulnier, directeur de la LPO-Hérault. L’association porte aussi la casquette d’opérateur départemental du plan national d’action pour les faucons crécerellettes visant à en augmenter la population. En France, il existe environ 400 couples de ce rapace, et 180 dans le seul département de l’Hérault.
Effarouchement
En 2013, à la suite des premiers cas de mortalité, EDF a mis en place des systèmes de détection et d’effarouchement sur les éoliennes. A l’approche des oiseaux, un appareil émet des sons pour les faire dévier. Mais il semblerait que les faucons crécerellettes soient trop petits pour être remarqués par le système. De plus, l’heure à laquelle les oiseaux chassent, très tôt le matin et très tard le soir, la luminosité est assez faible et ne permet pas à l’appareil de les distinguer. La mortalité des faucons n’a pas été réduite selon la LPO.
Les éoliennes représentent un danger pour la faune volante en général. Ainsi, 13 busards cendrés, autre espèce protégée et en déclin, ont été retrouvés morts par la LPO entre 2010 et 2016 dans le parc d’Aumelas. Le barotraumatisme – la baisse brutale de la pression près des éoliennes – touche également les chauves-souris qui meurent sur le coup. La zone est évitée par certains oiseaux comme les aigles de Bonelli qui perdent ainsi une partie de leur habitat, explique Alain Ravayrol, naturaliste, qui a installé des GPS sur leur dos afin de les suivre.
FNE, tout comme la LPO, rappelle que la fédération n’est pas opposée au développement de l’éolien, mais souhaite que cela se fasse en prenant en compte les enjeux de biodiversité. La France compte 5 760 éoliennes en exploitation selon la LPO, qui a publié une étude sur l’impact du parc éolien français sur l’avifaune en juin. Ce volume est amené à doubler à l’horizon 2023.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/07/27/dans-l-herault-des-oiseaux-proteges-meurent-sous-les-pales-d-eoliennes_5165794_3244.html

26/07/17 : Aude : Valeco assigne de nouveau les opposants au projet éolien
Déboutée, le 11 juillet dernier, la société Valeco remet le couvert. Jeudi, le promoteur du champ éolien de la Bruyère qui doit voir le jour sur la commune de Bouriège, assigne de nouveau en référé onze propriétaires riverains de la RD 52. La fameuse route départementale que les convois chargés des aérogénérateurs sont censés devoir emprunter pour accéder au chantier. Il y a presque trois semaines, Valeco avait demandé à la justice de condamner ces «irréductibles» en arguant du fait qu'ils ne respectaient pas un arrêté de circulation interdisant le passage de tous les véhicules. Pris par le département, cet arrêté devait permettre au promoteur de convoyer son matériel. Force est de constater que Valeco s'était pris les pieds dans le tapis. La présidente du tribunal de grande instance avait ainsi relevé que l'arrêté de circulation s'imposait à tous sans exception.
Six jours après cette ordonnance et sur une nouvelle demande de Valeco, le conseil départemental a pris un nouvel arrêté. Plus explicite. Celui-ci prévoit que jusqu'au 6 septembre, la circulation est interdite sur la RD 52 sauf pour les engins de chantier de Valeco. Ce qui en théorie doit régler le problème. A une exception toutefois, la déviation n'a toujours pas été mise en place et qu'à ce titre, et selon les opposants au projet, l'arrêté départemental n'est pas exécutoire.
Au reste, la déviation, si elle devait être mise en œuvre emprunterait un chemin privé et non carrossable.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/26/2618300-valeco-assigne-de-nouveau-les-opposants-au-projet-eolien.html#

25/07/17 : Haute-Garonne : Avignonet : entre patrimoine et modernité 😠😡
À l'extrémité sud-est de la Haute-Garonne, à la frontière de l'Aude, se dresse Avignonet-Lauragais, un petit village de près de 1500 âmes qui surplombe l'ancienne voie romaine qui ralliait jadis le paystoulousain à celui de la proche Méditerranée narbonnaise. Sur un promontoire d'environ 200 mètres, le village domine la vallée de l'Hers parcourue par la ligne de chemin de fer, la RD 813, l'autoroute des Deux Mers (A61) et la coulée verte du Canal du Midi de Pierre-Paul Riquet. Au cœur d'un terroir lauragais paysan nourricier grâce à ses terres à blé puis à l'essor du pastel, Avignonet jouit d'une place privilégiée sur l'axe reliant la Méditerranée à l'océan Atlantique. Son exposition ouverte aux vents d'ouest (Cers) et de sud-est (Autan) a fait naître sur ce bout territoire lauragais le premier parc éolien et solaire de Haute-Garonne, notamment grâce à l'élan écocitoyen porté par une volonté politique municipale profondément attachée à la protection de l'environnement et aux énergies renouvelables. Ce souffle de modernité amplifié par l'intelligence collective rayonne sur le village et ses habitants.
Commune la plus vaste du canton avec ses 4066 hectares, Avignonet compte en plus de son centre bourg historique pas moins de six hameaux (Saint-Brice, Saint-Assiscle, Saint-Laurent, le Marès, les Alix et Dax) où la municipalité s'attache à encourager une démocratie véritablement participative accompagnée quartier par quartier. Les animations relayées sur le terrain par de nombreuses associations trouvent son apogée durant les mois de juillet et d'août avec un festival d'été particulièrement prisé. Ce rendez-vous culturel estival avignonétain conjugue spectacles haut de gamme avec des troupes venues des quatre coins du globe et des soirées plus familiales comme les traditionnels marchés de nuit libre d'accès chaque mercredi soir jusqu'à minuit. Au fil des saisons, le succès de l'offre culturelle ne cesse de s'enrichir et l'affluence aux 10 000 visiteurs signe une dynamique de groupe qui s'appuie sur des dizaines de bénévoles, véritable pierre angulaire d'un édifice commun sans cesse revigoré.
Le chiffre : 10 000
visiteurs > Pour les animations culturelles. Chaque année, près de 10 000 visiteurs fréquentent Avignonet-Lauragais et ses 1 500 habitants à l'occasion d'animations culturelles ouvertes au public telles que la foire d'automne, le festival d'été et les marchés de nuit.
À voir
[...]
Éoliennes > Vent de modernité. Un parc éolien et solaire est implanté au lieu-dit Magrignac sur environ 14 hectares. Il compte 12 éoliennes hautes de 50 à 65 m et 20 320 panneaux photovoltaïques. Le site produit au total 17 MW qui permettraient d'alimenter annuellement en électricité l'équivalent de 12 593 foyers.[...]

24/07/17 : OCCITANIE - Convention EDF : la position de TNE/OE
La convention signée ce mercredi 19 juillet entre Carole Delga (Occitanie) et Jean-Bernard Lévy (EDF) appelle de la part du Collectif TNE/Occitanie Environnement les commentaires suivants :
- La transition énergétique apparait nécessaire, mais n’est pas suffisante pour assurer la transition écologique. Elle n’en est qu’une composante. En la mettant sans cesse en avant, on fait oublier les changements de modèle économique nécessaires pour que nos sociétés cessent de foncer dans le mur par la surexploitation des ressources de la planète.
- La transition énergétique porte en elle le risque d’un pillage des ressources minières1 (cuivre, fer, plomb, nickel, argent, cobalt, terres rares – neodimium et indium…)
- La transition énergétique présente des caractéristiques particulières en Occitanie : il n’y a pas lieu de s’obnubiler sur la production d’électricité qui ne représente que 26% du total de l’énergie consommée et qui est déjà, dans notre région, décarbonée à 97%2.
- La transition énergétique sera sans doute source d’opportunités, mais également de contraintes que nos décideurs régionaux ne doivent pas ignorer : aucune technologie n’est indemne d’impacts sur l’environnement et sur la qualité de vie des habitants.
- La transition énergétique souhaitée par les signataires de cette convention mentionne :
la volonté de produire une énergie disponible et sûre
la prise en compte de la biodiversité lors de l’implantation et l’e ploitation d’installations
des démarches participatives associant les territoires et les citoyens.
L’expérience acquise sur le terrain par nos associations montre que le développement de l’éolien industriel a failli sur ces trois points.
o des projets innovants en mati re de production décarbonnée et le partage d’innovations et d’expérimentations dans les domaines énergétiques
Nous sommes favorables à cette orientation qui devrait permettre d’abandonner rapidement le recours abusif à la technologie éolienne, en position quasi monopolistique bien que d’une efficacité réduite et d’impacts négatifs multiples.
1 Un récent rapport de la Banque Mondiale donne l’alerte : Les technologies requises pour limiter le réchauffement du climat feront grimper la demande de ressources naturelles, faisant courir un risque majeur pour l’environnement. La demande de métaux pourrait doubler avec le boom des technologies éoliennes et solaires. Le développement des accumulateurs électriques pourrait entraîner un bond de 1.000 % de la demande de lithium.
2 55% de la production régionale d’électricité est assurée par le nucléaire et plus de 38% par les énergies renouvelables dont 27% par l’hydraulique, 7% par l’éolien et 5% par le photovolta que). Comme il n’est pas à l’ordre du jour de fermer la centrale nucléaire de Golfech, il ne manque plus à « décarboner » que 3% de la production électrique régionale.
Avant de rencontrer M Lévy, Carole Delga s’est entretenue avec nos délégués. Nous retiendrons de cet entretien les points suivants :
o La présidente du Conseil régional semble oublier les engagements qui avaient été pris d’associer notre collectif au réfle ions sur le scénario de développement des énergies renouvelables. En nous proposant de participer aux différentes réunions publiques, elle e plicite l’idée que se font nos élus de la « participation citoyenne » : en fin de course et non à la phase d’élaboration des programmes, pour donner un vernis démocratique à des décisions déjà prises par des experts dont la compétence, malgré toutes les erreurs qu’ils ont pu commettre, n’est jamais mise en doute sans parler des conflits d’intérêts dont leurs avis sont parfois entachés). Regrettable mépris de l’ « expertise citoyenne » porteuse de l’e périence de terrain et lanceuse d’alerte3 qui apporterait un contrepoids social constructif !
Ce plan de développement est lui-même une sorte de poudre aux yeux dans la mesure où, de fait et de l’aveu même de sa présidente, la Région ne maîtrise pas grand chose en raison de la loi (taillée sur mesure pour les grands opérateurs à la suite de leur lobbying effréné auprès de la représentation nationale). Elle peut appuyer à coup de subventions certaines initiatives mais ne peut réguler en aucune façon l’implantation anarchique des parcs éoliens industriels. Son action consiste donc à promouvoir, à côté d’un projet industriel et surtout financier mené par des promoteurs, des « projets citoyens » qui peinent à émerger du fait de leur fragilité face à des opérateurs tout puissants et seront réduits au rôle de vitrine du « développement durable et solidaire ». Elle peut surtout s’e primer et faire valoir son autorité politique pour intervenir face aux pouvoirs économiques et auprès de la préfecture de Région, en préconisant en particulier un bilan global sur les impacts de l’éolien industriel dans une région surinvestie (en particulier dans les Parcs naturels qu’elle finance et co-dirige).
L’objectif de premi re région à énergie positive est brandi comme un mantra, mais de fait on a la conviction que ce sont les opérateurs industriels qui mènent la danse. La Région semble ignorer (ou pire, accepter) l’assaut des promoteurs éoliens sur tout le territoire, leurs méthodes et les effets sur la population. Sur la multiplication des projets, Carole Delga semble sceptique : pourtant les projets gouvernementaux sont consultables, et ce sont 10 000 MW éoliens supplémentaires qui sont prévus en Occitanie, soit la multiplication par 9 de la puissance installée actuelle, dont elle ne doit pas ignorer les « contraintes » qu’elle crée déjà sur l’environnement, les paysages… et les habitants.
Le collectif régional TOUTES NOS ENERGIES/ OCCITANIE ENVIRONNEMENT réunit 160 associations oeuvrant pour la protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de vie des habitants, pour une politique énergétique respectueuse de la vie des territoires ruraux d’Occitanie, contre l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux.
3 à Sivens les citoyens avaient finalement raison face aux fameux « experts »(en conflit d’intérêt) en qui les élus faisaient aveuglement confiance…


OCCITANIE - Carole DELGA s'engage pour une région innovante, décarbonée, créatrice d'emplois...
EDF et la Région Occitanie / Pyrénées- Méditerranée s’engagent « pour une région innovante, décarbonée, créatrice d’emplois et solidaire »
Le 19 juillet 2017, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général d’EDF, ont signé une convention de partenariat pour une région innovante, décarbonnée, créatrice d’emplois et solidaire.
Avec pour ambition de devenir la première région à énergie positive, l’Occitanie / Pyrénées- Méditerranée joue un rôle clef dans la promotion des énergies renouvelables. La Région et EDF affichent ainsi leur volonté commune d'agir en faveur de la croissance, de l’emploi, et de l’innovation, et de s’inscrire dans le cadre d’un partenariat global et durable sur 3 axes.
Transition énergétique
La transition énergétique est l’un des piliers de la lutte contre le changement climatique, laquelle n'est pas source de contraintes, mais doit constituer une opportunité de création d'emplois dans les territoires et d'invention de nouveaux modes de production et de consommation locales.
Dans ce contexte, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée souhaite être pilote et exemplaire dans le domaine de la transition énergétique et devenir ainsi la première Région à énergie positive d’Europe.
Grâce aux infrastructures et aux sites de production, l’énergie une composante forte du territoire. EDF, acteur de service public, est très présent dans les territoires, et est particulièrement engagé dans la transition énergétique au service de ses clients. Cela représente plusieurs enjeux :
- Développer une énergie bas carbone pour chacun des 3 principaux secteurs énergétiques que sont le transport, les bâtiments et la production d’électricité. L’électricité qui ne représente que 26% du total de l’énergie consommée, est déjà produite sans émission de CO2, à 97%.
- Produire une énergie disponible et sûre tout en contribuant à la maîtrise des consommations et aux économies d’énergie.
- Maintenir une énergie compétitive au service notre économie.
Occitanie / Pyrénées-Méditerranée est déjà un territoire bas carbone. 55% de la production régionale d’électricité est assurée par le nucléaire et plus de 38% par les énergies renouvelables (dont 27% par l’hydraulique, 7% par l’éolien et 5 % par le photovoltaïque).
Leader des énergies bas carbone et acteur territorial engagé, le Groupe EDF est un partenaire légitime pour accompagner la Région dans son ambition « Région à énergie positive ».
Pour accélérer la transition énergétique, plusieurs projets sont mis en place par la Région et EDF, dans le cadre du partenariat :
› Le développement de dispositifs innovants pour la rénovation et la performance énergétique de l’habitat.
› EDF propose à la Région son outil de simulation de Transition Energétique Régionale à différents horizons de temps, afin de l’aider à préciser sa vision et ses besoins.
› EDF développera des démarches exemplaires dans la prise en compte de la biodiversité lors de l’implantation et l’exploitation d’installations et en développant pour ses projets ENR des démarches participatives associant les territoires et les citoyens.
› Ensemble, ils impulseront des projets innovants en matière de production décarbonnée et de performance énergétique sur le territoire (par exemple: éolien, photovoltaïque, stockage d’électricité, autoconsommation, services de performance énergétique, mobilité...).
Développement économique, innovation, R&D
Avec plus de 9 200 collaborateurs implantés sur tout le territoire à travers l’ensemble des métiers, EDF est très présent en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée auprès des différents acteurs régionaux, et souhaite développer l’emploi et l’économie locale grâce à ses activités. L’innovation et la R&D seront au cœur de cette action.
La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée accompagne de nombreuses initiatives et noue des partenariats structurants avec les organismes qui participent par leurs actions à la Stratégie Régionale pour l’Emploi et la Croissance. Dans ce cadre, elle a engagé une large concertation pour bâtir cette stratégie en s’appuyant sur l’élaboration de trois documents d’orientation obligatoires : le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDE2I), le Contrat de Plan Régional de Développement de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CPRDFOP) et le Schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (SRESRI), concertation à laquelle EDF, membre de Madeeli, participe.
EDF renforcera sa présence économique à travers des programmes concernant ses unités de production d’énergie bas carbone, en y associant très fortement le tissu local.
L’innovation et le développement constant du territoire sont les objectifs communs d’EDF et de la Région qui unissent leurs ressources pour plusieurs projets :
› Les prix EDF Pulse se sont étendus en 2016 en Occitanie, à travers 7 villes étapes. Ce concours vise à favoriser le développement de projets innovants autour de l’énergie, et ensuite de permettre aux start-ups œuvrant pour la transition énergétique et numérique d’accomplir leurs objectifs. La Région, partenaire de l’événement, contribue ainsi à développer son territoire « d’open innovation », mais aussi sa filière énergie.
› Le groupe EDF propose d’accompagner la Région dans la création de Territoires à Innovation Positive, les «TIP», en mettant ses capacités d’ingénierie de projet au service des écosystèmes économiques et industriels locaux. Ces territoires d’excellence ont pour but de promouvoir des projets innovants au service des habitants.
› Avec son « Programme Energies du Gard », EDF appuie la Région pour développer un projet de territoire axé sur le développement de filières « cleantech », notamment dans les domaines des énergies décarbonnées (nucléaire, PV, éolien), de l’économie circulaire, et de la déconstruction industrielle.
Formation & emploi
Au-delà de ses compétences en développement économique, la Région Occitanie / Pyrénées- Méditerranée, est en charge des politiques d’apprentissage et de formation professionnelle. Elle coordonne le service public régional de l’orientation et participe au service public de l’emploi.
Acteur majeur de l’emploi et de la formation des jeunes sur le territoire et conscient de ce rôle, EDF s’engage à accompagner la Région au travers :
- de projets concrets et des actions ciblées par bassin d’emploi, correspondant aux bassins d’emploi du Groupe
- du développement de l’apprentissage pour encourager les jeunes à s’orienter vers des métiers en tensions,
- d’un dialogue régulier pour éclairer la Région sur les métiers du Groupe EDF, leurs évolutions (révolution numérique, transition énergétique..), et les besoins en formation (diplômes, niveau..) des différentes filières industrielles,
- le partage d’innovations et d’expérimentations dans les domaines énergétiques.
La Région et EDF souhaitent renforcer leurs partenariats dans le domaine de la formation et de l’emploi :
› EDF s’engage pour faciliter l’insertion des jeunes, en développant des partenariats avec les Ecoles de la 2e Chance (E2C), et en accueillant de nombreux étudiants en stage. Le Groupe valorise également ses métiers porteurs d’emploi en collaborant avec les organismes de formation.
› En 1995, EDF a créé le Fonds d’Aide pour l’Emploi (FAPE) afin de contribuer au développement de l’emploi et de favoriser l’insertion professionnelle de personnes en difficulté. Soit, pour la seule année 2016, 43 projets qui ont bénéficié d'un soutien du FAPE EDF (pour un montant de 342 k€) contribuant à la création ou la consolidation de 422 emplois.
› EDF s’inscrit dans l’évolution des formations professionnelles en Région Occitanie en développant l’apprentissage sur les énergies renouvelables du CAP au diplôme de l’enseignement supérieur. Un Centre de Formation Hydraulique, incluant une vingtaine d’emplois, installé prochainement à Toulouse, permettra à EDF de construire des partenariats avec des organismes d’enseignement supérieurs régionaux.
› Le secteur de la maintenance industrielle a besoin de renouveler ses compétences, avec l’aide de la Région et d’EDF. Ces deux acteurs veulent soutenir et promouvoir le secteur de la maintenance industrielle et de la déconstruction dans le Gard Rhodanien, déjà pleinement intégré dans le bassin d’emploi de la filière nucléaire de la basse vallée du Rhône. Une action phare est le soutien au Campus des métiers et des qualifications «Process et technologies en milieux sensibles » récemment créé par le Rectorat et la Région, pour lequel EDF s’est impliqué fortement en tant que membre fondateur.
au côté des acteurs locaux dans les territoires. La signature de la convention avec la Région Occitanie nous permet d’allier nos forces dans trois domaines majeurs : l’innovation, la transition énergétique, la formation et l’emploi. Ce partenariat favorise le développement local des énergies renouvelables et témoigne du rôle majeur d’EDF dans la production d’énergie bas carbone », explique Jean- Bernard Lévy, Président Directeur Général d’EDF.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées- Méditerranée
Ensemble, devenons la 1ère Région à énergie positive
«Limiter le réchauffement climatique et relever le défi des énergies renouvelables, c’est d’abord un choix politique qui répond à 3 enjeux majeurs : climatique, social et économique.
Nos émissions de gaz à effet de serre ont diminué de près de 20% en 10 ans, mais nous devons poursuivre et accélérer nos efforts. Notre potentiel est énorme en termes de production d’énergies renouvelables et nous devons accompagner les acteurs et les territoires dans leurs projets et innovations.
Car le changement climatique est bien l’affaire de tous. Il s’agit de répondre au défi climatique qui s’impose à nos sociétés et garantir la préservation de nos ressources naturelles pour devenir, à l’horizon 2050, la première région à énergie positive d’Europe.
Un cap est fixé. La Région a déjà commencé à agir pour la réduction des consommations d’énergie, le développement des énergies renouvelables : avec l’extension de l’éco-chèque logement, l’appel à projet Bâtiments exemplaires, l’ouverture d’un premier lycée à énergie positive, les deux appels à projets lancés pour développer l’autoconsommation d’électricité photovoltaïque et la participation citoyenne...
Autant d’initiatives qui témoignent de mon ambition de faire de notre région un territoire solidaire d’excellence énergétique. Cet objectif passe par une baisse de la consommation de près de 40% tout en multipliant par 3 la production d’énergies renouvelables d’ici 2050, par rapport à la situation actuelle.
Dans cette optique, je suis particulièrement fière de signer aujourd’hui, au Centre EDF de Colombiers, une convention de partenariat pour une région innovante, décarbonée, créatrice d’emplois et solidaire.
Il s’agit d’un engagement important avec notre partenaire EDF et essentiel pour relever le défi de la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables.
C’est aussi le fil rouge de l’ensemble de mon action».
Occitanie / Pyrénées-Méditerranée :
Un engagement à long terme pour devenir 1ère Région à énergie positive
Pour devenir une région à énergie positive, Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a lancé une démarche globale, ambitieuse et innovante de recherche de l’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Cette stratégie ouvre la voie à un vaste marché créateur d’activités nouvelles et d’emplois.
Un territoire à énergie positive a pour objectif de réduire ses besoins d’énergie au maximum, et de les couvrir par la production d’énergies renouvelables locales. 100% de la consommation d’énergie finale doit être couverte par la production d’énergie renouvelable et atteindre cet objectif nécessite de s’inscrire dans une logique d’actions à long terme.
5 priorités d’actions pour devenir 1ère région à énergie positive en 2050
Afin de réduire les consommations d’énergie et développer les énergies renouvelables, la Région se mobilise autour de 5 priorités :
- sensibiliser les particuliers et les entreprises
La réduction des consommations s'impose chez les particuliers dans leurs modes de consommation, mais aussi au sein des entreprises pour encourager des modes de production durables. Occitanie/Pyrénées-Méditerranée compte 23 Espaces Infos Energie qui jouent un rôle essentiel pour conseiller et accompagner ces pratiques nouvelles.
-soutenir la maîtrise des consommations d'énergie et l'efficacité énergétique dans le bâtiment et les entreprises
Le bâtiment représente 45 % de la consommation d’énergie du territoire régional. La rénovation énergétique contribue à lutter contre la précarité énergétique et l'éco-construction permet de valoriser les circuits courts et réduire l’énergie grise des bâtiments. Au sein de l’entreprise, la réduction des consommations d’énergie nécessite la réalisation d’investissement performant pour des process économes, sources de gains de productivité.
-agir pour des filières énergies renouvelables pérennes et créatrices d'emplois
La région dispose d'excellents gisements (solaire, éolien, biomasse). Dans un contexte très concurrentiel, les entreprises de la filière énergie renouvelable doivent s'adapter aux évolutions du marché ouvrant de nouvelles opportunités de croissance et d'emplois. Dans ce cadre, la Région soutient la structuration de l'offre régionale et accompagne la filière vers l'innovation. L’éolien flottant est une filière qui ouvre de nouvelles perspectives, en termes de création d’activités et d’emplois, avec deux projets de ferme pilote au large de Gruissan et Leucate – Le Barcarès.
-mobiliser les territoires et favoriser la participation citoyenne
Les territoires, tels les Parcs naturels régionaux (PNR), les pays, les Pôles d’Equilibre Territoriaux et Ruraux (PETR), les agglomérations... sont des acteurs phare de la transition énergétique. Collectivités et citoyens se mobilisent aujourd’hui pour développer des projets et être partie prenante de la transition énergétique, notamment dans le cadre de la démarche Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV). Sur le territoire régional, 32 territoires ont été lauréats de l’appel à projet lancé par l’Etat, et 25 territoires ont été identifiés « territoires en devenir ».
-favoriser une offre de transport durable, pour tous, en tout point du territoire
Suite aux Etats Généraux du Rail et de l'Intermodalité, la Région s’est engagée à renforcer le transport écologique et à favoriser le report modal de la voiture vers le transport public. Car les flux de transports de marchandises et de personnes sont les principales sources de consommation d’énergie, d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre. Sachant que 96 % de l’énergie consommée par les transports l’est au travers des déplacements routiers, l’objectif est de promouvoir une mobilité durable.
Face à ces défis, la Région a mobilisé des experts pour l’accompagner dans l’élaboration de cette trajectoire. 6 groupes de travail ont ainsi été constitués pour travailler autour des thèmes suivants : bâtiments, transports, industrie, agriculture, territoires, économie et financement de la transition énergétique. Après ce travail d’expertise, Carole Delga a présenté le 26 juin dernier à Toulouse, les objectifs par secteur et par filière afin de soutenir la réduction des consommations d’énergie et la production d’énergie renouvelable à l’horizon 2050. Entre septembre et décembre 2017, se déroulera un temps de concertation et d’information auprès des territoires, entreprises, associations et citoyens, afin de partager ce scénario et ses grands objectifs, et permettre ainsi à chacun d’être acteur de la transition énergétique en Occitanie.
La Région investit plus de 27,3 M€ pour accélérer la transition énergétique
En 2017, face à l’urgence du changement climatique, la Région a engagé plus de 27,3 M€ pour l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Elle accompagne notamment des projets exemplaires et innovants. Trois appels à projets ont ainsi été lancés et ont permis de faire émerger une centaine de projets :
-appel à projet pour des énergies renouvelables coopératives et citoyennes sur des projets d’énergies renouvelables associant collectifs de citoyens et collectivités dans une perspectives de développement local,
-appel à projet «bâtiments exemplaires» pour des bâtiments économes en énergie et valorisant les matériaux locaux et les circuits courts dans le respect de l’environnement,
-appel à projet pour l’auto-consommation d’électricité photovoltaïque pour faire émerger des projets pilotes et reproductibles pour un nouveau mode de production et de consommation d’énergie. http://www.herault-tribune.com/articles/46685/occitanie-convention-edf-la-position-de-tne-oe/

20/07/17 : AUBE : GÉLANNES - SAINT-HILAIRE-SOUS-ROMILLY : Le conseil d’État dit non au projet de parc éolien
C’est la présence d’un radar de détection militaire situé à moins de 20 kilomètres qui pose problème.
Le conseil d’État a rejeté mercredi le pourvoi de la société Aubéole dans le dossier de construction d’éoliennes sur les territoires des communes de Gelannes et Saint-Hilaire-sous-Romilly. Son projet de parc éolien prévoyait l’installation de 8 éléments de 230 mètres de hauteur, en bout de pale.
En novembre 2013, le préfet de l’Aube a refusé de donner l’autorisation pour ces implantations. C’est la présence d’un radar de détection militaire situé à moins de 20 kilomètres qui a amené le préfet à prendre cette décision. Cet équipement sert en effet à la défense aérienne de l’Est de la région parisienne.
En confirmant l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nancy, qui avait rejeté l’appel d’Aubéole en 2016, le conseil d’État valide l’argument du ministre de la Défense justifiant l’impossible cohabitation des éoliennes et du radar de détection militaire : « Malgré l’implantation envisagée pour limiter l’angle d’interférence des éoliennes, ce projet est susceptible de créer des perturbations pour les capacités de détection du radar militaire de Prunay-Belleville, notamment sur un «effet de masque» en basse altitude. Un constat qui remet en cause les capacités de l’armée dans sa mission de sécurité publique. »
Lors de l’audience du 29 juin dernier, le rapporteur public avait précisé que cet « effet de masque remettait en cause les capacités de l’armée dans sa mission de sécurité publique ». En rendant cette décision, définitive, le conseil d’Etat enterre donc tout projet de création de ferme éolienne à cet endroit.
http://www.lest-eclair.fr/32939/article/2017-07-20/le-conseil-d-etat-dit-non-au-projet-de-parc-eolien

19/07/17Transition énergétique : EDF accompagne la Région pour devenir à énergie positive
Accompagner la Région à développer une énergie décarbonée et dans ses démarches d'innovation, tels sont les axes de la convention signée le 19/7 par EDF* et la Région Occitanie pour trois ans, au centre européen de conduite et de conduite et de supervision des parcs éoliens et solaires d’EDF EN (Énergies Nouvelles) à Colombiers (Hérault, 300 collaborateurs). Cette convention - signée par Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie - entend accompagner l’institution régionale dans son ambition de devenir une région à énergie positive. « Une première », souligne Jean-Bernard Lévy. « Il s'agit de promouvoir la croissance verte qui permet la création d’emplois », complète Carole Delga. Cette convention couvre trois axes : innovation/développement économique, transition énergétique et formation/emploi. EDF accompagnera la Région en mettant ses capacités d’ingénierie de projet, ainsi que le développement de la filière cleantech, en s’appuyant notamment sur le programme Énergies du Gard. EDF accompagnera aussi la Région dans le développement de l’apprentissage, apportera des informations sur les métiers du groupe EDF, leurs évolutions (numérique, transition énergétique) et les besoins en formation des différentes filières industrielles. La première action avenir consiste à la mise en place de Monster, outil de simulation de transition énergétique pour aider la Région « à préciser sa vision et ses besoins au niveau du territoire régional d’ici le début 2018 », indique EDF EN.
* EDF EN emploie 9.200 collaborateurs en Occitanie.
À l’issue de cette signature, Carole Delga a pu visiter le centre de supervision et le e-diagnostic center, qui permettent de contrôler l’accès aux sites et de diagnostiquer les pannes de 1.300 éoliennes (3,6 GW) réparties dans 7 pays d’Europe. La détection de signaux faibles permet d'anticiper la panne avec une semaine et jusqu'à 8 mois d’avance optimisant la production du parc éolien. EDF participe déjà à la transition énergétique aux côtés de la Région avec « une action, EDF Pulse, qui vient d’être relancée en Occitanie, où de jeunes entrepreneurs nous aident à trouver des solutions pour nos partenaires et nos clients », précise le PDG d’EDF. D'ailleurs, sur le site de Colombiers, l'équipe R&D travaille avec 7 start-up au niveau européen sur le digital, la performance des pales éoliennes et le diagnostic prédictif. « En Occitanie, nous sommes en discussion avec des start-up pour travailler sur l'inspection des pales notamment », indique Nicolas de Labouchère, directeur performance ingénierie EDF EN Services.
http://www.lalettrem.fr/actualites/transition-energetique-edf-accompagne-la-region-pour-devenir-energie-positive
19/07/17 : A Gruissan, on sensibilise les vacanciers au projet de parc éolien flottant😠
Il devrait voir le jour en 2021, le projet d’éoliennes flottantes au large de Gruissan, dans l’Aude, mûrit. Des ateliers thématiques ont été mis en place et vont durer jusqu'au 15 septembre. Les chefs de projet ont rencontré, mardi matin, vacanciers et habitants sur la plage.
A deux pas de la plage et des chalets mythiques, des éoliennes en plastiques plantent le décor. Car l'heure est à la concertation autour du projet d’éoliennes flottantes, à Gruissan. Cette ferme pilote de quatre éoliennes d'une hauteur de 75 m est prévue en mer, à 16 km de la côte.
Opérationnel d'ici trois ans, le parc serait conçu pour produire l'équivalent de la consommation électrique annuelle d'une ville comme Narbonne. Du coté des porteurs du projet, on se félicite de l'impact économique, pour une opération qui frise les 250 millions d’euros d'investissement.
Du côté de certains résidents et vacanciers, on émet en revanche quelques réserves.
«Je suis sceptique, il me tarde de voir le projet se mettre en place. Nous verrons bien ensuite», explique un vacancier.
Cette concertation est prévue jusqu'au mois de septembre. L’enquête publique est, quant à elle, annoncée au printemps 2018.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/gruissan-on-sensibilise-vacanciers-au-projet-parc-eolien-flottant-1299859.html

12/07/17 : BOURIÈGE : LA GRANDE VICTOIRE DES RÉSISTANTS FACE AU PROMOTEUR ÉOLIEN
Les résistants anti-éolien de Bouriège viennent d’obtenir une victoire retentissante.
Le Tribunal de Grande Instance de Carcassonne vient de leur donner raison dans leur bras de fer avec le promoteur éolien qui souhaitait utiliser, sans autorisation, des terrains privés pour le passage des camions d’éoliennes et qui avait saisi le TGI dans le cadre d’un référé.
Le promoteur a été débouté et condamné à indemniser les résistants ! Certains fonctionnaires et affairistes du vent de l’Aude devraient d’urgence relire et méditer l’article 2 de la déclaration des droits et du citoyen de 1789 qui promulgue : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » Cet article le peuple de France s’en souvient, il l’a dans les tripes car il s’est battu pour sa liberté face l’oppression de ceux qui voulaient leur imposer leur décision et préserver leurs privilèges.
Les élus et fonctionnaires l’ont manifestement oublié à Bourriège préférant s’acoquiner avec les affairistes du vent en bradant leur région à des promoteurs qui ont peu de souci des paysages, de la nature, du patrimoine et du cadre de vie de leurs concitoyens. En effet, les pressions administratives et financières qui se déroulent à Bourriège constituent une atteinte grave aux valeurs de la République et pourraient dégénérer dans la France entière par une multiplication de ZAD anti-éoliennes pour le respect de la propriété et du droit à cadre de vie apaisé.
Les résistants de Bouriège tiennent un pont. En effet, c’est par ce pont, le pont du Rec que les camions transporteurs d’éoliennes doivent passer pour accéder au lieu d’implantation des mats. Mais ce pont n’est pas suffisamment large, et les camions doivent passer sur les terrains privés qui jouxtent ce pont. Manifestement les ingénieurs de l’industriel du vent ont « oublié » de prendre en compte cette difficulté dans leur projet pourtant évoquée lors de l’enquête publique par les propriétaires terriens concernés. Les promoteurs ne peuvent pas passer et ils ne passeront pas !
Et très heureusement pour les résistants à l’invasion des aérogénérateurs, les propriétaires de ces terrains ne souhaitent pas ce passage et ont donc clôturé leurs terres afin de faire respecter leur droit de propriété. Les résistants tiennent, ils tiennent bon depuis déjà plusieurs semaines, face à la gendarmerie, face aux gros bras engagés par certains, face à l’administration, face aux géomètres, face à la préfecture et face au conseil général. Ils ne lâchent rien et ils tiennent leur position face à cette oppression technocratique.
L’affairiste du vent a alors assigné les résistants dans le cadre d’un référé en invoquant de prétendues pertes financières. Il invoque un arrêté du conseil général qui interdit la circulation de tous véhicules entre 6 h du matin et 20 h sur la portion de route comprenant le pont. Il veut faire évacuer les propriétaires des terres par cet argument de circulation…
Dans son ordonnance rendue le mardi 11 juillet, le Tribunal de Grand Instance a été très clair, l’arrêté du Conseil général interdit toute circulation y compris celle du promoteur éolien. CQFD. Il ajoute que s’agissant de la période nocturne entre 20 h et 6 h, l’interdiction n’ayant plus cours, le promoteur ne peut critiquer la présence d’autres usagers de la route sur la RD 52. Sans même débattre de la question de propriété, le TGI donne entièrement raison aux résistants et condamne le promoteur à les indemniser.
Honneur à ceux de Bouriège qui savent rappeler qu’il faut se battre sans cesse pour faire respecter son droit de propriété et son cadre de vie , honneur à ceux de Bouriège qui se battent face au terrorisme moralisateur des écolos-bobos de salon, honneur à ceux de Bouriège qui luttent contre la corruption morale de leurs élus inféodés aux industriels du vent, honneur enfin à ceux de Bouriège qui ne lâchent rien face à l’oppression technocratique de fonctionnaires sans conscience.
http://www.economiematin.fr/news-bourriege-la-grande-victoire-des-resistants-face-au-promoteur-eolien

11/07/17 : Aveyron : Pourquoi des éoliennes à Galgan?
Mercredi, une réunion d'information sur le projet éolien avait lieu à la salle commune. Suite au Grenelle de l'environnement, chaque région possède son SRE (schéma régional éolien). Celui de Midi-Pyrénées a été approuvé en juin 2012. Il fait la synthèse de l'ensemble des contraintes existantes et des potentiels de vent pour faire une liste des communes hors contraintes rédhibitoires. Il faut y ajouter l'obligation d'éloignement aux habitations, les contraintes techniques, les données du relief et les sensibilités écologiques qui dessinent une zone potentielle.
Une telle zone existe sur Galgan. La société VSB Energies nouvelles, porteuse du projet, a informé la municipalité de l'existence de cette zone potentielle. Jean Alaux, maire, a demandé d'apporter un maximum d'information aux Galganais avant de prendre une décision.
L'équipe municipale s'est donc rendue à Lestrades-et-Thouels pour rencontrer le maire de cette commune où un parc de cinq éoliennes existe. Après deux permanences d'informations et la visite du parc, le conseil municipal a pris une délibération pour autoriser VSB à réaliser des études de faisabilité. VSB a rencontré les propriétaires et contracté avec ceux qui le souhaitent une promesse de bail limité au temps nécessaire à l'obtention, ou non, du permis de construire.
Sur la base de ces autorisations, le cycle d'étude a pu démarrer. En mai 2016, la conclusion d'une étude acoustique a montré qu'un projet de quatre éoliennes respecterait la réglementation en matière d'émission sonore. En août 2016, une étude naturaliste est lancée.
Pendant un cycle complet de l'écosystème sur les quatre saisons, les oiseaux, la faune, la flore, la petite faune et l'activité des chauves-souris seront observés et répertoriés. Un mât de mesure d'étude de vent a été placé en décembre 2016. Ce sont ces données qui décideront s'il est justifié d'implanter des éoliennes à cet endroit et quel type d'éoliennes. En décembre 2017, sur la base de ces données, une variante finale du parc sera réalisée (nombre, type, implantation).
Une demande d'autorisation environnementale sera déposée en préfecture. Des compléments d'étude pourront être demandés et une enquête publique sera menée.

11/07/17 : Aude : la préfecture retoque le projet de parc éolien de La Braquette
Le troisième projet de parc éolien en Montagne noire ne verra pas le jour.
S’appuyant sur l’enquête administrative et publique réalisée dans une quinzaine de communes, sur l’étude d’impact et suite à l’avis défavorable de la direction régionale de l’environnement, la préfecture a refusé la demande de la société EOLE RES, basée à Avignon, d’installer trois éoliennes à Pradelles-Cabardès. Les motifs sont nombreux.
Premièrement, elle considère que, cumulé avec le parc du Haut-Cabardès et celui du Cambrès déjà existants, le projet d’installation d’un nouveau parc n’entre pas en cohérence avec les exigences environnementales et de qualité du cadre de vie des populations. Plus exactement, l’implantation de ces éoliennes « est particulièrement pénalisante en termes de perception sur le grand paysage ».
Par ailleurs, la préfecture considère que le projet « se situe à proximité immédiate d’un site Natura 2 000 [...] avec notamment la présence d’un gîte d’hibernation d’environ 5 000 à 15 000 Minioptères de Schreibers, espèce classée vulnérable ».
Enfin, la présence dans la zone d’un couple d’aigles royaux, également protégés et considérés comme extrêmement sensibles à la présence d’éoliennes, a donné un argument supplémentaire pour empêcher la réalisation du projet.
http://www.lindependant.fr/2017/07/10/aude-la-prefecture-retoque-le-projet-de-parc-eolien-de-la-braquette,3033332.php

11/07/17 : Aveyron : Les opposants à l'éolien se font entendre
Une trentaine d'opposants de l'association Bon Vent à Galgan s'est invitée afin de faire connaître au maire et à la société VSB les raisons de leur mécontentement. Les opposants nous demandent d'insérer le texte ci-dessous :
«En prenant la parole, loin de nous l'intention de mettre en doute votre intégrité et vos compétences professionnelles ; au contraire, nous les respectons. Nous nous autorisons simplement à vous faire part de certaines considérations. Tout d'abord, la première phase de votre projet a souffert d'un manque de concertation vis-à-vis de la population impactée par le champ d'éoliennes. Il se trouve que chaque éolienne aura une habitation à moins de 600 m. Quarante-deux habitations auront une éolienne à moins d'un kilomètre, dont 31 sur la commune. Nous avons décidé, non par opposition systématique à l'éolien, mais pour sauvegarder notre territoire dans son intégrité et surtout préserver le tissu social auquel nous tenons, de monter une association de défense, Bon Vent à Galgan.
À ce jour, 130 personnes ont signé une pétition défavorable à votre projet dont 100 propriétaires dans un rayon de 2 km du lieu d'implantation, 78 payant des impôts locaux à Galgan. Votre méthode de négocier financièrement l'adhésion des propriétaires fonciers et des collectivités, même si elle est légale, nous paraît malsaine, presque indécente. Il est vrai que lorsque l'on connaît le retour sur investissement, votre motivation est compréhensible. Vous nous dites qu'en fin d'exploitation des éoliennes, vous vous chargerez du démantèlement. Alors, pourquoi privilégier la location plutôt que l'achat ? Cela vous coûterait bien moins cher. Vous pourriez renégocier les terrains une fois remis en état agricole. Permettez-nous d'avoir des doutes sur toutes vos garanties. Quoi qu'il en soit, nous restons pour des raisons humaines et sociales défavorables à votre projet qui ne requiert pas une grande adhésion de la population, hormis ceux qui en bénéficient financièrement.»
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/11/2610301-les-opposants-a-l-eolien-se-font-entendre.html

10/07/17 : Occitanie : première région à énergie positive en 2050
Deuxième en France pour la production d’énergies renouvelables, la région Occitanie porte l’ambition de devenir la première à énergie positive en Europe d’ici 2050. Ce qui signifie clairement
que 100% des besoins en énergie couverts devront l’être par le renouvelable. Un objectif atteignable, à certaines conditions. Analyse.
La mobilisation de la Région Occitanie pour la transition énergétique s’appuie sur des ressources naturelles immenses, mais elle doit également passer par la volonté de changement qui doit inexorablement conduire à une évolution des modes de production et de consommation.
Pour devenir la première région à énergie positive d’Europe en 2050, Carole Delga, la présidente de la Région a demandé à 120 experts de plancher sur ce sujet complexe qu’est la transition énergétique et d’y apporter des mesures.
Après près d’un an de réflexion, les experts ont fait la proposition de plusieurs mesures pour accompagner ce changement :
-Mettre en oeuvre, simultanément, la réduction par 2 de la consommation énergétique par habitant (-40%) et la multiplication par 3 (+200%) de la production d’énergie renouvelable.
-Déployer l’éolien à la fois sur terre et en mer, au-delà du développement des autres sources d’énergie verte.
-Investir massivement dans un programme de rénovation énergétique, car construire des bâtiments neufs à très basse consommation ne suffira pas.
-Développer la mobilité dite « douce » pour les personnes et les marchandises, c’est-à-dire non motorisée, électrique, ou alimentée par du biocarburant.
Éco-chèque Logement
La facture énergétique représente aujourd’hui un poste important dans le budget des ménages. Dans notre région, 12 % des ménages se trouvent en situation de « vulnérabilité énergétique », selon les termes qu’emploie l’INSEE dans une étude parue en septembre 2015.
C’est pour ces raisons que depuis 2011, la Région accompagne les ménages qui souhaitent réaliser des travaux d’économie d’énergie dans leur logement à travers le dispositif éco-chèque logement. Tous les travaux sont visés, à condition qu’ils contribuent à la réduction de 25 % des consommations énergétiques du logement.
L’Éco-chèque est cumulable avec d’autres aides liées aux économies d’énergie. La valeur de l’éco-chèque vient en déduction du montant total de la facture et la Région se charge de rembourser les professionnels reconnus garants de l’environnement (RGE) partenaires du dispositif.
Le montant de l’éco-chèque est de 1’000 € pour les propriétaires bailleurs ou 1’500 € pour les propriétaires occupants. Il est cumulable avec l’ensemble des aides existantes dans le cadre du Plan Rénovation Energétique de l’Habitat.

08/07/17Eoliennes de la Bruyère : le face-à-face judiciaire
Saisie en référé par la société Valeco , la justice dira, mardi matin, si les opposants au projet sont dans leur bon droit ou non. Pour l'heure, le passage des engins devant acheminer les éoliennes sur le chantier de Bouriège reste bloqué.
Qui de Valeco, la société porteuse du parc éolien de la Bruyère à Bouriège, ou des propriétaires riverains de la route départementale n° 52 est dans son bon droit ? Saisie en référé, Sylvie Mollat, la présidente du tribunal de grande instance de Carcassonne , n'aura pas trop de son week-end pour rendre sa copie. L' ordonnance de la magistrate est attendue pour mardi, à partir de 9 h 30.
Propriétaire de toutes les autorisations nécessaires pour dresser dans le ciel de Bouriège six aérogénérateurs, Valeco bute, depuis la fin du mois de mai, sur un sérieux problème. Les engins devant acheminer les mâts puis les pales sur le site ne pourraient le faire qu'en empiétant sur des propriétés privées . Sûrs de leur bon droit, les propriétaires ont pour l'heure empêché plusieurs convois de passer. Au grand dam de Valeco qui affirme avoir déjà perdu plus de 400 000 €. Entré dans le bal de la confrontation en juin, le département a pris un arrêté interdisant la circulation et le stationnement sur une partie de RD 52. Reste à savoir si cet arrêté vise aussi les engins de Valeco. Pour Me Raphaël Darribère, l'avocat des propriétaires, cette interdiction vaut pour tous. Me Alexia Eskinazi, l'avocat de Valeco, entend rappeler que cet arrêté a été pris pour le compte de son client et que les blocages des convois se produisent sur la voie publique et non sur des propriétés privées. La question est donc de connaître avec exactitude la largeur de la voirie départementale et où se situent les frontières des parcelles privatives.
Sur ce point , aucune des deux parties n'est en mesure d'avancer un chiffre . Certes, le conseil départemental a bien pris un arrêté d'alignement de la chaussée mais celui-ci n'a pas été encore notifié aux riverains. La magistrate fera donc sans.
En attendant , Valeco a confiné ses éoliennes sur le port de Sète. Les anti-éoliens ont également reçu un appui assez explicite de la cour administrative d' appel de Marseille . Si celle-ci considère que Valeco a respecté l' ensemble des demandes liées à son projet, les magistrats ont cependant estimé qu'il y avait un problème de conception . Est-ce à dire que la RD 52 est finalement trop étroite ? Réponse mardi matin.http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/08/2608788-eoliennes-de-la-bruyere-le-face-a-face-judiciaire.html

07/07/17 : Aude : Bouriège : les anti-éolien devant le tribunal
Les « résistants » du collectif du Pont du Rec empêchent-ils illégalement ou non, les camions de l’entreprise Valeco de passer sur la RD 52 ? C’est la question à laquelle devra répondre la juge des référés Sophie Mollat. Hier, vendredi 7 juillet, les opposants au projet du parc éolien de Saint-Pierre Le Clair se présentaient sur les bancs du tribunal de Carcassonne. Assignés en référé par l’entreprise...



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http://www.lindependant.fr/2017/07/07/bouriege-les-anti-eolien-devant-le-tribunal,3032456.php

06/07/17 : Hérault :  VILLEVEYRAC – EDF ENERGIES NOUVELLES INAUGURE LE NOUVEAU CENTRE DE MAINTENANCE
Ce jeudi 6 juillet, EDF Energies Nouvelles a présenté son nouveau centre de maintenance à Villeveyrac. Cette antenne d’exploitation-maintenance, installée au plus près du nouveau parc éolien, est destinée à accueillir entre autres les huit experts employés à temps plein pour veiller sur le parc et leur faciliter les interventions nécessaires à l’optimisation du parc éolien.
En présence de David Augeix, directeur d’EDF EN SUD, ces nouveaux locaux ont été inaugurés. C’était également l’occasion de rappeler les grands travaux qui ont eu lieu pour agrandir l’offre en électricité naturelle de la région Occitanie. En effet, EDF EN produit déjà plus de 500MW dans la région grâce aux éoliennes, soit 10% de la consommation de l’Occitanie.
L’idée projet du parc éolien de Villeveyrac est né en 2000 et s’en est suivi d’études environnementales très poussée. Dès 2006, les 11 premières machines ont été installées, 13 autres ont suivi en 2009 et les 7 dernières sont arrivées en 2015. Aujourd’hui, ce sont donc, sur le Massif de la Moure, 31 éoliennes de 65 mètres de hauteur de mât et dont les pales atteignent les 100 mètres d’altitudes qui produisent 62MW sur quelques 4km en linéaire, soit l’électricité pouvant subvenir à la consommation annuelle de quelques 68.000 habitants.
Cette électricité est destinée à alimenter les entreprises et les particuliers branchés sur deux postes locaux, celui de Loupian et celui de Lavagnac, qui desservent ainsi les communes alentours.
En plus de créer de l’électricité propre, ces éoliennes ne produisent pas de gêne sonore pour les habitants, le parc étant situé à plus de 2km de la première habitation. Selon, le maire de la ville, Christophe Morgo, « Ici, les gens se sont approprié le parc et sont fiers d’habiter le village où il y a des éoliennes ».
L’investissement global du projet est d’environ 70M d’€, dont près de 16M ont été injectés dans des entreprises de BTP de la région.
Bien que fermé au public, car implanté sur des terres privées, le parc est accessible par le biais de l’association « Demain la Terre », dirigée par Daniel Oustrain et basée à Gignac, qui propose régulièrement des visites du parc à des scolaires ou des particuliers pour sensibiliser aux enjeux de la sauvegarde de l’environnement.

06/07/17 : Lot et Cantal : Inauguration du parc éolien de la Luzette : 7 ans pour aboutir !😡
7 années de travail avant la concrétisation de l’installation de 7 éoliennes à cheval entre le Lot et le Cantal.
Ce 7 juillet 2017, la population Sousceyracoise, les fermes de Figeac et la Sté VALOREM avaient programmé l’inauguration du parc éolien de la Luzette.
Le mauvais temps a amené les organisateurs à revoir le planning et c’est finalement à la salle multi-activités de Sousceyrac que symboliquement le ruban a été coupé. « Inauguration pluvieuse : inauguration heureuse » a clamé Jean-Claude Requier sénateur. Il y avait beaucoup d’invités à cette inauguration qui concrétise 7 années de persévérance, d’études, d’autorisations diverses et multiples et de travaux, pour enfin voir tourner ces 7 éoliennes au rythme du vent. Depuis maintenant un an, ce parc a déjà fourni l’équivalent de la consommation d’énergie électrique d’une ville de 13 000 habitants. Tour à tour depuis M. le Maire de Saint-Saury, M. le Maire de Sousceyrac en Quercy, les élus locaux, les élus régionaux, Mme la Députée, M. le Sous-Préfet, les créateurs et réalisateurs du projet, ont salué le travail accompli dont tout le monde se félicite. Ce parc de 7 turbines ; 4 sur Saint-Saury (Cantal) et 3 sur Sousceyrac (Lot) a nécessité un raccordement à 18 km de là jusqu’au barrage de Saint Étinne de Cantalés. L’acheminement routier des pâles fut aussi spectaculaire. Chaque machine produit 2000 W/H soit 14 000 W/H au total.
Un grand merci aux « fermes de Figeac » pour leur participation active aux investissements ainsi qu’aux habitants actionnaires. Les fermes de Figeac avaient également prévu les agapes fort appréciées de tous dans une ambiance festive des grands jours. Et maintenant que le vent souffle… A noter la présence de quelques opposants aux futures installations d’éoliennes sur le sol Cantalien.
https://actu.fr/occitanie/sousceyrac-en-quercy_46311/inauguration-parc-eolien-la-luzette-7-ans-aboutir_9322368.html

05/07/17 : Aude : Bouriège : Pont du Rec : le combat contre les marchands de vent monde en bref
On se croirait en Amérique du Sud du côté des mapuches chiliens ou des sans-terre brésiliens mais nous sommes en France.
Contre ses administrés, Philippe Pous, le maire de Bouriège, veut installer six éoliennes sur le territoire de la commune mais depuis dix jours, le convoi transportant le matériel est bloqué au pont du Rec sur la D52. Le dossier indiquait qu’il n’y avait « pas besoin d’aménagement sur les voies d’accès » sauf que l’accès au pont est encadré par une propriété privée ce que l’entreprise Valeco savait parfaitement puisqu’elle avait fait des essais à vide pour le passage des camions.
Le Conseil départemental a soutenu Valeco en donnant son accord pour détruire les 3 parapets des 2 ponts. Le 9 juin, il a également pris un arrêté bloquant cette route jusqu’au 20 juillet de 6h à 20h tous les jours à l’exception du week-end. Le conseil a décidé d’élargir la route en prenant du terrain sur cette même propriété et en posant des piquets derrière la clôture. Du coup, la seule possibilité de passer pour les éoliennes est d’obtenir un arrêté que seul le préfet est habilité à délivrer, un tel arrêté permettant à la gendarmerie d’expulser le propriétaire de sa propriété mais qu’importe puisque depuis le début toutes les irrégularités ont été « régularisées » par des permis modificatifs accordés par le préfet puisque c’est pour la bonne cause, la transition énergétique et les marchands de vent !
En France, les constructeurs éoliens se croient de plus en plus en terrain conquis et avec ceux qui les soutiennent, la mafia des maires et des élus locaux, ils n’hésitent pas à mettre la France sous tutelle, à la défigurer commune après commune pour arriver à leurs fins. Dans une République normale, le choix du préfet serait pourtant simple : défendre les citoyens de ce territoire, la propriété privée et condamner une compagnie privée, destructrice d’environnement et de patrimoine. En tout cas, le combat du pont du Rec est emblématique du scandale des éoliennes.
Nicolas Hulot, nouveau ministre de l’Ecologie a été, dit-on, informé de la situation mais il ne répondra pas : lui-aussi brasse du vent depuis longtemps pour l’écologie politique. Derrière toute cette affaire, il faut rappeler la question financière : une éolienne rapporte 25.000€/an. Ce combat singulier est en tout emblématique d’un combat pour la défense de notre territoire et de la beauté de nos paysages champêtres ou maritimes abandonnés à des marchands de vent par des représentants politiques qui ne pensent qu’à se faire de l’argent dans l’apanage de la laideur et de l’irrationalité énergétique.
https://metamag.fr/2017/07/05/pont-du-rec-le-combat-contre-les-marchands-de-vent-monde-en-bref/

05/07/17 : La dernière installation de parc éolien est inaugurée entre Lot et Cantal
C’est cette fois dans le Sud-Cantal qu’un parc de sept éoliennes est implanté.Un an tout juste après sa mise en fonction, il a été inauguré par les autorités lotoises et cantaliennes.
Pas de chance. Les conditions météorologiques n’ont permis ni la visite guidée des éoliennes prévue ce vendredi 30 juin après-midi, ni l’inauguration qui devait suivre du parc dit “de la Luzette”, entre les communes de Saint-Saury dans le Cantal et Sousceyrac-en-Quercy, du Lot. Toutefois, un an après la mise en service de ces aérogénérateurs, les différents porteurs de projet se sont retrouvés pour un baptême officiel des installations... au chaud, dans la salle multiactivités sousceyracoise. À quelques encablures, dans ce qui fut un haut-lieu de la Résistance plongé dans la brume ce jour là : sept éoliennes de 150 mètres de haut qui produiront pendant 20 ans - lorsque le vent souffle entre 12 et 72 km/h - jusqu’à 31 000 MWh annuels(1). Un chantier titanesque qui a mobilisé 28,5 millions d’euros, assorti d’un montage financier, qui associe la population locale.
De la plus-value captée
Valorem, société bordelaise, est l’actionnaire principal ; Segala ENR, une SAS qui émane de la coopérative Les Fermes de Figeac, s’est associée avec une centaine d’agriculteurs adhérents qui ont pris part, mais aussi et surtout à 180 habitants du territoire qui ont investi en moyenne 8 000 € chacun ; une épargne garantie sur 15 ans par Valorem et une implication dans la gouvernance du parc : Laurent Causse, président de Ségala ENR, est co-gérant aux côtés d’Yves Grandidier, président du groupe Valorem. Chaque intervenant qui a pris la parole a salué ce financement original. “Un projet territorial et un partage du succès”, résume Michel Teyssedou, président de la com com de la Châtaigneraie. Roger Condamine, maire de Saint-Saury, tient à relever l’impact positif sur l’économie locale : “Ce chantier a fait travailler les entreprises de la région, nos restaurants et hôtels locaux ; il a permis d’arranger la RD 20 et de désenclaver le bourg de Roumégoux ; et au niveau de la commune, il a apporté des retombées touristiques et fiscales.” Ce que confirme le sénateur Requier (RDSE), avec une verve à laquelle les Lotois sont habitués : “On n’aime pas parler d’argent, mais il faut le dire : cela rapporte au territoire, aux communes, aux communautés de communes ! Les bobos parisiens parlent beaucoup, nous on parle peu, mais on agit. Je ne sais pas si tout le monde est “en marche”, mais ici, on est tous dans le vent...” Nouvelle députée LREM du Lot, Huguette Tiegna, maîtrise le sujet, puisqu’elle travaille dans la fabrication de moteurs électriques pour les marchés des énergies renouvelables. Franck Léon, sous-préfet de Figeac, estime les résultats écologiques encourageants, mais insuffisants eu égard aux objectifs que la France s’est fixée, laissant présager d’autres installations dans les années à venir.
(1) L’équivalent de la consommation de 11 000 foyers de quatre personnes, mais sans chauffage, ni eau chaude sanitaire (source Ademe/Insee).http://lunion-cantal.reussir.fr/actualites/la-derniere-installation-de-parc-eolien-est-inauguree-entre-lot-et-cantal:BTEVEMHO.html

05/07/17Le 1er parc éolien du Lot souffle sa 1re bougie - 😠À Sousceyrac et Saint-Saury
Les sept éoliennes de Valorem et de la société Ségala ENR tournent depuis un an sur le plateau de La Luzette, entre Lot et Cantal. Elles ont été inaugurées vendredi soir, à Sousceyrac. Les opposants à l'éolien étaient présents.
Sur les hauteurs de Sousceyrac et de Saint-Saury (Cantal), les sept éoliennes du 1er parc éolien du Lot tournaient, en plein vent, vendredi.
Après un an de mise en service, l'inauguration champêtre de La Luzette s'est finalement déroulée à l'abri d'une météo peu clémente, dans le gymnase de Sousceyrac, vendredi soir.
«Toute l'originalité de ce parc, confiait Laurent Causse, président de la société locale Ségala ENR qui détient 40 % des parts, c'est le montage collectif et citoyen de ce projet porté par Valorem, le développeur. Ce sont ainsi 180 personnes du territoire qui ont mobilisé 2,30 M€ d'épargne en un seul trimestre, dont 35 jeunes, mais aussi 109 agriculteurs, aux côtés des collectivités locales et de Valorem pour un investissement global de 28,50 M€.»
Dès 2007, Valorem a prospecté sur le secteur. Puis, entre visites de parcs, études, réflexion, montage juridique et financier, le projet a pris forme. Les travaux ont été engagés en octobre 2015. «C'était un dossier complexe, sur deux communes, deux départements, deux régions, mais qui a abouti grâce à une entente formidable», déclarait le maire de Saint-Saury qui, avec son homologue de Sousceyrac, Francis Laborie, ont souligné «les retombées économiques et financières directes pour le territoire, et un chantier auquel les entreprises locales ont été associées.» Tous les élus présents, dont le président de Cauvaldor, Gilles Liébus ont mis en avant «la nécessité de produire des ressources énergétiques locales.»
«C'est le sens de notre engagement à Fermes de Figeac », poursuivait Pierre Lafragette, président de la coopérative agricole, partenaire du projet. «Participer aux enjeux globaux liés au changement climatique grâce aux énergies renouvelables : le photovoltaïque, l'éolien, le bois et demain la méthanisation.»
Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, revenait sur «cette relation de confiance dans ce projet, qui n'a croisé aucune opposition locale, fait assez exceptionnel !» et rappelait : «Ce parc produit 31 000 MW/h par an, l'équivalent de la consommation électrique de 11 foyers de 4 personnes (hors chauffage et eau chaude).»
Une production d'électricité au gré du vent.
Une année en demi-teinte
«La production n'a pas été exceptionnelle, nous confiait Laurent Causse, du fait d'une mauvaise année en vent, de pâles défectueuses qui ont été remplacées et de la période de test et rodage. Mais les objectifs prévisionnels du site restent conformes, avec un gisement vent très intéressant pour la suite».
Les opposants
«Ce n'est pas tant contre ce projet que nous bravons la pluie aujourd'hui», avouait ce Cantalien, campant avec une quinzaine d'autres opposants devant le gymnase de Sousceyrac, pour six associations contre l'éolien du Lot, du Cantal et de la Corrèze. «Mais cette réalisation est la porte ouverte à beaucoup d'autres, ce sera l'envahissement de la châtaigneraie avec déjà des tas de projets à l'étude», déclarait-il avant de lister les nuisances…

04/07/17 : Aveyron : Six éoliennes de plus en Aveyron : une «manne financière» pour la Fédération du bâtiment
Six éoliennes seront bientôt érigées sur la commune d’Arques. Une bouffée d’air économique selon la FBTP 12
En septembre, six éoliennes seront érigées sur la commune d’Arques, à quelques kilomètres de Ségur. Ce parc produira chaque année l’équivalent de l’électricité consommée par 10 000 personnes. Et c’est l’entreprise Quadran, un énergéticien 100 % renouvelables, qui en assure la réalisation.Actuellement, sont effectués les travaux de terrassement, de réseaux et fondation. L’occasion pour Daniel Drulhet, le président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de l’Aveyron (FBTP 12) de se féliciter de la «manne financière» que génère ce projet. « Ces travaux ont été confiés à des entreprises aveyronnaises pour un marché de 2,4 millions d’euros », relate-t-il dans un communiqué.
« L’équivalent de 20 emplois en local »
« Notre profession a perdu 1640 emplois salariés en 8 ans, sur les 7600 que comptait l’Aveyron en 2008 (chiffres Insee), on ne peut donc pas se passer d’un créneau porteur, qui est vert et nécessaire à l’atteinte des objectifs de sauvegarde de l’environnement, arrêtés dans deux Grenelles et confirmés par tous les ministres successifs en charge de l’Ecologie. Si on estime à 120 000 €/an le chiffre d’affaires correspondant à un emploi équivalent temps plein annuel, les 2,4 millions euros générés par le parc Quadran d’Arques représentent l’équivalent de 20 emplois en local ».
Si le patron de la FBTP 12 monte au créneau sur la défense de la réalisation de parcs éoliens en Aveyron, c’est parce que selon lui, « nos territoires sont en danger et ont besoin de cette activité, y compris sous un angle économique. L’éolien est un des éléments de réponse ! ». De quoi souffler sur les braises du sujet toujours tempétueux concernant la création de parcs éoliens en Aveyron. Pour mémoire, le département compte 484 éoliennes réparties dans 64 parcs.

02/07/17 : Aude : Préfecture et Département s'invitent dans le conflit
Parc éolien de Bouriège : L'imbroglio autour du parc éolien de Saint Pierre le Clair se poursuit (nos éditions du 20, 22 et 29 juin). Alors que vendredi 30 juin, les opposants au parc étaient pour onze d'entre eux assignés en référé au tribunal de Carcassonne, audience renvoyée au 7 juillet prochain, le conseil départemental de l'Aude a dans la foulée pris un arrêté d'alignement, le même jour. Arrêté qui «élargit» le domaine public routier, et qui n'est pas du goût des riverains du hameau de Saint Sernin..
Pour les opposants, le président du département André Viola «prend ainsi position pour favoriser une compagnie». Du côté des services du Département, qui assuraient 10 jours plus tôt qu'aucun arrêté d'alignement ne serait pris, préférant laisser les services de l'État démêler cette question épineuse, il s'agit là d'une mesure de mise en sécurité prise à la demande de la préfecture. «Suite à la pose d'IPN par les riverains (poutre à profil normal), et suite à une rencontre entre les services de la préfecture et services du Département, et suite à la constatation que ces éléments nouveaux sur le terrain génèrent un danger pour l'ensemble des usagers de la route, il a été décidé par le Département de prendre cet arrêté, à la suite d'une suggestion écrite du préfet», explique Jean Brunel, directeur de cabinet du président André Viola. «Cet arrêté n'est pas lié à la problématique de circulation des convois de Valeco. On ne l'a pas pris pour faire plaisir à quelqu'un, on le prend car il y a une question de mise en danger», insiste Jean Brunel.
Reste à voir à présent si les nouvelles limites du domaine public routier telles que définies aujourd'hui permettent ou non aux convois de rejoindre le parc.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/02/2605211-prefecture-et-departement-s-invitent-dans-le-conflit.html

01/07/17 : Aude : Parc éolien de Bouriège : préfecture et département s'invitent dans le conflit

L’imbroglio autour du parc éolien de Saint Pierre le Clair se poursuit. Alors que vendredi 30 juin, les opposants au parc étaient pour onze d’entre eux assignés en référé au tribunal de Carcassonne, audience renvoyée au 7 juillet prochain, le conseil départemental de l’Aude a dans la foulée pris un arrêté d’alignement, le même jour.
Arrêté qui « élargit » le domaine public routier, et qui n’est pas du goût des riverains du hameau de Saint Sernin.. Pour les opposants, le président du département André Viola « prend ainsi position pour favoriser une compagnie ». Du côté des services du Département, qui assuraient 10 jours plus tôt qu’aucun arrêté d’alignement ne serait pris, préférant laisser les services de l’État démêler cette question épineuse, il s’agit là d’une mesure de mise en sécurité prise à la demande de la préfecture.
« Suite à la pose d’IPN par les riverains (poutre à profil normal), et suite à une rencontre entre les services de la préfecture et les services du Département, et suite à la constatation que ces éléments nouveaux sur le terrain génèrent un danger pour l’ensemble des usagers de la route, il a été décidé par le Département de prendre cet arrêté, à la suite d’une suggestion écrite du préfet », explique Jean Brunel, directeur de cabinet du président André Viola.
« Cet arrêté n’est pas lié à la problématique de circulation des convois de Valeco. On ne l’a pas pris pour faire plaisir à quelqu’un, on le prend car il y a une question de mise en danger », insiste Jean Brunel. Reste à voir à présent si les nouvelles limites du domaine public routier telles que définies aujourd’hui permettent ou non aux convois de rejoindre le parc.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/01/2604896-parc-eolien-bouriege-prefecture-departement-invitent-conflit.html

01/07/17 : Le Cri du Vent dénonce la «frénésie éolienne» des élus
Vendredi 16 juin, le Cri du Vent tenait son assemblée générale annuelle à Courtauly. Dans son rapport moral, le président Jean Baudeuf se félicitait du jugement rendu par le tribunal administratif de Montpellier , le 9 décembre dernier, qui déboute Raz Énergie de sa demande d' annulation de l' arrêté préfectoral refusant le permis de construire des éoliennes de Montjardin . Il précisait combien «il convenait de rester vigilants et mobilisés, car d'une part Raz Énergie a fait appel de ce jugement et, d'autre part, une véritable frénésie éolienne s'est emparée des élus audois. On assiste à une inflation galopante des projets : Festes- Saint-André , Saint-Polycarpe, les Corbières , qui viennent s'ajouter aux implantations en cours dans la Montagne Noire, le Lézignanais et le Fenouillèdes».
Et d'ajouter : «A ce rythme, le nombre d'éoliennes dans l'Aude devrait pratiquement doubler, passant de 265 machines aujourd'hui , à 500 dans les dix ans qui viennent, faisant de l'Aude un gigantesque parc éolien industriel , ne créant aucun emploi local et chassant les touristes, les résidents secondaires et les candidats à l' installation».
Il invitait les élus audois à ne pas se tromper d' objectif : «En croyant servir l'intérêt particulier de leur village , ils participent en réalité à l'œuvre de destruction massive de ces paysages ruraux authentiques et préservés qui sont le principal atout de ces villages».
Jean Baudeuf rappelait que le Cri du Vent était solidaire des Amis de Saint-Sernin , et qu'il continuerait à les soutenir sur le terrain, «pour empêcher le passage en force et en toute illégalité (par empiétement sur un domaine privé), des camions amenant les éléments d'éoliennes, lesquels, contrairement à ce qu'affirmait la société Valeco , n'ont pas la place de passer sur la voie publique ». Après un symbolique «no pasaràn !», le président levait la séance et invitait l'assemblée à se retrouver autour du traditionnel verre de l' amitié.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/01/2604503-le-cri-du-vent-denonce-la-frenesie-eolienne-des-elus.html

01/07/17 : Aude : Les opposants au parc éolien et le promoteur face aux juges
Mercredi dernier, 11 des opposants au projet éolien géré par la SARL Parc éolien de la Bruyère, à Bouriège , ont reçu une assignation à comparaître devant le juge des référés prévue hier à 10 heures à Carcassonne.
Hier, le tribunal de Carcassonne a été pris d'assaut par les opposants au projet éolien du parc de Saint Pierre le Clair, commune de Bouriège. onze d'entre eux étaient assignés à comparaître en référé par la SARL Parc éolien de La Bruyère, une vingtaine de personnes supplémentaires étaient venues en soutien, de Chalabre jusqu'à la Montagne Noire. Certains membres de l'association Vent Mauvais, qui s'oppose depuis des années au parc Eolien du Sambrès, dans la commune de Roquefère, avaient également fait le déplacement. Pour la société éolienne, les opposants «occupent abusivement la chaussée au mépris des dispositions de l'arrêté départemental» les autorisant à emprunter la RD52.
De leur côté, les opposants estiment être dans la légalité puisqu'ils sont depuis plus de trois semaines maintenant positionnés sur des parcelles privées, de part et d'autre de cette même route départementale. C'était là l'une des réponses que devait apporter cette audience hier matin à Carcassonne. Il faudra attendre la semaine prochaine, l'audience ayant été renvoyée au vendredi 7 juillet. Renvoi d'ailleurs demandé par la société requérante, à la grande surprise de Maître Darriberre, pour les opposants. «L'assignation en référé d'heure à heure a été remise mercredi matin, on met tout le monde dans l'embarras en convoquant une audience en urgence, pour ne pas être prêt et demander à renvoyer l'affaire», s'est-il étonné. La présidente Sophie Mollat a estimé que le conflit était suffisamment important pour que les échanges soient complets et qu'ait lieu un débat contradictoire, d'où ce renvoi.
Pour les opposants, cette première audience n'en reste pas moins une première victoire, estimant que «la société ne s'attendait pas à ce nous soyons représentés et en mesure de nous défendre. Et puis nous avons reçu dans la journée des appels de soutien de la France entière, ce qui est très encourageant» expliquaient-ils dans l'après-midi.
Dans cette assignation, la SARL Parc éolien de la Bruyère estime «avoir subi un préjudice financier qui ne cesse de s'accroître, s'évaluant pour la seule période du 9 au 13 juillet à 80 000 €».
Pour voir notre vidéo : https ://www.facebook.com/LaDepeche11/

29/06/17 : Aude : Des agriculteurs protègent leurs terres menacées par les éoliennes et se retrouvent au tribunal
20h20 Bouriège (Lengadoc Info) – Depuis une vingtaine de jours, la commune de Bouriège (Aude), 120 habitants, connaît une certaine effervescence. Ce vendredi 30 juin, onze habitants de la commune sont convoqués au tribunal de Carcassonne. Il leur est reproché de bloquer physiquement les camions d’un chantier d’éoliennes au niveau du pont du Rec. Seulement voilà, pour accéder au chantier, les camions sont obligés de traverser les terres de ces ruraux hostiles au projet.
Un projet d’éoliennes qui dure depuis 12 ans
A Bourriège, on se croirait presque dans le film Milagro de Robert Redford. Depuis 22 jours désormais, les Bouriègeois habitants aux alentours du pont du Rec se mobilisent pour stopper les camions du groupe Valeco et de ses sous-traintants qui doivent construire trois éoliennes sur la commune. Ce projet, qui existe depuis maintenant douze ans, fait face à une très forte résistance de la part des habitants et plusieurs entreprises énergétiques s’y sont cassés les dents. C’est donc désormais le groupe Valeco, qui après avoir racheté le projet à Alstom, tente de l’imposer de force aux habitants.
Seulement voilà, Valeco doit faire face à un petit problème, les terrains où doivent être installées les éoliennes, ne disposent pas de voies d’accès suffisamment importantes pour permettre aux gigantesques convois d’apporter les éléments des trois éoliennes (une pale d’éolienne fait près de 45 mètres).
« Avant qu’ils achètent, nous avons bien dit à Valeco que c’était un mauvais projet et qu’il n’y avait pas les voies d’accès sur le permis de construire. Ils étaient donc au courant » nous explique Agnès Roy du collectif des Résistants du Pont du Rec. « Ils ont proposé des sommes de dédommagement allant jusqu’à 400 000 €, mais nous, on n’en veut pas, on n’est pas achetables ».
Des propriétés privées violées à plusieurs reprises
« En janvier dernier la compagnie Aberous, un sous-traitant de Valeco, est passée en force sur une propriété privée, à 5 heures du matin en écrasant les plots du géomètre et en présence des gendarmes. Nous avons porté plainte mais à chaque fois le tribunal administratif a préféré croire Valeco ». Les habitants finissent pourtant par obtenir gain de cause mais au civil.
Depuis une vingtaine de jours, le groupe Valeco cherche désormais à passer en force. « Quand on a vu dernièrement les socles d’éoliennes à Bouriège, on s’est mis sur une propriété privée ». Quand le premier convoi est arrivé, les habitants présents ont fait une chaîne humaine le long de la propriété et le convoi n’est pas parvenu à passer.
« Il y a dix jours, ils sont passés en force à 5 heures du matin. La clôture a été arrachée et les jeunes qui dormaient sur le terrain ont été plaqués de force et leurs téléphones ont été jetés dans la nature ». Une plainte a depuis été déposée.
Aussi la convocation au tribunal ce vendredi passe mal chez les résistants : « c’est nous, les victimes, qui nous retrouvons au tribunal comme des délinquants, c’est hallucinant ».http://www.lengadoc-info.com/5244/environnement/aude-agriculteurs-protegent-leurs-terres-menacees-eoliennes-se-retrouvent-tribunal/

29/06/17 : Aude : Le passage en force scandaleux d'un projet éolien

Résistance !
Le Préfet de l'Aude envoie ses gendarmes pour faciliter la violation d'une propriété privée.
Les dernières nouvelles.
Les camions des sous traitants du promoteur Valéco sont passés en molestant les personnes présentes, en détruisant la clôture et en violant la propriété privée sur laquelle nous nous trouvions depuis 16 jours. Plaintes ont été déposées pour violation de la propriété privée et agression.
Ce matin, la gendarmerie qui n'était pas là lors des faits précédents sauf pour les constater est revenue et en grand nombre à 11h quand un camion de la société Averous, sous traitante de Valéco est passée en force alors que nous étions toujours dans notre droit . En effet après l'arrachage d'une partie de la clôture , les "résistants du Pont du Rec" ont décidé de la restaurer tout en la consolidant.
Ceci en étant plus que respectueux de la loi puisque les piquets ont été mis à 50 cms à la limite de la propriété privée pour faciliter les travaux de la DDE. Nous tenant devant ces piquets , nous étions toujours sur la même propriété privée. Le propriétaire qui était sur les lieux est resté bloqué entre le camion et 1 piquet . Une main ne pouvait pas passer entre son ventre et le camion . Nous avons demandé aux gendarmes d'intervenir en faisant reculer le camion mais les gendarmes ont préféré monter sur le plateau du camion pour faire partir ce propriétaire et un autre résistant.
Pour nous ,présents sur le terrain, il s'agissait pour certains gendarmes non pas d'intervenir pour des questions de sécurité mais pour favoriser le passage de ce camion. Nous ne leur avons d'ailleurs exprimé en leur soulignant qu'ils favorisaient une compagnie privée plutôt que des citoyens qui se battent pour leur droit . Nous les avons informés qu'un géomètre expert avait fait des relevés et au moment où l'action se passait leur commandant venait de recevoir cette expertise. Rien n’y a fait et le camion est passé. 60 autres camions, bien plus gros que celui là, arriveront pour acheminer le matériel éolien.
Lors du prochain camion qui sera bien plus large , nous serons peut être derrière la clôture : est ce que les gendarmes demanderont au camion de faire demi-tour ou l'aideront-ils à passer en violant la propriété privée ?
Nous demandons l’arrêt total de ce projet dont le permis a été acquis frauduleusement et que les faits quotidiens viennent prouver. Nous avons besoin de vos soutiens et nous remercions tous ceux de France et de l'étranger qui nous écrivent ou se déplacent . Nous n'avons pas toujours le temps de répondre à chacun, soyez tous remerciés.
Merci notamment à la Fédération Environnement Durable (FED) et à toutes ses associations .
Le Rec devient un pont emblématique, celui d'un espoir démocratique ou celui d'une honte républicaine.
Pour soutenir le collectif des résistants du Pont du Rec - Agnès Roy : 06 08 66 53 97

29/06/17 : ACTUALITÉS : OCCITANIE - ENTRE LOT ET CANTAL, LE PARC ÉOLIEN CITOYEN DE LA LUZETTE INAUGURÉ CE VENDREDI
OCCITANIE - Entre Lot et Cantal, le parc éolien citoyen de La Luzette inauguré ce vendredi
Les communes de Saint-Saury (Cantal) et Sousceyrac-en-Quercy (Lot), le groupe VALOREM ainsi que la SAS SEGALA ENR inaugurent ce vendredi 30 juin les 7 éoliennes du parc de La Luzette Energies, en compagnie des citoyens et partenaires qui ont contribué à sa réalisation.
Une énergie propre et locale, qui contribue à remplir les objectifs nationaux
Depuis l’été 2016, ces 7 éoliennes de marque VESTAS produisent de l’électricité verte qui vient alimenter les consommateurs aux alentours. Leur production annuelle est estimée à 31 000 MWh, l’équivalent de la consommation électrique de 11 000 foyers (hors chauffage et eau chaude*).
Ce parc participe donc pleinement aux objectifs de la Loi de Transition Energétique de porter la part des énergies renouvelables à 40% du mix électrique en 2030.
Un partenariat réussi entre un développeur éolien et tout un territoire
Dès les prémices du projet, les élus des collectivités du Cantal et du Lot concernées par le projet se sont concertés afin d’organiser un développement éolien respectueux de leur territoire.
En parallèle, des agriculteurs et habitants ont souhaité prendre part au projet éolien. Convaincu qu’il faut valoriser les ressources de nos territoires avec en premier lieu leurs acteurs, VALOREM a répondu favorablement à leur demande. Les élus ont délégué l’organisation de la participation locale à la Coopérative Agricole Fermes de Figeac, au travers de la SAS SÉGALA ENR. Rapide et forte, la participation citoyenne a rassemblé 180 habitants, devenus ainsi actionnaires de leur parc éolien et impliqués dans sa gouvernance.
Par ailleurs, soucieux de soutenir en priorité l’économie locale, VALOREM a fait appel autant que possible à des entreprises régionales. Les sociétés COLAS et CHAVINIER (Cantal) ou STAP (Lot) ont par exemple réalisé les voiries et réseaux.
Point d’orgue de ce projet initié en 2007, l’inauguration rassemble les élus, citoyens et entreprises qui ont participé à sa réussite.
Vous êtes cordialement invité à vous joindre au coupé du ruban et à la cérémonie d’inauguration qui se dérouleront à partir de 17h au pied de l’éolienne n°5.
Vous pouvez nous rejoindre dès 15h30 pour une découverte du parc éolien.
*Sources ADEME, CRE, ENERTECH, INSEE, CEREN, MEDD
A propos de La Luzette Energies
Maître d’ouvrage du projet, La Luzette Energies a été crée spécifiquement pour assurer la construction puis l’exploitation des 7 éoliennes.Son actionnariat est réparti entre VALOREM, la SAS SEGALA ENR et les communes de Saint-Saury et Sousceyrac-en-Quercy.
A propos de VALOREM S.A.S. :
Opérateur en énergies vertes, le groupe VALOREM maîtrise tout le processus de valorisation des énergies renouvelables, du développement à l’exploitation en passant par des prestations d’assistance à maîtrise d’ouvrage, de construction ou d’audit. Fort de ses 180 collaborateurs, VALOREM est présent en France, aux Caraïbes, en Europe du Nord et en Afrique.
Depuis 2014, Valorem est certifié ISO 9001 et ISO 14001.
Plus d’information sur : www.valorem-energie.com
http://www.occitanie-tribune.com/articles/2962/occitanie-entre-lot-et-cantal-le-parc-eolien-citoyen-de-la-luzette-inaugure-ce-vendredi/


29/06/17 : Aude : Bouriège : Valeco passe à l'offensive
Depuis plus de trois semaines , la route D52 est bloquée par des camions de transport d'éléments éoliens de la société Valeco, censés rejoindre le parc de St Pierre le Clair. Les riverains, farouchement opposés à ce projet depuis 10 ans, campent de part et d'autre de lachaussée , sur des parcelles privées, pour les empêcher de passer ( voir notre édition du 20 juin). La semaine dernière , les camions ont opéré un 1er passage en force, qui a conduit à deux plaintes des opposants pour dégradation et pour violence ( voir notre édition du 22 juin ). Hier, c'était au tour de la société de faire appel à la justice , 11 habitants du hameau ayant reçu, par huissier , «une assignation en référé avec une convocation au tribunal de Carcassonne vendredi matin à 10 heures ». Cette assignation est justifiée par une occupation «abusive de la chaussée au mépris des dispositions de l'arrêté (N.D.L.R. : arrêté départemental qui autorise le passage des camions sur cette D52)». «Vous pouvez comprendre notre émoi dans la situation de victimes et de défenseurs de nos droits dans laquelle nous sommes et qui se trouvent en position de délinquants», plaident les riverains. Ils appellent au soutien et à la mobilisation, demain à 9 h 30 devant le tribunal de Carcassonne.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/29/2602822-bouriege-valeco-passe-a-l-offensive.html

28/06/17 : Un député de Lozère part en guerre contre les éoliennes

Récemment réélu à l'Assemblée nationale, Pierre Morel-à-l'Huissier a un cheval de bataille : lutter contre la pollution visuelle supposée des éoliennes. Il est l'auteur d'une proposition de loi qui vise à imposer un périmètre de 2 kilomètres autour de paysages protégés ou classés. Une mesure qui stopperait nombre de projets comme nous le confirme Delphine Lequatre, responsable juridique au Syndicat des énergies renouvelables.
La France est un véritable musée à ciel ouvert : le pays compte pas moins de 2.700 sites classés et protégés, 4.000 sites inscrits et 44.236 monuments historiques ! Autant de lieux que le député Les Républicains Pierre Morel-à-l'Huissier souhaite placer sous cloche, en imposant un périmètre d'exclusion de 2 kilomètres lors de l'installation d'éoliennes. Dans une proposition de loi déposée le 6 juin 2017, peu de temps avant sa réélection à l'Assemblée nationale, le député de Lozère se montre particulièrement vindicatif : évoquant d'abord l'autorisation environnementale unique, il glisse ensuite sur la notion de pollution visuelle, puis sur celle de l'impact sanitaire avant de terminer sur la dévaluation de biens immobiliers.
Un impact sanitaire ou environnemental ?
Delphine Lequatre, responsable juridique du Syndicat des énergies renouvelables (SER), détaille le texte pour Batiactu : "Il reflète les positions et argumentaires classiques des opposants aux éoliennes terrestres comme France Environnement Durable ou Vent de colère. Sur l'autorisation environnementale unique, par exemple, le député dénonce un affaiblissement de la protection de l'environnement. Mais cette autorisation est juste le regroupement en une seule procédure de toutes les autorisations existantes, pour n'avoir qu'un interlocuteur unique". Une démarche qui gêne les anti-éoliennes puisqu'elle réduit le nombre de recours possibles à un seul, contre l'autorisation unique elle-même, plutôt que contre chacune des six autorisations antérieures. "Mais toutes les étapes contentieuses sont respectées, jusqu'au Conseil d'Etat si le plaignant le souhaite", assure la juriste. "Et les règles sont inchangées, le droit est constant, il n'y a pas eu d'assouplissement au profit des éoliennes et au détriment des riverains ou du patrimoine".
Autre point soulevé par le député de Lozère : un avis de l'Académie de médecine qui recommanderait d'implanter les éoliennes "à plus de 1.500 mètres des habitations pour éviter les maux de tête ou les insomnies graves". "Il s'agit là d'une contrevérité", analyse Delphine Lequatre. "Un rapport de 2006 préconisait bien cette distance mais pour des machines d'une puissance supérieure à 2,5 MW. Et depuis, en mars 2017, l'Anses a rendu un rapport sur l'impact sanitaire des éoliennes et qui conclut qu'il est inutile de toucher à la distance minimale de 500 mètres". Les lieux d'implantation sont, de toute façon, étudiés au cas par cas, avec les services de l'Etat, sous l'égide du préfet et en bonne intelligence entre les porteurs de projets et les riverains. La proposition de loi du député Morel-à-l'Huissier glisse ensuite l'affirmation suivante : "La construction d'éoliennes conduit également à un endommagement de la qualité de l'eau : des habitants se retrouvent privés d'eau potable, avec des répercutions sur la santé publique". Une phrase qui fait bondir la responsable juridique du SER : "Tout d'abord, cela n'a rien à voir avec l'objet de la loi. Ensuite c'est faux. Depuis que les éoliennes sont sous régime ICPE avec un volet sur la protection de l'eau, c'est impossible".
Un élu opposé à l'éolien par principe
Le député de Lozère annonce ensuite que la présence des turbines entraînerait une forte dévaluation des biens immobiliers "de 20 à 40 % pour un bien à 2 km d'une éolienne". Réponse de Delphine Lequatre : "Il n'y a aucune conclusion possible d'après les quelques études réalisées. Et il n'y a pas de dépréciation constatée. Au contraire même, avec l'installation d'un parc éolien dans une commune rurale, il y a potentiellement plus d'activité ou une rénovation de voirie qui rendra le territoire plus attractif, notamment pour des jeunes actifs. Certains maires l'ont observé".
Au-delà de ces arguments, le SER ne s'étonne pas du dépôt de cette proposition de loi. La juriste nous explique : "Nous ne sommes pas particulièrement inquiets, le gouvernement ne laissera jamais passer cette loi". Déjà, au début de 2016, des amendements avaient été déposés pour éloigner, cette fois de 10 km, les éoliennes des monuments historiques. Et ils avaient été écartés en raison du coup d'arrêt qu'ils porteraient à la filière et à la transition énergétique en cours. Pour autant, le syndicat s'attend à d'autres textes du même acabit, portant sur la taille des éoliennes les plus puissantes ou sur la densification des parcs dans certaines régions comme les Hauts-de-France ou le Grand Est. Sur les motivations de Pierre Morel-à-L'Huissier, Delphine Lequatre souligne : "La Lozère est un territoire hostile aux éoliennes, parce qu'en raison de la faible végétation elles sont plus particulièrement visibles". Réélu lors des législatives, le député sera-t-il toujours aussi véhément pour satisfaire ses électeurs ?
http://www.batiactu.com/edito/un-depute-lozere-part-guerre-contre-eoliennes-49659.php


27/06/17 : 66 : Projet d’éoliennes avorté : la mairie condamnée en appel
Le couperet est tombé le 23 mai dernier. La cour administrative d’appel de Marseille a finalement décidé de donner gain de cause à la société Electribent et de condamner la commune de Salses à lui payer 134 714 euros , suite à l’ abandon en cours de route d’un projet éolien. L’État, qui avait approuvé le 2 juin 2009 la création d’une zone de développement éolien (ZDE) sur le secteur incriminé (à la limite du...
http://www.lindependant.fr/2017/06/27/projet-d-eoliennes-avorte-la-mairie-condamnee-en-appel,3029466.php

27/06/17L’Occitanie détaille son scénario pour devenir une région à énergie positive
Diviser par deux la consommation énergétique par habitant, multiplier par trois la production d’énergie renouvelable, la région Occitanie vient de dévoiler son plan d’actions en vue de devenir «la première région française à énergie positive à l’horizon 2050».
Quatre mois après le lancement de la démarche baptisée «Région à énergie positive», Carole Delga, la présidente (PS) de la région Occitanie, a présenté les grandes lignes de son plan d’actions lors d’un séminaire organisé le 26 juin à Toulouse. Élaboré avec le concours d’une centaine d’experts réunis au sein de sept groupes de travail (projet, bâtiment, industrie, agriculture, transport, territoire, impact socio-économique), le scénario présenté par la collectivité s’appuie d’abord sur un état des lieux de la consommation énergétique.
En 2015, celle-ci s’élevait à 124,3 TWh, près de la moitié de ce total étant dû aux secteurs résidentiel (39,3 TWh) et tertiaire (19,2 TWh). Quant à la production d’énergie, elle est assurée par le pétrole (59,1 TWh), le nucléaire (18,7 TWh, centrale de Golfech), la biomasse (11,1 TWh), l’hydraulique (10,2 TWh) et l’éolien (2,4 TWh). «Au total, la production d’énergie renouvelable délivrée, au niveau de la demande finale, s’élève à 24,1 TWh, précise Carole Delga. De fait, le coefficient Repos (rapport entre la consommation d’énergie renouvelable produite en Occitanie et la demande finale totale, NDLR) s’élève à 19,4%. L’objectif de notre scénario consiste à évaluer les caractéristiques d’une trajectoire énergétique portant ce taux à 100% en 2050*.»
75 000 rénovations par an dans le résidentiel
Pour y parvenir, la région entend mener à bien plusieurs grands chantiers. Dans le résidentiel, «plus encore que la construction de logements neufs à très basse consommation d’énergie», le levier d’action le plus important concerne la rénovation énergétique. Le scénario prévoit 52 000 rénovations par an en moyenne d’ici à 2030, puis 75 000 par an entre 2030 et 2050, «après quelques années de mise en route et de formation des acteurs». Au final, la consommation énergétique devait passer de 39,3 TWh à 29,6 TWh (-24,7%). Autre levier, le secteur tertiaire. Comme pour le résidentiel, la rénovation énergétique des locaux existants permettrait de réduire la facture de 28% en passant de 19,2 TWh à 13,9 TWh d’ici à 2050. La plus importante réduction concernerait les transports, avec une baisse de l’ordre de 61% (de 46,9 TWh à 18,4 TWh). En parallèle à cette diminution programmée des consommations énergétiques, la région entend augmenter la production d’énergie renouvelable. En matière d’éolien terrestre, la puissance installée passerait de 1 038 MW à 5 500 MW (soit 200 MW supplémentaires par an). En matière d’éolien maritime, la puissance installée pourrait atteindre 1 500 MW en 2030 et 3 000 MW en 2050. Côté solaire photovoltaïque, la puissance du parc passerait de 1 276 MW à 15 070 MW, soit une multiplication par un facteur 11,8. Le scénario table également sur un développement de la biomasse (objectif de production: 4 000 GWh) et de l’hydrogène renouvelable (pour éponger les surcapacités). «Dans cette hypothèse, le coefficient Repos estimé dans ce scénario serait de 102%, c’est-à-dire que les productions en énergie renouvelables en 2050, soit 77 128 GWh, seraient légèrement supérieures à l’ensemble des consommations énergétiques, qui s’élèveraient à 75 711 GWh», relève Carole Delga, sans chiffrer le coût de ce plan d’actions. Une phase de concertation sera lancée à l’échelle régionale en septembre 2017 afin de préciser les contours de ce scénario et d’identifier les actions concrètes à mettre en œuvre.
* La population de la région Occitanie, qui est de 5,79 millions d’habitants, devrait avoisiner 7,2 millions en 2050. Une évolution dont tient compte le scénario Repos.
http://www.lemoniteur.fr/article/l-occitanie-detaille-son-scenario-pour-devenir-une-region-a-energie-positive-34609449

26/06/17 : Aveyron : Millau : de recours en recours, l'interminable saga des éoliennes de Cornus
Un projet citoyen, prévoyant l'implantation de trois machines au domaine de Tapies à Cornus, sème le trouble entre les habitants. Depuis 2005, le débat fait rage devant la justice, mais le dernier permis de construire en date devrait leur permettre de voir le jour.
C'était il y a douze ans. À l'époque, Jean-Louis Vidal, agriculteur au domaine de Tapies, à Cornus, lance un projet participatif et citoyen pour la construction de trois éoliennes sur sa commune, sans se douter de l'interminable guerre administrative qu'il venait d'engager (lire ci-dessous). Depuis 2005, la justice fait tampon entre les 97 porteurs du projet, regroupés en la SAS Escandorgue, et certains particuliers, farouchement opposés à l'arrivée de ces nouvelles éoliennes.
Soutenu par la communauté de communes Larzac et Vallées, et notamment par son président Christophe Laborie, engagé dans l'initiative depuis son lancement, Jean-Louis Vidal porte un regard optimiste sur la suite des événements.
"Un projet participatif et citoyen"
Jean-Louis Vidal dépose en 2005 un premier permis de construction concernant une éolienne. Puis, en 2007, il en imagine deux autres. Ce sont donc trois machines, d'une puissance d'environ 0,8 mégawatts chacune et pour un montant de trois millions d'euros, qui doivent être installées. Les porteurs de cette action participative étant tous des citoyens du secteur, en apparence, l'idée avait de quoi séduire.
"Parmi la centaine de porteurs du projet, on compte une majorité d'agriculteurs. Il y a aussi des artisans, des fonctionnaires, des commerçants", détaille Jean-Louis Vidal. Une action citoyenne de ce genre serait, selon lui, le seul moyen d'éviter la prolifération d'éoliennes partout dans le décor. Ici, les citoyens sont décisionnaires. "Un projet participatif et citoyen, ça évite surtout les surenchères sur les prix, défend Christophe Laborie. Avec ce projet, on a une énergie propre, on se montre capable de développer et de maîtriser les lieux d'implantation et, par-dessus tout, on maîtrise les retombées économiques, qui bénéficient aux habitants du territoire."
Un site sensible
Le projet fait face à une armada d'antagonistes pour plusieurs raisons. D'abord parce que "même si le projet est séduisant car petit par sa taille, il est la porte ouverte à de nouvelles implantations, regrette Jean Marty, du collectif Agir pour le Lévézou. Comment se dresser contre les promoteurs après que les habitants ont eux-mêmes penché en faveur des éoliennes ?" Ensuite parce que le domaine choisi, celui de Tapies, à Cornus, se trouve sur l'un des seuls points hauts du plateau du Guilhaumard.
Les éoliennes risquent donc d'être visibles depuis de nombreux points de vue. Mais aussi parce que c'est un site occupé par diverses espèces d'oiseaux, notamment les chiroptères. "Trois des seize espèces détectées sont potentiellement sensibles aux collisions avec les pâles des éoliennes", précise un arrêté de la cour d'appel de Bordeaux, daté de novembre 2016. Reste surtout l'argument phare des anti-éoliennes : le bruit. "Un dépassement des émergences sonores en période nocturne a été constaté sur deux des trois machines", dénonce le même arrêté.
Obstruction judiciaire
La SAS Escandorgue obtient gain de cause en août 2014 après avoir déposé un permis modificatif prenant en compte lesdites préoccupations. Mais les détracteurs du projet campent sur leurs positions et un nouveau recours contre le permis de construire est déposé. Jean-Louis Vidal dénonce aujourd'hui "la dictature d'une minorité". Selon lui, ses opposants s'acharnent dans "l'obstruction judiciaire", contre un projet qui vise pourtant à maîtriser à la fois le lieu d'implantation des machines, ainsi que l'argent qu'elles produiront.
"C'est à se demander s'ils ne sont pas de mèche avec les promoteurs", lâche-t-il. Face à l'éventualité d'une nouvelle annulation du permis, l'homme qui "attend beaucoup de l'arrivée de Nicolas Hulot au gouvernement", se veut déterminé : "dans ce cas, on déposerait un nouveau dossier."
De recours en recours...
Un premier permis de construire est déposé par la SAS Escandorgue, le 21 juin 2007. Celui-ci est refusé par le préfet de l’Aveyron, Georges Goeffret, le 27 décembre 2007, qui justifie sa décision par "l’incompatible implantation du projet sur le plateau du Guilhaumard". Peu de temps après, le 27 février 2008, la SAS Escandorgue appelle au réexamen de sa demande. Le permis de construire leur est finalement accordé par le préfet, le 14 décembre 2009.
Au même moment, des opposants aux éoliennes invoquent un recours contre ce permis, qui est annulé par le tribunal administratif de Toulouse, le 27 juin 2014. Ce revirement de situation est dû à un vice de forme dans le dossier, et précisément à l’absence de "mesure contraignante afin de prévenir des impacts du projet sur les oiseaux", et d’une mention concernant les nuisances sonores "que la Direction générale de l’environnement (DRE) Midi-Pyrénées a qualifié d’inacceptables".
Un permis modificatif, comprenant cette fois lesdites mentions, est alors déposé par la SAS Escandorgue, qui obtient gain de cause le 28 août 2014, date à laquelle le nouveau permis est validé. Évidemment, un recours a encore été invoqué par les anti-éoliens. Celui-ci n’étant pas encore passé devant le juge, rien ne semble encore gagné.
http://www.midilibre.fr/2017/06/25/millau-de-recours-en-recours-l-interminable-saga-des-eoliennes-de-cornus,1527163.php

26/06/17 : L’Occitanie veut consommer 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050 😡😡😠😠
La région Occitanie veut être la première région de France à énergie positive. Elle a échafaudé un plan ambitieux en faveur des énergies renouvelables d’ici à 2050.
« Si on ne fait rien, en 2050 on ne serait mécaniquement qu’à 33 % », Agnès Langevine la vice-présidente de la région Occitanie veut faire mieux, beaucoup mieux même. La femme politique va dévoiler son plan en faveur du développement des énergies renouvelables (ENR) dans la région d’ici la fin du mois de juin. Un plan qui permettra à des villes telles que Toulouse, Castres, Béziers, Perpignan ou encore Montauban, Cahors, Rodez et Narbonne entre autre de tourner à 100% d’ENR d’ici 2050.
Le filon du solaire mais aussi celui de l’éolien, de la biomasse ou encore de la géothermie seront considérablement soutenus par les pouvoirs publics et les partenaires institutionnels. En parallèle, la région planche à développer l’efficacité énergétique des bâtiments et à encourager l’autoconsommation des ménages.
Les énergies renouvelables promis à un bel avenir en Occitanie
Pour atteindre 100% d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique global de la région, plusieurs centaines d’experts ont planché sur la question. De nombreuses pistes seront lancées simultanément avec comme élément central le photovoltaïque. La puissance photovoltaïque sera ainsi à terme multipliée par 11. De gigantesques fermes solaires seront bâties au cours des prochaines années. Mais l’éolien est également en ligne de mire, qu’il soit onshore – à terre – ou offshore – en mer -.
Aussi, la géothermie profonde comme la géothermie de surface devraient également être favorisées, ces techniques permettant d’utiliser les calories enfouies dans le sol pour chauffer en hiver et fournir de l’eau chaude sanitaire.
Le montant total des investissements requis sera bientôt dévoilé par l’équipe en charge du projet. Un projet qui devrait ainsi permettre à l’Occitanie de devenir la toute première région de France à énergie positive. Une telle politique pourrait avoir d’autres répercussions bénéfiques puisque elle pourrait tout à fait inspirer d’autres régions à en faire autant.
http://www.lejournaleconomique.com/2017/06/26/occitanie-energies-renouvelables-2050/

25/06/17Le port de Sète, porte de l’éolien en Occitanie
Le port héraultais s’impose comme le point d’entrée du matériel éolien pour une partie du sud de la France. A l’initiative de l’association France Energie Eoliennes, mardi, ses directeurs ont commenté une visite des installations portuaires dédiées à l’éolien. Sète
Dès l’entrée dans le port de commerce de Sète, une impression de démesure. Ce jour-là, sous un ciel opaque de nuages gris, un vent frais et assez fort jette les flots vert sombre contre le quai H. Sur cette immense surface de béton ponctuée de bites d’amarrage, s’élève un colosse de fer.
La grue Liebherr. Achetée en 2013, « elle peut soulever jusqu’à 120 tonnes », renseigne Marc Antoine, le directeur du port de commerce. Largement le poids d’une génératrice, « l’élément le plus lourd d’une éolienne, qui pèse entre 80 et 92 tonnes », observe Laura Holzer, chargée d’études chez Enercon. 6ème au niveau mondial et 2ème en France, ce géant allemand, fabricant de turbines pour l’éolien, emploie 20 000 personnes à l’international, dont 600 en France.
Au pied de « la Liebherr », d’énormes tubes - « des mâts d’acier de 57 m à 85 m » - mais aussi, plus loin, des génératrices et des pales de 32 jusqu’à 40 mètres, attendent d’être transportées vers leur destination finale : un parc éolien dans l’Aveyron. Depuis 2010, Enercon dispose de son propre navire pour le transport : le e-ship.
Le nombre d’éoliennes qu’il a livrées à Sète n’a cessé d’augmenter : 32 en 2016, 116 en 2017, et plus encore cette année. Pour l’heure, Enercon a essaimé « 260 éoliennes dans le grand Sud », à partir justement du port sétois. L’entreprise compte 80 salariés dans le grand Sud (surtout des techniciens de maintenance).
Grâce au Quai H, récemment creusé en eau profonde, les grues nouvelle génération, et sa situation géographique en Occitanie, premier gisement éolien de France, « Sète est le débouché pour l’importation d’éoliennes dans la région », résume Marc Antoine. Il s’impose même comme le port éolien de la façade méditerranéenne, les deux autres étant sur l’Atlantique : Rouen et La Rochelle. Port-La-Nouvelle (Aude) se positionnera sur l’éolien offshore.
Dirigé par Mme Cano, SPS (groupe Bolloré) est devenu, sur le port sétois, « leader des manutentionnaires sur l’éolien », observe le directeur du port de commerce alors que des effluves de graines grillées, en provenance de l’usine Saipol, en face, saturent l’air. « Nous louons la Liebherr et les grutiers du port pour décharger les génératrices », indique la chef d’entreprise. Elles sont ensuite chargées sur des convois spéciaux, et acheminées par route par des transporteurs spécialisés (l’un d’eux se situe à Mireval, pas loin). « L’éolien représente 30% de notre activité ».
Une source de revenus
Depuis le bus, on regarde s’éloigner la Liebherr, l’extraordinaire ligne de fuite du quai... Un peu plus tard, André Lubrano, conseiller régional* déclare : « C’est une opportunité pour le port que l’éolien se développe. » Marc Antoine acquiesce. « Il fait partie des niches que l’on souhaite développer et pérenniser. » L’activité d’import de pièces éoliennes (qui proviennent d’Allemagne, d’Espagne et du Portugal) via le port de Sète lui assure plusieurs sources de revenus. Lors du déchargement de la cargaison, le manutentionnaire loue les grues et le service des grutiers.
Le navire paie des droits de port sur la marchandise, en fonction de la valeur de celle-ci. Enfin, le port est rémunéré pour le stockage de ces pièces. Récemment, un lot est resté sur place plusieurs mois, un parc éolien prévu dans les Pyrénées-Orientales ayant fait l’objet d’un recours par une association. Les aléas d’un vent de colère...
l * Le port de Sète a été repris par la Région.http://www.lamarseillaise.fr/herault/economie/61511-le-port-de-sete-porte-de-l-eolien-en-occitanie

23/06/17 : Refus d’autoriser des éoliennes : une commune et l’Etat condamnés pour faute
Attirer les opérateurs éoliens sur son territoire et leur refuser ensuite l’implantation d’un parc peut coûter cher aux collectivités et à l’Etat ! C’est ce qui ressort d’une décision récente des juridictions administratives.
Par un arrêt du 23 mai 2017, la cour administrative d’appel de Marseille (CAA) a condamné l’Etat et une commune à réparer le préjudice subi par une société qui n’a pu voir son projet éolien aboutir.
Un porteur de projet a signé une promesse de bail avec une commune pour implanter un parc éolien sur des parcelles appartenant à son domaine privé. Par la suite, la municipalité a modifié son plan d’occupation des sols (POS) pour créer une zone naturelle éolien (NDe). Les parcelles promises étaient en outre situées sur une zone à venir de développement de l’éolien (ZDE) approuvée par le préfet. Souhaitant réaliser son projet, la société a sollicité un permis de construire (1). Refus du préfet qui a considéré que le projet méconnaissait le Code de l’urbanisme, le règlement du POS et que la présence des éoliennes « dans un site...

23/06/17 : Tarn : Arfons, sabotage du Mât éolien installé par la société RES group
Le mât de mesure éolien installé par RES Group dans la forêt de Sarametgé sur la commune d'Arfons a été vandalisé par le feu. Un acte qui fort heureusement n'a pas fait de victime.
Qui a vandalisé le mat de mesure éolien installé dans la forêt de Sarametgé sur la commune d'Arfons ? La question est posée à l'heure où certains pensaient que dans sur cette partie de la Montagne Noire tarnaise, la présence d'éoliennes industrielles ne semblait pas poser de problème particulier, depuis la société Valorem y a implanté les siennes en 2009. Force est de constater qu'ils se trompent et la destruction de ce mat de mesure de 42 m haut et installé sur une propriété forestière privée vaut peut-être avertissement. Ce dispositif est équipé de girouettes d'anémomètres, mais aussi de sondes de température destinées à recueillir dans la durée la vitesse des vents, leur orientation mais aussi l'hygrométrie du site en vue de déterminer le type d'éolienne à implanter pour le meilleur rendement possible. Pour l'instant difficile de dire, quand et par qui, mais l'équipement électrique du mat a été entièrement carbonisé. Du côté de la société RES group (basée à Avignon) qui a installé ce mat , on reconnaît que depuis plusieurs jours la communication a été interrompue. "Au delà du préjudice matériel et financier pour notre société, le sabotage d'un mat de mesure comme celui-ci fait courir plusieurs risques. Je me félicite que le mat ne soit pas tombé sur quelqu'un et d'autre part que ce sabotage n'ait pas mis en péril le massif forestier en provoquant un incendie," précise Jean-Paul Pin au nom de sa société spécialisée dans les énergies renouvelables. De son côté Alain Couzinié, le maire d'Arfons déplore cet acte de sabotage : "Nous avons déjà un parc éolien sur Arfons et cela n'a jamais posé problème. En ce qui me concerne je ne suis pas un pro ou un anti éolien, mais je pense que la destruction de cet équipement n'est pas la solution. D'autre part, si l'on écoutait les développeurs éolien, il faudrait implanter des machines partout. Ce n'est pas possible."
Mobilisation du collectif "Toutes nos énergies"
"…Sur le territoire du Parc Naturel du Haut-Languedoc la charte du Parc limite le nombre de machines. Il faut également tenir compte de l'acceptation par la population." La commune d'Arfons fait figure de pionnier puisque la société Valorem y a expérimenté "la première épargne éolienne destinée aux riverains du parc." Une expérimentation qui fait la fierté de l'industriel qui titrait en juin 2013 sur son site ((http://www.valorem-energie.com) : "Arfons dans le Tarn, village pionnier de l'éolien participatif." Depuis juin 2013, les parcs éoliens se sont développés en Montagne Noire et dans le Parc Naturel du Haut-Languedoc et la contestation aussi. Le collectif "Toutes nos énergies" qui milite depuis toujours contre l'implantation de parcs éoliens dans Parc Naturel du Haut-Languedoc au nom du respect des paysages, de la faune et de la flore ne cesse d'alerter les autorités sur ce point: "Dans toute la région et sous diverses formes, la colère des habitants se manifeste, dans nos zones hyper rurales, contre l'invasion de l'industrie éolienne. Il est urgent que les autorités prennent l'exacte mesure des problèmes sociaux, économiques et environnementaux que posent ces équipements qui ne sont certainement pas une réponse adaptée aux vrais problèmes de la transition énergétique." A l'occasion de la rencontre organisée le 4 juillet prochain par l'Association des Maires de France sur le thème « Eolien et territoires : concilier transition énergétique, paysages et patrimoines », les membres du collectif toutes nos énergie ont réalisé un mémoire qu'ils ont adressé à tous les maires des communes du Parc naturel du Haut-Languedoc et des départements limitrophes. A noter que le sabotage du mat éolien de la forêt de Sarametgé n'est pas une première dans la Montagne tarnaise. En 2007, un ou plusieurs individus avaient dévissé l'embase du mat éolien de 70 m de haut installé par la société Valorem au Plo de Lacroux sur les hauteurs d'Albine, provoquant l'effondrement de l'équipement sous l'effet du vent.
http://www.letarnlibre.com/2017/06/23/6147-arfons-sabotage-mat-eolien-installe-par-societe-res-group.html

22/06/17 : Aude : Les anti-éoliens déposent plainte
Hier à 5 h 15 du matin, les camions bloqués sur le D52 entre Bouriège et Saint-Sernin sont passés en force, détruisant les barrières posées par les riverains pour délimiter leur propriété. Deux plaintes ont été déposées en gendarmerie.
Déjà extrêmement tendue, la situation sur la D52 entre Bouriège et Saint-Sernin ne risque pas de s'apaiser. Hier très tôt dans la matinée, les camions de la société Valeco* ont forcé le passage de la propriété privée sur laquelle sont installés les riverains toute la journée et une partie de la soirée , réveillant et agressant selon eux les deux personnes restées sur place pour la nuit. «Les vigiles se sont emparés de leurs téléphones portables qu'ils ont jetés dans les fourrés, pour les empêcher de nous appeler . Ils ont violemment agressé l'un d'eux. Le temps d' arriver sur place, moins de dix minutes après, ils avaient forcé le passage et détruit les barrières qui délimitent notre propriété», se lamente cette habitante.
Deux premiers socles d' éoliennes ont donc pu rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair. 4 autres doivent arriver sur le site, ainsi que les tubes et les pales… De quoi grandement inquiéter les habitants. «60 convois étaient prévus. Va-t-il y avoir 60 violations de propriété et agressions ? Nous avons appelé également la préfecture , pour leur dire que nous sommes inquiets, et que nous craignions pour notre sécurité . Nous n'avons eu aucune réponse. Mais au moins, le préfet ne pourra pas dire qu'il n'était pas au courant ». Et pour cause, La situation perdure depuis déjà 16 jours. Le Département de l'Aude, qui de fait gère cette route, a déjà fait savoir qu'il ne s'estime plus compétent , dès lors que la situation s'est envenimée et considère qu' elle relève à présent de l'ordre public, et donc de la préfecture.
Deux plaintes déposées

Tôt dans la matinée, les gendarmes se sont rendus sur place et ont constaté les dégradations. Ils ont également entendu le propriétaire et l'une des personnes agressées pour enregistrer leur plainte. Le parquet confirme que deux plaintes ont été déposées, l'une pour dégradation et l'autre pour violence.
*Contactée par téléphone, la société Valeco, basée à Montpellier , a indiqué que ses dirigeants ne souhaitaient pas s'exprimer sur cette affaire.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/22/2598519-les-anti-eoliens-deposent-plainte.html

20/06/17 : Occitanie : guerre de position sur le chantier des éoliennes

Depuis onze ans, opposants, militants écologistes, associatifs et zadistes luttent contre la construction d'une ferme éolienne à Bouriège (Aude). Dernière opération en cours : le blocus d'un pont.
Un étonnant face-à-face a pour décor des genêts en fleurs, des broussailles forestières et des parcelles de vigne de blanquette de limoux (Aude). Nous sommes au pied de la colline Saint-Pierre, sur la route départementale 52 qui conduit de Bouriège à Tourreilles. Ici, les habitants s'affrontent depuis onze ans sur le projet d'installation de six éoliennes.
Et depuis dix jours, les opposants, militants écologistes, associatifs et zadistes campent sur le pont du Rec et sur leurs positions : les poids lourds qui transportent les socles en acier des futurs « moulins à vent » ne peuvent pas passer car ils empiètent sur des parcelles privées. « Les socles font 4,70 m de diamètre et la route jamais plus de 4,20 m et je ne parle même pas de ce qu'il faut faire avec le rayon de braquage pour franchir ce pont dont on a supprimé les parapets historiques », explique Laurent Mathieu, le porte-parole du collectif Tourreillois.
Alors, depuis dix jours et autant de nuits, deux poids lourds sont immobilisés sur le bas-côté de cette route fermée. De part et d'autre, la société Valeco — qui a obtenu un premier permis de construire pour la ferme éolienne des Bruyères en 2006 — a posté des vigiles présents 24 heures sur 24.
Les habitants partagés
De l'autre côté du pont, les opposants veillent eux aussi, nombreux le jour entre associatifs et en sentinelle la nuit avec les jeunes zadistes qui ont établi un campement, des cabanes et des potagers au-dessus de cette zone à défendre. « Je suis arrivé le 14 juin 2016 pour me joindre au mouvement. C'est super de vivre ainsi en pleine nature et il existe ici une bonne énergie », raconte cet ancien de Notre-Dame-des-Landes, des ZAD d'Oléron et d'Agen.
En contrebas, au village, on décrit une situation bloquée et tendue entre les deux camps. « Je n'ai fait que défendre les intérêts de notre commune qui va empocher tout de même 70 000 € de redevances diverses chaque année. C'est la moitié de notre budget ! » argumente Philippe Pous, le maire de Bouriège, 130 habitants, qui a renégocié le contrat avec Valeco et qui attend un arrêté d'alignement pour permettre aux camions de passer. « La question fondamentale, c'est de savoir si les bas-côtés entretenus par le conseil départemental sont du domaine public ou pas », ajoute l'élu.
 « Ils veulent passer en force mais nous lutterons jusqu'au bout pour qu'on ne piétine pas ainsi le droit essentiel à la propriété privée », prévient Mireille Maunier, du collectif des opposants. « C'est vrai, certains opposants nous ont permis de progresser, notamment pour la négociation avec l'opérateur. Mais là, vraiment, cela ne sert plus à rien de bloquer la route », lui répond un viticulteur qui a fini par accepter l'opportunité budgétaire des éoliennes.
http://www.leparisien.fr/environnement/occitanie-guerre-de-position-sur-le-chantier-des-eoliennes-20-06-2017-7069194.php

20/06/17 : Aude : 
Les anti-éoliens tiennent bon
Cela fait maintenant 14 jours que le convoi éolien de la société Valeco est bloqué sur la D52, entre la commune de Bouriège et le hameau de Saint Sernin. Plus que jamais déterminés, les riverains ont hier reçu la visite de nombreux soutiens.
L'ambiance est chaleureuse, les mines souriantes et accueillantes. Pourtant, cela fait maintenant 14 jours que les habitants de Saint Sernin, du moins une partie d'entre eux, «squattent» le bord de la route D52, au niveau du pont du Rec, pour empêcher le convoi éolien de rejoindre le parc de Saint Pierre Le Clair. Des sympathisants venus de toute la région les ont d'ailleurs rejoints hier, pour leur témoigner leur soutien et les encourager. Leur opposition à ce projet n'a pas changé depuis 10 ans, elle s'est accentuée ces derniers jours, avec l'arrivée des camions d'éléments éoliens.
Mais l'exaspération grimpe dans la commune de Bouriège et alentours, la route D52 bloquée par un arrêté départemental en gênent plus d'un. «On essaye de monter les citoyens les uns contre les autres » estiment les opposants. «Beaucoup pensent que nous sommes responsables, mais pas du tout . Nous sommes sur le bas- côté, sur une propriété privée, pour empêcher les camions trop larges pour cette petite route de passer. Les habitants passent en voiture sans problème, à condition de ne pas être bloqués par les camions, qui eux empiètent sur la route ». Cause de cette discorde entre habitants, l'arrêté pris le 9 juin par le Département et depuis sans cesse renouvelé, qui considère «que le stationnement de véhicules de particuliers gêne le passage des camions… pour assurer la sécurité des usagers, il est nécessaire de réglementer». Et d'interdire toute circulation de véhicule, sur ce pan de route entre Bouriège et Saint-Sernin.
Le collectif TNE sur place
Hier, dans la matinée, Emmanuel Forichon et Bruno Ladsous, co- secrétaires du collectif Toutes nos énergies (TNE), collectif régional qui réunit 140 associations de protection de la nature en Occitanie, s' étaient rendus sur place. Le 14 juin dernier, le même collectif avait déjà écrit au président du conseil départemental pour s'étonner qu'une « collectivité prenne un arrêté illégal pour enfreindre la propriété privée des riverains de la D52, pour épauler des industriels , pour un projet non reconnu d'utilité public ». Hier, tous deux réaffirmaient avoir constaté qu'aucune gêne n'était occasionnée par des particuliers. «Ce que stipule cet arrêté est faux. Aucun véhicule n'est garé ici. Je suis vraiment surpris de voir que des pouvoirs publics soufflent ainsi sur le feu au lieu de tenter d' éteindre les braises», s'agace Emmanuel Forichon. Et d'ajouter : «c'est évident que ces camions ne passent pas sans empieter sur une propriété privée. Pourquoi alors continuer à maintenir une telle position ? Il est aujourd'hui très important de rappeler le droit».
Le propriétaire de cette parcelle aujourd'hui sujette à la discorde s'étonne également : «On m'a plusieurs fois proposé de l' argent pour emprunter mon chemin. On a même proposé de m' acheter mon terrain . La société savait que les camions ne passeraient pas, sinon pourquoi venir me voir», assure Willy Moyson.
Après 14 jours de présence sur le bord de la route, aucune des deux parties n'envisagent encore de céder un pouce de terrain. Les camions et les habitants continuent de se faire face, sur ce petit bout de terre de la haute Vallée. «C'est un combat de préservation que nous menons. Nous préservons ce qu'il nous reste, le tourisme, l' agriculture, contre l'industrialisation que l'on nous impose».
Le Département refile la patate chaude à la préfecture
Face à la fronde des riverains et opposants au projet éolien, le conseil départemental se défend de vouloir imposer quoi que ce soit aux habitants de Saint Sernin. Jean Brunel, directeur de cabinet du président André Viola, explique que ce dernier n'a pas souhaité engager le département plus loin dans cet imbroglio. «Il est vrai que des agents sont allés sur place implanter des piquets sur la route, accompagnés par des gendarmes. Mais dans la mesure où il y a eu une contestation du collectif, et que cette contestation aurait encore été plus forte si nous avions pris un arrêté d'alignement (N.D.L.R. pour matérialiser dans le droit la limite du domaine public et des parcelles privées), le président a considéré que nous étions dans une problématique qui relevait de l'ordre public, et donc de la préfecture, et que nous ne prendrions pas cet arrêté d'alignement». L'arrêté pris aujourd'hui, continue Jean Brunel, ne sert qu'à interdire de circuler sur une parcelle déjà matériellement bloquée par des camions, pour sécuriser une route qui relève de la responsabilité du département. Concernant un premier arrêté pris au début du mois qui fermait la route jusqu'au 20 juillet de 6 heures à 20 heures tous les jours à l' exception du week-end , il s'agit là également de quelque chose de fréquent, explique le Département. «Nous n'avons aucun intérêt ici. Mais lorsqu'un projet économique conséquent nécessite de réglementer la circulation, pour cause de passages fréquents, nous prenons régulièrement des arrêtés qui limitent la circulation. Notre métier c'est de faciliter la circulation sur les routes départementales. Aujourd'hui nous sommes au-delà, et ce n'est pas de notre compétence . L'État dira ce qu'il faut faire».
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/20/2596951-les-anti-eoliens-tiennent-bon.html

17/06/17 : Aude : Agnès Roy : «Tous des citoyens qui sont ensemble des victimes»

Pour le collectif de Tourreilles, des Amis de Saint-Sernin, de la Fédération de sauvegarde du pays de l'Aude, une des membres Agnès Roy communique : En tant que citoyens contre ce projet, nous tenons à préciser certains points afin d'éclaircir certaines confusions afin que ce combat ne devienne pas celui entre des citoyens qui sont ensemble des victimes. Il y a en effet plusieurs arrêtés qui peuvent favoriser une mauvaise compréhension. D'une part la départementale 52 a été, à toute fin pratique, «privatisée», le 6 juin, par un arrêté du conseil départemental avec l'appui du maire de Bouriège interdisant circulation et stationnement de 6 heures à 20 heures, tous les jours, à l'exception du week-end, et ce jusqu'au 20 juillet, pour permettre à Valéco d'y circuler en toute quiétude. Aussi sauf à venir travailler avant 6 heures le matin et terminer après 20 heures. D'autre part, il y a des arrêtés temporaires suite à notre présence non pas sur la voie publique mais sur les accotements qui appartiennent à une propriété privée. De plus, l'arrêté pris le 14 juin cite un blocage causé par des véhicules particuliers alors qu'il n'y a plus aucun véhicule privé sur cette route depuis plusieurs jours. C'est-à-dire que ce n'est absolument pas nous qui bloquons la route mais les camions des sous-traitants qui ont été induits en erreur par la compagnie Valéco qui savait pertinemment qu'ils n'avaient pas la largeur de passage mais qui voulait tenter à nouveau le «forcing». En effet, cette stratégie a été payante en janvier de cette année, la violation de propriété privée leur a coûté 5 000 € devant le tribunal civil. Nous rappelons que ce projet a été construit contre l'avis du commissaire enquêteur, de la commission patrimoine et de l'ensemble des habitants de Saint-Sernin.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/17/2595295-agnes-roy-tous-des-citoyens-qui-sont-ensemble-des-victimes.html

17/06/17 : Aude : 
Des éoliennes au large de la station
Olivier Guiraud, à droite sur la photo, est responsable du bureau local de la société Quadran basé à Port-La Nouvelle explique les tenants et les aboutissants d’un tel projet.
Un projet expérimental de parc éolien en mer se prépare sur Gruissan. Il s'agit d'implanter dans un premier temps quatre éoliennes au large plus ou moins au ...
http://www.lindependant.fr/2017/06/17/des-eoliennes-au-large-de-la-station,3025813.php

16/06/17 : Éoliennes : «Nous ne voulons pas être pris en otages !»
Vent de colère dans la vallée de la Corneilla. Les usagers de la départementale 52 ne veulent pas être pris en otages entre les anti-éoliens et la société Valeco.
C'est le cas des maraîchères du jardin des Deux Moiselles Hélèna Ruf, Magali Manquat et de Julie Delouteau, postière à Bouriège. Cette dernière demande : «Je dois passer où ? Tous les jours de la semaine, samedi inclus, je vais travailler à Bouriège. Si je passe par Limoux, je double mon trajet en temps et en gasoil ; idem si je passe par Bouriège, et la route est mauvaise. Je peux emprunter une traverse, mais là c'est carrément le Paris-Dakar ; je ne donne pas cher de mes amortisseurs et de mes pneus. Ce chemin est chaotique. Je ne suis pas très riche, mon petit salaire est mon seul revenu. Je pose la question à tous les responsables de cette situation. Comment fait-on ?» Les personnes qui empruntaient la départementale 52 de Castelreng à Bouriège ne peuvent plus l'utiliser. Pour Monique Bousquet, secrétaire de mairie à la Serpent : «La route est un bien commun. En prenant la traverse, j'ai dû reculer dans les vignes pour laisser passer un camion de fioul ; c'est extrêmement dangereux !». Hier, nous relations dans nos colonnes l'action de blocage menée, depuis une semaine, par les anti-éoliens sur les véhicules transportant les matériels et pièces pour la société Valéco vers le site d'implantation des éoliennes. Une route obstruée par des camions de gros gabarit et des manifestants jouant la montre, qui mettent aujourd'hui en colère les usagers de la fameuse départementale 52. Si cette guerre des nerfs persiste, les usagers veulent se regrouper en collectif pour défendre leur liberté d'user de la route. «La plupart des utilisateurs sont des ouvriers, des employés, des journaliers, des agriculteurs, des gens simples qui ne roulent pas sur l'or. Personne n'a évidemment pensé à notre quotidien. Nous, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas travailler», résume Julie Delouteau, impuissante devant ce conflit.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/16/2595033-eoliennes-nous-ne-voulons-pas-etre-pris-en-otages.html

16/06/17 : Aude : Les éoliennes ne passent toujours pas
Les riverains du petit hameau de Saint-Sernin, commune de Bouriège, campent jour et nuit de part et d'autre du pont du Rec sur la départementale 52, pour empêcher le convoi éolien de St Pierre Le Clair de «passer en force».
Voilà dix ans déjà que le feuilleton du parc éolien de St Pierre Le Clair s'éternise. Et il ne risque certainement pas de trouver son épilogue dans les prochains jours, bien au contraire. Deux camions et deux grues transportant les socles d'éoliennes, qui pèsent 13 tonnes et qui mesurent 4,70 m de largeur, ont tenté de franchir le D52 pour rejoindre le parc de St Pierre Le Clair, le 6 juin dernier. Alertés, les riverains, les zadistes installés à proximité et plusieurs membres d'associations anti-éoliennes se sont mobilisés et ont décidé de se positionner de part et d'autre de la route, sur des terrains privés, formant ainsi deux chaînes humaines impossibles à éviter. «La société Valeco a expliqué à ses sous-traitants qu'ils pourraient passer. Cela fait 10 ans que nous répétons que les voies d'accès ne sont pas légales. Nous sommes même allés au tribunal administratif pour cette raison», explique Agnès Roy, de l'association «Les amis de Saint-Sernin».
Résultat de ce cafouillage, les camions restent depuis dix jours sur le bord de la route. Et certains chauffeurs aussi, obligés de dormir dans la cabine de leur véhicule. «D'après ce que l'on a compris, les transporteurs ont voulu faire demi-tour, mais le promoteur refuse de les laisser partir», expliquent les opposants. Ils affirment même avoir proposé des solutions pour permettre au camion de faire demi-tour, propositions qui auraient été repoussées.
Un combat loin d'être terminé
Jour et nuit donc, ils se relaient, riverains, sympathisants, pour être toujours sur place et éviter que les camions ne profitent d'un moment d'inattention pour «passer en force». «Nous avons des soutiens de toute la France, d'une multitude d'organisations, on reçoit énormément d'e-mails, de partout. Nous avons le soutien de la fédération environnement durable (N.D.L.R. : Fédération anti éolien regroupant 1 070 associations en France), qui vient d'ailleurs d'alerter le ministère de l'écologie».
Si rien ne bouge dans les prochains jours, la préfecture de l'Aude devra certainement se saisir de ce dossier. «Ce pont devient emblématique. Ce sera celui d'un espoir démocratique, ou bien celui d'une honte républicaine», tance Agnès Roy.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/16/2594860-les-eoliennes-ne-passent-toujours-pas.html

15/06/17 : Blocage de convoi éolien à Bourriège (11)
https://www.webaudetv.com/reportages/blocage-de-convoi-eolien-a-bourriege.html

15/06/17 : Éoliennes : jour et nuit, ils bloquent l'accès au site depuis une semaine
Après de multiples manifestations et dix ans de procédures contre l'installation d'un parc éolien non loin de leurs propriétés, les manifestants de la vallée de la Corneilla veulent écrire l'épilogue de leur combat. Réunis en collectif, celui de Tourreilles, des Amis de Saint-Sernin, de la Fédération de sauvegarde du pays de l'Aude, ils ont entamé, depuis neuf jours, un bras de fer ou plus exactement une guerre d'usure avec la société Valéco de Montpellier. C'est elle qui doit installer les éoliennes et fait transporter par des sous-traitants le matériel adéquat.
Dans ce coin très nature sauvage, les chemins sont étroits et les accès au futur site éolien ne sont pas suffisamment larges pour laisser passer de gros camions. L'idée des manifestants est d'empêcher le passage de ces véhicules transportant les divers matériels et les mats. Pas de chance pour la société Valeco, les gabarits des embarcations très larges doivent mordre à certains endroits, sur les champs des opposants. C'est là justement qu'ils se sont installés de part et d'autres du pont du Rec après Bouriège en allant vers Saint-Sernin. Les anti-éoliens ont fait venir un expert géomètre de Castelnaudary, leurs avocats, pour qu'ils constatent de façon officielle la limite de leurs terres devenues infranchissables par les véhicules de Valéco. Les militants du collectif installés chez eux se relayent jour et nuit pour faire barrage aux poids lourds, obligeant les conducteurs à dormir dans leurs cabines et regardant les patrons des sociétés sous-traitantes venus sur place fulminer devant le barrage en attendant que la situation se débloque.
Une situation inextricable
Une guerre des nerfs qui n'est pas prête à s'achever selon une des membres du collectif Agnès Roy : «Nous avions alerté de l'impossibilité de faire passer de gros gabarits sur ces chemins étroits sans empiéter sur nos propriétés privées. Valéco ne veut rien entendre. Aujourd'hui, nous en sommes au neuvième jour de blocage du convoi éolien de Saint-Pierre-le-Clair. Personne ne peut nous pousser dehors de nos terres. La gendarmerie ne peut pas nous déloger. Le conseil départemental a essayé d'ôter les parapets du pont. Il voulait aussi prendre un arrêté pour fermer cette route jusqu'au 20 juillet, de 6 heures à 20 heures tous les jours à l'exception du week-end. Finalement, devant notre détermination, il a fait machine arrière et il n'y aura pas d'arrêté. L'expert géomètre a constaté l'illégalité des piquets plantés par les techniciens territoriaux». Dans cette situation assez inextricable, on ne voit pas bien comment Valéco va pouvoir se sortir de cette impasse. Surtout que ce pont du Rec est devenu pour les manifestants l'emblème «d'un combat citoyen pour la défense d'un territoire abandonné à des marchands de vent par des élus qui obèrent l'avenir du territoire sur lequel ils ont été élus. Nous souhaitons rebaptiser ce pont, l'Espoir démocratique».
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/15/2594326-eoliennes-jour-nuit-bloquent-acces-site-depuis-semaine.html

14/06/17Les dernières actions des zadistes contre les éoliennes
https://www.webaudetv.com/reportages/les-dernieres-actions-des-zadistes-contre-les-eoliennes.html

14/06/17 : Parc éolien flottant : début de la concertation publique dans 9 communes de l'Aude
Une nouvelle phase s'ouvre, ce jeudi, pour le projet de parc éolien flottant EolMed, qui devrait voir le jour à la fin 2020 au large, à 15 km du littoral audois. Annoncé en début d'année, ce projet de ferme pilote de 4 éoliennes a d'abord fait l'objet de six mois de concertation avec les collectivités et experts. Place désormais à la concertation publique, à partir du 15 juin et jusqu'au 15 septembre.
L'occasion pour le maître d'ouvrage, l'entreprise bitteroise Quadran, d'aller à la rencontre des habitants des neuf communes concernées : Gruissan, Port-la-Nouvelle, Leucate, Vendres, Fleury, Sigean, Peyriac-de-Mer, La Palme et Narbonne. "Le projet suscite des questions légitimes, explique Jacques Roudier, le garant de la concertation. Quel est l'intérêt de produire de l'électricité de cette façon ? Quels sont les impacts sur l'environnement et le paysage ? Quelles retombées économiques pour la région ? "
Pour répondre à ces interrogations, un calendrier de réunions publiques a été mis en place dans ces communes, ainsi que des rencontres avec le maître d'ouvrage dans les mairies et offices de tourisme. Des expositions seront également installées, et des animations organisées sur les plages et les marchés, à destination des touristes du littoral.
Rappelons que ce projet de 4 mats, de 6MW chacun, avait remporté l'appel d'offres lancé par le gouvernement le 22 juillet 2016. L'objectif de cette "ferme pré-commerciale" est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle. Celle-ci pourrait laisser envisager, à terme, la mise en place d'une filière nationale, dans laquelle la Ville de Port-la-Nouvelle tirerait son épingle du jeu, en accueillant l'usine de construction des barges flottantes.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/14/2593737-parc-eolien-flottant-eolmed-lancement-concertation-publique-9-communes.html

13/06/17Le projet d'éoliennes industrielles à Courniou dans l'Hérault est-il enterré ?
Selon le collectif régional TNE Occitanie Environnement, EDF Energies Nouvelles renoncerait à son projet d'implanter des éoliennes à Courniou, aux confins de l'Hérault et du Tarn. Un site sensible puisqu'au coeur du parc naturel régional du Haut-Languedoc.
Le projet initial d'EDF EN comptait une quinzaine de machines, implantées sur le site de Courniou-les-Grottes, dans l'Hérault. 14 éoliennes de 125 mètres de haut, en ligne sur 4 kilomètres, sur une crête.
Puis au fil des mois, EDF EN a revu son dossier à la baisse. La loi concernant l'éolien étant désormais plus souple pour les petits projets.
Il y a un an, en juin 2016, un vote du conseil municipal a émis un avis défavorable au projet, même si la maire y était plutôt favorable.
Le collectif régional TNE Occitanie Environnement lutte contre ce projet depuis son annonce. Il parle d'un dossier démesuré, d'une atteinte au site naturel, d'une menace sur la ressource en eau et dénonce des risques pour le patrimoine archéologique.
Le collectif vient de rencontrer les dirigeants du PNR Haut-Languedoc, et a gagné le fait que les associations des villages concernés puissent être auditionnés lors des commissions qui examinent des projets d'implantation d'éoliennes industrielles. Jusqu'ici seuls les promoteurs y participaient.
Lors d'une commission d'avril, la première à laquelle le collectif était invité, EDF EN porteur du projet ne s'est pas présenté. Selon le PNR, le projet serait abandonné.
Un autre projet aux Verreries-de-Moussans, près de Courniou
La société Volkswind envisage un projet d'implantation d'éoliennes industrielles sur la commune des Verreries de Moussans, voisine de Courniou.
Le conseil municipal des Verreries est favorable à l’unanimité au dossier notamment à cause des retombées financières.
L’avis du Parc naturel régional du Haut-Languedoc sera déterminant. Favorable ou défavorable ? Alors que la charte du PNR plafonne les éoliennes industrielles à 300, un nombre quasiment atteint.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier-metropole/montpellier/projet-eoliennes-industrielles-courniou-herault-est-il-enterre-1274579.html

11/06/17Saint-Pons-de-Thomières (34) : deux victoires dans la bataille du vent
Le collectif régional TNE (toutes nos énergies) Occitanie Environnement maintient la pression sur les projets d'éoliennes industrielles.
Même si les associations qui se battent contre la multiplication des parcs industriels d'éoliennes restent humbles et mobilisés, ce sont deux victoires qui sont a mettre à leur actif.
Suite à une rencontre avec des dirigeants du Parc naturel du Haut- Languedoc, le collectif régional TNE (Toutes nos énergies) Occitanie Environnement a obtenu que les associations des villages concernés puissent participer à la commission chargée d'examiner des projets d'implantation d'éoliennes industrielles. Jusqu'alors, seuls élus et promoteurs se réunissaient à huis clos.
"Hors, lors de la première réunion à laquelle nous étions invités, EDF EN, porteur du projet sur Courniou, ne s'est pas présenté", expliquent des membres de TNE. Selon le Parc, le promoteur aurait jeté l'éponge. Il est vrai que ce projet avait été rejeté par un vote du conseil municipal de la commune et qu'il était fortement contesté par les habitants constitué en association Protection Somail qui a produit un dossier étoffé et bien argumenté.
Un autre dossier était examiné ce même jour. Porté par la société Volkswind, il concerne cette fois Les Verreries-de-Moussans et impacte encore Courniou. A noter que le conseil municipal des Verreries est favorable à l'unanimité "notamment en raison des retombées financières qui permettront d'engager des projets".
L'avis du Parc naturel régional du Haut Languedoc est attendu. Sera-t-il favorable ou défavorable alors que la limite de 300 éoliennes industrielles prévue par sa charte est quasiment atteint ?http://www.midilibre.fr/2017/06/07/saint-pons-de-thomieres-deux-victoires-dans-la-bataille-du-vent,1517933.php

11/06/17 : Lozère : le conseil municipal d'Allenc ne donne pas suite au projet éolien
Les Allencois étaient conviés, le 8 juin en soirée, pour partager un pique-nique et discuter des énergies renouvelables, dans le contexte de projet d'implantation d'éoliennes au-dessus de Montbel, à Veyrines et au Beyrac, par EDF Énergies Nouvelles.
Dans une ambiance décontractée, les participants ont échangé sur les avantages et inconvénients de l'éolien, évoqué d'autres pistes d'énergies renouvelables, avant d'assister, en conseil municipal, à la présentation du projet de faisabilité par le cabinet d'études. Cela fait suite à une première réunion publique en janvier, à l'issue de laquelle la commune n'avait pas pris de décision.
Absence de lisibilité des retombées économiques
C'est en toute transparence, selon la volonté du maire Jean-Bernard André, que le projet a été exposé et débattu avec les conseillers municipaux puis avec le public, quelque peu dissipé, qui assistait à la séance. L'argument majeur étant les retombées financières pour la commune, et une batterie d'avantages comme le haut débit ou la mise à disposition de matériel de déneigement.
Si le cabinet d'études, qui se présentait pourtant comme indépendant, a insisté sur le désir de concertation avec les élus et les citoyens, ses réactions ont été particulièrement vives aux arguments présentés contre le projet, notamment en ce qui concerne l'impact sur le tourisme ou la valeur de l'immobilier, les incidences sur la santé issues d'un récent rapport de l'académie de médecine. Le cabinet a alors brandi la menace d'implantations bientôt décidées par l'État si les objectifs d'énergies renouvelables n'étaient pas atteints.
Le conseil municipal débattait ensuite à huis clos. Et c'est finalement l'absence de lisibilité des retombées économiques qui l'a décidé à ne pas donner suite au projet. Quant aux habitants, ils estiment que la première piste de réflexion à creuser, pour préserver les paysages, l'environnement et la qualité de vie, est de mieux penser à comment économiser l'énergie avant d'en produire plus, fut-elle verte… 
http://www.midilibre.fr/2017/06/10/lozere-le-conseil-municipal-d-allenc-ne-donne-pas-suite-au-projet-eolien,1519592.php

07/06/17 : Aude : des habitants bloquent l’accès à un chantier éolien pour empêcher l’avancement des travaux 😊😊
Depuis fin janvier, 6 éoliennes sont en construction sur une colline qui surplombe le village de Bourièges, près de Limoux, dans l'Aude. Mais un collectif dénonce les conditions dans lesquelles s'effectuent les travaux, des habitants bloquent depuis 24h le site.
La situation est tendue sur les hauteurs de Bourièges dans l’Aude. Depuis dix ans deux collectifs s’opposent à l’implantation des six éoliennes en haut de la colline qui surplombe la commune.
D’un côté, le constructeur de la ferme éolienne, la société montpelliéraine Valeco, et de l’autre les opposants, membres du Collectif toureillois.
Le reportage d'Alexandre Grellier et Frédéric Guibal (en ligne)
Mais après plusieurs années de guérilla juridique, les travaux ont débuté fin janvier.
Depuis le début du chantier des camions transportant des éléments pour construire des éoliennes, empruntent la seule route qui mènent sur les hauteurs de Bourièges.
Les propriétaires des parcelles qui bordent la route sont opposés à ce projet depuis dix ans et n'ont pas hésité à mobiliser pour faire respecter leur terrain. Résultat, les camions sont bloqués sur la route départementale D52 depuis 24 heures. Sans solution apparente.
La société Valeco, le constructeur de cette ferme éolienne, avait été condamnée à une amende par le tribunal de grande instance de Carcassonne en mars dernier.
La justice lui reprochait déjà d'avoir empiété sur une propriété privée pour accéder au site en début d'année.
Le constructeur, qui a fait appel de cette décision, n'a pas souhaité répondre à nos questions.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/aude-habitants-bloquent-acces-chantier-eolien-empecher-avancement-travaux-1268921.html

06/06/17
Enerfip : « succès fulgurant » de la collecte du parc éolien de Planèze 😡😡
Pour son 1er partenariat avec la CNR, la plate-forme de crowdfunding montpelliéraine a terminé sa collecte, le 31 mai, avec 700 000 €, soit plus du double de l’objectif initial, dépassé en trois jours. Surfant sur le succès grandissant de ce mode de financement, Enerfip lance une levée de fonds de 1 M€ sur un projet d’actionnariat citoyen.
Au 31 mai se clôturait la levée de fonds lancée par Enerfip (Montpellier, 34) pour le projet de parc éolien de Planèze (07) développé par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), premier producteur français d'énergie renouvelable.
Ce sont 700 000 € qui ont ainsi été récoltés auprès de 300 particuliers via deux levées de fonds consécutives. L'objectif initial était de 200 000 €.
« Le succès fulgurant de la première levée de fonds a nécessité de lancer une seconde opération de financement participatif pour contenter tout le monde, explique Julien Hostach, le directeur général d'Enerfip. En trois jours cumulés, nous avions collecté 450 0000 € sur la seule participation des citoyens de la Communauté de Communes Rhône-Crussol où est implanté le projet. C'est la première fois que nous assistons à une telle mobilisation engouement. »
Participation et mobilisation
Au-delà de facteurs qui pourraient être spécifiques à ce territoire, Julien Hostach met ce succès sur le compte d'un engouement croissant de la population pour ce mode de financement associé à une démarche de sensibilisation en amont du projet.
« Le travail d'information que nous avons mené avec la CNR au préalable a porté ces fruits, résume Julien Hostach. L'adhésion est possible quand les citoyens sont informés. Il y a une volonté de voir développer des projets pour peu qu'ils soient partagés. »
Un projet d'1 M€
Dans ce contexte, le montant des collectes tend à s'accroître. Ainsi, Enerfip lance la semaine prochaine une levée de fonds de 1 M€ sur un projet de parc éolien déjà en activité, à Saint-Vincent-des-Landes (44).
« Ce projet est notre plus grosse collecte, explique Julien Hostach. De plus, à la différence des autres projets, les particuliers investissent pour devenir actionnaire d'un parc éolien qui est déjà en service. Environ 15 % du parc est ainsi mis à vendre. Une garantie de rendement de 5 % est proposée ainsi qu'une garantie de rachat annuelle. »
Entre 10 et 12 M€ de portefeuille
Autre projet à court terme mais en région, le lancement en juin d'une collecte de 400 000 € pour EolMed, un projet pilote de parc éolien flottant porté par l'entreprise biterroise Quadran. Les habitants d'Occitanie auront une primeur d'accès à cet investissement.
Le portefeuille de la société Enerfip s'élève aujourd'hui à 10-12 M€ de collecte. Des montants qui traduisent la dynamique de croissance de ce secteur d'activité puisque depuis le lancement de son site de financement participatif en septembre 2015, Enerfip a collecté plus de 3 M€ pour le financement de seize projets.

04/06/17 : Éoliennes : la guerre n’aura pas lieu à Corniou-les-Grottes (34)
PROJETS. La guerre des éoliennes n’aura pas lieu à Corniou-les-Grottes, dans les hauts-cantons de l’Hérault. Métropolitain a appris ce dimanche que EDF EN a renoncé à son projet d’implanter des éoliennes industrielles dans cette commune. Une victoire pour le collectif qui se battait contre ce projet.
En fait, il y a deux « victoires », même si les associations qui se battent contre la multiplication des parcs industriels d’éoliennes restent humbles et mobilisés : le collectif régional TNE Occitanie Environnement, suite à une rencontre avec des dirigeants du Parc naturel régional Haut Languedoc a gagné le fait que les associations des villages concernés puissent être auditionnés lors des commissions qui examinent des projets d’implantation d’éoliennes industrielles : jusqu’ici, seuls élus et promoteurs l’étaient.
Des éoliennes à Moussan ?
Et lors d’une commission d’avril, la première à laquelle l’association de défense était invitée, EDF EN porteur du projet sur Courniou-les-Grottes ne s’est pas présenté ; à priori, selon le Parc naturel régional en abandonnant son projet. La mobilisation des habitants, le vote négatif du conseil municipal -malgré l’avis de la maire-, le dossier étoffé et bien argumenté de Protection Somail qui se démène depuis plus d’un an contre toute implantation auront payé, et visiblement gagné.
Reste que le même jour était examiné le dossier de la société Volkswind pour des éoliennes industrielles sur le quartier des Verreries de Moussan, au nord de Béziers qui impacteront entre autres…le site de Courniou-les-Grottes et certainement le projet de label Grand site pour Minerve, porté par le Pays Haut Languedoc et Vignobles !
On peut noter que le conseil municipal des Verreries est favorable à l’unanimité « notamment à cause des retombées financières qui permettront d’engager des projets ». On apprend ainsi que les conseillers municipaux ont des projets, « ce qui est une bonne nouvelle », ironise le collectif de Corniou-les-Grottes, qui attend l’avis du Parc naturel régional -PNR- du Haut Languedoc : favorable ou défavorable ?
Un indice : la charte du PNR plafonne les éoliennes industrielles à 300, un nombre quasiment atteint à ce jour…
http://e-metropolitain.fr/2017/06/04/eoliennes-la-guerre-naura-pas-lieu-a-corniou-les-grottes/

03/06/17 : HERAULT - EDF EN RENONCE A SON PROJET D’EOLIENNES INDUSTRIELLES A COURNIOU LES GROTTES (34)
EDF EN RENONCE A SON PROJET D’EOLIENNES INDUSTRIELLES A COURNIOU LES GROTTES (34)
Deux "victoires", en fait, même si les associations qui se battent contre la multiplication des parcs industriels d'éoliennes restent humbles et mobilisés :
- le collectif régional TNE Occitanie Environnement (*), suite à une rencontre avec des dirigeants du PNR Haut Languedoc, a gagné le fait que les associations des villages concernés puissent être auditionnées lors des commissions qui examinent des projets d'implantation d'éoliennes industrielles (jusqu'ici, seuls élus et promoteurs l'étaient !). Nous espérons que cette collaboration sera approfondie.
- enfin, lors d'une commission d'avril, la première à laquelle nous étions donc invités, EDF EN porteur du projet sur Courniou les Grottes ne s'est pas présenté ; a priori, selon le Parc, abandonnant son projet ; a priori selon nous, la mobilisation des habitants, le vote négatif du conseil municipal (malgré l'avis de la maire), le dossier étoffé et bien argumenté de Protection Somail qui se démène depuis plus d'un an contre toute implantation auront payé… et gagné !
Ceci dit, le même jour était examiné le dossier de la société Volkswind pour des éoliennes industrielles sur Les Verreries de Moussan qui impacteront entre autres… Courniou (sic) et certainement le projet de label Grand site pour Minerve porté par le Pays Haut Languedoc et Vignobles.
On peut noter que le conseil municipal des Verreries est favorable à l’unanimité « notamment à cause des retombées financières qui permettront d’engager des projets ». On apprend ainsi que les conseillers municipaux ont des projets, ce qui est une bonne nouvelle ! Par ailleurs l’utilisation de l’adverbe « notamment » suggère qu’il y a d’autres raisons à leur vote mais on n’en sera pas plus.
On attend donc les avis du Parc naturel régional du Haut Languedoc : favorables ou défavorables ? sachant que la société Volkswind a vu un permis de construire déjà refusé mais ailleurs aux Verreries et qu’elle est aussi passée en commission le 30 mai (avec nous donc !) pour des éoliennes sur Barre (81 = PNR HL) et sur Murasson (dans l’Aveyron sur le PNR des Grands Causses) !! La charte du PNR HL a plafonné les éoliennes industrielles à 300 et nous y sommes quasiment !
(*) Plus d’infos sur le site en cours : http://toutesnosenergies.fr/
Michèle SOLANS et Jean POUGNET pour TNE (03-06-17)
En savoir plus sur http://www.occitanie-tribune.com/articles/2480/herault-edf-en-renonce-a-son-projet-detrsquo%3Beoliennes-industrielles-a-courniou-les-grottes-34/#QAJshQTE3Ry5CSLu.99


http://www.occitanie-tribune.com/articles/2480/herault-edf-en-renonce-a-son-projet-detrsquo%3Beoliennes-industrielles-a-courniou-les-grottes-34/

30/05/17 : P.-O.: Vent debout contre les projets de parcs éoliens dans les Aspres
L’agricultrice passanenque Marie-Noëlle Moly a appris l’existence du projet à la fin de l’été 2016. Lorsque la société montpelliéraine Elements lui a proposé de signer une promesse de bail emphytéotique de 40 ans, afin de pouvoir implanter une éolienne de plus de 100 mètres de haut sur sa propriété. Une quarantaine d’autres propriétaires terriens du village se sont vus faire la même proposition. « Ces contrats sont en faveur de l’entreprise et pas...
http://www.lindependant.fr/2017/05/30/p-o-vent-debout-contre-les-projets-de-parcs-eoliens-dans-les-aspres,3020191.php

30/05/17 : AveyronSoutenir l'attractivité des territoires
[...] À leur tour, les élus ont dit leur inquiétude face à la fermeture des services publics, face aussi aux problèmes des transports scolaires et celui du tourisme suite à l'implantation d'éoliennes.[...]
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/30/2584131-soutenir-l-attractivite-des-territoires.html

29/05/17 : Aude : Rave : le vent de colère des riverains - 2 000 teufeurs à Roquefère
Il semblerait que le parc éolien du Sambrès ait plu aux teufeurs locaux, au mois de mars dernier, quand ils sont venus le temps d'une rave party sauvage. Ce week-end, ils étaient de retour, pour une nouvelle fête à ciel ouvert.
Les amateurs de techno, hardtechno, hardcore, trance, electro…, s'étaient déjà donné rendez-vous sur le plateau du Sambrès, à la limite de l'Aude et du Tarn, en juin 2012. Le dernier week-end de mars, il y a tout juste deux mois, rebelote pour les riverains, les jeunes teufeurs étaient à nouveau là. Et ce week-end, des voitures et camions sont arrivés par dizaines, pour une nouvelle free-party.
Dès vendredi soir, les premiers raveurs se sont montrés sur le site. C'est au cours de la journée de samedi que le gros du contingent est arrivé, selon des riverains du parc éolien. Hier aux alentours de 18 heures, le plateau du Sambrès était toujours occupé. Plus de 2000 personnes sont venues au cours de ces deux jours de fete, près de 800 véhicules étaient stationnés sur le parking improvisé. Sur le week-end, un dispositif de 80 gendarmes a été déployé, ainsi qu'un dispositif de prévention, avec des personnels de la protection civile, précise Grégory Lecru, directeur de cabinet de la préfecture. «Les départs ont commencé ce dimanche, et les gendarmes, sur réquisition du parquet, ont opéré des contrôles des participants, mais aussi des véhicules. Des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiants ont également été menés sur les conducteurs qui quittaient les lieux. La rave se déroulant sur un terrain privé, la gendarmerie est en lien avec la mairie, le propriétaire du terrain et l'exploitant des éoliennes pour examiner les possibilités de dispositifs préventifs pour éviter que de nouvelles raves ne soient organisées sur les lieux, même si le site est très vaste», continue Grégory Lecru. Selon les gendarmes sur place, aucun incident notable, notamment de santé, n'était heureusement à déplorer hier.
Des riverains mécontents
Certains riverains du parc éolien ont fait savoir qu'ils souhaitaient adresser «dès ce lundi matin au préfet de l'Aude Alain Thirion, au propriétaire du terrain et à l'exploitant des éoliennes une mise en demeure de faire cesser ces nuisances une bonne fois pour toutes».
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/29/2583423-rave-le-vent-de-colere-des-riverains.html

28/05/17 Une rave-party géante à Roquefère, dans l'Aude
Près de 1500 personnes ont investi le plateau de Sambrès à Roquefère, dans l'Aude vendredi 26 mai 2017 au soir, pour une rave-party géante. Et les fêtards font toujours la fête dimanche 28 mai 2017.
Environ 1500 fêtards se sont réunis sur le plateau de Sambrès, à proximité de la commune de Roquefère, dans l'Aude, vendredi 26 mai 2017 au soir pour une rave-party géante.
Sans incident à déplorer, la fête se poursuivait dimanche 28 mai sous la surveillance de gendarmes de la compagnie de Carcassone. Un hélicoptère a par ailleurs survolé la zone dans la matinée.
La zone avait déjà été investie fin mars 2017 le temps d'un week-end. 450 personnes s'étaient réunies au pied du parc éolien de Sambrès, point de vue sur les sommets pyrénéens alentours.

24/05/17 : Passage de camions à Bouriège (Aude)
http://www.webaudetv.com/reportages/passage-de-camion-a-bouriege.html

23/05/17 : Tarn : Barre, contestation anti-éolienne contre le projet de la société Volskwind
Le 20 mai dernier les membres du collectif "Toutes nos énergies" ont investi la mairie de Barre où les membres de la société Volskwind présentaient leur projet éolien aux élus et à la population.
Que les élus de barre et les promoteurs de l'éolien industriel sachent que les anti-éoliens n'ont pas l'intention d'abandonner, ne de taire leur réprobation, c'était en quelque sorte l'esprit de l'action de collectif "Toutes nos énergies" dont les membres se sont invités à la mairie de Barre le 20 mai dernier où les élus et les représentants de la société Volskwind présentaient leur futur projet éolien avant le dépôt à la préfecture. Un projet qui comprend l'implantation de trois éoliennes sur le site de Barre et 6 éoliennes sur la commune aveyronnaise de Murasson qui est située dans le Parc Naturel des Grands Causses. Et les membres du collectif de faire valoir leurs arguments contre ce projet. Des arguments repris dans un communiqué : " L'examen soigneux des documents présentés ont permis d'estimer à 50 machines le nombre d'implantation sur ce territoire car prolongé par les éoliennes de Murat. Nous avons dénoncé la déraison de cette concentration injustifiée dans ce secteur qui avait déjà fait l'objet par la société Valéco Eole, il y a 7 ans, avec le cabinet Cassini, d'une étude d'impact qui avait conduit à l'abandon de plusieurs sites, dont le Puech Brunette qui donnait plus un effet de mitage que d'extension. Par ailleurs, le projet de Volkswind s'avère être en plein sur les voies migratoires prénuptiales et postnuptiales de l'avifaune, si riche à cet endroit. Ce qui a soulevé une vraie indignation : un massacre de plus sur la biodiversité Enfin, le schéma du SCOT de l'Aveyron n'a pas inclus le secteur de Murasson dans la zone propice aux éoliennes. Comme nous le déplorons depuis des années, les parcs naturels se transforment bien en parcs industriels ; tous les bénéfices et profits financiers sont pour les promoteurs."
"Toutes nos énergies" dénonce " une manipulation des esprits
Par ailleurs, le collectif "Toutes nos énergies" dénonce dans une lettre adressée à la direction de la société Volkswind "les nombreuses inexactitudes - ou mensonges ? - de nature à tromper le public mal informé. C'est ainsi, entre autres exemples, qu'on ne trouve aucune mention du caractère intermittent de cette production d'électricité - qui en est la principale faiblesse ; Aucune mention du tonnage de béton et d'acier et des hectares de terrain artificialisés pour l’implantation de chaque éolienne industrielle, détériorant la biodiversité et la ressource en eau à son origine. Par une manipulation subtile des esprits - à laquelle s'ajoutent les mirobolantes propositions de baux plus rémunérateurs que le travail agricole - votre société prétend s'offrir la prérogative de coloniser et de dégrader nos territoires ruraux. Face au rouleau compresseur du profit, l'action de nos associations locales pour promouvoir une vie locale meilleure, un développement économique soutenable et un environnement sain peut vous sembler vaine. Nous espérons toutefois que des décideurs lucides et résolus assumeront leurs responsabilités à l'égard du territoire et de ses habitants, et que votre projet sera abandonné."
http://www.letarnlibre.com/2017/05/23/5997-barre-contestation-anti-eolienne-contre-projet-societe-volskwind.html

23/05/17 : TARN - DES ANTI-EOLIENNES INDUSTRIELLES A BARRE (81) : compte rendu

Nous étions une bonne vingtaine ce samedi 20 mai et… deux gendarmes pour nous accueillir comme d'habitude dès qu'on se déplace ! des représentants d'associations (Hérault, Aveyron,Tarn) du Collectif TNE/Occitanie Environnement. Une fois de plus ce n'est pas le nombre qui compte, c'est la présence, à chaque occasion, pour ne pas laisser penser que tout va bien ; nous avions annoncé que nous serions là pour exprimer notre réprobation : c'est ce que nous avons fait, en nous relayant dans les prises de parole et les signes manifestes de colère.
Ambiance courtoise, mais ça a discuté "ferme" avec le représentant de la société Volskwind : le principe était de se faire entendre et surtout qu'élus de Barre et promoteur sachent que des habitants et voisins sont contre leur projet et contre l'utilisation d'un établissement public (la mairie) comme "stand commercial" avec en sus la surveillance par la gendarmerie (qui, a priori, a autre chose à faire, il nous semble).
Pour Volskwind il s'agissait de présenter son projet au public avant dépôt en préfecture : 3 éoliennes en plus sur Barre (81 et dans le PNR Haut Languedoc) et 6 sur Murasson (12 dans le PNR Grands Causses)
L'examen soigneux des documents présentés ont permis d'estimer à 50 machines le nombre d'implantation sur ce territoire car prolongé par les éoliennes de Murat. Nous avons dénoncé la déraison de cette concentration injustifiée dans ce secteur qui avait déjà fait l'objet par la société Valéco Eole, il y a 7 ans, avec le cabinet Cassini, d'une étude d'impact qui avait conduit à l'abandon de plusieurs sites, dont le Puech Brunette qui donnait plus un effet de mitage que d'extension.
Par ailleurs, le projet de Volkswind s'avère être en plein sur les voies migratoires prénuptiales et postnuptiales de l'avifaune, si riche à cet endroit, ce qui a soulevé une vraie indignation : un massacre de plus sur la biodiversité si utile pour l'agriculture !
Enfin, le schéma du SCOT de l'Aveyron n'a pas inclus le secteur de Murasson dans la zone propice aux éoliennes (sic !) nous sommes donc partis après avoir dénoncé ce projet de trop et mal ficelé.
Comme nous le déplorons depuis des années, les parcs naturels se transforment bien en parcs industriels ; tous les bénéfices et profits financiers sont pour les promoteurs.
Ici pour votre info le mail envoyé, suite à ça, par Emmanuel Forichon, co-secrétaire de TNE Occitanie Environnement, , à la société Volskwind :
"Des représentants des associations membres de notre Collectif se sont rendu ce matin à "l'exposition" que vos services ont organisée dans les locaux de la mairie de Barre (Tarn) pour "préparer la population" à un projet éolien (dont certains élus seront financièrement bénéficiaires). Un projet de plus dans un secteur de la montagne languedocienne, au cœur de deux parcs naturels, qui aggraverait encore les atteintes au patrimoine naturel et paysager, à la qualité de vie des habitants et à l'équilibre socio-économique précaire de ce territoire rural.
Nous avons pu constater que vos affiches, outre l'argumentaire habituel sur les vertus de l'éolien, comportent de nombreuses inexactitudes - ou mensonges ? - de nature à tromper le public mal informé. C'est ainsi, entre autres exemples, qu'on ne trouve aucune mention du caractère intermittent de cette production d'électricité - qui en est la principale faiblesse ; aucune mention du tonnage de béton et d'acier et des hectares de terrain artificialisés pour l’implantation de chaque éolienne industrielle, détériorant la biodiversité et la ressource en eau à son origine.
Par une manipulation subtile des esprits - à laquelle s'ajoutent les mirobolantes propositions de baux plus rémunérateurs que le travail agricole - votre société prétend s'offrir la prérogative de coloniser et de dégrader nos territoires ruraux. Face au rouleau compresseur du profit, l'action de nos associations locales pour promouvoir une vie locale meilleure, un développement économique soutenable et un environnement sain peut vous sembler vaine. Nous espérons toutefois que des décideurs lucides et résolus assumeront leurs responsabilités à l'égard du territoire et de ses habitants, et que votre projet sera abandonné."
http://www.occitanie-tribune.com/articles/2278/tarn-des-anti-eoliennes-industrielles-a-barre-81-compte-rendu/

23/05/17 : Aude : Matthieu Tusch, responsable de projet éolien chez RES : «Il n'y aura pas de nouvelles implantations sans mise en conformité»
Environnement - Projet d'extension

Du côté de l'exploitant du parc éolien, on affirme qu'aucune nouvelle implantation ne sera envisagée, avant une mise totale en conformité du parc. «Il y a aujourd'hui de nombreux retours sur l'acoustique au niveau du hameau de Cubserviès. On est dans la première année du parc, et c'est au cours de celle-ci que nous essayons de régler les problèmes» affirme Matthieu Tusch, responsable de projet éolien pour RES À l'heure actuelle des mesures acoustiques sont en cours sur le parc, les résultats devraient être donnés dans les jours qui viennent. Ces résultats, assure le responsable, permettront de réaliser les réglages nécessaires. «Si les nuisances sont réelles, ce qui peut évidemment être le cas, il y aura une mise en place de solution. La loi est très stricte là-dessus», continue Matthieu Tusch. Car sans s'en cacher, l'exploitant envisage déjà l'agrandissement du parc. Le site, extrêmement venteux, est même qualifié d'exceptionnel. «Mais il faut prendre les choses dans l'ordre. Aucun nouveau projet n'est envisageable pour le moment. Nous devons d'abord faire le point. Mais c'est vraiment un site qui à un très fort potentiel».
Des solutions rapides en cas de non-conformité
Dès le mois de juin, RES, qui mène les études acoustiques, livrera les résultats à la population. Avec pour objectif, si des réglages de mise en conformité sont nécessaires, que ceux-ci soient réalisés d'ici le mois de septembre, sous réserve que la météo le permette. En clair, les mois d'été n'étant pas les plus venteux, il est difficile de calculer l'impact sonore à son plus fort niveau. «La solution courte, c'est que l'on finisse les mesures et que l'on constate que tout est conforme, ce qui n'est pas le plus probable. Second scénario, on constate que des réglages doivent être faits pour rendre le parc conforme, et on met en place une solution pour l'été et on vérifie à nouveau en septembre que cette solution marche». Ce n'est qu'ensuite que les projets d'extension pourront être étudiés, en concertation avec les municipalités concernées.
Une réunion d'information houleuse entre riverains et exploitant du parc
Le samedi 13 mai RES, exploitant du parc éolien du Sambres sur les communes de Roquefère, Mas-Cabardes et Labastide-Esparbaïrenque, organisait une réunion d'information de 10 heures à 16 heures pour répondre aux questions des riverains du parc et présenter le «potentiel éolien» de la zone pour, craignent les riverains, de nouvelles implantations. Réunion qui n'était pas au goût de l'association Vent mauvais, qui a décidé de bloquer la route. «Nous avons appris la tenue de cette réunion sur des pancartes affichées dans le hameau. Une vingtaine d'adhérents a donc décidé d'organiser ce blocage», explique Patrice Lucchini, président de Vent mauvais. «On a quand même réussi à discuter. Notre sentiment c'est qu'une majorité de la population est favorable à ce parc. Ceux que l'on entend le plus et qui se mobilisent le plus, ce sont les opposants. Mais faire un projet sans l'assentiment des élus, c'est impossible», répond quant à lui Matthieu Tusch, responsable de projet éolien pour RES. Les opposants, qui à l'issue de cette réunion ont jugé les réponses de l'exploitant peu convaincantes, n'ont pas l'intention de s'arrêter là. Pour sa part, RES assure que l'évolution du parc suivra son cours logique, «sans brûler les étapes et en respectant la loi, très stricte sur ces questions». D'autres réunions d'information et d'autres rencontres devraient suivre prochainement.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/23/2579953-matthieu-tusch-responsable-projet-eolien-chez-res-aura-nouvelles-implantations.html

23/05/17 Aude -   Roquefère : La grogne monte autour du parc éolien du Sambrès
Montagne noire
En juillet 2016, le parc éolien du Sambrès, qui compte 26 éoliennes, a été inauguré. Les riverains, qui en réaction ont créé l'association Vent Mauvais en novembre dernier, craignent déjà l'implantation de nouvelles machines.
C'est un feuilleton qui remonte déjà à plus de 10 ans. Le parc éolien du Sambrès, situé sur les communes de Roquefère, Mas Carbardès, et Labastide-Esparbairenque, dont les permis de construire ont été accordés en 2007, n'a vu se construire ses premières éoliennes qu'a partir de 2015, pour une inauguration officielle en 2016, une fois les 26 éoliennes construites et en fonctionnement. 11 sur la commune de Roquefère, 10 sur celle de Mas Cabardès, et 5 à Labastide-Esparbairenque. La raison de ce délai, les recours et contestation d'associations locales. À l'époque, le tribunal administratif de Montpellier rejette la demande des associations qui contestent l'arrêté préfectoral définissant la zone de développement du parc éolien, par un jugement rendu le 26 février 2010. Jugement annulé par la cour d'appel de Marseille, le 24 avril 2012, qui annule également l'arrêté préfectoral du 13 mai 2008, qui délimitait la zone de développement. À l'époque, les riverains, et notamment les habitants du hameau de Cubserviès (commune de Roquefère), sont soulagés. Leur hameau, à proximité de l'une des plus grandes cascades d'Europe, inscrite au patrimoine départemental depuis 1964, sera préservé. C'était sans compter sur la persévérance des communes concernées, de la société RES, et de la ministre de l'écologie qui décident de se pourvoir en cassation. Le conseil d'État annule l'arrêt de la cour administrative de Marseille et renvoi l'affaire devant la cour. L'arrêté préfectoral définissant la zone du parc est bien valide, le parc éolien verra le jour. «À l'époque, nous avions dépensé trop d'argent et d'énergie dans cette bataille. Plus personne n'avait envie d'y retourner après ça», raconte Patrice Lucchini, habitant du hameau de Cubserviès.
En 2014, les travaux démarrent enfin, 5 éoliennes sont livrées en 2015, les 21 autres en juillet 2016. Quelques mois après, en novembre, les riverains créent l'association Vent mauvais. Une quarantaine d'habitants, les plus directement impactés, se plaignent de nuisances sonores, et de manière plus relative, «de pollution visuelle». «Nous savons parfaitement que ces éoliennes ne bougeront plus. Quand il y a du brouillard, pour nous, c'est un jour de chance, car on ne les voit plus. Aujourd'hui, ce sont surtout les nuisances sonores qui nous dérangent. Et surtout, nous ne voulons pas en voir de nouvelles installées», insiste Patrice Lucchini, président de Vent Mauvais. Aujourd'hui, au moins trois promoteurs s'intéressent au potentiel de la zone, pour développer le parc éolien déjà existant.
Le chiffre : 26 
éoliennes> Implantées. Bien que les premières discussions aient commencé au début des années 2000, les 1re éoliennes sont sorties de terre en 2015, après de longues années de bataille juridique.
«On passera à l'action s'il le faut»
Pour certains riverains, qu'importe les explications de l'exploitant éolien, voir arriver de nouvelles machines dans les années à venir est totalement exclu. Parmi les plus virulents, Nicolas Lassalle, président de la Fédération départementale des bovins et éleveur de Gasconnes à Labastide-Esparbairenque. Possédant 2 exploitations comptant 400 têtes de bétail, il se retrouve à proximité directe des éoliennes. Il affirme que le bruit est «intermittent, surtout le matin et le soir, et comparable à celui d'une autoroute». Mais ce n'est pas tout, comme de nombreux autres, il affirme que son exploitation a perdu en termes de valeur financière. «Je suis un habitué des actions fortes, ça ne me fait pas peur. Jusqu'à présent, nous avons été gentils, mais le mouvement pourrait se durcir. Ce qui me choque le plus, c'est le mépris affiché de ces gens pour le monde paysan. On nous a proposé de l'argent pour partir, mais on ne partira pas !», affirme Nicolas Lassalle.
L'éleveur affirme avoir déjà interpellé le président du conseil départemental André Viola et le désormais ex-préfet de l'Aude Jean-Marc Sabathé. De plus, le collectif T.N.E., qui réuni de nombreuses associations anti-éoliennes, dont Vent mauvais, compte interpeller dans les jours qui viennent tous les candidats aux élections législatives des zones concernées par de futures implantations et connaître leurs positions sur ces questions.
Du côté de l'exploitant du parc éolien, on affirme qu'aucune nouvelle implantation ne sera envisagée, avant une mise totale en conformité du parc....


22/05/17 : Tarn : Eoliennes : un projet clivant
Portée par la société Volkswind, une implantation de neuf éoliennes est envisagée à La Plane, entre les puechs de Lugan et de Brunette. Ces mâts de 100 mètres en haut des pales, implantés sur du terrain privé, développeront 2,3 MW chacun, ce qui doit permettre de délivrer 48 000 MW / heure par an. Six éoliennes sont prévues sur la commune de Murasson, les trois autres étant sur la frontière, côté Barre, commune dont les élus ont émis un avis favorable en septembre dernier. En attendant le dépôt du dossier en août, la société Volkswind expose, depuis le 12 mai en salle du conseil, l'essentiel des informations générales et locales par le biais de cinq panneaux et différentes brochures. Trois permanences sont assurées par un cadre de l'entreprise. Avant la dernière (lundi 29 mai, de 13 h 30 à 16 h 30), celle de ce samedi 20 mai en matinée n'a guère intéressé le public local.
Pourtant, dès la cour, elle était tout autant «animée» par une douzaine de représentants du collectif «TNE (toutes nos énergies)- Occitanie environnement». Dont le secrétaire Emmanuel Forichon : «Nous, opposants à l'éolien industriel, nous sommes pour la légalité. À savoir que nous demandons au président du Parc du Haut-Languedoc de faire respecter la charte que tous les maires ont signée : à savoir pas plus de 300 mâts. Eh bien nous y sommes. Je concède que le bouclage chiffré est ardu, avec les projets en cours, en instruction, etc. Au-delà et surtout, qu'attend-on d'un Parc naturel régional ? Qu'il protège ses paysages, nos paysages…»
Un «plafond de verre» de 150 mâts
De l'autre côté de la frontière, dans les Grands Causses, le plafond de verre est de 150, selon le Scot (Schéma de cohérence territoriale).
Des échanges aigres-doux
Laurent Michel, chef de projet, est, avec l'un de ses collègues, chargé de répondre au public, surtout de militants donc, et ne se dérobe pas. Les griefs sont multiples : nuisances sonores, visuelles et donc économiques (tourisme et valeur patrimoniale), et sociales lignes de «fracture» entre les habitants). Les échanges sont vifs, et Laurent Michel invoque les projets légaux de sa société, refusant d'endosser les critiques concernant d'autres entreprises. Parmi les contributeurs, Jean-Pierre Barbe, responsable d'association dans son fief de Falgous : «Mais ne me dites pas que nous ne verrons pas ces éoliennes depuis les plateaux de Mounès !» Cette commune est limitrophe de Murasson, et Jean-Pierre Barbe indique que son conseil s'est opposé par délibération à l'éolien industriel. Peu après le ton monte. Un autre militant, face au cadre Volkswind : «Où habitez-vous ? ? À Montpellier. ? ? Ah ! C'est trop commode : bousiller le pays, au loin, chez les ploucs !» Anne-Marie Citton évoque le sentiment de pousser à bout les populations, source d'une possible perte de contrôle. Tandis que Catherine Laur, candidate des Insoumis (côté Aveyron) a fait de l'énergie et de l'eau ses thèmes prioritaires.
L'information aurait intéressé huit personnes lors de la première permanence. Ce 20 mai, nous compterons deux Murassonnais. Et une Barrole d'un hameau : elle voulait surtout savoir où se positionnait ce projet. Elle a eu l'info, mais dès l'entrée dans la cour, elle était interloquée par cette atmosphère électrique. Qui ne lui a guère convenu : quelques minutes plus tard, elle tournait les
talons.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/22/2579079-eoliennes-un-projet-clivant.html
22/05/17 : Tarn : Manifestation contre le projet éolien
Samedi 20 mai à Barre, des représentants du collectif TNE (Toutes nos énergies) Occitanie-environnement ont manifesté contre le projet de parc éolien exposé par la société Volskwind en mairie : trois éoliennes sur Barre et six sur Murasson. Ambiance courtoise mais discussions fermes avec le représentant de la socété. Les opposants étaient une bonne vingtaine : "le principe était de se faire entendre et surtout qu'élus de Barre et promoteur sachent que des habitants et voisins sont contre leur projet", déclare un membre du collectif.
http://www.lejournaldici.com/actualite/l-info-en-continu/manifestation-contre-le-projet-%C3%A9olien#.WSKXd2jygdU

19/05/17 : Aude : Parc éolien de Roquefort: un «non» définitif
Le 9 mai dernier, la Cour administrative d’Appel de Marseille a mis un point final négatif à un très ancien projet d’implanter 15 éoliennes sur les hauteurs dominant la commune de Roquefort-des-Corbières, dans les Corbières maritimes.
C’est en effet le 24 décembre 2008, il y a près de 10 ans, que le préfet de l’Aude avait délivré des permis pour les parcs éoliens du col de Brugues, du Mailleul de Lima et du Viala, un ensemble de trois fois cinq éoliennes situé dans la continuité du parc de Villesèque-des-Corbières. La Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) avait attaqué en justice les trois permis, estimant qu’ils ignoraient plusieurs zones de protection de l’avifaune (aigles de Bonelli et chauve-souris notamment) et que l’étude d’impact était insuffisante. À l’époque déjà, au stade de la préparation du permis, la direction régionale de l’environnement avait émis un avis défavorable au projet pour ces raisons.
La LPO avait gagné en première instance (2012), puis en Appel (2014) avant que le Conseil d’État ne demande à ce que l’affaire soit rejugée. Ce que la cour de Marseille a fait, il y a quelques jours, confirmant l’annulation des trois permis.
http://www.lindependant.fr/2017/05/18/parc-eolien-de-roquefort-un-non-definitif,3016271.php#xtor=RSS-5

19/05/17 : MONTS DE LACAUNE - Manifestation des anti-éoliens à Barre
Les anti-éoliens du collectif TNE Occitanie-environnement manifesteront demain samedi 20 mai à Barre, dans les monts de Lacaune. Objet de ce rassemblement, qui se déroulera à 10h30: une exposition organisée actuellement dans la mairie du village, pour présenter le projet de parc éolien de la société Volskwind. Pour les opposants, qui évoquent "une exposition de propagande", le projet de Barre aurait pour conséquence d'atteindre le plafond de 300 mâts au sein du parc naturel régional du haut-Languedoc.http://www.lejournaldici.com/actualite/l-info-en-continu/manifestation-des-anti-%C3%A9oliens-%C3%A0-barre#.WR_8yuSwcdW

18/05/17 : TARN - MANIFESTATION : HULOT ET VIALELLE VONT-ILS TENIR LEURS ENGAGEMENTS SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL ?
MANIFESTATION A BARRE (81) : HULOT ET VIALELLE VONT-ILS TENIR LEURS ENGAGEMENTS SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL ?
Avant d'être ministre d’État, chargé de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot disait à propos de l'éolien industriel :
"… Le lobby des éoliennes souvent proche de celui du nucléaire, a bien fonctionné en proposant aux maires des petites communes de nouvelles recettes. Ils ont installés des éoliennes en dépit du bon sens. Des champs d'éoliennes dans des friches industrielles ne choqueront personne. Mais lorsque l'on sacrifie des paysages magnifiques, je comprend qu'il y ait des réactions…"
"…Au départ l'énergie éolienne est une très bonne idée ; mais à l'arrivée c'est une réalisation tragique. Si cela permettait de fermer des centrales nucléaires, mais ce n'est pas le cas. En bref, c'est simplement de l'habillage !"
En tant que président du Parc naturel du Haut Languedoc, Daniel Vialelle a écrit aux élus des communes du territoire que le seuil des 300 éoliennes ne devait pas être dépassé, et ce, pour respecter la Charte du PNR sur laquelle toutes les collectivités se sont engagées.
Or, nous constatons chaque jour que les opérateurs éoliens continuent à être bien accueillis par des élus qui ne doivent pas ignorer que le plafond est atteint avec les derniers dossiers déjà déposés.
Depuis une semaine, la société Volskwind expose son projet de parc éolien, et en mairie de Barre ! lequel devrait finir de saturer ce secteur sacrifié à l'industrie éolienne et faire atteindre le regrettable « plafond des 300 » dans le Parc.
Nous manifesterons donc notre colère contre cette exposition de propagande, dans ce village du Tarn, ce samedi 20 mai, à partir de 10h30.
Et à ceux qui ne pourraient pas venir, nous leur demandons d'envoyer un mail ou un fax à la mairie pour écrire votre opposition
- aux éoliennes en général
- aux éoliennes spécifiquement sur ce site
- aux méthodes indécentes de ce promoteur. La mairie n'est pas une place marketing !http://www.occitanie-tribune.com/articles/2221/tarn-manifestation-hulot-et-vialelle-vont-ils-tenir-leurs-engagements-sur-l-eolien-industriel/

18/05/17 : Parc éolien de Roquefort : un « non » définitif
JUSTICE. Le 9 mai dernier, la Cour administrative d’Appel de Marseille a mis un point final négatif à un très ancien projet d’implanter 15 éoliennes sur les hauteurs dominant la...
JUSTICE. Le 9 mai dernier, la Cour administrative d’Appel de Marseille a mis un point final négatif à un très ancien projet d’implanter 15 éoliennes sur les hauteurs dominant la commune de Roquefort-des-Corbières, dans les Corbières maritimes.
C’est en effet le 24 décembre 2008, il y a près de 10 ans, que le préfet de l’Aude avait délivré des permis pour les parcs éoliens du col de Brugues, du Mailleul de Lima et du Viala, un ensemble de trois fois cinq éoliennes situé dans la continuité du parc de Villesèque-des-Corbières. La Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) avait attaqué en justice les trois permis, estimant qu’ils ignoraient plusieurs zones de protection de l’avifaune (aigles de Bonelli et chauve-souris notamment) et que l’étude d’impact était insuffisante. À l’époque déjà, au stade de la préparation du permis, la direction régionale de l’environnement avait émis un avis défavorable au projet pour ces raisons.
La LPO avait gagné en première instance (2012), puis en Appel (2014) avant que le Conseil d’État ne demande à ce que l’affaire soit rejugée. Ce que la cour de Marseille a fait, il y a quelques jours, confirmant l’annulation des trois permis.
http://www.lindependant.fr/2017/05/18/parc-eolien-de-roquefort-un-non-definitif,3016271.php

13/05/17 : Lot : Vigilants sur le grand éolien
L'association Vent du Haut-Ségala a tenu son assemblée générale samedi 6 mai. Le bureau est reconduit. Une réponse à un courrier adressé fin 2016 à Fausto Araqué, président du Territoire à énergie positive du Grand Figeac, vient de leur parvenir : elle confirme la poursuite des études «petit et grand éolien» par le bureau d'études Site à watts. Un premier rapport très réservé sur la faisabilité du grand éolien avait été rendu fin 2015. «La multiplication des projets en limite du parc de Sousceyrac et sur l'autre versant du Célé nous incite à une très grande vigilance. Solidaires des autres associations, nous refusons un ‘'Lévézou bis'', précisent les membres de l'association. Nous réaffirmons notre opposition à des projets impactant santé et qualité de vie, en raison de la faible distance possible (entre 500 et 800 m) entre machines et habitations, pour une rentabilité contestable — à ce sujet, nous demanderons les mesures détaillées de la production annuelle du parc de la Luzette en espérant une réponse. D'autres sources d'énergie renouvelable sont possibles qui permettraient de conserver et valoriser un patrimoine paysager de pleine nature, atout du territoire. L'éolien industriel de grande taille est totalement contradictoire avec les valeurs du développement durable.»
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/13/2573906-vigilants-sur-le-grand-eolien.html

11/05/17 : Aude - Montagne Noire : Non aux éoliennes
le collectif Vent Mauvais s'oppose à l'extension du parc éolien de Sandrès.
L’association Vent Mauvais opposée à l’extension du parc éolien de Sandrès dans la montagne Noire.
Basé dans le secteur de Roquefère, ce parc éolien avait été implanté en 2016 ce qui déplaisait déjà aux habitants. Avec 26 éoliennes, il s’agit du plus grand parc de l’Aude, alors autant dire que l’annonce d’un projet fait grincer des dents.
Une réunion se tiendra samedi entre les acteurs du projet éolien et les membre le l’association Vent Mauvais.
http://www.centpourcent.com/les-infos-10/montagne-noire-non-aux-eoliennes-7619

10/05/17 : Tarn : La Rialet : Les habitants mobilisés contre "l'encerclement éolien" de leur commune

Mobilisation anti éolienne
Les habitants du Rialet contre "l'encerclement éolien"
Les habitants du Rialet ne veulent pas d'éoliennes sur leur territoire et pourtant ils vont bel et bien être encerclés par des machines implantées sur les communes voisines. D'où leur mobilisation contre ces projets qui nuisent à leur bien-être.
56 habitants, près de 800 hectares, la commune du Rialet ne veut pas d'éoliennes sur son territoire et pourtant ses habitant vont avoir sous les yeux les éoliennes que prévoit d'installer la société Valorem sur un terrain qui appartient à la commune de Boissezon et situé à 500 m de la mairie. Mais ils militent également contre un premier projet relatif à l'implantation de 7 aérogénérateurs que projette d'installer EDF Energies nouvelles qui a installé un deuxième mat de mesure sur un terrain situé sur la commune de Cambounes, mais juste en limite de la commune du Rialet. C'est pour protester contre ce qu'ils considèrent comme "un encerclement éolien" que les membres de l'association Nostra Montanha ont décidé de faire entendre leur voix. En avril ils ont donc décidé de se rassembler sur le chantier d'implantation de ce deuxième mat de mesure situé à 800 m du premier. "Les nuisances se sont les habitants du Rialet qui vont les subir vu que la commune est située sous le vents dominants. Notre commune est très boisée, c'est plus facile d'implanter des éoliennes sur des terrains privés dont certains propriétaires forestiers ne sont pas du coin mais habitent la Belgique," précise Jacques Biau le représentant de l'association.
Une proximité inadmissible
Et ce dernier de rajouter, "on est dans un Parc naturel, les paysages sont fragiles. Nous avons beaucoup d'handicaps naturels. En plus ont veut nous imposer une contrainte supplémentaire qui constitue une menace pour l'environnement, la biodiversité et pour les habitants. Cette proximité des éoliennes et des habitants est inadmissible," rajoute Jacques Biau. La pilule est d'autant plus amère à avaler que ce sont les communes voisines (Boissezon et Cambounes) qui profiteront de la manne financière des éoliennes sans qu'elles en subissent les nuisances (dépréciation économique du patrimoine, des ondes et des flashs lumineux sur la santé, pollution visuelle et une atteinte au bien vivre du villages». Le 27 avril les anti-éolien ont manifesté sur le chantier du mat de mesure installé par Valorem. Mais ils ne comptent pas en rester là puisqu'à travers les collectifs "Toutes nos énergies" ils souhaitent porter le débat devant les instances régionales. Nous ne nous inscrivons pas dans la lutte violente. Mais nous devons manifester notre opposition, alerter les autorités et mettre la pression pour que les choses changent," conclut Jacques Biau qui déplore qu'au nom des énergies renouvelables ont fasse n'importe quoi. Pour mémoire l'association avait déposé une motion contre le projet éolien de Cambounes "un schéma régional énergétique basé sur les économies d'énergies et sur les énergies renouvelables d'intérêt écologique et économique local, élaboré en concertation avec les citoyens. " Une revendication toujours d'actualité.
http://www.letarnlibre.com/2017/05/10/5935-rialet-les-habitants-mobilises-contre-encerclement-eolien-leur-commune.html

07/05/17 : AUDE : Du retard pour le parc éolien de Villedaigne-Ornaisons-Cruscades
Le parc éolien de Villedaigne-Ornaisons-Cruscades qui devait accueillir à l'origine 11 éoliennes puis 8 accuse un sérieux retard. En effet, la Dreal a jugé que les demandes faites à l'aménageur étaient insuffisantes et de nouvelles contraintes environnementales ont été ajoutées au dossier. Il s'agit de mesures pour la protection de la faune.
La société toulousaine qui porte ce projet va devoir réaliser de nouvelles mesures environnementales pour un montant de 400 000 euros.
http://www.lindependant.fr/2017/05/07/du-retard-pour-le-parc-eolien-de-villedaigne-ornaisons-cruscades,3012659.php

07/05/17 : Aude : Lorsque rapaces et crapauds ralentissent un projet éolien
C’est un cas singulier vécu pour ce parc Villedaigne, Cruscades, Ornaisons... alors que le permis de construire avait été accordé, avec avis favorable de la Directions régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement et que les engins avaient pénétré sur le terrain, l’inspecteur de cette même administration s’est rendu sur le site en 2016 et a stoppé les...
http://www.lindependant.fr/2017/05/07/aude-lorsque-rapaces-et-crapauds-ralentissent-un-projet-eolien,3012769.php

04/05/17 : Occitanie : la région frôle l'autosuffisance électrique
Selon Réseau transport d'électricité (RTE) la production d'électricité de la région Occitanie couvre près de 97 % de sa consommation. Les énergies renouvelables sont en forte hausse.
Le bilan électrique de 2016 que vient de dévoiler Réseau de transport d'électricité (RTE) indique une forte croissance du raccordement des énergies renouvelables au réseau régional. RTE qui gère les lignes électriques haute tension (de 63 000 à 400 000 volts) est comparable aux autoroutes de l'électricité avec 12 000 kilomètres de lignes en Occitanie. RTE bénéficie d'une excellente vision de la production et de la consommation de l'électricité. Son délégué régional Erik Pharabod a pour mission d'équilibrer la production et la consommation d'électricité car cette dernière ne se stocke pas.
En 2016, l'Occitanie a consommé 35 000 GWh en légère hausse de 1,1 %, «une consommation couverte à 97 % par la production régionale» assure Erik Pharabod. En dix ans, la consommation régionale a bondi de 11,7 % alors que la consommation française ne progressait que de 3,1 %. C'est la forte croissance démographique notamment à Toulouse et Montpellier qui a tiré cette consommation.
L'an dernier, la pointe de consommation a été enregistrée le 18 janvier à 19h avec 8 435 MWh soit plus du double d'une consommation normale (4 000 MWh). C'est bien sûr le nucléaire qui est le premier producteur régional (54 % de la consommation) avec la centrale de Golfech. «Mais l'Occitanie a beaucoup d'eau, de vent et de soleil et cela se traduit nettement dans la répartition des productions» explique le délégué de RTE. L'hydraulique grâce aux barrages dans les Pyrénées représente 49 % du potentiel de production régionale (voir infographie). En 2016, le parc éolien raccordé a connu une hausse de 12,3 % et le parc solaire de 15,5 %. Cette bonne performance place l'Occitanie parmi les régions de tête pour les énergies nouvelles. En 2016, la région a produit 40 % d'énergie renouvelable par rapport à sa production soit deux fois plus que la moyenne française (environ 20 %).
RTE joue aussi un rôle d'aiguilleur de l'électricité et envoie de l'électricité en Espagne ou en importe selon les besoins. Depuis l'ouverture d'une nouvelle ligne d'interconnexion avec la péninsule ibérique en 2015 via les Pyrénées, les échanges avec l'Espagne ont été multipliés par deux.Malgré cet investissement majeur, des études ont déjà été lancées pour une nouvelle liaison afin de renforcer le dialogue énergétique avec l'Espagne. Des études sur un câble sous-marin dans l'arc Atlantique au large de Biarritz sont en cours mais le projet devrait prendre de longue année.
Des parcs éoliens en mer
En 2016, RTE a investi 114 M€ en Occitanie pour adapter son réseau et raccorder les énergies nouvelles. D'ici les cinq prochaines années, 900 M€ seront investis notamment dans l'adaptation des réseaux dans les Pyrénées catalanes, la Haute vallée de l'Aude et de l'Ariège… Par ailleurs, RTE raccordera deux parcs éoliens flottantsen Méditerranée. Le 1er parc de quatre éoliennes au large de Leucate (Engie) comportera 19 km de câbles sous-marins pour une mise en service en 2020. Celui de Gruissan (4 éoliennes) entrera en service mi 2021.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/04/2568189-occitanie-la-region-frole-l-autosuffisance-electrique.html

03/05/17Le projet EFGL, mené par l'Etat, coûtera 60,5 millions d'euros
Des éoliennes au large de Leucate-Le Barcarès en 2019
L'un des tout premiers parcs éoliens offshore de France verra le jour au large du Pays Catalan et du Languedoc, entre Le Barcarès et Leucate. Dans un premier temps, quatre éoliennes offshore y seront installées.
Un important projet éolien se profile au large de Leucate et du Barcarès, entre Languedoc et Pays Catalan. Cette réalisation, comportant quatre aérogénérateurs flottants, a été validée le 3 novembre 2016 par le ministère de l'Ecologie. Attendue pour 2019, elle fait partie du Programme des investissements d'avenir (ex-Grand emprunt), sous couvert de la loi sur la transition énergétique, qui prévoit 100 mégawatts d'énergie marine en France d'ici 2023. Ce site, baptisé « Les éoliennes flottantes du golfe du Lion » (EFGL), coûtera 60,5 millions d'euros. Il sera placé sous observation technique et commerciale pendant deux ans avant de devenir une véritable ferme de production, grâce à la multiplication de ses éoliennes, pour une première période d'exploitation jusqu'en 2040.
Du matériel français, portugais et américain
Le projet EFGL mise sur la robustesse et l'efficacité du matériel «WindFloat», à l'essai depuis 2011 au large du Portugal. Ses éoliennes, fabriquées par l'entreprise américaine General Electric, recevront des flotteurs construits par le Français Eiffage Métal. Développé par l'opérateur public français Engie (anciennement GDF Suez), la Caisse des Dépôts et Consignations et l'opérateur Energias de Portugal (EDP), ce parc flottant pilote fournira une puissance de 6 mégawatts par éolienne.
Le Barcarès et Saint-Cyprien suivront ?
Le mouvement Oui au Pays Catalan, engagé dans les projets territoriaux pensés par et pour les Pyrénées-Orientales, défend l'idée d'un parc éolien flottant au large du Barcarès. Dans un communiqué du 26 avril, cette force politique émergente défend un « plan énergétique durable » fondé sur un « gisement énergétique (...) colossal ». Ce potentiel donnerait lieu à des « éoliennes en haute mer, entre Le Barcarès et Saint-Cyprien ». Oui au Pays Catalan conditionne cette ambition à l'initiative des élus, qui « négligent les appels à projets européens, nationaux et régionaux », mais estime que ce « gâchis » n’est « pas une fatalité ».
http://www.la-clau.net/info/11661/des-eoliennes-au-large-de-leucate-le-barcares-en-2019-11661

02/05/17 : 66 - Le vent de la colère
PARC EOLIEN. Le projet d’implantation fait débat dans la commune. Ce qui devait être une réunion d’échanges sur le projet d’implantation d’un parc éolien dans la commune s’est transformée en un pugilat, avec son lot d’invectives, noms d’oiseaux, menaces, insultes. Bref rien de bien constructif à l’encontre de la société Éléments, en charge du projet, et des responsables de la municipalité présents. Le projet concerne cinq éoliennes de 3 MW d’une hauteur en bout de pâle d’environ 130 m. Les propriétaires fonciers sur les zones dites favorables à cette implantation se sont mutualisés. De ce fait, les revenus, sont environ de 7 500 € par éolienne par an, seraient partagés par tous les propriétaires, quel que soit le propriétaire de la parcelle sur laquelle l’éolienne serait construite. Les trois zones de faisabilité de ce parc se situeraient à la sortie du village sur la route de Passa et en direction de Terrats.
De façon transparente Les études du milieu naturel, acoustique et paysager sont en cours et le résultat devrait être connu d’ici un an. Une éolienne de ce type peut satisfaire en besoin énergétique environ 3 000 habitants et les retombées financières annuelles pour la commune se situeraient à 4 500 € par mât. Les responsables du projet ont affirmé vouloir communiquer de façon transparente à différents stades de l’évolution des études. Les opposants s’étonnent de ne pas avoir été consultés en amont ce qui aurait évité les frais d’une telle étude pour un projet qu’ils rejettent d’office. L’histoire ne fait que commencer …
http://www.lindependant.fr/2017/05/02/le-vent-de-la-colere,3011183.php

27/04/17 : Tarn : BOISSEZON - Ils manifestent contre le projet éolien
Ce jeudi 27 avril au matin, une manifestation était organisée par l'association Nostra Montanha au lieu-dit « Frescuret » 500 m après la mairie du Rialet sur la route départementale d’Augmontel.
Les opposants ont décidé de bloquer les accès au chantier éolien du nouveau projet de Valorem situé sur la commune de Boissezon. La société a installé un mât de mesure sur lequel se sont symboliquement enchaînés les manifestants à quelques centaines de mètres de celui implanté par EDF EN sur la commune de Cambounès.
Les opposants dénoncent la proximité du projet de leur village : "Le mât est à 500m du Rialet et à 18 km de la mairie de Boissezon!", déclare le président de l'association Jacques Biau. "Les nuisances sont déportées chez les voisins... Nous continuons les actions sur le terrain et sommes en train d'interpeller les politiques."
http://www.lejournaldici.com/actualite/l-info-en-continu/ils-manifestent-contre-le-projet-%C3%A9olien#.WQHqsPnygdU

27/04/17Des habitants du Rialet (Tarn) bloquent le chantier d'un nouveau projet éolien
Des habitants de la commune du Rialet, dans la montagne noire, ont manifesté ce jeudi contre le projet d'implantation d'un parc éolien à proximité des hameaux où ils habitent, bien que situé... sur la commune voisine.
Ils ne veulent pas d'éoliennes sur les hauteurs de leur village. Des habitants de la commune du Rialet, dans le Tarn, se sont réunis au petit matin ce jeudi 27 avril pour bloquer l'installation d'un mât de mesure par la société Valorem.
"C'est l'encerclement éolien du village du Rialet qui continue" s'exclament-ils. Car le projet de Valorem est situé sur la commune voisine de Boissezon dont le centre se trouve à... 18 kms. Un terrain, en revanche, situé à 500 mètres de la mairie du Rialet ! Il est prévu d'y construire 7 éoliennes. 
Ce nouveau mât de mesure est situé à un kilomètre de celui déjà implanté par EDF, cette fois sur la commune de Cambounès. D'où le sentiment au Rialet et dans les hameaux environnants de cet "encerclement éolien".
Régulièrement, les projets d'implantations d'éoliennes sont contestés par des riverains ou des collectifs locaux qui dénoncent la mise à disposition de terrains aux "promoteurs éoliens" au nom du développement des énergies renouvelables. 
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/tarn/albi/habitants-du-rialet-tarn-bloquent-chantier-nouveau-projet-eolien-1242285.html

27/04/17 : Aude : Réunion publique sur le projet éolien
Le 13 avril, s'est déroulée, au foyer rural de la commune, une nouvelle réunion d'information sur le projet éolien, à laquelle étaient conviés tous les habitants du village. Ce temps d'échange s'est inscrit dans la continuité de la concertation réalisée par EDF Énergies nouvelles, en partenariat avec les élus communaux dans le cadre des études de faisabilité du projet.
Cette réunion avait pour objectif de faire un point sur l'avancement du projet et d'aborder les différentes études lancées au printemps. En présence de l'équipe projet d'EDF Énergies nouvelles et d'un représentant des bureaux d'études travaillant sur le dossier, les riverains ont donc pu poser leurs questions.
Au-delà de la présentation des études environnementales et techniques, plusieurs simulations paysagères ont été présentées sur la base du potentiel maximal d'implantation de la zone d'étude, soit six éoliennes. Cette implantation est amenée à évoluer en fonction du résultat des études engagées.
Des échanges ont ensuite eu lieu entre les habitants et l'équipe projet, concernant principalement les enjeux environnementaux et la prise en compte des contraintes du site dans l'élaboration de la zone d'étude. Des questions ont également été posées sur les aspects techniques, comme la réalisation de l'étude acoustique, la taille et le positionnement des machines. Lorsque les études seront plus avancées et que l'équipe projet en connaîtra les premiers résultats, l'implantation et le dimensionnement du projet pourront être affinés et présentés à la municipalité et à la population.
L'équipe projet reste disponible et vous invite à lui faire part de vos attentes sur les sujets que vous souhaiteriez aborder à l'adresse suivante : projet.mas-saintes-puelles@edf-en.com.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/27/2563926-reunion-publique-sur-le-projet-eolien.html


21/04/17 : Projet éolien : le conseil de Saint-Victor-la-Coste autorise le dépôt de demandes 😡😠😡
De nombreux points à l'ordre du jour.
Le conseil municipal s'est réuni le 11 avril salle Marie-Curie avec de nombreux points à l'ordre du jour.
Projet éolien, autorisation de dépôt d'une demande d'autorisation environnementale. Le maire présente le contexte du projet de parc éolien La Part du Vent constitué de cinq éoliennes. Il y a lieu de donner l'autorisation à la société de déposer un dossier de demande d'autorisation environnementale pour la construction et l'exploitation d'un parc éolien. Pierre Dardaillon fait une déclaration sur les raisons pour lesquelles il s'oppose au projet. Le conseil municipal se prononce favorablement pour le dépôt de la demande d'autorisation environnementale.
Projet éolien, mandat pour déposer une demande de défrichement. Avis du propriétaire sur l'état dans lequel devra être remis le site lors de l'arrêt définitif de l'installation. En cas de cessation de l'activité, l'exploitant propose que les travaux de remise en état du site soient réalisés conformément à la réglementation en vigueur au moment du démantèlement. [...]

20/04/17 : Tarn : Le combat de Joan Durand contre les «moulins à vent»

Joan Durand est un Don Quichotte des temps modernes qui se bat contre les moulins à vents de «métal gigantesque», les éoliennes industrielles.
«J'ai grandi dans un endroit reculé sur les hauteurs du Langue d'Oc, Combeluffe (1000 m d'altitude, la ferme de ses arrière-arrière-grands-parents). En tant qu'amoureux de la nature dans laquelle j'ai toujours vécu, j'étais jusqu'à présent fier de vivre dans un endroit que je considérais comme privilégié. C'est pour ces raisons que...
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/20/2559685-le-combat-de-joan-durand-contre-les-moulins-a-vent.html

19/04/17 : Éolien : un gros projet rejeté dans les Hautes Corbières
La préfecture de l’Aude a refusé, à la mi-mars, une autorisation d’exploiter un parc éolien de 8 machines de 2,35 mégawatts (MW) chacune, qui était en projet sur les hauteurs de la commune de Villeneuve-les-Corbières. Dans sa...
http://www.lindependant.fr/2017/04/19/eolien-un-gros-projet-rejete-dans-les-hautes-corbieres,3007082.php

18/04/17 : Hérault : Murviel : l'association Pechs et Guarrigues en lutte contre les parcs éoliens
Si l'assemblée générale de Pechs et Guarrigues a rassemblé peu de monde elle a cependant accueilli de nouveaux venus qui ont adhéré à l'association.
L'absence de menaces proches a certainement démobilisé car le but de cette dernière, entre autre, est de militer contre l'implantation de parcs éoliens dans la région. Après le rituel des formalités réglementaires (rapport financier, renouvellement du bureau, le tout voté à l'unanimité), les membres ont fait un petit tour d'horizon des projets éoliens en cours : à Ferrières-Poussarou, les promoteurs ont obtenu une dérogation du préfet malgré un avis négatif du Conseil National de Protection de la Nature, pour détruire l'habitat de l'aigle royal et celui de nombreuses espèces protégées pour construire 10 éoliennes. Un recours a été introduit contre cette dérogation. Le combat dure depuis douze ans.
A Courniou-les-Grottes bien que le conseil municipal ait voté contre et que la population ait signé massivement une pétition hostile, EDF a déposé un projet de 14 éoliennes menaçant les ressources en eau du village, tout comme à Riols. Ainsi les projets se multiplient dans toute la région avec de plus en plus de résistance des populations. Pierre Escande a évoqué la situation de l'extension des carrières de Thézan, précisant que l'entreprise (ex Castille) envisage un recours contre les votes défavorables des mairies de Thézan et Murviel. Enfin, la manifestation régionale de Rodez organisée par le collectif Toutes Nos Energies qui regroupe 140 associations d'Occitanie a été évoquée. Le collectif TNE multiplie les rendez-vous avec la Dreal, les Parcs naturels dont celui du Haut Languedoc, la Région, et bientôt le préfet de Région, et informe la presse.
http://www.midilibre.fr/2017/04/16/l-association-pechs-et-guarrigues-en-lutte-contre-les-parcs-eoliens-a-murviel,1493233.php

17/04/17 : Ariège : Parc éolien : un projet reconnu et soutenu 😡😡
Saint-Quirc/Cintegabelle
Le projet de parc éolien participatif qui pourrait voir le jour entre Saint-Quirc et Cintegabelle est désormais accompagné par Catalis et Enercoop Midi-Pyrénées, des structures qui encouragent les sociétés coopératives de production.
La nouvelle a de quoi ravir les défenseurs du projet de parc éolien citoyen qui pourrait voir le jour entre Saint-Quirc et Cintegabelle. Catalis et Enercoop Midi-Pyrénées viennent d'officialiser leur accompagnement de l'association des Énergies d'Aganaguès qui souhaite exploiter et produire de l'énergie renouvelable au profit des habitants du secteur. Pour l'heure, il s'agit essentiellement d'une perspective sur de l'éolien, encore que les membres du collectif ne s'interdisent rien en termes de diversification des ressources. Mais chaque chose en son temps. «C'est d'abord une reconnaissance du projet qui apporte des compétences techniques», estime Alex Franc, fondateur des Énergies d'Aganaguès et agriculteur à Saint-Quirc, où les éoliennes pourraient être érigées. «Catalis et Enercoop ont dédié une personne qui suit le projet de près.» Incubateur régional d'initiatives citoyennes, Catalis, porté par l'Union régionale des sociétés coopératives de production (Scop), intervient sur les volets économiques et juridiques. Quand Enercoop apporte une expertise sectorielle et technique. «Il faut savoir de quoi on parle !», lâche Alex Franc. Il est en tout cas certains que sa voix commence à porter. Et du côté d'Engie Green aussi, l'initiative des Ariégeois et autres voisins haut-garonnais a de l'écho. Il faut juste rappeler que l'association des Énergies d'Aganaguès a vu le jour suite à la levée de boucliers survenue après l'annonce de la volonté d'Engie Green d'implanter un parc éolien. Les citoyens estimant ainsi qu'une partie du site pourrait leur revenir, notamment pour financer des travaux de rénovation énergétique dans le secteur. Chargées respectivement du projet de Saint-Quirc/Cintegabelle et de la communication auprès d'Engie Green, Johanna Jordi et Catherine Hopfner-Josse sont affirmatives : «Ce type de projets fait partie de l'ADN d'Engie Green. Et très tôt, la question de l'ouverture du capital s'est posée. On ne peut pas développer un parc éolien sans l'adhésion du territoire alors tout projet de développement des énergies renouvelables à l'initiative des citoyens est une excellente chose : ça va dans le sens de l'Histoire.» Mais même si les superlatifs ne manquent pas à Engie Green pour saluer le bien-fondé de la démarche, rien n'est encore acté. «On étudie la possibilité de travailler ensemble.»
www.energies-aganagues.org/
Acheter sa propre éolienne
Après avoir été du côté des «anti», Alex Franc et d'autres ont décidé de se greffer au projet d'Engie Green pour bénéficier localement de futures retombées économiques. À force de réunions et de concertation, notamment avec les élus et le comité éolien, leur opposition s'est transformée en adhésion. Réunissant seulement 10 membres à sa création, l'association des Énergies d'Aganaguès fédère aujourd'hui 50 personnes, dont 15 agriculteurs. Mais une éolienne coûte cher : entre 2 et 4 millions d'euros. «Plusieurs modèles de financement existent et l'expérience montre qu'il est possible de mobiliser des fonds citoyens», dit-on à Engie Green. Quoi qu'il en soit, si le projet aboutit, le permis de construire pourrait être déposé en 2020.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/17/2557810-parc-eolien-un-projet-reconnu-et-soutenu.html

16/04/17 : Aveyron : Sur le Lévezou, on reste mobilisé contre les éoliennes
Malgré l’annulation d’un énième projet éolien sur la commune de Saint-Beauzély, le promoteur a affiché le permis de construire... La provocation de trop pour le collectif Agir pour le Lévezou réuni cette semaine, panneau et maillet en main.
Une poignée du collectif CO-27-XII, alias Agir pour le Lévezou, avait donné rendez-vous cette semaine sur les hauteurs de Mauriac, commune de Saint-Laurent-du-Lévezou, site convoité par des promoteurs éoliens. En clair, l’un d’eux vient d’afficher un permis de construire pour un (énième) projet de six éoliennes de 100 m de haut accordé le 13 juin 2014 alors que le tribunal administratif de Toulouse a annulé ce permis le 22 mars dernier... Avec les deux mois de recours, les promoteurs jouent donc avec les nerfs du collectif qui tenait à montrer sa motivation intacte. « On demande à être respecté. Or ce panneau a été posé une semaine après une décision négative à leur encontre. Il viole les lois, la loi Montagne comme celle du Littoral avec le lac de Pareloup », dit en ce sens Jean Marty, porte-parole du collectif.
L’occasion pour le collectif de rappeler hier son engagement, panneau et maillet à l’appui. Et de dresser un état des lieux sur le Lévezou, voire dans tout l’Aveyron avec des projets (Saint-Saturnin, Sévérac-d’Aveyron, Gaillac, Bertholène, etc.) « La balle est dans le camp des élus locaux qui semblent désormais s’opposer aux projets, conscients de dénaturer le paysage et des faibles retombées financières par rapport aux gains amassés par les promoteurs. Mais il faut rester vigilant avec la baisse des dotations et le changement de décision à l’échelle communautaire ».
« C’est un sujet qui nous empoisonne »
Les promoteurs multiplient les projets et jouent aussi avec le découpage du territoire. C’est le cas de ce projet de six éoliennes porté par la commune de Saint-Beauzély, située dans la vallée et donc à l’abri des mâts mais sous les yeux des habitants de Mauriac, commune de Saint-Laurent-du-Lévezou qui vient de s’opposer à un autre projet de six éoliennes. Vous suivez ? « Ce projet prévoyait de faire culminer une éolienne 28 m au-dessus du pic Monseigne ! », s’exaspère la poignée de membres du collectif présent. En résumé, comme le dit Claude : « On les met chez les autres ». Sans penser aux générations futures, sans parler du fléau pour la nature, le tourisme et l’immobilier..., s’exaspèrent les anti-éoliens. « Je me suis installée dans le chalet le plus haut pour bénéficier d’une vue panoramique à 180°. Aujourd’hui, ma vue est gâchée par toutes ces éoliennes », confie Mme Alauzet. « On n’est pas radical mais c’est un sujet qui nous empoisonne », ajoute une élue de Saint-Laurent-du-Lévezou. « Ces éoliennes ont créé une fracture sociale. Le maire de Vezins a eu du mal à monter sa liste électorale à cause de cette division entre habitants allant jusque dans les écoles ! »
Le combat se poursuit
Toutefois, le collectif peut se réjouir d’avoir joué le rôle de médiateur pour recréer du lien et d’empêcher la construction de nouvelles éoliennes depuis 2009. Mais le combat est loin d’être fini à la vue des demandes recensées. D’autant que la législation va dans le sens du vent des promoteurs. « Il suffit dorénavant d’une simple demande d’autorisation unique qui peut être obtenue en neuf mois. » Un accouchement d’implantations non désiré par le collectif qui reste vent debout. À l’image de l’association « Protégeons nos espaces pour l’Avenir » alertant sur la disparition du Mont Frech visible des Causses à l’Aubrac, aujourd’hui arasé, qui n’est plus l’ombre de lui-même à cause d’un chantier éolien débuté en catimini avant même son autorisation. « Malgré de multiples relances auprès de la préfecture, la décision sollicitée n’a toujours pas été prise », se désespère l’association.
http://www.centrepresseaveyron.fr/vie-locale/sur-le-levezou-on-reste-mobilise-contre-les-eoliennes-FM358043

15/04/17 : AUDE : Opposition aux éoliennes 
L’annonce d’un projet éolien a suscité la constitution d’un collectif qui, dès mercredi 12 mars, a déposé un tract dans toutes les boîtes aux lettres pour mobiliser ceux qui sont contre cette implantation. Ces opposants listent les impacts négatifs qui suivraient l’opération : détérioration du patrimoine, destruction du vignoble et perte de notoriété des vins, dévaluation de l’immobilier et de l’attrait touristique de la commune, nuisances sonores, etc. Le collectif lance un appel à le rejoindre pour « Protéger notre environnement, notre qualité de vie et notre bien-être ». Pour contact : collectifdefensepeyriac@gmail.com
http://www.lindependant.fr/2017/04/15/opposition-aux-eoliennes,3006108.php

15/04/17 : Aveyron : L'éolien dans le Lévézou prend un vent de face
Énergie - Le fait du jour : les aléas de la transition énergétique
Le 22 mars, le permis de construire d'un chantier éolien en surplomb du village de Mauriac a été annulé par le tribunal administratif de Toulouse. Mais le collectif Agir pour le Lévézou ne décolère pas.
Ségur, Castelnau-Pégayrols, Salles- Curan, Villefranche-de-Panat, Flavin… toutes ces communes du Lévézou ont pour point commun l'implantation d'éoliennes entre 2006 et 2009, ce qui porte leur nombre à 74 dans la petite région. Et pour cause, le Lévézou à un grand succès auprès des promoteurs, à en croire les 16 nouveaux projets, car il s'avère que le vent y est très présent.
Cependant, depuis le 1er mai 2008, les 27 associations de cette vallée de Mauriac à Bouloc se sont unies, pour constituer le collectif Agir pour le Lévézou, afin de lutter contre de nouvelles implantations d'éoliennes.
En surplomb de Mauriac, sur la commune de Saint-Laurent-de-Lévézou, un permis de construire pour 6 éoliennes avait été accordé le 13 juin 2014 au promoteur Théolia, les travaux auraient donc pu être annoncés, mais rien à l'horizon dans les semaines qui suivirent. Pour Jean Marty, porte parole du collectif, «les promoteurs et la préfecture s'attendaient sans doute à un recours de notre part». Ils n'avaient pas tort, une contestation auprès de la justice ne s'est pas faite attendre.
«L'avenir du Lévézou se joue maintenant»
Pour Jean Marty, ce qui est en jeu, c'est «l'attractivité du territoire». Il prend l'exemple d'un film de l'office du tourisme qui «ne montre aucune des éoliennes» et pense «que montrer, cela dessert l'ambition touristique».
Le tribunal administratif de Toulouse est allé dans le sens des requérants. L'annulation est annoncée le 22 mars 2017, avec effet immédiat. Une première victoire pour le collectif qui a empêché le commencement des travaux.
Cependant, dans les jours qui ont suivi, les habitants ont pu constater l'affichage d'un panneau annonçant les travaux. «Une provocation» pour les opposants, qui ont tenu à réagir en plantant une pancarte rappelant l'annulation du permis et la date butoir, du 23 mai, à partir de laquelle il ne sera plus possible de faire de recours».
«Respectez les décisions de justice» demande Jean Marty. Il constate une prise de conscience de la population et espère que ces dossiers seront pris en charge par les élus. «Il doit y avoir une volonté politique locale forte, c'est un combat d'intérêt général» affirme-t-il. Pour lui, «un stade de foot, une salle des fêtes… sont d'utilité publique, mais les éoliennes ne servent que des intérêts privés».
Le cas Lavernhe
Le permis du chantier éolien de Lavernhe avait été accordé en 2006 et les travaux avaient débuté à la fin du mois de janvier de cette année.
Dans ce projet, des irrégularités ont été constatées par le collectif «Protégeons nos espaces pour l'avenir».
Selon Bruno Ladsous, membre du collectif, «dès la mi-février nous avons alerté les services de l'État sur trois anomalies : non-respect de la date prévue par la DICT, absence du diagnostic archéologique prescrit en 2004 et promis lors de l'enquête publique, et le saccage de près de 35 000 m2 au lieu des 8 000 m2 initiaux».
Enfin, la quatrième anomalie relevée est le non-respect de l'engagement, pris par le promoteur, de ne lancer le chantier qu'«en dehors de la période de nidification des oiseaux nicheurs, conformément aux prescriptions de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO)».
Le collectif regrette que ces irrégularités n'aient pas donné lieu à un procès-verbal d'infraction et à la suspension du chantier, malgré le fait qu'ils aient sollicité les services de la préfecture.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/15/2556769-l-eolien-dans-le-levezou-prend-un-vent-de-face.html

12/04/17Découvrez le projet « Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion » au large de Le Barcarès et de Leucate
Le projet Les Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion est porté par un consortium regroupant ENGIE, EDPR et la Caisse des Dépôts et Consignations. RTE, qui assurera le raccordement au réseau de transport d’électricité terrestre, est co-maître d’ouvrage.
Le parc comportera 4 éoliennes d’une puissance de 6 MW installées dans le Golfe du Lion, au large de Leucate et de Le Barcarès. Il vise à tester, en conditions réelles, l’ensemble des technologies déployées. Le coût de construction du parc et de son raccordement électrique, incluant les coûts de développement, est estimé à 180 M€.
La Commissions Nationale du Débat Public (CNDP) a estimé qu’il n’y a plus lieu de débattre de son opportunité, le projet ayant été lauréat d’un appel à projets de l’ADEME en novembre 2016.
Ce projet a d’ores et déjà fait l’objet d’une concertation approfondie avec les acteurs institutionnels depuis 2015. Considérant que le projet contribue au développement des énergies renouvelables en France et revêt un intérêt national, qu’il présente d’importants enjeux socio-économiques mais que ses impacts sur l’environnement et l’aménagement du territoire apparaissent limités en l’état actuel, la Commission a décidé d’organiser une concertation sous l’égide d’une garante, Madame Claude BREVAN.
La Commission nationale du débat public :
Créée en 1995 par la loi Barnier, autorité indépendante depuis 2002, la Commission nationale du débat public veille au respect de la participation du public à l’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement qui ont un impact sur l’environnement et qui présentent de forts enjeux socioéconomiques.
La CNDP est une instance collégiale de 25 membres (parlementaires, élus locaux, membres du Conseil d’Etat, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, des tribunaux administratifs, représentants des associations, du patronat, des syndicats…). La diversité de ses membres est une garantie d’indépendance et de neutralité. La CNDP porte les valeurs du débat public : transparence, rigueur, impartialité et loyauté de la procédure, afin de contribuer à légitimer les décisions.

11/04/17Le collectif Agir pour le Lévézou est en colère
Mobilisé depuis plusieurs années contre l'implantation de 6 éoliennes entre les communes de Saint-Beauzély et Mauriac, le collectif a obtenu gain de cause, auprès du tribunal administratif de Toulouse, le 22 mars dernier.
Début avril, un affichage annonçant les travaux a fait renaître la colère. Un acte qualifié de "provocation" par le collectif, alors que les travaux avaient été annulés.
Jeudi 13 avril, à 10 heures, le collectif Agir pour le Lévézou compte faire un point sur la situation et réaffirmer son opposition, en la salle des fêtes de Mauriac en Lévézou.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/11/2554522-le-collectif-agir-pour-le-levezou-est-en-colere.html

07/04/17 : Le tribunal de grande instance de Carcassonne vient de statuer en faveur d'un des agriculteur
http://www.webaudetv.com/reportages/le-tribunal-de-grande-instance-de-carcassonne-vient-de-statuer-en-faveur-d-un-des-agriculteurs.html

06/04/17 : Un convoi surréaliste dans les rue de Limoux 
http://www.webaudetv.com/reportages/un-convoi-surrealiste-dans-les-rues-de-limoux.html

06/04/17 : Autant en emportera-t-il le vent ?
La zone d’implantation du parc correspond en partie à la zone incendiée l’été dernier.
Le conseil municipal du lundi 3 avril a débuté par la présentation d’un projet de parc éolien. Déjà venu en 2015, Gaël Le Goaziou, chef de projets au groupe Nordex, a commenté un diaporama sur le « potentiel éolien de Peyriac ». Il a expliqué que les « quatre à six éoliennes maximum »...
http://www.lindependant.fr/2017/04/05/autant-en-emportera-t-il-le-vent,3003178.php

06/04/17 : Aude : Peyriac-Minervois : de nouvelles éoliennes ?
Le projet est en débat.
Peut être de nouvelles éoliennes à Peyrac-Minervois: un projet est en discussion en ce moment pour l’implantation de 4 à 6 nouvelles machines sur le site détruit par l’incendie l’été dernier, au pied du Crapam.
Après validation du projet par la municipalité, une enquête de faisabilité serait ensuite lancée sur 1 an.
Du côté des riverains les avis sont mitigés : certains sont favorables, d’autres hésitent encore et d’autres sont opposés au projet.
Affaire à suivre...
http://www.centpourcent.com/les-infos-10/peyrac-minervois-de-nouvelles-eoliennes-7481

05/04/17 : La Compagnie du Vent construit son tout premier parc éolien en Hérault
Basée à Montpellier (Hérault) depuis près de 28 ans, La Compagnie du Vent (groupe Engie) ne mettra en service qu’en 2017 (partiellement) son premier parc éolien héraultais, sur le plateau de Cabalas, près de Lodève. Divisé en trois tranches, ce parc aura une puissance installée de 30 MW, via près de 35 millions d’euros d’investissement.
"Alors que La Compagnie du Vent est basée à Montpellier, le futur parc éolien de Cabalas sera notre premier parc en Hérault", lance le 4 avril 2017 Thierry Conil, président de l’opérateur national des énergies renouvelables. Cette infrastructure nécessitera un investissement d'environ 35 millions d'euros. Fondée en juin 1989 à Montpellier par Jean-Michel Germa, La Compagnie du Vent est l’auteur de la première éolienne de France à Port-la-Nouvelle dans l’Aude en 1991 et est aujourd’hui détenue à 60 % par le groupe Engie.
C’est sur le plateau de Cabalas, près de Lodève, que l’opérateur implantera en trois tranches un parc de 30 MW, via 13 éoliennes Enercon de 2,3 MW. La première tranche, dont la construction a démarré, comporte 5 machines (11,5 MW) et sera mise en service en 2017. La deuxième tranche de 9,2 MW (4 machines) sera opérationnelle en 2018. Le calendrier de la troisième n’est pas encore précisé. Le coût global du parc héraultais approchera les 35 millions d’euros.
250 millions d’euros d’investissement
Ce parc héraultais fait partie des sept parcs éoliens que va construire en 2017 La Compagnie du Vent, pour une puissance installée de 112 MW. Les travaux de 12 centrales photovoltaïques et 103 MWc démarrent aussi cette année. Les mises en service s’étaleront entre la fin 2017 et le début de l’année 2019. Au total, sur les années 2017 et 2018, Thierry Conil annonce 250 millions d’euros d’investissement dans des parcs éoliens et centrales solaires en France métropolitaine.
L’éolien représente aujourd’hui plus de 80 % du chiffre d’affaires de la Compagnie du Vent, qui a présenté à Montpellier un chiffre d’affaires consolidé 2016 de 64,7 millions d’euros, assorti d’un résultat net de 33,3 millions. À la fin 2016, La Compagnie du Vent a franchi le seuil des 500 MW de puissance installée (511 MW exactement), grâce à 29 parcs éoliens et 10 centrales solaires. "Nous aurons une puissance installée de plus de 780 MW fin 2018, table Thierry Conil. L’objectif est de doubler pour atteindre 1 milliard de mégawatts d’ici 2022." L’effectif actuel "n’est pas loin de 160 personnes, basées essentiellement à Montpellier. Chaque année, nous engageons quelques personnes".
http://www.usinenouvelle.com/article/la-compagnie-du-vent-construit-son-tout-premier-parc-eolien-en-herault.N523699

05/04/17 : AUDE : Ferme éolienne : l'entreprise condamnée pour violation de propriété
Les opposants au projet éolien des communes de Toureilles et de Bouriège ne savent plus à quel saint judiciaire se vouer. S'ils ont à maintes reprises échoué devant le tribunal administratif pour obtenir l'abandon du projet, le tribunal de grande instance de Carcassonne, a, le 16 mars dernier, donné raison à un riverain de la future ferme éolienne.
Le permis de construire accordé à la société Valeco pour ouvrir une piste circulaire en vue de créer les six plateformes, nécessitait d'emprunter un chemin communal. Mais très vite, il est apparu que, celui-ci, trop étroit, ne pouvait laisser passer les engins de chantiers sans que ceux-ci n'empiètent sur une parcelle privée.Le 30 janvier, le propriétaire de l'un des terrains bordant le chemin de Saint-Sernin à Limoux, par ailleurs opposé au projet, fait constater par voie d'huissier, que des bornes ont été écrasées (Ndlr : le jour du début du chantier) par un compacteur et par un engin chenillé.
Saisi par ce riverain en référé, la présidente du tribunal de grande instance de Carcassonne a estimé que la société de travaux publics ont, par leur passage violer une propriété privée.
De fait, l'entreprise a été condamnée à verser au demandeur une provision de 1936,29 euros au titre des frais d'huissier et de la remise en place des bornes.
Pour les anti-éoliens, c'est une première victoire qui confirme, pour eux, que le chantier est bel et bien entaché d'irrégularité. En effet, dans les prescriptions du permis de construire, le bureau Véritas avait demandé à la société Valeco de créer un chemin circulaire afin d'éviter aux camions de se croiser sur une même piste. Une contrainte dont s'est affranchie le promoteur en élargissant une piste.
Face au juge administratif, les opposants avaient demandé l'arrêt immédiat des travaux en arguant notamment de ce motif. Mais leur demande avait été rejetée, le magistrat montpelliérain considérant qu'il n'y avait pas lieu de faire arrêter le chantier : celui-ci étant, pour lui, d'ores et déjà terminé. L'imbroglio juridique n'est pas près de s'achever.http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/05/2550263-condamnee-pour-violation-de-propriete.html


05/04/17Béziers : Jean-Baptiste Libouban et deux anti-éoliens placés en garde à vue
Mardi 4 avril, Jean-Baptiste Libouban et deux autres personnes ont été placés en garde à vue à la gendarmerie de Béziers. En janvier 2014, au nord de Lodève, ils étaient intervenus sur un chantier d'un futur parc éolien.
Mardi 4 avril au matin, Jean-Baptiste Libouban et deux autres personnes ont été placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Béziers. Ils sont convoqués sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Montpellier pour avoir commis ou tenté de commettre l'infraction de vol de piquets de chantier sur un futur parc éolien.
"Ces faits remontent au mois de janvier 2014. Vingt personnes avaient pris un fagot de piquets et les avaient remis à la sous-préfecture de Lodève en signe de protestation contre l'établissement d'un parc éolien", explique une représentante du collectif 34 contre l'éolien industriel.
Le permis de construire des éoliennes annulé depuis
Depuis, le permis de construire de ces éoliennes a été annulé. A l'époque, une action judiciaire contre ce chantier était en cours. Il n'avait donc pas lieu d'être. "Histoire de continuer un peu plus cette farce, il ne manquerait plus qu'ils ne soient vraiment poursuivis pour vol. Ce serait un comble, alors que ce chantier n'aurait jamais dû débuter. En plus, le conseil d'état vient de confirmer l'annulation du permis jugé par la cours administrative d'appel de Marseille."
Il n'est pas à exclure que le trio porte plainte contre la sous-préfecture de Lodève pour recel de vol de piquets ! Ces piquets ont, en effet, été remis à un agent de l'Etat lors de cette manifestation de Lodève, le 14 janvier 2014. "S'en prendre à Jean-Baptiste Libouban, représentant en France de la lutte non violente, est un symbole. Ce n'est pas anodin dans le climat actuel de répression que nous vivons en France", insiste encore un représentant du collectif qui attendait ce mardi, devant la grille de la gendarmerie de Béziers.
Des actions non-violentes
Jean-Baptiste Libouban, 82 ans, a participé à de nombreuses actions non-violentes contre la fabrication de la première bombe atomique française, contre l'extension militaire du plateau du Larzac... Il a connu la prison durant son service militaire car il refusait de porter une arme. Il est également un des initiateurs du mouvement des Faucheurs volontaires dont il a appelé à la création lors du rassemblement du Larzac en 2003. Il a participé à de nombreux fauchages de parcelles de céréales OGM et a été condamné pour cela avec d'autres manifestants.http://www.midilibre.fr/2017/04/04/beziers-jean-baptiste-libouban-et-deux-anti-eoliens-places-en-garde-a-vue,1488709.php

04/04/17 : Béziers : Un homme de 80 ans en garde à vue pour s'être attaqué à un chantier d'éoliennes 😡😠
Trois hommes se retrouvent en garde à vue à la gendarmerie de Béziers suite à une tentative de vol sur un chantier de parc éolien en 2014.
Convoqués ce matin à la gendarmerie de Béziers, trois hommes ont été placés en garde à vue. Suspectés d’avoir volé des piquets sur un chantier de parc éolien industriel du côté de Lodève, en 2014. Le plus âgé d’entre eux est un homme de 80 ans.
Inquiet pour la santé de l'octogénaire, le collectif 34 contre les éoliennes s’est réuni devant la gendarmerie de Béziers pour demander des ses nouvelles. Les trois hommes iraient bien.
Le comité de soutien assure qu’il restera devant la gendarmerie jusqu’à temps que les trois hommes soient libérés.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/beziers/beziers-homme-80-ans-garde-vue-avoir-enleve-piquets-parc-eolien-1227707.html

04/04/17 : Tarn : Mont Roucous : des éoliennes industrielles à 750 m de la source ! 
L'implantation d'éoliennes près de la source d'eau minérale naturelle Mont Roucous soulève la question de sa protection.
Un communiqué du collectif TNE
Nous apprenons que le maire de Treignac (Corrèze) vient de gagner sa bataille contre La Compagnie du Vent (filiale d’Engie), laquelle voulait implanter neuf éoliennes sur les communes mitoyennes.
Finalement le promoteur jette l’éponge et le projet de commercialisation d’eau minérale haut de gamme de Treignac est sauvé.
Il n’en va malheureusement pas de même à Lacaune, dans le Tarn, pour la source de Mont Roucous, qui n’a pas su, ni voulu, assurer sa protection intégrale.
On a laissé s’implanter, à 750 mètres du captage, cinq éoliennes industrielles du groupe Valéco (basé à Montpellier).
MODIFICATION DE LA CIRCULATION DES EAUX SOUTERRAINES
Ces installations peuvent modifier les circulations d’eaux souterraines, en particulier dans les zones de granit et de gneiss (cas du Mont Roucous) où l’eau pénètre par des fissures ouvertes dans la roche de surface et où son stockage se fait à une profondeur variant de 10 à 100 mètres.
Le risque hydrogéologique est induit par la nature des travaux en surface (décapage des sols sur plusieurs hectares pour les zones de desserte des éoliennes) et en profondeur (fondations en béton armé de plusieurs centaines de mètres cube) ainsi que par les caractéristiques de fonctionnement des éoliennes (vibrations, déformation des sols).
DES ALERTES QUI N’ONT PAS ÉTÉ ENTENDUES
Les alertes que nos associations ont lancées depuis six ans, notamment sur la faiblesse des études d’impact sur les sources, n’ont pas été entendues.
On s’étonne de voir figurer encore, comme un des arguments publicitaires, sur le site de Mont Roucous, des phrases comme celle-ci :
« L’eau minérale naturelle Mont Roucous trouve sa source dans un site sauvage vierge de toute activité agricole et industrielle, à l’abri de pollution et autres contaminations d’origine humaine ».
Les consommateurs apprécieront le marketing.
Pour le collectif des 30 associations du Haut Languedoc, Emmanuel Forichon
05 63 73 03 28 – Toutesnosenergies@laposte.net
https://www.contrepoints.org/2017/04/04/286047-mont-roucous-eoliennes-industrielles-a-750-m-de-source

01/04/17 : Saint-Pons-de-Thomières (34) : une nouvelle opposition aux éoliennes
La détermination des anti-éoliens reste entière.
Mercredi, jour de marché, les anti-éoliens ont manifesté à Saint-Pons-de-Thomières contre une extension des premiers aérogénérateurs mis en service sur les hauteurs de la commune de Riols.
De quatre machines implantées en 2005, le projet prévoit six nouveaux mats sur les crêtes des Avants Monts, et ce jour là, le commissaire enquêteur assurait justement une permanence en mairie dans le cadre de l'enquête publique. Un avis sera transmis au préfet d'ici une paire de mois.
Porté par une filiale d'EDF EN, ce projet est contesté tant pour son impact visuel sur les paysages remarquables que sur les menaces qu'il fait peser sur les écosystèmes.
Les échanges avec le commissaire enquêteur sont restés courtois, mais les manifestants ont été très clairs : ils veulent s'opposer par tous les moyens à ces moulins à électricité qu'ils ne supportent plus.
http://www.midilibre.fr/2017/03/30/saint-pons-de-thomieres-une-nouvelle-opposition-aux-eoliennes,1486466.php

30/03/17 : Les Hautes Corbières devront-elles choisir entre éoliennes et biodiversité ?
Le rendez-vous n’était pas public : ça n’a pas empêché certains citoyens de s’y inviter. Mercredi soir, à Mouthoumet, des opposants au projet éolien à l’étude dans les Hautes Corbières ont « forcé » la porte d’une réunion de travail rassemblant une douzaine de communes et des représentants d’EDF Energies Nouvelles. Le rendez-vous a finalement bien eu lieu, le « Collectif citoyen pour les Corbières vivantes » (CCCV) se regroupant ensuite à l’extérieur. L’incident n’en illustre pas moins la fracture suscitée par ce dossier, au cœur d’un territoire préservé...
http://www.lindep.clients.sdv.fr/2017/03/30/les-hautes-corbieres-devront-elles-choisir-entre-eoliennes-et-biodiversite,3001254.php
30/03/17 : Polémique : les éoliennes en pleine tourmente
Cent quarante assos contestent la prolifération des éoliennes en Occitanie. Opposants ou promoteurs, voici leurs arguments.
Pourquoi ils sont plutôt CONTRE
1) DES NUISANCES ENVIRONNEMENTALES
Dans le parc naturel du Haut Languedoc, entre lacs et sapins, près de 300 éoliennes marquent le paysage. "Au col de Fontfroide, au-dessus d’Olargues, il a fallu tracer dans la montagne des pistes de 15 mètres de large pour les installer. Couler des socles de béton grands comme une piscine olympique. Creuser une tranchée pour les raccorder au réseau électrique en bousillant le chemin de Compostelle", dénonce Michèle Solans, une des porte-parole du collectif anti-éolien créé en novembre (voir ci-dessous).
Aigle. Avec leurs mâts d’une centaine de mètres, les moulins à vent du XXIe siècle ne plaisent pas à tout le monde. Pour leurs détracteurs, non seulement ils défigurent le paysage de ces admirables espaces naturels. Mais de plus, ils réduisent la fréquentation d’un tourisme vert qui préfère les arbres. Et dévaluent de 30 % la valeur immobilière des riverains.
La nuisance est aussi sonore. Dès 2002, près de Clermont-l’Hérault, nous avions rencontré des riverains qui se plaignaient du bruit des pales perturbant leur sommeil. Également en cause, des basses fréquences et infrasons qui génèrent, selon une très sérieuse étude canadienne, nausées, migraines ou acouphènes.
Enfin, la faune de ces sites ventés, mais sensibles, est parfois menacée. "Le parc éolien des Avant-Monts (à Ferrières-Poussarou, près de Saint-Chinian) a été construit sur le lieu de nidification de l’aigle royal", pointe Françoise Marchand, porte-parole du collectif pour l’Hérault. Idem pour l’aigle de Bonelli, plusieurs oiseaux migrateurs – au grand dam des chasseurs – ou certaines chauves-souris protégées qui sont parfois hachés par le tranchant des pales. Sans parler de la flore détruite au bulldozer dans des espaces clas- sés Natura 2000.
2) UN MAUVAIS CHOIX ÉCONOMIQUE
Le coût de l’énergie éolienne est élevé. D’après les opérateurs eux-mêmes, elle commence tout juste à être compétitive par rapport au thermique (gaz, fioul). Pour développer les parcs, EDF rachète donc les kilowatt heures à un prix très au-dessus du marché.
"Ce soutien à la filière éolienne industrielle a fait exploser nos factures d’électricité", affirme Roger Siboul, un sympathisant gardois du collec- tif, hostile à un projet de parc près du pont du Gard. "Depuis 2010, le kW h facturé a augmenté de 45 %. C’est payer bien cher pour seulement 4 % d’électricité éolienne au sein de notre production nationale..."
Écolos. Aléatoire, tout comme le vent, l’énergie éolienne doit s’entourer d’autres sources d’électricité pour assurer une production continue. C’est une des raisons pour laquelle le nucléaire en fournit toujours 76 %. Du coup, on ne peut que constater que l’éolien n’a pas réduit, pour l’instant, notre dépendance au nucléaire. Nucléaire que les moins écolos d’entre nous considèrent avec une certaine méfiance depuis Fukushima.
3) PAS ASSEZ DE CONCERTATION
Certes, une enquête publique est obligatoire avant la création d’un parc éolien. Mais elle n’a qu’une valeur consultative. Et, de fait, les populations sont informées des pro- jets – par les opérateurs, les administrations et les élus – assez tardi- vement. Bref, pour les opposants, il y a là "un déni de démocratie". Un manque de transparence qui n’empêche pas, et peut-être même favorise, des recours devant les tribunaux quasi systématiques.
Cette relative opacité suscite des tensions entre habitants de la même commune, divisés entre pro et anti sur des bases floues, ou d’un village à l’autre. Les enjeux financiers sont là pour souffler sur les braises. En effet, l’éolien rapporte aux communes d’implantation en taxe professionnelle et en prime au pylône. Mais la commune d’en face, qui jouit de la même vue sur les discutables pylônes, ne touche pas un centime...
Les opérateurs ont cru résoudre le problème en proposant aux populations de la zone des "financements participatifs" : en clair, des placements dans la création d’un parc rémunérés de 4 % à 6 %. Mais, là encore, il y a ceux qui ont des sous à placer et les autres, avec moult conflits potentiels à la clé.
UN COLLECTIF CONTRE "L’INVASION"
"Toutes nos énergies Occitanie Environnement" : c’est le nom du collectif créé à Albi le 23 novembre dernier. Il regroupe 140 associations de protection de l’environnement, du patrimoine et de la qualité de la vie sur huit départements : Ariège, Aude, Aveyron, Haute-Garonne, Hérault, Lot, Lozère et Tarn. Objectif : s’opposer à "l’invasion de l’industrie éolienne dans les milieux naturels et les espaces ruraux d’Occitanie".
De taille, de nature et d’ancienneté différentes, ces assos se sont regroupées dans le cadre de la fusion Languedoc-Roussillon/Midi- Pyrénées. Et au moment où les parcs éoliens, "reboostés" depuis 2014, se multiplient (parcs du Haut-Languedoc ou des Grands Causses, Corbières, Montagne Noire, etc.). Certaines d’entre elles ne sont pas totalement opposées à l’éolien. Mais toutes contestent la "non-association des citoyens aux politiques énergétiques régionales".
Ils sont franchement POUR
1) BON POUR LA PLANÈTE
Attention, urgence ! "Si on ne veut pas dépasser les 3° C de réchauffement climatique, seuil des grandes catastrophes, l’énergie éolienne est indispensable", résume Olivier Guiraud, responsable du projet éolien en mer au large de Gruissan. Rembobinons le film catastrophe. Presque tous les scientifiques lient aujourd’hui le réchauffement de la planète aux gaz à effet de serre pro- duits par les énergies fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole, ce dernier étant en voie de raréfaction). Pour réduire, voire remplacer ces énergies fossiles, il faut développer les énergies renouvelables : le solaire, l’hydraulique, la géothermie (chaleur de la terre), les biocarburants (végétal) ou l’éolien.
Propre. C’est l’orientation de la plu- part des grands pays, du protocole de Kyoto en 2000 à l’accord de Paris en 2015 et la loi de "transition énergétique". "Même la Chine, pourtant pas trop écolo jusqu’ici, investit massivement dans les énergies renouvelables, et en particulier l’éolien", se félicite Jean-Mathieu Kolb, responsable des énergies maritimes chez Engie Green (ex-GDF).
Cela dit, à trop focaliser sur le réchauffement, on oublie deux autres apports de l’éolien. Un : "C’est une énergie vraiment propre, sans pollution (notamment sans déchets, à la différence du nucléaire) et d’une réversibilité totale", souligne David Augeix, directeur d’EDF Énergies nouvelles dans le Sud depuis Béziers. Deux : le vent, local et inépuisable, contribue à une indépendance énergétique plus que jamais souhaitable au regard des troubles moyen-orientaux.
2) BON POUR L’EMPLOI
Argument massue en ces temps de crise: selon les opérateurs, l’éolien assure en France 14500 emplois directs. Dont 1 310 en Occitanie fin 2015, les trois quarts, ou presque, étant dans l’ex-Languedoc-Roussillon. Études et développement, ingénierie et construction, exploitation et maintenance, fabrication de composants : "Il s’agit d’emplois hautement qualifiés, et non délocalisables", met en avant David Augeix (EDF). Certes, les chantiers de construction, qui mobilisent le plus de personnel, ne durent qu’un temps. Mais l’exploitation et la maintenance sont durables.
En outre, "cela permet de développer en Languedoc une économie industrielle, et non plus seulement touristique ou tertiaire", observe Olivier Guiraud (société Quadran). Une évolution qui devrait se confirmer avec la montée en puissance de l’éolien maritime (voir ci-dessous).
D’autant qu’il existe une filière de formation locale. À Nîmes, le lycée Dhuoda assure un BTS spécialisé. À l’université de Perpignan, une filière ingénieurs a été montée en partenariat avec l’Institut national de sciences appliquées (Insa) de Toulouse.
Géant. Montpellier est également concernée par cette économie éolienne. Rachetée par Engie, la pionnière Compagnie du Vent se développe toujours dans le quartier du Millénaire. Et Pérols accueille le siège social du géant danois Vestas France : le leader mondial de la fabrication d’éoliennes.
3) UN AVENIR MARITIME
En novembre et juillet dernier, deux projets régionaux d’éolien offshore ont été avalisés par l’État : des parcs expérimentaux au large de Leucate (Engie Green) et Gruissan (Quadran), chacun ayant 4 éoliennes et une capacité de 25 mégawatts. Ils seront mis en service en 2020-21, puis sans doute suivis d’un agrandissement et d’une exploitation commerciale.
Cet éolien en mer, où le vent se montre plus fort et régulier, est déjà exploité par d’autres pays, les leaders étant le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Danemark (depuis 91 !) et la Chine. En France, plusieurs projets ont capoté face aux recours. Les plus avan- cés sont ceux du Tréport (Normandie) et de Noirmoutier (Vendée).
À Leucate et Gruissan, pour la première fois dans l’Hexagone, est utilisée la technologie des éoliennes "flottantes". "Non amarrées par un pieu, elles sont moins perturbantes pour les mammifères marins", assure Jean-Mathieu Kolb qui a déjà organisé une centaine de rencontres de concertation avec écolos et pêcheurs. Et, à 16 km du rivage, les mâts se font discrets : "Ils mesurent 176 mètres, précise Olivier Guiraud, mais vus depuis la plage, ils auront la hauteur d’une agrafe..."
"LA PREMIÈRE RÉGION À ÉNERGIE POSITIVE"
"Nous voulons faire de l’Occitanie la première région d’Europe à énergie positive (1)", explique Agnès Langevine, vice-présidente de la Région, en charge de la transition énergétique. "Dans ce cadre, nous soutenons les énergies renouvelables, dont l’éolien naturellement. À partir du 6 février, nos experts plancheront sur le mix énergétique souhaitable et la place précise de l’éolien."
"Bien sûr, il faut aussi être attentif à la question de l’acceptation de l’éolien terrestre par les populations. Les projets doivent associer citoyens comme élus. Et mesurer les impacts. Sur le problème spécifique des parcs naturels régionaux, il existe des chartes, définies par les conseils de parcs, pouvant interdire l’implantation d’éolienne. C’est ce que vient de faire le parc naturel de l’Aubrac (en cours de création, N.D.L.R.). Des représentants de la région siègent dans les conseils de parcs. Ils se détermineront au cas par cas. Pour l’éolien flottant, la Région a candidaté avec succès dans le cadre du Parlement de la mer.
On devra investir sur les infrastructures de Port-la- Nouvelle pour aider l’activité. Nous travaillerons ensuite pour que ce parc expérimental devienne véritablement commercial."
(1) Un bâtiment dit "à énergie positive" est un édifice qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.
Occitanie : la 3e région leader
Mistral et tramontane peuvent rapporter gros. En 2016, la nouvelle région Occitanie affiche une puissance éolienne installée de 1 100 mégawatts. Les deux tiers sont produits dans l’ex-Languedoc- Roussillon, (voir carte ci-contre), l’autre tiers en Midi-Pyrénées (1). Cela place l’Occitanie en 3e posi- tion nationale, derrière le leader Grand-Est (2 710 MW) et les Hauts- de-France (2 500 MW). Pour ne parler que des producteurs impor- tants, nous sommes suivis par Centre-Val-de-Loire (910 MW), Bretagne (890), Pays-de-la-Loire (690), Normandie (650) et Nouvelle-Aquitaine (610).
Bien placé, le Languedoc a pourtant perdu son avance historique. C’est, en effet, dans l’Aude que les premières éoliennes françaises ont été construites en 1993. Les Audois ont d’ailleurs conservé cette primauté par rapport à leurs voisins. Ainsi, en 2013, ils produisaient 280 MW. Contre 141 dans l’Hérault, 22 en Lozère, 21 dans les P.-O. et seulement 11 dans le Gard, entravé par les nombreux terrains militaires et des recours multiples. Ce recul relatif s’explique notamment par un ralentissement du secteur au début des années 2000. Après cinq ans de baisse des nouvelles installations, au niveau national, et plus encore local, l’éolien a pris un nouveau souffle à partir de 2014. Ainsi, en 2016, le plus grand parc français (96 MW) est entré en service à 10 km à l’ouest de Perpignan. Avec une première : des pylônes "furtifs", qui ne gênent pas les radars de Météo France... ni peut-être demain ceux de l’armée ! Reste qu’avec ses 1 100 MW, l’Occitanie est bien loin des objectifs fixés. Pour 2020, le Grenelle de l’environnement prévoyait le triple, 3 600 MW en Languedoc-Roussillon, ce qui est désormais impossible. Et 19 000 MW pour la France entière, alors que nous ne sommes qu’à 10 300 fin 2015...
http://www.lagazettedemontpellier.fr/dossiers-gazette/article-41326/polemique-eoliennes-en-pleine-tourmente

30/03/17 : Dans les Hautes Corbières, le désaccord persiste autour du projet éolien
Mercredi 29 mars au soir, des responsables d'EDF Energies Nouvelles et les maires d'une douzaine de communes des Hautes Corbières se sont retrouvés en mairie de Mouthoumet. Cette réunion de travail avait pour objectif de faire le point sur l'avancée de l'étude de faisabilité d'un projet éolien de grande ampleur: 30 à 40 éoliennes seraient implantées sur quatre sites distincts.
La volonté des élus: faire de ce dossier le socle d'un projet de territoire plus vaste, visant à relancer l'activité économique dans un secteur menacé par la désertification. Mais les Hautes Corbières constituent aussi l'un des joyaux préservés de la biodiversité audoise, et un collectif citoyen affirme que l'arrivée d'éoliennes mettrait en péril cette richesse naturelle. Mercredi soir, les opposant se sont ainsi "invités" quelques minutes à la réunion de travail, s'appuyant aussi sur un courrier de l'ancien préfet Jean-Marc Sabathé à EDF Energies Nouvelles s'interrogeant fortement sur la pertinence d'un tel projet dans un secteur aussi protégé.
http://www.lindependant.fr/2017/03/30/dans-les-hautes-corbieres-le-desaccord-persiste-autour-du-projet-eolien,3001224.php

 29/03/17Manifestation contre le projet de nouvelles éoliennes à Riols (34) dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc
Les habitants de Riols dans les Hauts-Cantons de l'Hérault et les anti-éoliens industriels du secteur ont manifesté ce mercredi matin devant la mairie de Saint-Pons-de-Thomières contre le projet d'implantation de nouvelles machines sur leur commune.
C'est à Riols que les premières éoliennes industrielles ont vu le jour dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc en 2005. Cette fois, le projet porte sur six nouvelles éoliennes et le rehaussement des quatre machines initiales.
Les manifestants ont profité de la venue du commissaire enquêteur chargé de consigner les remarques et critiques du public pour s'inviter en mairie de Saint-Pons-de-Thomières. Les échanges sont restés calmes et courtois, mais les manifestants ont été très clairs. Ils se battront par tous les moyens pour s'opposer à ces éoliennes.
Habitant des Hauts-Cantons depuis plus de 35 ans, ancien principal de collège et militant de l'association Hurlevent, Marcel Caron met en exergue les dangers pour la faune :
"Les chauve-souris vont se faire hacher menu par les pales d'éoliennes."
Ladislas Gasiorowski est agriculteur sur la commune de Riols. Il supporte déjà mal les quatre premières éoliennes et s'insurge contre ce nouveau projet :
"En tant que paysan, tout ce qui est visuel a de l'importance, mais pour moi, le débat c'est surtout le fait qu'on détruit les écosystèmes."
Le commissaire enquêteur remettra son rapport au préfet début mai.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/manifestation-contre-le-projet-de-nouvelles-eoliennes-riols-dans-le-parc-naturel-regional-du-haut-languedoc-1490795629

29/03/17 : Projet éolien : appel à manifester ce mercredi à Mouthoumet
Appel à manifester ce mercredi à 18 heures, devant la mairie de Mouthoumet.
Le collectif citoyen "Corbières Vivantes" appelle à manifester, ce mercredi 29 mars, à 18 heures, contre le projet éolien des Hautes Corbières devant la mairie de Mouthoumet, à l’occasion du comité de pilotage, organisé par EDF EN, avec les maires des communes concernées. "Venez nombreux avec pancartes et banderoles !", insistent les opposants.
Le projet prévoit la pose d'une quarantaine d'aérogénérateurs à Cascastel-des-Corbières, Davejean, Dernacueillette, Laroque-de-Fa, Massac, Mouthoumet et Quintillan.
http://www.lindependant.fr/2017/03/29/projet-eolien-appel-a-manifester-ce-mercredi-a-mouthoumet,3000694.php

29/03/17 : HERAULT : ASSOCIATION : SAINT PONS - MANIFESTATION CONTRE UN PROJET ÉOLIEN CE MERCREDI 29 MARS 2017
SAINT PONS - Manifestation contre un projet éolien ce Mercredi 29 Mars 2017
L'enquête publique sur le projet du parc éolien industriel à Riols (à 10mn de St Pons-34) est ouverte ; il s'agit d'une extension (de 4 à 10 éoliennes) et de réhaussement de celles-ci (pour augmenter leur puissance et donc leur rentabilité).
Ce projet est porté par une filiale d'EDF EN (comme à chaque fois les promoteurs créent une société dédiée).
Malgré les nombreuses réserves de la DREAL (voir ci-dessous, à lire les surlignages en particulier, on y parle aussi de Ferrières-Poussarou) tant au niveau de l'impact sur la faune que sur les habitants et les paysages, et la forte résistance des populations, l'implacable machine à implanter des éoliennes continue !
Les dossiers sont consultables dans les mairies des communes les plus proches qui seront impactées(*) avec des registres pour consigner des remarques et des critiques, ainsi que sur le site Internet de la préfecture.
Le commissaire enquêteur sera à la disposition du public ce mercredi 29 mars de 9 à 12 h à la mairie de Saint-Pons puis de 14 à 17 h à la mairie de Riols ainsi que le vendredi 7 avril de 14 h à 17 h.
L'association Hurlevent appelle à manifester ce mercredi 29 mars 2016 à 10h 30 devant la mairie à Saint-Pons de Thomières pour protester contre le projet éolien de Riols 2.
* Riols, Prémian, Saint-Etienne, Saint-Pons, Ferrières-Poussarou, Berlou, Saint-Jean de Minervois, Rieussec, Babeau-Bouldoux, Pardailhan.
CONTACT : association Hurlevent - Françoise Marchand -06 70 03 06 84 - association.hurlevent@gmail.com
http://www.herault-tribune.com/articles/43860/saint-pons-manifestation-contre-un-projet-eolien-ce-mercredi-29-mars-2017/

28/03/17 : Parc éolien à Mélagues : « Nous craignons qu’il s’agisse ici d’une opération de communication»
Dans notre édition du 17 mars, nous avons évoqué un gros projet de parc éolien, de 19 mâts et une puissance de 57 MW, à l’extrême sud du département sur les communes de Mélagues et Arnac-sur-Dourdou. Ce projet porté par EDF Énergies Nouvelles et l’opérateur héraultais Arkolia Énergies a provoqué la réaction de Jean-Marc Trinquier, le président de l’association de préservation du patrimoine naturel et culturel des Monts de Lacaune et du Rougier de Camarès, qui tient à apporter les précisions suivantes.
« Cette opération portée à l’origine par Idex et la société Eneria remonte à 2002. Rien de nouveau, par conséquent. Il s’agit de deux permis de construire délivrés en 2012 : 14 machines de 2 MW sur Mélagues et 5 de 2 MW sur Arnac, soit une puissance cumulée de 38 MW. Comment la préfecture pourrait-elle avoir confirmé à Arkolia une autorisation d’exploiter pour 57 MW : aurait-elle omis de publier un permis modificatif ? Par un arrêt du 3 juillet 2015, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’arrêté préfectoral autorisant le permis des 14 machines de Mélagues. À la suite de ce jugement, Idex et le ministère de l’Environnement ont fait appel de cette décision auprès de la Cour d’appel administrative de Bordeaux, qui devrait se prononcer dans le courant de l’année 2017.
Et Jean-Marc Trinquier de conclure ainsi : « Nous craignons qu’il ne s’agisse ici d’une opération de communication et déplorons son objectif souterrain, qui pourrait être d’influencer le juge administratif, en lui laissant croire que la population et les riverains acceptent le projet soumis à sa décision, ce qui n’est pas le cas. » C’est dit.
http://www.centrepresseaveyron.fr/societe/parc-eolien-a-melagues--nous-craignons-qu-il-s-agisse-ici-d-une-operation-de-communication-MF337358

28/03/17Energie en région : s’éclairer au vent d’Occitanie😡😡
U n jeune opérateur régional, Ilek, permet d'acheter son électricité localement et durablement. Nouveauté.
Le vent qui souffle sur les reliefs de Narbonne à Perpignan peut désormais faire s'éclairer la lumière dans votre salon. Et bien plus encore ! Le cycle régulier des longues pales de dix des seize éoliennes de la société RES érigées sur la petite commune de Treilles (Aude) peut en effet fournir l'énergie suffisante pour 3 000 consommateurs. C'est Ilek, fournisseur d'électricité, nouveau venu toulousain dans le secteur...
http://www.midilibre.fr/2017/03/27/energie-en-region-s-eclairer-au-vent-d-occitanie,1484954.php

28/03/17 : Aude : 
Le collectif anti-éolien échec et mat
Le collectif opposé à la ferme éolienne qui doit voir le jour sur les communes de Toureilles et de Bouriège vient de perdre une nouvelle manche devant le tribunal administratif de Montpellier.
Après avoir saisi la juridiction en référé en vue d'obtenir l'arrêt du chantier d'ouverture des pistes, le magistrat a rendu, la semaine dernière, une ordonnance dans laquelle il rejette les moyens de défense des opposants. Ceux-ci estimaient que les travaux, engagés en début d'année, n'étaient pas conformes au permis de construire initialement déposé par le promoteur Valeco. Le juge des référés note dans son référé que «les plateformes des éoliennes sont déjà réalisées, et que si des photos démontrent que des engins de terrassement circulent toujours sur des pistes (…) l'urgence à suspendre cette décision n'est pas constituée». Pour les opposants au projet, la situation juridique de leur dossier se complique donc un peu plus.
Reste désormais à savoir ce que fera la justice administrative lorsqu'elle sera saisie d'une nouvelle demande de suspension des travaux. En effet, les anti-éoliens entendent contester la validité d'un autre permis de construire, autorisant le montage d'éoliennes bien plus puissantes que celles initialement autorisées.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/28/2544876-le-collectif-anti-eolien-echec-et-mat.html

27/03/17 : Hérault : Une réunion pour lutter contre l'éolien industriel à Murviel
L'association Pechs et Garrigues organise son assemblée générale pour lutter contre l' implantation des parcs éoliens sur notre territoire.
Depuis quelques mois les projets de parc éoliens industriels se multiplient dans la région, autant dans les parcs naturels régionaux que dans la plaine de l'Aude et de l'Orb. Face à cette invasion, 140 associations de défense de toute la région se sont rassemblées dans un collectif appelé TNE Occitanie Environnement, pour tenter de faire entendre une voix différente de celle du lobby industriel (d'abord l'éolien, mais aussi les carrières, les champs de photovoltaïque…). Des actions ont été menées (conférence de presse à Montpellier, intervention au salon Energaïa, manifestation à Rodez, rencontre avec la Dreal, demande de rendez-vous auprès de Mme Delga, dans la perspective du nouveau schéma régional d'aménagement, développement durable et égalité des territoires…), d'autres sont en préparation, et elles demandent votre soutien.
Pour parler de tout cela, pour faire le point sur notre territoire, l'association Pechs et Garrigues qui fait partie du collectif invite la population à sa prochaine assemblée générale le mardi 28 mars à 18h30, salle Jean Moulin. Pour tout contact ou adhérer à l'association : Jean Pougnet, président 06 46 03 19 15, pougnet.jean@gmail.comhttp://www.midilibre.fr/2017/03/24/une-reunion-pour-lutter-contre-l-eolien-industriel-a-murviel,1483728.php

23/03/17 : Vent debout contre les éoliennes industrielles à Courniou-les-Grottes (34)

Le conseil municipal de Courniou-les-Grottes, dans les Hauts Cantons de l'Hérault, vient de rejeter le projet d'implantation de 14 éoliennes industrielles. Mais rien n'est encore gagné.
EDF Energies Nouvelles a jeté son dévolu sur le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc. Nombre de ses éoliennes tournent déjà dans le secteur . Et l'entreprise compte bien en implanter d'autres, notamment à Courniou-les-Grottes, près de Saint-Pons-de-Thomières.
Ce projet porte sur 14 éoliennes installées sur une crête. Les habitants de Courniou ont fait circuler une pétition signée par 350 personnes quand on compte 480 inscrits sur les listes électorales . Et le conseil municipal a suivi la population en rejetant le projet.
Mais rien n'est joué : EDF Energies Nouvelles a déposé un dossier auprès de la Préfecture qui a le pouvoir d'autoriser ou non le projet. Les anti-éoliens crient au déni de démocratie et ont décidé de taper à toutes les portes pour se faire entendre.
Maryse Roussel, habitante de Courniou, tire la sonnette d'alarme : pour elle, il y a danger pour le patrimoine, la ressource en eau et le tourisme.
"Ce n'est pas écologique, c'est de l'écologie-business".
Elisabeth Pujol accueille jusqu'à douze touristes en gîte et chambres d'hôtes. Elle non plus, ne veut pas entendre parler de ces éoliennes industrielles.
"Ils nous prennent pour des ploucs mais nous, on n'en veut pas de leurs éoliennes".
Tous les anti-éoliens des Hauts Cantons de l'Hérault, mais aussi du Narbonnais, du Tarn et des Pyrénées-Orientales se sont réunis dans un collectif : "toutes nos énergies Occitanie environnement" qui compte aujourd'hui pas moins de 140 associations !
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/vent-debout-contre-les-eoliennes-industrielles-courniou-les-grottes-1489506898

21/03/17 : Hérault : les éoliennes en mer se chargent aussi de protéger l'environnement
Les bureaux d'études héraultais spécialisés Créocéan et Biotope ont été choisis par EolMed.
Dans l'aventure au long cours des éoliennes en mer qui s'écrit sur notre littoral, il existe des partenaires discrets mais indispensables à la réalisation de ces projets. Parmi eux, deux bureaux d'études spécialisés dans l'environnement, choisi par le consortium EolMed - porté par la société biterroise Quadran - en charge d'ériger une ferme pilote de quatre éoliennes au large de Gruissan et Port-la-Nouvelle. Et qui se doit de répondre à un cahier des charges. Les missions de Créocéan et Biotope : évaluer les impacts et aider à l'implantation de ces géants...
http://www.midilibre.fr/2017/03/21/herault-les-eoliennes-en-mer-se-chargent-aussi-de-proteger-l-environnement,1482269.php

17/03/17 : Énergie : un gros projet de parc éolien dans le Sud-Aveyron
Ce nouveau projet de parc éolien de 57 MW et 19 mâts est porté par EDF Énergies Nouvelles et l’opérateur héraultais, Arkolia Énergies.
Le département de l’Aveyron est, on le sait, à la pointe des énergies renouvelables. Notamment dans le domaine de l’éolien, qui a particulièrement le vent en poupe, ces dernières années. Nouvelle preuve de ce souffle économique qui balaye le département dans ses zones les plus ventées, un gros projet de parc éolien, d’une puissance de 57 MW, porté par EDF Énergies Nouvelles et l’opérateur héraultais Arkolia Énergies devrait voir le jour dans le Sud-Aveyron, sur les hauteurs des communes de Mélagues et Arnac-sur-Dourdou, à proximité de la frontière départementale avec l’Hérault et du Mont Agut, qui culmine à 1 022 mètres.
En Lozère aussi
Selon nos confrères de L’Usine Nouvelle, EDF EN et Arkolia Énergies se sont associés pour développer, construire et exploiter deux fermes éoliennes, en Aveyron et en Lozère, initiées par l’opérateur francilien Idex, dont une partie du portefeuille et des salariés a été reprise par l’opérateur héraultais, basé dans la région de Montpellier.
Le parc aveyronnais du Haut-Dourdou serait d’une capacité de 57 MW à installer sur les communes d’Arnac-sur-Dourdou et Mélagues. Celui de la Croix de Bor, en Lozère, d’une puissance de 27 MW, serait implanté sur la commune de La Villedieu, et ferait intervenir un troisième opérateur, le Nîmois VSB Énergies Nouvelles. Si l’on en croit la direction d’Arkolia, « toutes les autorisations sont obtenues pour les deux parcs » et, afin de pouvoir programmer les chantiers, « la demande de raccordement au réseau électrique a été faite auprès d’Enedis, qui a trois mois pour répondre. » Confirmation des services de la préfecture, un permis a bien été délivré, en 2012, pour la construction d’un parc de 19 éoliennes d’une puissance de 57 MW, sur les communes de Mélagues et d’Arnac-sur-Dourdou.
http://www.centrepresseaveyron.fr/economie/energie--un-gros-projet-de-parc-eolien-dans-le-sud-aveyron-XX321011

16/03/17 : Gard : les anti-éoliens toujours mobilisés à Valliguières

Manifestation lors d'une réunion avec la mairie et EDF Énergies Nouvelles.
Samedi 11 mars, une réunion d'information était organisée par la mairie et EDF Énergie nouvelles, à la salle polyvalente. La réunion portait sur la définition des points de vue sur les éoliennes . " Elle s'inscrit dans la concertation qui a été mise en place depuis le début avec la population. Il s'agit d'une étape importante dans l'étude de faisabilité en cours",...

16/03/17 : Aude : Ils sont vent debout contre les éoliennes
Réunis en association, des habitants de l'Ouest audois sont vent debout contre un projet d'éoliennes, des éoliennes qui, disent-ils, seraient implantées sur la ligne de crête entre les communes de Payra-sur-l'Hers et Mas-Saintes-Puelles : douze sur la première, six sur la seconde. «En pleine zone Natura 2000», pointent d'une seule voix Guillaume Py, Jean-Michel Ferradini et Bernard Tailland.
«C'est un projet qui, à Payra, a été déjà retoqué deux fois par la préfecture, et il revient avec des éoliennes plus hautes», souligne M. Py. «Trois fois la hauteur du relais hertzien du Mas, que l'on voit à 30 km à la ronde», pointe M. Tailland. Ils placent tous leurs espoirs dans la décision de la préfecture, arbitre du projet», jusque-là en accord avec l'étude qu'elle avait fait réaliser après 2005, sur le plan paysager audois. «Il en ressortait que ce territoire n'était pas adapté pour l'accueil d'éoliennes», arguent-ils.
Incompatibilités
Pour eux, les éoliennes et les rapaces de la zone Natura 2000, c'est incompatible, comme le sont les Canadairs qui viennent écoper sur la Ganguise. Et c'est sans parler «des gîtes et chambre d'hôtes, de l'agrotourisme, qu'en cette période de crise, des agriculteurs essaient de développer ici». Et qu'on ne leur parle pas de retombées économiques. «Elles ne profiteront qu'à deux personnes — une morale et une physique — le porteur de projet et le propriétaire du terrain», estiment-ils. «Les nuisances, en revanche, seront pour tout le monde».
«Qui aura envie d'investir au pied d'une éolienne», questionne M. Tailland. «Je me demande si les politiques locaux qui soutiennent cela se rendent compte, relève M. Py. Avec l'arrivée de la Socamil, on voit bien que l'on est à une belle période pour le territoire, ce sont des centaines de millions d'euros investis ici. Ce projet-là, ce n'est que 10 000 €».
Arguments
Du côté des élus, on a des arguments. À commencer par Philippe Greffier, président de la communauté de communes, qui rappelle que «la collectivité s'est engagée dans une démarche de territoire à énergie positive et, de facto, à baisser sa consommation d'énergie et inciter à la création d'énergie renouvelable. Si je n'ai pas mon mot à dire sur ce projet porté par un particulier, je dois, en revanche, m'assurer que la réglementation et l'intérêt général sont respectés. Je suis pour, mais pas au prix de terres agricoles de qualité, et à la condition que cela ne défigure pas le paysage». Alain Carles, maire de Mas-Saintes-Puelles, souligne, pour sa part, «qu'une étude est en cours sur sa commune. Le conseil a donné un avis favorable pour la réaliser, pas pour implanter des éoliennes. À partir de là, on verra si oui ou non, cela se fera».
Financement
Le maire massogien explique comment «la commune est en recherche de financement dans un contexte de baisse de dotations de l'État». Il explique comment «le projet est rentable, selon EDF Énergie nouvelle ; que trois réunions publiques ont eu lieu qui n'ont réuni qu'une quinzaine de personnes, que la prochaine se tiendra le 13 avril, à 19 heures».
À Payra-sur-l'Hers, Jean-Jacques Flourié souligne qu'ici aussi, «les études sont en cours et l'on ne sait pas dire, à l'heure actuelle, l'emplacement des éoliennes comme leur nombre. Rien n'a été arrêté. Pour nous, c'est une opportunité. Nous n'aurons bientôt d'autre choix que d'augmenter les impôts ou trouver d'autres sources de financement. Nous sommes bien obligés de penser portefeuille de nos administrés et ne pouvons faire l'impasse sur des projets, aujourd'hui, innovants en matière environnement, comme l'éolien ou le photovoltaïque, d'autant plus qu'il n'y a pas de risque particulier pour la population. Il faut laisser faire les études, l'enquête publique – nous informerons la population au fur et à mesure — et après on verra. Je veux bien que l'on soit contre tout ce qui se fait, mais quand on appuie sur un bouton, on ne se préoccupe pas de savoir d'où vient l'électricité. Les mêmes qui râlent sont les premiers à être contre le nucléaire».
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/16/2536764-ils-sont-vent-debout-contre-les-eoliennes.html

14/03/17 : Arkolia et EDF-EN partenaires pour deux projets éoliens en Occitanie

Par le biais du rachat des activités énergies renouvelables du groupe Idex, l’opérateur héraultais Arkolia Énergies a annoncé, le 14 mars, qu'il acquiert, seul, trois projets de méthanisation ainsi que deux projets éoliens en partenariat avec EDF Énergies Nouvelles. Ceux-ci, basés en Lozère et Aveyron, cumulent un potentiel de 84 MW.
En rachetant la branche d'activité spécialisée dans les énergies renouvelable du groupe Idex en juin 2016, la société Arkolia Énergies (Mudaison, 34) a eu accès au portefeuille du groupe francilien dans le secteur éolien et en méthanisation.
Deux projets éoliens ont été retenus par la société héraultaise qui s'est associée, à parts égales, avec EDF Énergies Nouvelles (EDF EN) pour en faire l'acquisition, indiquent les deux opérateurs dans un communiqué commun le 14 mars 2017.
"EDF EN nous a apportés une garantie financière face à Cube, le fond d'investissements canadien détenteur du groupe Idex, explique Laurent Bonhomme, le président d'Arkolia Énergies et co-fondateur avec Jean-Sébastien Bessière, le directeur général. Nous apportions notre mobilité en ayant la capacité d'intégrer une partie des équipes du groupe Idex."
Situé dans le département de l'Aveyron, le premier projet présente une capacité d'installation de 57 MW. Le second, en Lozère présente une capacité à installer de 27 MW. Ce dernier est également détenu par VSB Énergies Nouvelles (Nîmes, 30).
Projets de méthanisation
Le rachat des activités « énergies renouvelables » du groupe Idex a également permis à la société Arkolia Énergies d'acquérir, seule cette fois-ci, deux projets de méthanisation présentant un potentiel de 1,6 MW.
"Faute de rentabilité, aucun des projets du groupe Idex en méthanisation n'était lancé, précise Laurent Bonhomme. Nous avons restructuré les opérations en deux grands ensembles. Le premier, l'ex-projet Egisol, est localisé dans les Landes et est éclaté en deux petits projets. Le second, dans l'Isère, était un très grand projet que nous avons transformé en une fédération de projets de trois unités."
Activité ER du groupe Idex
Cette opération de rachat s'est accompagnée de la reprise de sept salariés du groupe Idex et de l'ouverture subséquente de deux nouvelles agences, l'une à Nantes et l'autre à Paris, pour « intégrer ces nouveaux collaborateurs », explique Arkolia Énergies. Ces deux agences s'ajoutent à celles préexistantes à Montpellier (le siège), Toulouse, Rodez et Gap.
Créée en 2009, la société héraultaise est spécialisée dans deux activités principales : la construction de sites de production d'électricité verte (solaire, éolien et biogaz), qu'elle exploite pour compte propre ou compte de tiers et la vente d'électricité issue de ses propres sites de production. À ce jour, la PME annonce une puissance installée de plus de 250 MWc sur le territoire français., Son chiffres d'affaires s'établit à 50 M€ (2015).
http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/entreprises/2017-03-14/arkolia-et-edf-en-partenaires-pour-deux-projets-eoliens-en-occitanie.html

14/03/17 : Aude : Les éoliennes de Bouriège devant la justice administrative
Les opposants à la ferme éolienne de Tourreilles et de Bouriège devront patienter encore quelques jours pour savoir si la justice administrative décide ou non de faire arrêter les travaux d' aménagement devant conduire à la construction de six éoliennes.
En introduisant un référé-suspension devant le tribunal administratif de Montpellier, le collectif anti-éolien tirait là l'une de ses dernières cartouches après avoir été débouté de toutes ses actions précédentes.
Porté par la société héraultaise Valeco , le parc éolien date de 2004, mais ce n'est qu'à la fin de l' année dernière que les premières autorisations administratives ont été accordées. Depuis le début du mois de février, des engins de terrassement ont commencé à ouvrir une large piste conduisant aux six plateformes qui doivent accueillir les aérogénérateurs.
Une issue incertaine
Hier, devant le juge des référés les deux parties ont été entendues pendant près d'une heure. Si, selon l'avocate du collectif, Valeco a estimé que le référé-suspension n'avait aucune raison d'être : les travaux des pistes étant terminés, la partie plaignante a fait valoir que les dossiers déposés par Valeco et qui lui avait permis d' obtenir le permis de construire n'étaient pas complets . Et qu'à ce titre la demande de référé-suspension ne pouvait être balayée d'un revers de manche.
Mais à l'issue de l'audience , les opposants au projet se montraient fort peu optimistes quant à l'issue de la décision du juge des référés. Celui-ci devrait rendre son ordonnance d'ici «la fin de la semaine ou au tout début de la semaine prochaine», a expliqué l'avocate du collectif. Et si l'issue de la décision reste pour l'heure encore très incertaine, les opposants devraient mettre un nouveau fer juridique au feu. En attaquant cette fois-ci les permis de construire modificatifs permettant la construction proprement dite des éoliennes. Car, selon les opposants, le projet de Valeco n'est pas en correspondance avec le permis initial . En effet , les éoliennes qui doivent s'élever dans le ciel de Tourreilles sont bien plus puissantes que prévu.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/14/2535345-les-eoliennes-de-bouriege-devant-la-justice-administrative.html

12/03/17 : Gers : Le «non» aux éoliennes l'a largement emporté à Réjaumont
Il n'y aura pas d'éoliennes dans la forêt de Réjaumont. Hier samedi 11 mars, à 10 heures, la petite salle du conseil municipal avait bien du mal à contenir les quelque 200 personnes qui étaient venues défendre en nombre le «Non aux éoliennes». Rendez vous avait été donné aux Réjaumontois et aux habitants des villages alentour à la mairie pour expliquer et débattre du projet d'implantation d'éoliennes géantes dans la forêt domaniale.
La population, très remontée contre le conseil qui n'avait jusqu'alors pas communiqué du tout sur le projet, a pu suivre la projection d'un diaporama explicatif sur les «bienfaits des éoliennes». Le ton est monté d'un cran lorsque la population a pu prendre la parole. «Comment peut-on implanter des éoliennes dans une forêt où il n'y a pas de vent ?» demande un villageois, «Que faites-vous de la baisse de l'immobilier de 40 % des habitats face à des éoliennes ?» demande un autre et «sur les effets néfastes sur la santé ?» s'interroge une habitante qui vit à 550 m de la forêt. Autant de questions venant cristalliser les inquiétudes de la foule massée dans la petite salle du conseil et à laquelle Patricia Paillares, maire, a tenté de répondre.
Le débat clos, le conseil s'est retiré pour délibérer.
Le «Non» l'a emporté à l'unanimité, les 11 membres du conseil se sont prononcés contre le projet.
Un tonnerre d'applaudissements a alors retenti saluant la décision du conseil et c'est rassurés, que tous ont lentement quitté la salle du conseil. La forte mobilisation qui avait réuni plus de 810 votes contre les éoliennes et le site internet «agirouette.com» qui avait atteint un pic de fréquentation dépassant les 1 000 visiteurs ce samedi ont contribué au succès de la démarche. «Nous souhaitons féliciter et remercier nos élus» dit Mylène Robineau, ils ont pris la décision de ne donner aucune suite au projet et c'est tout à leur honneur». «C'est un soulagement dit une autre personne, je n'en dormais plus depuis des jours, nous avons gagné aujourd'hui, mais nous restons vigilants pour la préservation de notre si belle région de demain et en particulier de cette belle forêt.»
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/12/2534189-le-non-aux-eoliennes-l-a-largement-emporte.html

09/03/17 : Éoliennes de Bouriège : lettre au préfet
En tout début de semaine , les opposants à la ferme éolienne qui doit s'implanter sur les communes de Bouriège et de Toureilles ont adressé au préfet une longue lettre ouverte . Alors que les premiers travaux d' aménagement ont commencé sur le site, les anti-éoliens tentent d' obtenir l'arrêt du chantier. En attendant la décision du tribunal administratif de Montpellier , qui a été saisi en référé et qui doit examiner le contentieux la semaine prochaine, le collectif s'insurge contre les ravages déjà commis sur le site de la colline de Saint-Pierre -le-Clair par les engins de terrassement. Regrettant que les bulldozers aillent plus vite que l' appareil judiciaire, les opposants au projet de la société Valeco s'étonnent toujours que le représentant de l'état ne se soit pas opposé aux demandes de permis de construire , accordées alors même que le porteur de projet a singulièrement modifié ses plans initiaux. De plus, et alors qu'il était prévu de réaliser un cheminement circulaire afin d'assurer la sécurité du chantier, une seule piste a finalement été ouverte. Et pour cause, en tentant d' emprunter la piste prévue, les engins ont pénétré sur des terrains privés. Et cerise sur le gâteau pour les opposants, le site choisi serait une zone d'implantation improbable , car pas assez venté.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/09/2532375-eoliennes-de-bouriege-lettre-au-prefet.html

08/03/17 : Gers : «Pas d'éoliennes chez nous»
Le projet d'implantation de cinq éoliennes à Réjaumont fait vivement réagir sur la commune et alentour. Le conseil municipal dira «oui» ou «non» à ce projet, le11 mars.
C'est avec stupeur que les Réjaumontois ont appris presque par hasard que le conseil municipal avait la ferme intention de valider un projet d'implantation d'éoliennes géantes en plein cœur de la forêt domaniale. Lundi soir à 20 h 30 devant la mairie, plus de 80 personnes attendaient les membres du conseil municipal avec entre les mains une pétition contre les éoliennes, signée par plus de 300 personnes Ceux-ci avaient pour intention de demander des explications à leurs élus sur la rumeur confirmée d'entériner l'implantation de 5 éoliennes géantes en plein cœur de la forêt départementale.
800 tonnes de béton par plot
«Au-delà de l'impact désastreux que représente la construction de ces mastodontes nécessitant plus de 800 tonnes de béton par plot sur la faune et la flore de cette forêt paisible, c'est tout un écosystème qui serait mis à mal par l'implantation des éoliennes, déclare Philippe Robineau. Dans cette région du Gers encore préservée et où a lieu un rendez-vous astronomique majeur grâce à son ciel dénué de toute pollution visuelle, ces éoliennes dont les clignements lumineux sont perçus jusqu'à plus de 50 km à la ronde viendraient perturber un rendez-vous incontournable du festival d'astronomie de l'été. Mais au-delà de cela, la mobilisation de la population venue en nombre de toutes les communes alentours exprimait une totale incompréhension face à une décision prise à une vitesse fulgurante. C'est donc dans un esprit d'échange que les Réjaumontois étaient venus demander des explications au conseil municipal. Et c'est avec une réelle stupéfaction qu'ils se sont vus éconduire par le maire Patricia Paillares décrétant dès l'ouverture de la séance que le sujet ne serait pas à l'ordre du jour comme convenu.» Elle annonce qu'une réunion d'information aura lieu le samedi 11 mars à 10 h salle de la mairie à l'issue de laquelle le conseil délibérera à huis clos. «Nous y serons en nombre», annonce le collectif AGIRouette Réjaumontois qui a installé ces derniers jours , aux entrées du village des panneaux «non aux éoliennes».
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/08/2531585-pas-d-eoliennes-chez-nous.html

05/03/17 : Hauts-cantons de l’Hérault : non au projet de 14 éoliennes
PROJET. Le projet d’EDF EN d’installer 14 éoliennes sur la commune de Corniou-les Grottes, dans les hauts-cantons de l’Hérault, au nord de Béziers ne fait pas que brasser du vent : il mobilise les élus et les habitants, tous fermement opposés. Une fronde qui s’étend même aux communes voisines, qui ne veulent pas entendre parler de ce projet. Et notamment à Moussan, dans le quartier des Verreries.
Le collectif de défense rassemble quelque 140 associations, dont Protection Somail. « Nous sommes confrontés à un déni de démocratie inacceptable. Alors qu’une majorité de la population a signé une pétition pour s’opposer à l’implantation de ces 14 éoliennes industrielles sur la commune, que le conseil municipal a lui aussi voté contre, EDF EN a quand même déposé un dossier en préfecture pour tenter d’imposer le projet. C’est scandaleux, d’autant plus que l’installation d’éoliennes à Moussan aura un impact sur le projet chez nous. Il est inacceptable qu’on implante toutes ces éoliennes en plein Parc naturel du Haut-Languedoc », dénonce ce dimanche, Michèle Pujol-Solans.
La mobilisation s’organise et des actions sont prévues. Il en sera question lors de la réunion publique organisée samedi 11 mars à 17h, salle de la Gare -direction de la Voie verte- à Corniou-les Grottes, à l’initiative de ce collectif
http://e-metropolitain.fr/2017/03/05/hauts-cantons-de-lherault-non-au-projet-de-14-eoliennes/

01/03/17 : Le préfet retoque le projet du parc éolien
Bien que rien ne soit encore gagné définitivement, on respire un peu mieux du côté de Puichéric et de Saint-Couat-d'Aude. Dans «La Dépêche du Midi» du 29 janvier, nous évoquions le projet d'implantation de quatre éoliennes de 120 m de hauteur sur la commune de Puichéric, limitrophe avec Saint-Couat. Un projet non recevable en mars de l'an dernier avait été retravaillé pour être présenté par le promoteur toulousain Raz Énergie 5, le 28 décembre 2016. Celui-ci vient d'être rejeté par le préfet de l'Aude en date du 23 février. Les raisons qui ont présidé à cette décision concernent avant tout la préservation du paysage, assurer sa diversité en luttant contre le mitage du territoire. Dès 2005, une zone de respiration avait été définie entre Lézignanais et Lauragais et il ne faudrait pas que le département, déjà fort pourvu en aérogénérateurs (plus de 200 à présent), se couvre de manière inconsidérée en éoliennes. La DREAL insiste sur cette dénaturation à terme et souhaite garder le caractère esthétique de notre belle Aude. Préserver également les sites patrimoniaux, nombreux dans ce Minervois avec en particulier la proximité du canal du Midi. De quoi réjouir Philippe Gouze, le président de l'association Apromi & Co, qui se bat contre cette prolifération de ces monstres métalliques. Fort de cette décision, le promoteur a deux mois pour faire un éventuel recours auprès du tribunal administratif de Montpellier. S'il obtenait éventuellement gain de cause, une enquête publique serait alors diligentée avant la délivrance d'un permis de construire et de l'ICPE (installation classée pour la protection de l'environnement). Pour autant, le combat est loin d'être fini. Se profilent à l'horizon deux autres projets dans le secteur, l'un sur la commune de Moux (six éoliennes) en impactant là encore le panorama des habitants de Saint-Couat, et un autre à quelques kilomètres de là, à Montbrun (cinq éoliennes). Une décision sera prise dans les jours prochains pour le projet de Moux.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/01/2526512-le-prefet-retoque-le-projet-du-parc-eolien.html

28/02/17 : Aude : Le projet d'éoliennes à Lapradelle-Puilaurens retoqué par le préfet
Y-aura-t-il un jour des éoliennes à Lapradelle ? Une entreprise voulait implanter six mâts sur les hauteurs de la commune, mais le préfet de l'Aude vient de prendre un arrêté de refus. L'entreprise envisage de déposer un recours.
C'est un projet qui a été lancé il y a maintenant six ans : installer six éoliennes sur les hauteurs du village de Lapradelle-Puilaurens, à la limite de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, dans le Fenouillèdes. Les mâts de 135 mètres de haut devaient être situés à 1,5 kilomètres des premières habitations. L'entreprise Res, basée à Avignon, a déposé un dossier, réalisé les différentes études. Mais le projet vient d'être retoqué par le préfet de l'Aude, un arrêté a été pris.
"Protection de la nature, de l'environnement et des paysages"
Les raisons sont à la fois esthétiques et environnementales. Le château Cathare de Puilaurens surplombe la commune de Lapradelle. Il date du 12ème siècle, et il fait l'objet d'une candidature pour être classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Depuis le château, on ne verrait pas les éoliennes, en revanche, on verrait les éoliennes et le château en même depuis un autre point, ce qui pourrait être incompatible avec un classement à l'Unesco. Par ailleurs, les éoliennes seraient visibles depuis le Pic de Bugarach, la route de Quillan et le village de Saint-Louis.
"Il ne faut pas refaire les erreurs du passé" (Hervé Baro).
Mais ce qui pose problème, c'est aussi la présence d'espèces protégées à proximité de cette zone : des aigles royaux, des vautours percnoptères et des grands tétras. Pour Hervé Baro, le président du syndicat qui gère le parc naturel régional, "il y a des incompatibilités" entre ces éoliennes et la présence d'espèces protégées. "Ce qu'il faut savoir faire pour l'avenir c'est développer les énergies renouvelables, car c'est une absolue nécessité, et en même temps, le faire dans le respect des normes environnementales. Il ne faut pas, sous prétexte du développement des énergies renouvelables, refaire les erreurs qui ont pu être faites dans le passé sur le plan industriel, où on a parfois fait tout n'importe quoi. Il faut donc faire très attention, il y aura des zones où on pourra développer de l'éolien, d'autres sur lesquelles ce sera beaucoup plus difficile, voire impossible".
Une grosse déception pour l'entreprise
Mais l'entreprise ne compte pas renoncer, elle envisage de déposer un recours contre cet arrêté, ou proposer un nouveau projet. "On a là un projet qui est adapté au territoire et à ses enjeux, qui répond à l'objectif d'un équilibre entre, à la fois un développement éolien, mais un développement raisonné, puisqu'on ne parle là que de six éoliennes, et la préservation du milieu naturel, la protection du patrimoine, et des paysages, notamment avec le château de Puilaurens mais d'autres", affirme Jean-Paul Pin, chef de projet pour l'entreprise Res. "On a également pris en compte le maintien du cadre et la qualité de vie des habitants, avec l'éloignement important par rapport aux premières habitations, aux hameaux et aux villages, donc c'est une déception".
Une manne financière qui s'envole
Le maire de Lapradelle est divisé sur ce sujet, entre son côté "citoyen qui aime la nature", et son côté "élu local". L'installation de ces six éoliennes devaient rapporter plus de 130 000 euros chaque année à la communauté de communes, qui regroupe 62 communes. "Soyons prudents de ne pas mettre trop de cloches de verre sur certaines zones, parce qu'il y a une espèce à protéger. Il faut certes la protéger, mais je pense que l'être humain aussi est à protéger", lâche Jacques Galy, le maire de Lapradelle. "Je veux bien que l'on protège la chauve-souris ou autre chose, mais derrière on s'aperçoit que ces villages se désertifient, il n'y a plus personne, et je pense qu'un jour c'est l'être humain qu'il faudra protéger, et pas seulement certaines espèces".
"J'aime la nature, mais je dis qu'il ne faut pas, sous couvert de la nature, faire n'importe quoi. Cet endroit des fanges est une zone lunaire, les vents ont tout balayé, il n'y a plus d'arbres, plus rien. Les pistes forestières sont déjà là, je pense que l'un pouvait aller avec l'autre. Même moi je suis en contradiction avec le citoyen que je suis, et l'élu que je suis".
"Cet apport d'entreprises nouvelles nous ferait beaucoup de bien" (Jacques Galy).
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/le-projet-d-eoliennes-lapradelle-puylaurens-retoque-1488289023

27/02/17Aude : deux projets de parcs éoliens retoqués par le préfet
Les deux projets portaient sur un total de dix machines.
Six et quatre éoliennes étaient respectivement projetées sur les communes de Lapradelle-Puilaurens et Puichéric. Le 3 novembre, dans nos colonnes, Jean-Marc Sabathé affichait ses doutes liés au développement exponentiel de l’éolien dans un département qui concentre 35 % de la puissance régionale : « En visuel, l’Aude commence à se couvrir d’éoliennes. » Se déclarant « ni pour ni contre », le représentant de l’Etat s’interrogeait...
http://www.lindependant.fr/2017/02/27/aude-deux-projets-de-parcs-eoliens-retoques-par-le-prefet,2293239.php

25/02/17 : Un nouveau projet éolien sur le Lévezou fait débat
Près de la commune de Gaillac-d’Aveyron, l’implantation de sept mâts éoliens, de moins de 50 mètres de haut, est aujourd’hui à l’étude. Les opposants dénoncent le manque de concertation autour du projet.
À Gaillac-d’Aveyron, près du village de Vaysse-Rodier, sept nouvelles éoliennes pourraient bientôt s’élever au-dessus du Lévezou. Porté par la société Arkolia, qui a déjà réalisé d’autres projets en Aveyron, l’étude présente des mâts d’éoliennes qui mesureront moins de 50 mètres, sans les pâles. Pour le maire de Gaillac-d’Aveyron, Michel Mercadier, l’annonce de ce permis de construire « a été surprenante ».
Réponse en juin
« Un précédent projet de plus grande importance, avec des mâts beaucoup plus haut a été retoqué, explique-t-il. Personnellement, je ne me prononce pas sur ce projet. Il faut voir quel impact cela aura au niveau visuel mais également ce que cela peut rapporter à la commune. Je poserai la question à mon conseil municipal une fois que le projet sera plus abouti ».
Du côté de la société Arkolia, on confirme également l’existence du projet, tout en précisant que le permis de construction est en cours d’instruction auprès des services de la préfecture. La réponse ne devrait être donnée que dans quatre ou cinq mois.
De son côté, Jean Marty, du collectif Agir pour le Lévezou, déplore « le manque de concertation autour de ce projet ». « Le conseil municipal n’a été informé qu’au dernier moment », assure-t-il.
Une information que la maire de Gaillac-d’Aveyron dément entièrement. Quoi qu’il en soit, au moment de rendre son avis, Michel Mercadier affirme « que le conseil municipal sera consulté lorsque la préfecture aura rendu son avis ».
LE CHIFFRE : 228
Soit le nombre d’éoliennes qui doivent être en service dans les prochains mois. à ce jour, 95 sont déjà construites et 133 ont été autorisées par les services de la préfecture. Au total, la puissance dégagée par les éoliennes en service s’élève à 208 MW-h. Actuellement, trois dossiers sont en cours d’instruction auprès de la préfecture. Au mois de juin dernier, le préfet assurait que 208 implantations avaient été refusées.
http://www.centrepresseaveyron.fr/vie-locale/un-nouveau-projet-eolien-sur-le-levezou-fait-debat-HB289810

25/02/17 : Aveyron : Eolien industriel : une affaire de réseaux
La France participe à « l’effort » européen pour augmenter la production d’énergies renouvelables. On a bien vu les éoliennes fleurir sur le territoire, leur nombre devant plus que doubler d’ici 2023. Pourtant elles font l’objet de contestations locales comme à Saint-Victor-et-Melvieu, dans l’Aveyron.
L’État s’est mis en tête d’exploiter à fond l’intégralité de ses « ressources vent » réparties sur plusieurs sites principaux. Ceci se fait depuis 2013, sous forme d’entente entre communes et exploitants – un maire accepte un projet en contrepartie des impôts induits –, le tout chapeauté par les régions. Une fois les capacités évaluées, les permis distribués et les éoliennes construites, il faut les raccorder au réseau. Possédé par les communes, presque l’intégralité de ce réseau est géré par RTE (Réseau de transport d’électricité), une filiale d’EDF.
Ce système, avec ses enquêtes publiques et autres intermédiaires, a été jugé trop long et fastidieux, il a donc été simplifié par la loi sur la transition énergétique de 2015. On peut voir dans la rapide description qui suit que, de local, il n’y a que la provenance des ressources, et non pas la demande ou les préoccupations des habitantes et habitants [1]. Un transfert de coûts s’effectue au bénéfice du mix énergétique global aux frais des communes, tandis que tout un corpus législatif est mis en place pour favoriser l’expansion de ce système.
Colonisation et défense
Le sud du Massif central est reconnu comme un des grands gisements français de vent. Au début des années 2000, les projets commencent à se concrétiser, et des comités locaux de luttes ou associations se forment pour la défense des territoires. Ces luttes sont souvent qualifiées de NIMBY (not in my backyard) par les industriels, parce qu’elles mettent en avant la défense du paysage, les nuisances directes des éoliennes pour les êtres humains et pour les animaux.
La faiblesse de ces luttes est qu’elles se font de façon fragmentée, dans des lieux et contre des colonisateurs industriels différents. En Aveyron, c’est suite à l’annonce de l’installation d’un grand transformateur électrique qu’un nouveau collectif de lutte voit le jour sur la commune de Saint-Victor : l’Amassada [2]. L’ennemi cette fois est le même sur tous les sites, c’est RTE, qui a décidé d’implanter plusieurs transformateurs dans la région auxquels raccorder toutes les éoliennes, dont un central (à très haute tension ou THT) qui servirait à fournir en électricité notamment l’Espagne et le Maroc
Le collectif dénonce l’inutilité du projet du point de vue d’une région où les besoins en électricité sont couverts par l’hydroélectrique. En plus, le propriétaire des installations (la commune) devra se délester d’un petit million d’euros, répercuté sur la facture des abonné.es du réseau. Ce sont pourtant bien des infrastructures non seulement coûteuses mais en plus nocives que la commune va abriter.
Voilà un très habituel et pourtant curieux produit de la mentalité du capitalisme « vert » : le vent devient une ressource, ressource qui est commercialisable (ou « partageable » pour les esprits positifs). Sauf qu’à Saint-Victor on se pose la question de la superposition des productions (et donc de leur impact). Si une commune dispose d’eau et de vent en abondance, doit-elle obligatoirement se soumettre à l’intérêt collectif ? Quitte à en subir le contrecoup ?
Pour l’État et EDF, la question est tranchée. Ils ont inscrit dans la loi de transition énergétique que l’électricité serait l’énergie de demain (qu’elle soit d’origine nucléaire, éolienne ou solaire), la seule question à résoudre étant celle du transport. L’actuel patron de RTE, François Brottes, était le rédacteur de cette loi, il a pu y mettre toutes les dispositions avantageuses pour le développement d’EDF. Comme par exemple la « simplification » des procédures d’implantation du réseau, qui signifie en fait que la consultation publique n’a guère de valeur (à Saint-Victor elle s’est résumée à décider quel terrain serait sacrifié).
Et pire : jusqu’en 2012, EDF valorisait en Bourse les infrastructures comme partie de son capital immobilier, alors que les communes en étaient les vraies propriétaires. Cette situation ayant été rendue illégale, François Brottes l’a rétablie. En 2014, c’est encore lui qui avait fait passer le décret d’enfouissement des déchets à Bure. À ce niveau, on ne peut donc absolument pas parler distinctement d’énergies renouvelables ou fossiles… c’est le « grand mix ».
Augmentation du parc électrique
Pendant la vague de froid de janvier on aura pu entendre la ministre de l’Environnement Ségolène Royal sur le sujet : « Il n’est plus question d’en finir avec le nucléaire, ce n’est que par la convergence des énergies qu’on arrive à passer l’hiver. » Donc plus aucun démantèlement en vue, mais l’augmentation du parc électrique en additionnant les provenances. C’est probablement la seule réponse que ces vandales sont capables d’énoncer face à l’urgence de la sobriété énergétique. Dans ce contexte global, l’Amassada a appelé à une grande manifestation contre « le transformateur aux mille éoliennes » le 21 janvier 2017.
Au stade où en est la procédure d’installation du transformateur, il ne manque plus que l’accord du préfet pour donner le coup d’envoi des travaux. En réponse, ce 21 janvier à Rodez, 400 personnes se sont mobilisées, et ont fait cortège à travers la ville, au rythme d’une chorale anti-RTE. L’Amassada avait pour l’occasion construit un « dragon de caddies » plein de déchets, dont ils ont laissé un souvenir devant la préfecture pour enterrer symboliquement le projet. Des caricatures des principaux protagonistes du projet (et José Bové, très impliqué dans l’éolien) ont été accrochées à un faux pylône électrique.
Plusieurs collectifs ont pris la parole pour accuser les élus qui les ignorent, ainsi que les membres du gouvernement comme Ségolène Royal, au sujet du « grand mix » tant vanté – alors qu’il n’y a pas de vent sur le plateau du Lévézou aux soixante-quatorze éoliennes ! Pour toute réponse, les gendarmes mobiles ont gazé la manifestation. Pourtant, la colère est légitime, notamment sur ce que devrait rapporter l’éolien aux collectivités concernées. Aujourd’hui elles ne connaissent que les hausses d’impôts, tandis qu’une commune voisine, sans éoliennes, a pu mettre en place des infrastructures à visées collectives comme une épicerie... L’énergie doit rester un service de développement local, et non de spéculation internationale.
http://alternativelibertaire.org/?Eolien-industriel-une-affaire-de

24/02/17 : Rififi à Bourièges dans l'Aude autour de la construction de 6 éoliennes
Depuis fin janvier, 6 éoliennes sont en construction sur une colline qui surplombe le village de Bourièges, près de Limoux, dans l'Aude. Mais un collectif dénonce les conditions dans lesquelles s'effectuent les travaux, après avoir bataillé 10 ans contre le projet d'installation de ferme éolienne.
Chiens d'attaque et vigiles comme comité d'accueil...Alors que notre équipe souhaitait se rendre sur le site de construction des 6 éoliennes, à Bourièges, pour constater l'avancement du projet, des vigiles lui ont interdit l'accès au chemin communal. Un accueil révélateur des tensions depuis le début des travaux fin janvier.
10 ans de lutte entre pro et anti-éoliennesLa situation est tendue, car depuis dix ans, deux collectifs s'opposent à l'implantation de 6 éoliennes en haut de la colline qui surplombe la commune. Des Zadistes extérieurs au village sont même venus soutenir la cause. Mais après plusieurs années de guérilla juridique, les travaux ont débuté il y a un mois.
Pour accéder au chantier, le constructeur des éoliennes a dû creuser un nouveau chemin. Problème, le tracé réalisé n'est pas celui qui avait été autorisé par le permis de construire.
Prévenue du problème, la préfecture de l'Aude doit dépêcher des experts sur place dans les prochains jours, pour dresser un constat.
Les collectifs ont déposé un recours en référé devant le tribunal administartif de Montpellier qui devrait se prononcer d'ici trois semaines.
Bourièges (11) : polémique autour de la construction de 6 éoliennes
Depuis fin janvier, 6 éoliennes sont en construction sur une colline qui surplombe le village de Bourièges, près de Limoux, dans l'Aude. Mais un collectif dénonce les conditions dans lesquelles s'effectuent les travaux, après avoir bataillé 10 ans contre le projet d'installation de ferme éolienne. - F3 LR - Reportage : A.Grellier et F.Guibal
http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aude/carcassonne/rififi-bourieges-aude-autour-construction-6-eoliennes-1202389.html

24/02/17 : Bouriège - Toureilles : Guerre des nerfs autour de six éoliennes
Alors que des travaux de terrassement ont débuté pour accéder au futur champ éolien de La Bruyère, entre Bouriège et Toureilles, la tension est persistante entre les opposants et le porteur de projet, les vigiles et les ouvriers.
Sur les hauteurs de Bouriège et de Toureilles, la tension est montée d'un cran depuis le début du mois. Nantie d'un permis de construire modificatif en date du 14 décembre dernier, la société montpelliéraine Valeco a immédiatement lancé bulldozers et pelleteuse à l'assaut de la colline menant à la croix de Saint-Pierre, où doivent être montées six éoliennes. Une provocation aux yeux des opposants, membres du Collectif toureillois. Pour Mireille Maunier, présidente de l'association de défense, l'autorisation donnée au promoteur d'ouvrir une piste est une déclaration de guerre. Car, pour les opposants, le chemin qui mènera à la ligne de crête a été ouvert là où il n'était pas prévu comme stipulé dans les documents d'urbanisme. «Il fera un kilomètre de plus que prévu», s'époumone Laurent Mathieu, l'un des militants anti-éoliens.Bien décidé à faire plier Valeco et l'administration qui a donné son feu vert, le collectif a saisi la justice (lire ci-contre).
Autre sujet d'inquiétude pour les «frondeurs» : le temps mis par les services de la DDTM (Direction départementale des Territoires et de la Mer) pour délivrer le permis de construire destiné, lui, au montage des aérogénérateurs. «Nous craignons d'être mis devant la politique du fait accompli», estime amère Mireille Maunier. Faute d'avoir pu, pour l'heure, s'opposer aux premiers travaux de terrassement, le collectif s'appuie sur le soutien d'une quinzaine de zadistes.
Implantée sur un terrain privé en bordure du chemin communal n°5 que les engins de chantier devaient normalement emprunter, la ZAD (Zone à défendre) ralentit sporadiquement l'avancée du chantier. Et chaque confrontation entre les chauffeurs de camion et l'armée de vigiles devient de plus en plus tendue.
Face à ce que certains qualifient de zone de non-droit, Valeco s'est assurée le soutien d'une société de gardiennage au profil musclé afin d'éviter les dégradations sur les machines. À chaque point du chantier, des hommes en gilets jaune, armés de caméras Go Pro, de bombes lacrymogènes, de radios et de chiens d'attaques muselés, interpellent sans ménagement tous les curieux. Augmentant du même coup les risques d'escalade, que la gendarmerie a pu contenir jusqu'à ce jour. Il n'empêche. La situation est explosive.
Déboutés de toutes les actions judiciaires qu'ils ont menées pour obtenir l'annulation du projet éolien, les opposants espèrent aujourd'hui que les juges administratifs leur donneront raison, au moins une fois. Reste que l'issue de la bataille est incertaine. «Mais nous avons bon espoir, conclut Laurent Mathieu. Notre avocate estime que le projet actuel n'est plus en phase avec le projet initial». Et qu'il serait donc caduc.
«On a le droit de faire des pistes»
Chez Valeco, à Montpellier, où est situé le siège du promoteur du parc éolien de la Bruyère, la question du non-respect du permis de construire est balayée d'un revers de manche. «Si nous avons fait cette piste, explique Franck Martin, c'est justement pour s'éloigner des zadistes. Et de toute façon, nous sommes autorisés à faire toutes les pistes que nous voulons et nous ne réalisons que des travaux autorisés». Il n'y aura donc rien à redire si la piste ouverte début février ne tient absolument pas compte du tracé prévu dans le cadre du permis de construire. Ce qui préoccupe Valeco, c'est le coût de la surveillance du site. «Nous sommes gênés par des agressions permanentes, ces gens-là sont capables de lancer des cocktails Molotov sur les engins. Ils sont arrêtés par les gendarmes, placés en garde à vue, puis ils sont libres. Ils nous gênent», lance sans sourciller Franck Martin. Et de conclure en évitant toujours d'évoquer une ouverture de piste «douteuse» sur la présence des zadistes. «C'est un collectif qui les paie, ce sont des marginaux qui sont chargés de nous embêter».
«Nous percevrons 70 000 euros par an» Justice à tous les étages
S'il n'est pas à l'origine du parc éolien, Philippe Pous, le maire de Bouriège, siégeait déjà au conseil municipal lorsque le projet est sorti des nimbes en 2004. Devenu premier magistrat, il ne voit aujourd'hui que des avantages à l'implantation de quatre aérogénérateurs sur le territoire de sa commune. Des avantages financiers. Philippe Pous a sorti la calculette. «Lorsque le parc sera en service, affirme-t-il, nous percevrons près de 70 000 € par an». Une vraie manne pour le budget communal, qui n'excède pas 150 000 €. En attendant, Philippe Pous se désole de la présence de zadistes aux abords du chantier. «Les ouvriers se font harceler tous les jours, note-t-il, sans compter qu'il y a des agressions». Alors si la piste ouverte début février ne passe pas où elle était initialement prévue, qu'importe. «On ne peut pas faire passer les engins par le chemin communal car la ZAD le barre», souligne Philippe Pous. Faute de pouvoir «nettoyer» la zone, le maire de Bouriège ne voit donc aucun problème à ce que les engins de terrassement empruntent une piste unique, même si le bureau Véritas avait mentionné la création «d'un cheminement circulaire».
Repères
Le chiffre : 6
éoliennes > Sur deux communes. Le parc éolien de la Bruyère développé par la société montpelliéraine Valeco est installé sur deux communes du Limouxin, Bouriège et Toureilles.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/02/24/2523539-guerre-des-nerfs-autour-de-six-eoliennes.html

22/02/17 : Faits Divers : Biterrois : du matériel de pointe volé sur le parc éolien de l’Escandorgue
Un vol s'est produit près du parc éolien de l'Escandorgue, sur les hauteurs de Lodève. La technologie était visée.
Un vol s'est produit, la semaine dernière, près du parc éolien de l'Escandorgue, sur les hauteurs de Lodève. Vendredi, les ingénieurs d'un bureau d'études venaient d'installer un radar prévu pour optimiser le repérage d'oiseaux sur ce site.
Pour protéger les oiseaux
Le délit se serait produit entre vendredi à 17 h 30 et samedi à 13 h 30 sur un terrain appartenant au conseil départemental implanté près du parc. Si d'autres appareils de détection de volatiles sont opérationnels, le radar devait permettre de repérer les oiseaux à plus longue distance et ainsi mieux anticiper l'arrêt des machines, notamment par temps brumeux.
"C'est un système qui nous avait été commandé par l'exploitant, en plus des préconisations minimales que les parcs éoliens doivent remplir", rapporte Hubert Lagrange, responsable de Sense of Life, le bureau d'études chargé du programme.
Un préjudice de 14 000 €
Entre le larcin et les dégradations du dôme de protection de l'appareil électronique, le préjudice s'élèverait à près de 14 000 €, sans compter le temps mis par les ingénieurs pour développer ce nouveau système de repérage en temps réel. Ce type de matériel pourrait également être utilisé pour la pêche. Tous les témoignages peuvent être transmis à la gendarmerie de Lodève où une plainte a été déposée.
http://www.midilibre.fr/2017/02/22/biterrois-du-materiel-de-pointe-vole-sur-le-parc-eolien-de-l-escandorgue,1469546.php

14/02/17 : FERRIERES-POUSSAROU - EDF EN : CONTRE L’AVIS DES HABITANTS ET LA VIE DES AIGLES ROYAUX
Au nord ouest du département de l’Hérault, sur la commune de Ferrières-Poussarou, sur une crête qui domine le Saint-Chinianais, Edf EN tente depuis douze ans d’installer dix éoliennes pour une capacité totale de 30 Mw et ce malgré l’opposition acharnée des populations environnantes. Ce projet industriel se situe sur un espace naturel d’une grande richesse faunistique.
Une étude a permis d’identifier plus de 80 espèces d’animaux protégées (amphibien, reptiles, chiroptères, oiseaux) parmi lesquelles l’emblématique Aigle Royal qui a failli disparaître dans les années 60/70.
C’est pourquoi, le code de l’environnement le classe justement parmi les espèces protégées. Ce qui signifie que la destruction, l’altération ou la dégradation de son milieu particulier est interdite.
L’implantation de dix éoliennes sur les crêtes des avants monts sera bien sûr fatale pour l’espace de vie et de reproduction de ces grands rapaces et donc en contradiction flagrante avec le code de l’environnement.
Malheureusement, la production d’énergie éolienne étant devenue cause nationale au nom de l’intérêt supérieur… des multinationales, Edf EN a demandé une dérogation pour la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction ou des aires de repos d’espèces animales protégées. Ce qui va au-delà du seul Aigle Royal.
Et surprise, la dérogation a été accordée par le préfet malgré l’avis défavorable du Conseil national de protection de la nature obligatoirement consulté. Edf EN veut donc construire son parc industriel contre l’avis des habitants et la vie des aigles royaux avec la bénédiction du représentant de l’Etat.
Mais le feuilleton n’est pas fini : un recours* a été déposé contre cette dérogation le 20 janvier 2017 par des habitants de Ferrières-Poussarou soutenus, entre autres, par l'association Sauvegarde des Avant-Monts.
A suivre… donc.
* énième recours : après le permis de construire (août 2014) et l'arrêté préfectoral autorisant la construction d'éoliennes au-dessus de leurs têtes (fin janvier 2015), ils attaquent aujourd’hui le "permis de tuer" !
http://www.herault-tribune.com/articles/42774/ferrieres-poussarou-edf-en-contre-letrsquo%3Bavis-des-habitants-et-la-vie-des-aigles-royaux/

13/02/17 : Coup d’envoi pour le projet éolien flottant au large de Gruissan
Le projet Eolmed, porté par Quadran, au large de Gruissan a démarré. En vue de l’installation de cette ferme pilote d’éoliennes flottantes, le cabinet Créocéan a installé sur le site une bouée océanographique et météorologique.
Fournie par l’entreprise canadienne Axys technologies, cette bouée est destinée à mesurer la vitesse et la direction du vent, la température de l’air, la pression atmosphérique et la direction de la houle. Son système d’aide à la navigation lui permet d’être localisée, de diffuser des informations météorologiques aux navires en approche ainsi que des alertes en cas de risques de collisions.
L’installation de cette bouée « marque une étape importante du développement de ce projet. Elle permettra de renforcer les connaissances environnementales et d’alimenter les premières études d’ingénierie et de financement », indique Axys technologies.
Retenu dans le cadre de l’appel à projets de l’Ademe, Eolmed porte sur l’installation de quatre éoliennes flottantes de 6,2 MW de puissance unitaire. Fournies par Senvion, ces turbines seront installées sur les fondations flottantes conçues par Ideol. L’exploitation de la ferme doit débuter en 2021.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/energies-marines/27745-coup-denvoi-pour-le-projet-eolien-flottant-au-large-de

10/02/17Pays lodévois : les anti-éolien industriel ne lâchent pas la pression
Le Collectif 34 lutte toujours contre plusieurs projets sur l'Escandorgue.
Plusieurs membres du collectif pour la protection des paysages et de la biodiversité (Collectif 34), soutenus par l'association Vigilence patrimoine paysager et naturel, se sont rendus sur la commune de Joncels, mercredi 1er février. Plus exactement sur le site de Cabalas, où la Compagnie...
http://www.midilibre.fr/2017/02/10/pays-lodevois-les-anti-eolien-industriel-ne-lachent-pas-la-pression,1465192.php

07/02/17 : AUDE : Éolienne en réparation
La semaine dernière, nous avons pu voir deux énormes grues œuvrer sur l'éolienne n° 14 du parc du Haut Cabardès. Étant dans sa onzième année d'existence, comme toute mécanique en mouvement, les pièces s'usent, et à plus forte raison dans un des parcs les plus performants de France. Cette fois-ci, c'est le roulement principal de l'arbre lent qui était à changer, c'est-à-dire l'axe qui relie le rotor au multiplicateur. Après le dépôt du rotor complet, le roulement défaillant a été remplacé par une petite pièce de près de 8 tonnes !
Le rotor a été remis en place, dimanche soir dernier, sous le regard de promeneurs impressionnés par la dextérité et la précision des gestes de l'équipe. Bouger, placer puis fixer un rotor de 30 tonnes à une hauteur de 80 m a quelque chose de magique aux yeux du néophyte.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/02/07/2512655-eolienne-en-reparation.html

03/02/17 : Sitting à Bouriège
http://www.webaudetv.com/reportages/seating-a-bouriege.html

31/01/17 : Aude : Limoux : Éoliennes : les gendarmes font passer les pelles sans résistance
La poignée de zadistes installée depuis mars 2016 sur le site des futures éoliennes à Saint-Sernin, ceux qui avaient promis la résistance des grands soirs contre l'installation des fameux grands mats dans ce coin isolé de campagne, soutenus en cela par les associations locales des Amis de St Sernin et la Fédération des associations de sauvegarde du Pays d'Aude (FASPA), farouchement opposées au projet éolien, n'étaient finalement pas au rendez-vous hier.
La guerre des nerfs a commencé
Vers 6 heures du matin, les gendarmes ont ouvert la voie aux énormes pelles mécaniques de la société Valeco sans aucune résistance. Après une dispersion rapidement opérée, sans heurt, par les gendarmes, on s'attendait à voir des regroupements de contestataires ici ou là dans les collines environnantes ou près de leur campement de fortune. Finalement, la vingtaine de personnes qui devaient faire obstruction aux éoliennes s'était volatilisée. Le froid ou la peur des gendarmes avaient-ils engourdi les zadistes limouxins?
Le grand débroussaillage prévu a donc commencé, avant l'arrivée prochaine des éoliennes en kit. Pour les contestataires, les affaires se compliquent, le chantier devrait être gardé jour et nuit par une société privée de sécurité peu encline à la discussion. Des vigiles armés de chiens redoutables patrouillent dans le secteur. La guerre des nerfs vient de commencer avec un avantage certain au constructeur éolien Valéco de Montpellier.
La riposte est venue en milieu de journée du président des Amis de Saint-Sernin, Francis Lesort. Vers 13 h 30, accompagné d'un huissier de justice, ils ont constaté l'intrusion d'engins sur une propriété privée longeant l'accès au fameux terrain d'implantation des éoliennes. «Ce sont des voyous qui ne respectent pas les propriétés privées ! J'ai 84 ans et je me battrai avec toutes mes forces, sur le plan juridique s'entend, jusqu'au bout. Nous avons trois procédures en cours, une à l'encontre du préfet de l'Aude, une autre contre Valeco, les deux ont un rapport avec le chemin d'accès, et la troisième procédure va à l'encontre du maire de Bouriège qui n'a pas fait signer le bon avenant au bail de 40 ans passé avec la société Valéco à son conseil municipal». Une guerre d'usure est donc bien lancée entre pro et anti-éoliennes à Saint-Sernin ! Mais si l'on en croit Francis Lesort, ce sera une guerre juridique.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/31/2507820-eoliennes-les-gendarmes-font-passer-les-pelles-sans-resistance.html

30/01/17 : Vœux du maire : éoliennes, le projet est en cours de consultation
Un sujet de discordes : les éoliennes; une ébauche de projet est en cours de consultation et une réunion sera organisée par le conseil municipal en temps et en heure.

29/01/17 : Port-la-Nouvelle/éoliennes en mer : la concertation publique débute demain
http://www.lindependant.fr/2017/01/29/eoliennes-en-mer-la-concertation-publique-debute-demain,2288646.php

29/01/17 : Les éoliennes récoltent la tempête - Entre Puichéric et Saint-Couat d'Aude

S'il est un département ayant parfaitement saisi l'intérêt (financier) de l'implantation d'éoliennes dans le cadre de la politique des énergies renouvelables, c'est bien l'Aude. Sur l'ancienne Région Languedoc Roussillon, un territoire venté, 2/3 des éoliennes y sont concentrées, soit 215 sur 335 à travers 25 parcs éoliens (la plupart sur le littoral et en Montagne Noire). Mais voilà, beaucoup dénoncent la dégradation du paysage et s'y opposent sur les sites touristiques.
Entre Saint-Couat d'Aude et Puichéric, il existe un projet qui attise les discussions. Situé sur la commune de Puichéric, bien qu'aux abords du village de Saint-Couat, un premier projet de huit éoliennes de 100m de hauteur a été retoqué par la DREAL (Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement). Il a été abandonné en décembre 2014. Depuis lors, un deuxième projet de quatre éoliennes de 3MW chacune et de 120m de hauteur a vu le jour, porté par la Sté Saméole Sud-Ouest. Le dossier, non recevable en mars 2016, a été déposé le 28 décembre dernier pour étude, avant une enquête publique.
Pilule amère pour la maire
A Saint-Couat, la pilule est amère et la maire Solange Sanchis est contre cette implantation, arguant du fait que ces monstres métalliques détruiront le panorama d'un village qui possède, avec son église, un site classé au patrimoine des monuments historiques.
«Nous n'avons par ailleurs rien contre les énergies renouvelables. Un projet de parc photovoltaïque sur la route de Roquecourbe est en cours d'instruction», précise l'élue.
Pour les Saint-Couatais, c'est la double peine puisque de projet est situé dans le village voisin, il n'y aura donc pas de retombées fiscales. Et Saint-Couat faisant désormais partie de l'intercommunalité de Lézignan alors que Puichéric est dans Carcassonne Agglo, il n'y a là aussi rien à attendre en termes financiers.
Le maire de ce dernier village, Marc Dormières, favorable au projet, n'a pas souhaité nous répondre. Mais chez certains de ses administrés, ça tousse. Philippe Gouze, le propriétaire du château accueillant des chambres d'hôtes, a pris depuis 2014 la présidence de l'association Apromi & Co, qui se bat pour la préservation du paysage du Minervois et des Corbières. Avec près d'une centaine d'adhérents et de nombreux sympathisants, il est déterminé à faire entendre leurs voix en vue de lutter contre cette implantation qui aurait un impact paysager catastrophique pour le tourisme, et qui entraînerait selon lui la suppression de 15 emplois saisonniers et sept permanents.
«9000 touristes en moins et un gel de 1,5 million d'euros d'investissement», prédit-il. Le châtelain poursuit : «Pour mon cas personnel, j'ai racheté ce château il y a cinq ans. Avec mon épouse Dominica, nous en avons rénové une grande partie et n'avons pas fini. Si les éoliennes arrivent, nous partirons». La DREAL reste attentive avec la proximité entre autres du Canal du Midi situé à moins de 2km de cette ZDE (Zone de développement éolien ). L'assemblée générale de cette association, prévue le 4 février, promet d'être animée.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/29/2506540-les-eoliennes-recoltent-la-tempete.html

29/01/17 : Saint-Pons-de-Thomières : TNE sur le front aveyronnais de l'éolien industriel

Un bus et des voitures étaient au départ de Saint-Pons-de-Thomières pour rejoindre Rodez.
Samedi dernier, Toutes nos énergies (TNE) Occitanie Environnement a apporté son soutien à la manifestation de Rodez organisée par l'Amassada (assemblée en occitan), le collectif de Saint-Victor-et-Melvieu qui dénonce l'implantation d'un méga transformateur électrique destiné à évacuer l'énergie fournie par les éoliennes industrielles.
Un bus et des voitures étaient au départ de Saint-Pons-de-Thomières pour rejoindre plusieurs centaines de personnes réunies dans la préfecture Aveyronnaise pour se faire entendre contre ce projet. Trois représentants des forces de l'ordre auraient été très légèrement blessés et des gaz irritants employés pour disperser les manifestants, parmi lesquels se trouvaient des enfants et des personnes âgées.
Dans un communiqué, TNE Occitanie Environnement réitère son soutien à toutes les associations locales qui par les moyens légaux tentent de faire entendre raison aux pouvoirs publics contre des choix plus dictés par des intérêts privés - financiers et industriels - que par l'intérêt général. Il s'inquiète d'éventuelles poursuites contre un des manifestants et dénonce toute tentative de jouer sur les peurs pour discréditer son opposition résolue à l'éolien industriel et créer encore de la division entre les citoyens.
http://www.midilibre.fr/2017/01/24/saint-pons-de-thomieres-tne-sur-le-front-aveyronnais-de-l-eolien-industriel,1457215.php

28/01/17 : Avec des éoliennes, le vent pourrait rapporter de l'or  ▭▭😡😡😡
Environnement - Saint-Quirc/Cintegabelle

Un projet de parc éolien est en cours à Cintegabelle, en Haute-Garonne, pile à la «frontière» avec l'Ariège. À Saint-Quirc, Alex Franc et d'autres citoyens s'emparent de l'occasion pour tenter de créer une coopérative locale d'énergies renouvelables.
Il a commencé du côté des «anti». Aujourd'hui, Alex Franc fait partie des «pour» ou plutôt, des «proactifs». Le patron du Domaine de Vernou, à Saint-Quirc, se bat désormais pour la création d'un parc éolien citoyen et participatif à Cintegabelle, sur le lieu-dit «Les Parrounes». Juste en face de chez lui. L'an dernier, avec plusieurs agriculteurs et habitants ariégeois et haut-garonnais, ils ont monté une association baptisée «Les énergies d'Anaguès», du nom occitan du pays entre Varilhes et Auterive. Une entité vouée à disparaître au profit d'une société coopérative et surtout, locale. «Il s'agit d'un projet financé par les citoyens avec des retombées pour les citoyens d'ici», précise Alex Franc (lire aussi ci-contre). «Cela pourrait être une première régionale. On souhaite partir de l'éolien mais pourquoi pas l'ouvrir au photovoltaïque, la méthanisation ou autre. On est ouvert à tout.» Et dans la concertation.
«Levée de boucliers»
Cette incroyable aventure a démarré il y a quelques années déjà. «Mais ça partait mal : c'était fait en catimini sans aucune consultation», se rappelle Alex Franc qui était à l'époque l'un des fondateurs de l'association des «anti» : Hers-Ariège-Environement. Mais puisque tout le monde change d'avis. «On ne peut pas être pour les énergies renouvelables tant que c'est chez les autres ! L'écologie chez les autres, ça a ses limites !» Tout en reconnaissant que les «anti» ont eu le mérite d'apporter de l'information.
Car de son propre aveu, il y a eu une levée de boucliers lorsque Engie Green et une petite poignée de propriétaires terriens ont commencé à réfléchir à l'implantation d'un parc éolien sur la commune de Cintegabelle. Pile poil devant les vergers bios de Vernou, un domaine qui a la particularité d'être à cheval entre l'Ariège et la Haute-Garonne. «Il y a eu une levée de boucliers de la part des quatre communes ariégeoises (Saint-Quirc, Lissac, Labatut et Canté) et fin 2015, mais aussi de certains habitants.» Puis le mat de mesure installé par Engie Green pour étudier le vent, l'acoustique, la trajectoire des oiseaux et l'impact en général a été vandalisé. Carrément mis à terre, en fait. «Ça a tout tendu», explique Alex Franc. Qui ne désarme pas. «Avec des voisins et amis, on a voulu s'emparer de ce projet. Les nuisances, elles sont pour tout le monde et le vent passe chez nous alors c'est cohérent que ça nous profite.»
Éviter le cas de Calmont
En clair, les membres des Énergies d'Anaguès souhaitent éviter le cas des éoliennes de Calmont exploitées par Boralex, au Canada.
Depuis, le travail se poursuit avec la mairie de Cintegabelle, la communauté de communes des Portes d'Ariège-Pyrénées, France Nature Environnement, le comité local éolien (CLE), les syndicats agricoles et les propriétaires qui ont donné leur accord et ceux qui sont inquiets. Une rencontre a d'ailleurs été organisée ce mardi 24 janvier à la salle des fêtes de Saint-Quirc où les «anti» se sont invités (lire aussi ci-contre). D'autres réunions publiques jalonneront l'année. «On a enfin une plateforme de discussion !», salue Alex Franc. S'appuyant notamment sur l'expérience des précurseurs bretons avec le parc éolien des Landes du Méné - et d'autres projets sont en cours dans le département - ou la volonté affichée de Carole Delga, présidente de la Région, de faire de l'Occitanie, une terre à énergie positive d'ici à 2050 (lire ci-dessous).
Si le projet aboutit, Engie Green pourrait déposer le permis de construire en 2020. «Avec la disparition des énergies fossiles et le désamour du nucléaire, on est obligé d'aller vers ça, glisse le patron du Domaine de Vernou. On ne peut pas lutter contre le sens de l'Histoire.»
Le chiffre : 2
millions d'€ > Minimum. Une éolienne coûte entre 2 et 4 millions d'€. «On n'en veut pas 40 000 !», prévient Alex Franc. Le financement sera en partie participatif. Les banques permettront d'emprunter 70 % de la somme et dans les 30 % restants, la future coopérative doit garder la main sur 51 %. L'apport de fonds propres pourrait donc vite être atteint. Les citoyens investisseurs placeront de l'argent comme sur un compte épargne et s'il y a des excédents, une bourse pour des mesures énergétiques locales pourrait voir le jour. Mieux isoler l'école, installer une chaudière à bois pour les bâtiments municipaux ou lutter contre la «précarité énergétique» font partie des priorités.
Un «potentiel» éolien certain
La Région, l'État, l'Europe : les énergies vertes sont au cœur de nombre de préoccupations politiques. La France est d'ailleurs le deuxième gisement derrière la Grande-Bretagne. «Nous avons le potentiel et la volonté de devenir la première région à énergie positive d'Europe, a expliqué Carole Delga, présidente de la région Occitanie, à l'automne dernier. (…) Notre potentiel sur l'éolien, et l'éolien flottant en particulier, est également majeur. Je souhaite accompagner sa puissance dans le cadre de Plan Littoral 21.» Un objectif qui s'inscrit dans le cadre de la loi de Transition énergétique de 2015 qui souhaite voir, en 2020, 23 % d'énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale. L'Union Européenne ambitionne pour sa part un ratio de 27 % à l'horizon 2030 contre 14,1 % en 2012. Des aspirations qui ne seront réalisables qu'avec une baisse massive des émissions de gaz à effets de serre.
Alors plus que jamais des mesures sont prises pour permettre l'implantation d'unités de production d'énergies renouvelables. Les préfectures identifient ainsi des zones favorables à l'éolien qu'un schéma régional éolien a identifiées comme étant favorables au développement des énergies éoliennes terrestres. Ce qui est le cas du terrain des «Parrounes», à Cintegabelle, qui pourrait accueillir entre 6 et 12 éoliennes sans pour autant que ce soit définitif. Ce parc serait en mesure de fournir 12 000 personnes en électricité.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/28/2506310-avec-des-eoliennes-le-vent-pourrait-rapporter-de-l-or.html

27/01/17 : Eolien : ils veulent créer une coopérative locale d'énergie renouvelables sur St-Quirc-Cintegabelle ▭▭😡😡😡
Des Ariégeois et Haut-Garonnais veulent créer une coopérative locale d'énergie renouvelable pour investir dans une ou plusieurs éoliennes du projet de parc éolien de Cintegabelle porté par Engie Green.
L'un d'entre eux, Alex Franc, a la particularité d'avoir été l'un des fondateurs d'Hers-Ariège-Environnement, l'association opposée au projet, avant de changer d'opinion.
« On ne peut pas être pour les énergies renouvelables tant que c’est chez les autres ! L’écologie chez les autres, ça a ses limites ! » plaide-t-il tout en reconnaissant que les opposants au projet ont eu le mérité d'apporter de l'information.
« Avec la disparition des énergies fossiles et le désamour du nucléaire, on est obligé d’aller vers ça » estime-t-il encore.

27/01/17 : Éolien industriel : un vent frondeur souffle sur l’Aveyron
Le 21 janvier dernier, une constellation d’associations a manifesté à Rodez, dans l’Aveyron, son opposition aux multiples projets d’éolien industriel prévus dans la Région.
Rodez (Aveyron), reportage
Sourires, fanfare, chansons : l’ambiance est chaleureuse, sous un doux soleil d’hiver, ce 21 janvier 2017 dans le chef-lieu du Rouergue. Au beau milieu de passants affairés pendant les soldes dans les magasins huppés du cœur bourgeois de Rodez, c’est un cortège relativement imposant et bigarré qui s’élance. Venus de toute la région Occitanie, Hérault, Tarn, Aveyron, mais aussi de l’Aude et l’Ariège, ils ont un mot d’ordre commun : « Non à l’éolien industriel ».
En tête, menant plusieurs chars et scandant des slogans franco-occitans, les militants sud-aveyronnais de l’Amassada. Jeunes, très dynamiques, ils sont l’une des forces motrices de ce mouvement. Et pour cause, ce sont eux qui, depuis maintenant deux hivers, ont construit une cabane sur les lieux d’implantation d’un transformateur électrique sur cinq hectares dans la commune aveyronnaise de Saint-Victor-et-Melvieu.
Ce collectif s’illustre notamment par la diversité de ses actions, souvent teintées de bonne humeur et de portée symbolique. Dernier fait d’armes : l’irruption d’une cinquantaine de personnes en pleine réunion du parc naturel régional des Grands-Causses au moment du vote du schéma de cohérence territoriale, le 2 septembre 2016.
L’occasion de semer la zizanie dans la salle et de jeter une préparation à base de betterave au visage du président du parc, Alain Fauconnier. Un évènement qui fit les gorges chaudes de la presse locale, et qui occulta quelque peu la « semaine du vent » qui avait précédé, temps d’échanges et de réflexions entre différentes luttes (No-TAV, ligne THT en Haute-Durance…) et présentations d’initiatives alternatives dans la région.
Absence de démocratie et de concertation
Aujourd’hui, l’inspiration est plus celle du carnaval, avec des chars improvisés, une piñata à l’effigie de quelques édiles locaux et des caddies transportant des sacs de terre et de feuille mortes « pour enterrer leur projet ». Pour Jordi, l’un des membres du collectif de l’Amassada, le lien entre le transformateur de Saint-Victor et « l’éolien industriel » est clair : « S’ils construisent le transfo, ça leur permettra d’autant plus de développer l’éolien en Aveyron et dans les départements voisins. »
Mais si l’Amassada récoltait la palme du dynamisme, le cortège était pour l’essentiel constitué de la myriade de petites associations locales qui se battent contre leur projet éolien. On y retrouve tout le panel des griefs contre le développement de ce type d’énergie. En premier lieu : les questions paysagères, chères au cœur de Didier Pacaud, de l’association Sauvegarde des maisons et paysages du Tarn. Lui qui siège à la commission des sites à la préfecture du Tarn constate avec dépit l’impuissance des citoyens contre ces projets. « L’élu d’une commune vote pour le projet de l’élu voisin et le voisin soutient ensuite le projet sur la commune du premier. Ils se tiennent tous. »
Autres arguments évoqués : l’absence de démocratie et de concertation, comme dans la commune aveyronnaise de Bertholène, où étaient prévues six éoliennes dans une zone forestière d’importance. La population est majoritairement opposée au projet, l’enquête publique a conclu un avis défavorable et le préfet du département a fini par refuser le projet au printemps dernier. Pourtant, le promoteur, la société Vents d’Oc, sous-filiale de la société allemande cotée en bourse MVV Energie, attaque désormais l’arrêté préfectoral en justice. Pour Pierre Van Ommeslaeghe, président de l’Association Sauvegarde des Palanges, cela montre bien qu’ils « ne sont pas là pour apporter une richesse, mais pour prendre leur intérêt propre ».
Toujours dans l’Aveyron, à Séverac-le-Château, Bruno Ladsous, de l’association Protégeons nos espaces pour l’avenir, évoque avec colère : « Une unique réunion d’information il y a deux ans où seuls les propriétaires concernés par le projet éolien ont été invités. Depuis, le maire refuse de recevoir notre association, comme de répondre à nos courriers et il s’en vante publiquement. » Pour M. Ladsous, ancien DRH et coach en entrepreneuriat, l’éolien « ce n’est que de la finance ».
En l’occurrence, le porteur du projet est le groupe Valeco, déjà présent dans le Tarn, sur les monts de Lacaune, dans le Haut-Languedoc. Sur ce plateau frontalier avec l’Aveyron, déjà plus de trente mâts sont installés et de nouveaux projets sont prévus. « C’est comme s’ils ceinturaient toute la zone, explique Jacques, un habitant inquiet. C’est la première fois qu’on implante à grande échelle une industrie sur des zones de montagnes. Mais, nous, notre seule richesse c’est cette nature. » Propriétaire d’un gîte, il relate les coups de téléphone des touristes qui lui disent désormais de but en blanc : « Si c’est pour avoir des éoliennes qui clignotent devant la fenêtre, non merci ! »
Plus rares, mais présents également, des professionnels intéressés à la préservation de l’environnement. Ainsi, Vincent Romera, écologue et ornithologue, réalise des études d’impact pour les projets éoliens. À l’instar d’autres associations de protection des oiseaux, il dénonce les ravages de la multiplication des projets sur les populations fragiles. « Le problème, c’est le cumul des risques entre destructions des haies, lignes à haute tension et la multiplication des mâts éoliens sur les couloirs de migration. »
Les grands rapaces, comme le vautour fauve, espèce protégée, sont particulièrement exposés. Des chercheurs de l’université de Brandebourg, en Allemagne, s’évertuent à compiler toutes les données disponibles sur l’impact des éoliennes sur des oiseaux et des chauves-souris depuis le début des années 2000.
Selon leurs données, en Espagne, près de 2.000 vautours fauves ont été tués en une décennie par des aérogénérateurs. Un nombre qui doit être mis en relation avec les 24.000 couples recensés en 2008 dans la péninsule ibérique, où niche la plus importante population d’Europe. En France, à ce jour, seule une dizaine de cas ont été recensés, notamment dans l’Hérault.
« Violences aggravées avec jets de feuilles »
Comme souvent dans les discussions sur l’éolien, il reste difficile de démêler le vrai du faux, les arguments sur les problèmes réels et les extrapolations et confusions faites par des militants de bonne foi. Toute initiative des promoteurs est entachée de soupçons, de tentative de passer en force. Une attitude renforcée par les promoteurs eux-mêmes lorsqu’ils refusent de fournir aux militants le nom des bureaux réalisant les études d’impacts ainsi que les données, qui restent désespérément privées.
Reste la question, souvent posée, du nucléaire. En off, certains admettent : « C’est vrai qu’il y a de tout dans les anti-éoliens, y compris des défenseurs farouches du nucléaire. » Exemple avec la Fédération environnement durable, le regroupement national de nombreuses associations opposées à l’éolien parrainé par des figures aussi peu écolos que Marcel Boiteux, ancien PDG d’EDF ou Christian Gérondeau, qui préside l’Automobile club de France.
Mais beaucoup de militants refusent d’être enfermés dans l’alternative entre énergies renouvelables et nucléaire, comme Nelly : « La transition énergétique, ça n’existe pas. C’est simplement de l’accumulation énergétique. On ajoute aux centrales nucléaires des énergies renouvelables, pour produire toujours plus. » Pour Victor (prénom modifié), un autre membre de l’Amassada, « c’est toute une logique qu’on remet en cause ». Et de mettre en balance « d’un côté, la circulation libre et encouragée de l’énergie comme marchandise, partout et sans raison » et de l’autre, « le contrôle aux frontières de la circulation des êtres humains ». Pour ces militants, l’éolien s’inscrit bien dans une critique globale de l’État et du capitalisme. Une critique teintée d’inspirations libertaires et des dynamiques autonomes, avec les mouvements ZAD et No-TAV, mais une lutte ancrée, fortement marquée par son territoire, aveyronnais et occitan, comme en témoigne l’utilisation de visuels beaucoup plus proches de ceux des fêtes de villages du Sud-Ouest.
Cette pluralité de sources leur permet de se retrouver ainsi au côté de personnes loin de partager leur vision du monde, mais qui luttent avec eux contre ces éoliennes « industrielles ».
C’est unie que cette joyeuse troupe termina son parcours devant la préfecture, dans une atmosphère un peu plus tendue. Une action de dépôt de terre et de compost « pour enterrer symboliquement les projets » éoliens a occasionné quelques réactions immédiates des forces de l’ordre, avec jets de gaz lacrymogènes sur les plus âgés comme les plus jeunes, qui ont pu goûter ainsi le charme piquant du gaz au poivre dans les yeux. L’occasion aussi pour trois pandores de se retrouver les yeux rougis à cause de leurs collègues. Alors que le cortège se dispersait après ce petit évènement, l’un des militants a été interpellé par les gendarmes dans son véhicule. Après une nuit de garde à vue, il est aujourd’hui accusé de « violences aggravées avec jets de feuilles ». Procès attendu au mois de mai, même si certains soupçonnent le vent d’être à l’origine de toute cette affaire.
À SAINT-VICTOR, LE TRANSFORMATEUR EST ENCORE LOIN D’ÊTRE CONSTRUIT
On l’a appris la semaine dernière, à l’occasion de la venue à Saint-Victor-et-Melvieu du directeur du projet de transformateur chez RTE (Réseau de transport d’électricité, le promoteur du projet) : l’enquête publique, préalable obligatoire au chantier, vient une nouvelle fois d’être repoussée à l’automne 2017. Une annonce qui ne surprend pas après deux reports successifs. Pas de quoi inquiéter pour autant les élus qui soutiennent le projet, Alain Fauconnier, président du parc régional des Grands-Causses, José Bové, député européen et Alain Marc, sénateur, qui étaient reçus début décembre à Paris au ministère de l’Environnement (que nous n’avons pas pu joindre). D’ores et déjà, les militants de l’Amassada ont annoncé qu’ils ne participeront pas à l’enquête publique, une « mascarade ». Leur énergie est plutôt consacrée à construire une seconde cabane, en pierre, et à bâtir petit à petit un véritable hameau de résistance sur la zone même du futur chantier. Parallèlement aux constructions physiques, les opposants ont aussi érigé une « barricade de papier » en créant une indivision : « Au lieu de devoir expulser deux paysans, comme actuellement, ils devront bientôt expulser en plus 136 personnes propriétaires à part entière d’une partie des terres », explique Jordi. Autant de procédures juridiques supplémentaires pour le porteur du projet quand celui-ci tentera de démarrer les travaux.
https://reporterre.net/Eolien-industriel-un-vent-frondeur-souffle-sur-l-Aveyron

26/01/17 : Futuren : La mise en service du parc éolien des Monts porte à 159 MW la capacité installée pour compte propre de FUTUREN en France
La mise en service du parc éolien des Monts porte à 159 MW la capacité installée pour compte propre de FUTUREN en France (26/01/2017 07:00)
Situé dans le département de l'Aube, sur le territoire des communes de Sainte-Maure et Saint-Benoît-sur-Seine, le parc éolien des Monts comprend 4 éoliennes de 3,3 MW, soit une capacité totale de 13,2 MW.
Les travaux de construction avaient débuté en mars 2016 et se sont déroulés avec succès, conformément au calendrier établi. Le parc des Monts produit dorénavant de l'électricité verte, qui couvrira les besoins en électricité domestique de plus de 12 000 foyers chaque année.
Cette mise en service porte à 746 MW la capacité exploitée par FUTUREN, dont 374 MW exploités pour compte propre.
En France, FUTUREN exploite pour son propre compte 78 éoliennes pour une capacité installée cumulée de 159 MW.
Après la mise en service du parc de Chemin Perré dans l'Aube en octobre 2016, Les Monts est le second parc éolien installé par FUTUREN dans ce département. FUTUREN poursuit activement l'avancement de son portefeuille de projets et lancera, comme prévu, le chantier de construction du projet éolien de Courant-Nachamps de 21 MW dans les semaines à venir, pour une mise en service prévue début 2018.
http://www.zonebourse.com/FUTUREN-11094466/actualite/Futuren-La-mise-en-service-du-parc-eolien-des-Monts-porte-a-159-MW-la-capacite-installee-pour-comp-23755795/

25/01/17 : Corbières: un convoi très exceptionnel suivi de près par les anti-éolien
Des opposants au projet d’implantation d’une quarantaine d’éoliennes dans les Hautes Corbières ont manifesté hier lors des tests réalisés par EDF Énergies nouvelles.
Rarement la circulation sur la D613 aux abords de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse n’a été autant au ralenti qu’hier matin. Surtout en plein mois de janvier ! EDF Énergies nouvelles procédait à un test d’acheminement de matériel « à vide » dans le cadre de l’étude de faisabilité d’un projet de parc éolien dans les Hautes Corbières. Un convoi qui n’est pas passé inaperçu d’autant que le collectif citoyen pour les Corbières vivantes (CCCV) s’est saisi de l’occasion pour manifester son désaccord et sensibiliser l’opinion publique en distribuant des tracts.
L’imposant convoi exceptionnel censé transporter un tronçon de mât de 40 m de long n’a pas manqué de rencontrer quelques obstacles sur sa route. Il devait traverser plusieurs villages : Saint-Laurent-de la Cabrerisse, Talairan, Villerouge-Termenès et emprunter virages serrés, routes étroites, ponts…
40 éoliennes
« Ce test s’inscrit dans le cadre d’une batterie d’études environnementale, paysagère et technique afin de définir le potentiel de la zone », confirme Valérie Duchiron d’EDF Energies nouvelles. Le projet pourrait porter sur une quarantaine d’éoliennes réparties sur quatre zones concernant les villages de Mouthoumet, Dernacueillette, Laroque-de-Fa, Davejean, Massac, Quintillan et Cascastel.« Les démarches avec les élus ont débuté en 2015 », souligne-t-elle. Ces tests doivent définir également quels aérogénérateurs seront mis en place.
La jeune association, constituée la semaine dernière, déplore en premier lieu le manque d’information des habitants.« Deux mâts de 85 mètres ont déjà été installés dans le cadre des études de faisabilité, mais on n’en sait pas plus », explique Matthieu qui, hier, manifestait avec une vingtaine de militants en amont du passage du camion.« Nous aussi nous voulons faire vivre ce territoire, mais nous refusons l’argument avancé par les communes qui voient seulement les retombées financières.La durée de vie de l’éolien est de 25 ans, c’est un raisonnement à moyen terme qui va défigurer et abîmer nos paysages », détaille-t-il.
Les militants rappellent que « les sites retenus sont impactés par des zones rouges de biodiversité pour plusieurs espèces d’oiseaux (aigle, vautour) et Natura 2000 ». Autre argument avancé : les projets de classement. « La candidature au patrimoine mondial de l’Unesco des châteaux cathares et le projet du parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes sont directement concernés », souligne une militante qui redoute de voir tomber à l’eau ces deux promesses porteuses d’avenir pour le territoire.
http://www.lindependant.fr/2017/01/24/corbieres-un-convoi-tres-exceptionnel-suivi-de-pres-par-les-anti-eolien,2287855.php

24/01/17 : Hautes-Corbières (Aude) : les anti-éolien manifestent contre un projet de 40 machines
Le Collectif Citoyens Corbières Vivantes manifeste depuis ce mardi matin pour sensibiliser la population des Hautes-Corbières à un projet d'implantation de 40 éoliennes réparties sur sept communes aux confins de l'Aude et des P.-O.
Une vingtaine de militants "accompagnent" un convoi exceptionnel destiné à tester la faisabilité de l'acheminement des machines sur les petites routes des hauts-cantons. Le camion est parti de Saint-Laurent de la Cabrerisse pour rejoindre Mouthoumet, précédé par les manifestants qui ne bloquent pas la progression du convoi mais le précèdent pour sensibiliser et informer la population des villages concernés par ce projet.
Les communes concernées
Un projet qui n'en est encore qu'au stade des études préalables à la constitution des demandes d'autorisation. Porté par EDF Energies Nouvelles, la branche "énergies renouvelables" de l'opérateur, ce projet prévoit d'implanter 40 machines réparties sur 4 zones, et à cheval sur les communes de Mouthoumet, Laroque-de-Fa, Massac, Dernacueilllette, Davejean, Quintillan et Cascastel.
Le Collectif Citoyen Corbières Vivantes a créé une page Facebook dédiée à l'opposition à ce projet éolien.
http://www.lindependant.fr/2017/01/24/hautes-corbieres-les-anti-eolien-manifestent-contre-un-projet-de-40-machines,2287759.php

24/01/17 : Saint-Pons-de-Thomières : le plafond des 300 éoliennes sera respecté 😡😡
Élus du comité syndical, bénéficiaires de la marque Parc et personnels du Parc naturel régional du Haut-Languedoc viennent de se retrouver dans la salle de réception de la mairie pour la traditionnelle cérémonie des vœux.
Sur le ton de la satisfaction, le président Daniel Vialelle éloignait les craintes de vivre une baisse de la participation financière de la Région Occitanie du fait de la nouvelle configuration des territoires. "Je me réjouis de voir que les lignes budgétaires ont été maintenues à hauteur des deux contributions statutaires des anciennes régions."
Dans un autre registre, une annonce devrait en partie satisfaire les anti éoliens toujours en conflit avec le Parc : "Par la voix du préfet de l'Hérault et du sous-préfet de Béziers, les services de l'État ont garanti que le plafond des 300 aérogénérateurs (implantation maximale prévue par la Charte NDLR), sera respecté sur notre territoire', soulignait confiant Daniel Vialelle.
Le vice-président délégué, Jean Arcas, le président du conseil départemental Kléber Mesquida et le sous-préfet de Béziers Christian Pouget ont tour à tour pris la parole avant l'ouverture d'un buffet de produits du terroir visiblement très apprécié
http://www.midilibre.fr/2017/01/19/saint-pons-de-thomieres-le-plafond-des-300-eoliennes-sera-respecte,1454993.php

21/01/17 : Manifestation contre un projet de transformateur en Aveyron
Ce samedi 140 associations d'Occitanie ont appelé à une manifestation commune à Rodez. Elles protestent contre un projet d'implantation d'un transformateur sur la commune de Saint-Victor-et-Melvieu, qui va, selon elles, entrainer l'installation d'un millier d'éoliennes.
Un vent de colère souffle sur la campagne aveyronnaise.
Ce samedi, une manifestation était organisée à Rodez par 140 associations de toute l'Occitanie, pour protester contre le trop-plein d'éolien dans le département. En ligne de mire, le projet de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) qui souhaite construire à Saint-Victor-et-Melvieu, sur un terrain de 5 hectares, un transformateur électrique. Les associations et les riverains craignent l'implantation de centaines voire d'un millier d'éoliennes...
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/larzac/aveyron/manifestation-contre-projet-transformateur-aveyron-1180173.html

21/01/17 : VALLIGUIÈRES (30) Le controversé projet éolien s’invite au conseil municipal
La petite salle du conseil n’avait pas vu pareille foule depuis un moment : une quarantaine d’opposants au projet de parc éolien de la commune de Valliguières, à quelques kilomètres au nord de Remoulins, était rassemblée pour le premier conseil municipal de l’année, jeudi soir.
Un conseil municipal qui se déroule d’abord dans une totale quiétude, les élus débattant des points à l’ordre du jour tranquillement — parfois avec zèle — comme s’il s’agissait d’un conseil municipal on ne peut plus normal, où on apprendra notamment que le village aura le haut débit à la fin mars. Seule l’extinction fugace de la lumière provoquera une réflexion accompagnée de rires moqueurs dans l’assistance : « eh oui, on n’a pas d’éoliennes. »
« Il n’y aura pas de débat ce soir »
Réunis autour de leur président Maurice Boyer et de leur porte-parole Alain Coulet, les membres de l’association Présent de Garrigue, qui militent contre le projet d’installation de huit éoliennes sur la commune, attendent sagement que le maire Thierry Perez lise un courrier qu’ils lui ont envoyé. Sans surprise, l’édile refuse : « il n’y aura pas de débat ce soir (…) Ce projet est une opportunité pour le village, comme vous le savez, depuis quelques années l’Etat ferme les robinets et nous impose des réformes qui nous coûtent pas mal d’argent. » C’est que les éoliennes rapporteraient chaque année un petit pécule à la commune et à la Communauté de communes du Pont du Gard.
La voix grave, pesant chaque mot, le maire continue en rappelant que « le projet n’est pas encore défini, laissons-nous le temps, faites nous confiance, on sera très vigilants. » « On vous a demandé de lire un texte » lance Alain Coulet, le texte en question faisant notamment état de la pétition que l’association a fait signer à 336 personnes dont 256 de la commune, qui compte 580 habitants. « On n’est pas à une réunion publique », rétorquera Thierry Perez, avant de rappeler que des permanences sont ouvertes le samedi matin : « venez ! » Le ton monte alors brièvement, et Alain Coulet estime que le maire ne « respecte pas la tradition républicaine, c’est un non respect des citoyens », un autre lance que « 50 % de la population est contre », « c’est ce que vous dites », répondra Thierry Perez.
« On a fait le boulot »
Une pétition que le maire estime « prématurée ». A l’issue du conseil municipal, il accuse les opposants au projet d’avoir volontairement noirci le tableau : « ils ont fait du porte à porte en disant que c’était néfaste pour la santé, que ça dévaluait les maisons de 50 % et que les mâts feront 150 mètres de haut, ce qui ne sera évidemment pas le cas. » « Une partie des gens peuvent être opposés au projet, je le comprends, mais ils sont totalement instrumentalisés par une ancienne liste électorale », avance le premier adjoint Davy Delon, avant que le maire ne précise que « deux des manifestants sont des anciens élus. » Le vent de colère viendrait donc de l’opposition, dans un village où 10 % du corps électoral s’est présenté aux municipales de 2014, divisé en trois listes.
Au delà de cet aspect, l’équipe municipale digère mal une opposition si véhémente alors que s’après elle, le projet, qui n’est pas encore abouti, est bien ficelé : « on a fait le boulot, on s’est déplacé avec des habitants sur deux sites, on a rencontré plusieurs exploitants », lâche Davy Delon, quand l’adjoint Régis Faure rappelle que la concertation dure « depuis janvier 2015, on voit les habitants quatre fois par an, on en parle. » Par ailleurs, une réunion publique a été organisée le 29 novembre dernier, « mais malgré ça, ils continuent de dire qu’on fait ça dans le dos des habitants », tempête Davy Delon.
Tout ça pour un projet dont l’étude de faisabilité est toujours en cours, probablement jusqu’à la fin de l’été, et dont la concertation « va continuer », ajoute Régis Faure. Et l’abandon du projet n’est pas de la science-fiction : « il y a beaucoup de freins techniques, ce n’est pas sûr qu’il se fasse », note Davy Delon, quand Régis Faure prévient que la commune et EDF « ne sont pas liés, il faudra qu’EDF propose un bon projet. » Les résultats de la concertation, une fois l’éventuel projet clairement défini, joueront aussi un rôle déterminant.
Reste qu’un éventuel abandon de ce projet ne signifie pas pour autant la garantie de n’avoir aucune éolienne sur le territoire, comme le rappelle le premier adjoint : « on est entourés de projets, à Saint-Victor-la-Coste à quelques mètres de la limite communale, ou à Rochefort-du-Gard, alors autant proposer notre projet plutôt que de subir ceux des autres, sans en avoir les avantages. »
https://www.objectifgard.com/2017/01/21/valliguieres-controverse-projet-eolien-sinvite-conseil-municipal/

21/01/17 : Eoliennes flottantes à Port-la-Nouvelle : la concertation est lancée
EolMed, c’est le nom du parc éolien offshore, qui devrait voir le jour en 2020 au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Ce parc de quatre éoliennes flottanntes - de 6 MW chacune – est porté par le groupe Quadran, installé à Béziers. C’est lui qui a remporté le marché lancé par le gouvernement, le 22 juillet dernier.La concertation a été officiellement lancée ce vendredi, au Casino de Port-la-Nouvelle, en présence de tous les acteurs du projet.
Il s’agit d’une « ferme pré-commerciale », traduisez un projet pilote. « L’enjeu est de valider les conditions financières et économiques de ce type de technologie, avant de passer à une phase industrielle et commerciale, explique Olivier Guiraud, responsable développement éolien chez Quadran. On parle de 80 à 100 éoliennes, pour des grands parcs qui feraient jusqu à 500 mégawatts... » De quoi préfigurer une filière française. Mais avant cela, la filière sera d’abord régionale.
A commencer par la Ville de Port-la-Nouvelle, qui verrait s’implanter sur son port, agrandi, le site de construction des barges flottantes. Pour Agnès Langevine, vice-présidente du Conseil régional, en charge de la transition énergétique, il s’agit d’un projet « exemplaire » car il s’inscrit dans le territoire. Et de citer une étude selon laquelle 250 entreprises de la région Occitanie pourraient concourir à la réalisation de cette ferme pilote.
Un autre consortium a été lauréat de l’Etat en juillet dernier, pour un projet qui s’installera lui aussi dans l’Aude. Mené par la société Engie, il comptera également quatre mâts et devrait s’implanter au large de Leucate.
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/21/2501433-eoliennes-flottantes-a-port-la-nouvelle-la-concertation-est-lancee.html

20/01/17 : Aude : éoliennes en mer, six mois de "co-construction"
http://www.lindependant.fr/2017/01/20/aude-eoliennes-en-mer-six-mois-de-co-construction,2287278.php

20/01/17 : Basse Navarre : un projet d’éoliennes contrecarré par les vautours
Trois espèces protégées mettent en péril le projet d’implantation dans la vallée d’Ostibarret
L’entreprise Abo Wind a déposé en préfecture, le 14 décembre, sa « demande d’autorisation unique » pour construire huit éoliennes dans la vallée d’Ostibarret. Un projet à 24 millions d’euros qui produirait 40 000 MWh par an. La décision d’Éric Morvan, nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques, est attendue comme le dernier épisode d’un long feuilleton. Une série à rebondissements qui a rencontré l’obstacle des oiseaux pyrénéens, vautours fauves, vautours d’Égypte et milans royaux en 2015. Trois espèces menacées, protégées et sensibles aux pales des éoliennes. Manne fiscale de 200 000 euros/an Dès le début du feuilleton, fin 2012, les élus locaux se disent favorables à l’implantation des éoliennes sur la commune d’Iholdy. Ces installations participent au développement durable en France, mais surtout, elles représentent une…
http://www.sudouest.fr/2017/01/20/vautours-ou-eoliennes-3122864-4179.php

18/01/17 : Le transformateur fait monter la tensionLes opposants au projet de construction d'un transformateur électrique à Saint-Victor-et-Melvieu ont lancé un appel à une grande manifestation, samedi, à Rodez.
Dans l'Aveyron, lorsqu'il s'agit des éoliennes, tous les chemins mènent inéluctablement à Saint-Victor-et-Melvieu. Située le long du Tarn, la petite commune figure depuis plusieurs années dans le viseur de RTE (Réseau de transport d'électricité, une filiale d'EDF), qui voit en une partie de son territoire l'endroit...
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/18/2498699-le-transformateur-fait-monter-la-tension.html

18/01/17 : AUDE : Aigle royal ou éoliennes : Roquefort-des-Corbières sort ses griffes 
Marie-Christine Théron-Chet, maire de Roquefort-des-Corbières n’en démord pas : l’éolien a sa place sur sa commune des Corbières maritimes, et le dossier n’est pas clos.
Coïncidence : notre article sur l’aigle royal paru lundi dernier complété d’un éclairage sur la difficile cohabitation du rapace avec les éoliennes est paru le jour où devait se tenir une audience à ce sujet devant la cour administrative d’appel de Marseille, opposant le promoteur à la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) de l’Aude.
8 ans de procédures
Le permis de construire accordé en 2008 avait été attaqué par la LPO, puis annulé en première instance par le tribunal de Montpellier. Le recours en appel du promoteur a été rejugé en 2012 à Marseille, pour être reformulé pour insuffisance des études d’impact et conflit avec le radar météo d’Opoul. Un recours en cassation a ensuite été… gagné par le promoteur en 2016, qui obtenait que ce dernier jugement soit cassé.
Résultat : promoteur et LPO se retrouvent en appel de cette décision à Marseille. Actuellement l’annulation du permis en première instance de 2009 serait donc toujours valide, estime la LPO.
Un cheminement en justice long et complexe que regrette amèrement Marie-Christine Théron-Chet, avançant la « perte » de 2,5 M€ de recettes et de 50 M€ d’investissements sur la zone, « pour quelques aigles et des pipistrelles ». À la LPO, on « comprend la position des mairies confrontées aux baisses de dotations », mais « il y a aussi l’intérêt de la biodiversité, du patrimoine et du paysage ».
Un premier projet d’EDF-EN sur un secteur comprenant Villesèque et Roquefort, étudié notamment par la LPO et le Parc Naturel Régional avait conclu à l’installation de 24 mâts sur la commune voisine de Villesèque, Roquefort « étant une zone à enjeux, également en termes paysagers ».
Mais aussi pour l’aigle Bonelli et royal et les fameuses « pipistrelles » (chauve-souris).
http://www.lindependant.fr/2017/01/17/aigle-royal-ou-eoliennes-roquefort-des-corbieres-sort-ses-griffes,2286717.php

16/01/17 : Gard : le projet éolien du bois des Lens ne se fera pas
A près huit ans de procédure, la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté la requête de deux sociétés sur Montmirat, Combas et Crespian.
Au terme de près de huit ans de procédure , la décision de la cour administrative d'appel de Marseille, rendue le 8 décembre dernier, semble clore définitivement le projet de parc éolien sur les communes de Crespian, Combas et Montmirat. Un long feuilleton judiciaire, qui a débuté en novembre 2009, lorsque le préfet du Gard avait refusé les permis de construire de 16 éoliennes déposées par deux opérateurs éoliens, sur les communes de...

16/01/17 : Saint-Pons : une manifestation contre un méga transfo en Aveyron
A u départ de Saint-Pons-de-Thomières, un bus sera affrété le samedi 21 janvier à 10 h pour conduire des manifestants à Rodez participer à une grand rassemblement contre le transformateur aux mille éoliennes.
Et d'expliquer pour un militant : "Parce que nous faisons partie du territoire que nous habitons, nous ne le laisserons pas gérer par de lointains technocrates avides de profits oxygénés. Qu'ils vendent les vents, c'est la tempête qu'ils récolteront. L'aménagement du territoire c'est l'aménagement de nos vies. Le bétonnage à marche forcée au cœur de nos campagnes arrache les populations à leurs histoires communes, à leurs pratiques, les déracine de leurs terres, de leurs villages...
C'est une logique qui tend à rentabiliser chaque espace, jusqu'à l'air qui nous entoure. Nous ne laisserons pas s'installer le méga transformateur de Saint-Victor et Melvieu (12), qui détruirait 6 hectares de terres agricoles, qui densifierait le réseau de lignes T.H.T., et enfin qui permettrait l'implantation de 700 à 1000 éoliennes dans la région."
La place serait d'environ 10 € à réserver dès maintenant. Plus d'infos sur http://zad.nadir.org

14/01/17 : Leucate: « L’éolien, un facteur de développement »😡▭
http://www.lindependant.fr/2017/01/14/leucate-l-eolien-un-facteur-de-developpement,2286203.php


13/01/17 : Saint-Amans-Valtoret (Tarn) : Vœux municipaux, autoroute et projet éolien
Lors de la cérémonie des vœux municipaux, Daniel Peigné, maire, s’est exprimé sur deux thèmes d’actualité. L’autoroute Castres-Toulouse tout d’abord, « une nécessité absolue pour notre désenclavement et la survie économique de notre territoire», affirmait-il.»La commune de Valtoret a exprimé son soutien au projet par une délibération prise à l’unanimité et transmise à l’enquête publique le 20 décembre dernier. Lors de cette enquête publique qui est en cours jusqu’au 23 janvier, je vous encourage vivement à apporter votre soutien motivé par courrier, par internet ou directement dans les mairies concernées » ajoutait-il. Le projet éolien ensuite, au point mort depuis 2 ans, suite à une procédure de recours contentieux lancée par les riverains « malgré la proposition de retrait de 2 éoliennes, soit 20 % du projet et d’implantations alternatives qui a été rejetée», expliquait Daniel Peigné,»il faut savoir qu’une quarantaine de personnes représentant 22 familles, soit moins de 5 % de la population du village font perdre chaque année à la commune la somme de 111 500  a et 170 000  a à l’intercommunalité. Je déplore le manque de discernement des opposants qui pour des motifs qui restent nébuleux causent un préjudice important à leurs concitoyens. » Il a ajouté avoir adressé deux courriers à Mme la ministre de l’environnement concernant la difficulté de faire avancer le projet si les recours contentieux n’étaient pas traités dans des délais plus raisonnables. « Elle s’est engagée personnellement à y apporter un examen attentif et à me tenir informé des suites qui y seront données. » précisait-il. Enfin, Daniel Peigné saluait le travail du tissu associatif St-Amantais et expliquait que l’enveloppe globale attribuée aux associations serait reconduite en 2017, avec toutefois quelques modifications envisagées dans la répartition « pour une meilleure équité ». De même, les taux d’imposition pour la part communale et l’intercommunalité ne seront pas augmentés « Nos finances sont saines, notre gestion rigoureuse. J’en donne pour preuve que le poste éclairage public dont la dépense a baissé de 55 % entre 2015 et 2016. Seuls les tarifs de l’eau évolueront légèrement afin de faire face aux dépenses générées par les travaux à venir. » Pour terminer, Daniel Peigné a exprimé en son nom et celui de toute son équipe ses « vœux d’harmonie, de partage, de santé et de bonheur pour une année 2017 pleine d’enthousiasme. »
http://www.letarnlibre.com/2017/01/13/5314-saint-amans-valtoret-%C5%93-municipaux-autoroute-projet-eolien.html

13/01/17 : Les vœux du collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement
L'association Nostra Montanha fait partie des 140 associations ou fédérations d'associations de la région Occitanie qui ont créé fin 2016 le collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement. Le président de l'association Nostra Montanha, Jacques Biau, émet un souhait pour la nouvelle année. Que l'on puisse relayer au mieux nos actions pour une transition énergétique basée autant sur les économies d'énergie que sur un développement anarchique de la production, notamment éolienne, au détriment d'une population rurale si choyée dans les discours!
Quel est l'objectif de ce collectif ?
L'objectif est d'être l'interlocuteur des instances de décisions au niveau régional. Des contacts sont déjà pris à cet effet. Nous avons déjà manifesté notre présence au salon Energaia à Montpellier et dans la presse de l'ex-Languedoc-Roussillon dans le courant du mois de décembre.
Vous démarrez l'année avec une conférence-débat ?
Pour bien commencer l'année des associations de TNE invitent les jeunes aveyronnais de l'Amassada à nous présenter en avant-première le film «Pas res nos arresta !» suivi d'une conférence-débat le samedi 14 janvier à 14h à Brassac salle Béziat (à côté de l'église) !
Quel est le combat de l'Amassada ?
En Aveyron, un projet de transformateur électrique cristallise les débats.»Ni ici ni ailleurs, non au transformateur de Saint-Victor, qui ajoute au nucléaire des énergies dites vertes pour étendre toujours plus le marché de l'électricité au-delà des frontières et des besoins.» Si l'Aveyron est connu pour ses paysages, son viaduc de Millau et sa gastronomie, le département n'en est pas pour autant épargné par les projets d'aménagement à grande échelle, «inutiles et imposés» selon l'adage. En cause ici : un méga-transformateur électrique sur 6 ha nécessaire à l'implantation envisagée d'un millier d'éoliennes dans le Haut-Languedoc et le Sud Aveyron.
Vous préparez un grand rassemblement ?
Nous nous rassemblerons le samedi 21 janvier, l'après-midi, à la grande manifestation régionale à Rodez contre l'invasion de l'industrie éolienne dans les montagnes et les campagnes d'Occitanie !
Contact pour le déplacement : nicole.joncret@sfr.fr
http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/13/2495514-les-voeux-du-collectif-toutes-nos-energies-occitanie-environnement.html

13/01/17 : Aveyron - Galgan - Vœux avec un accent sur l'éolien
À l'occasion de la nouvelle année, le conseil municipal a présenté ses vœux à la population dimanche 8 janvier. Jean Alaux, maire, a fait le bilan de l'année écoulée en précisant : «2016 aura été pour nous, élus, la poursuite de la nouvelle organisation territoriale qui a vu nos compétences diminuer au profit de l'intercommunalité. Cette voie que le législateur nous impose, nous ne devons pas la subir mais être présents pour que notre voix soit entendue». Après des précisions sur les projets de demain qui doivent s'inscrire dans une démarche inter-communautaire pour aboutir, il a évoqué le projet éolien qui a été validé par le conseil municipal pour une étude de faisabilité. 2016 a été le temps de la réflexion et de la concertation. L'étude acoustique a été réalisée en mars avec des résultats en dessous des exigences réglementaires. L'étude environnementale a débuté en août et durera une année. Elle permettra d'analyser les caractéristiques environnementales du site à chaque saison (faune, flore, oiseaux). Les mesures du vent ont commencé mi-décembre pour une année (vitesse, direction, densité, température et hygrométrie).
Pour 2017, l'étude paysagère sera réalisée et les discussions reprendront en fin d'année sur l'ensemble des éléments recueillis. «Transparence et intérêt général sont les mobiles qui nous guident.» C'est sur ces mots que Jean Alaux a terminé son discours et invité la population à prendre le verre de l'amitié.

12/01/17 : Une peine de 300 € d'amende pour le militant anti-éolien 😡
C'est avec un petit comité de soutien fort remarqué dans la salle d'audience du tribunal, que Christian, âgé de 39 ans, a été jugé pour des faits de «destruction d'un bien d'autrui par un moyen dangereux»... Des faits requalifiés au bout du compte par le tribunal en «dégradation grave». L'objet du délit : avoir brisé la vitre arrière du véhicule d'un représentant d'une société en charge de la construction d'un parc éolien du côté d'Albine, dans le Tarn. Un incident qui s'est produit alors que le prévenu et d'autres personnes mettaient en place une zone militante pour bloquer le transport des éoliennes. Le 20 juillet 2016, les bulldozers étaient déjà venus sur le site pour raser des chicanes que les militants avaient installées afin d' empêcher le passage des éoliennes, mais c'est le lendemain, alors que des représentants de la société Valréa sont revenus pour se préoccuper du sort des gens qui restaient sur place, que le ton est monté.
«Leur comportement, c'était de la provocation. c'est pour ça que je leur ai demandé de partir. Je n'ai jamais jeté de pierre, j'ai juste tapé avec sur la vitre pendant que le véhicule faisait une marche arrière», a précisé le prévenu à la barre. Pour le substitut du procureur Eric Lapeyre, le prévenu s'est rendu coupable d'une «entrave à la liberté d'entreprendre». «Votre comportement n'est pas un moyen d'expression, ça aurait pu dégénérer et avoir d'autres conséquences». Le représentant du parquet requérait une peine de 30 jours amende à 10€ (Ndlr, soit 300 €).
Pas un délinquant mais un militant
Pour la défense de Christian, son avocat s'est mué en pourfendeur de l'éolien : «Je ne défends pas un délinquant mais un militant. Un Don Quichotte des temps modernes qui se bat contre d'autres moulins à vent. Là, il se bat contre un projet de développement énorme, avec un environnement qui va être détérioré, un paysage défiguré. Avec la société Valréa, tous les recours judiciaires ont été épuisés, car les éoliennes sont les chouchous des énergies renouvelables». Un beau plaidoyer anti éolien, que la présidente a préféré stopper, invitant l'avocat de la défense à se focaliser sur les faits reprochés à son client. Pour autant, difficile d'en rajouter quand on a déjà tout dit : «Les salariés de Valréa savaient très bien ce qu'ils faisaient en revenant les titiller le lendemain des bulldozers. Une peine d'amende avec sursis me paraît la plus adaptée...».
Peu convaincu par les arguments de la défense, le tribunal a préféré suivre les réquisitions du parquet, à la lettre.http://www.ladepeche.fr/article/2017/01/12/2494904-peine-300-e-amende-militant-anti-eolien.html

09/01/17 : Biterrois : les éoliennes de Fraïsse-sur-Agoût de retour devant la justice
Le conseil d'État a tranché dans le dossier des éoliennes de Fraïsse-sur-Agoût. (34)
Depuis 2011, le dossier des parcs éoliens du Roc de l'Ayne et de Fontfroide empoisonne la vie des habitants de Fraïsse-sur-Agoût et de ses environs. Et ce n'est visiblement pas prêt de s'arrêter. Vendredi, le conseil d'État a décidé de renvoyer l'affaire devant la cour administrative d'appel de Marseille.
Un combat fait d'actions diverses
Depuis bientôt six ans, les opposants de ces moulins à vent des temps modernes se mobilisent pour éviter "le massacre d'un pan entier du Somail et de l'Espinouse, espaces naturels d'exception". Un combat fait d'actions diverses sur le terrain et doublé de procédures devant la justice.
En effet, depuis que le conseil municipal de Fraïsse-sur-Agoût a pris les délibérations - en février puis avril 2011 - permettant à deux sociétés d'installer des éoliennes dans les hameaux de Mazades, Coustorgues, Flacheraud, La Montaudarié et Ribieyrals, l'association “L'Engoulevent” souhaite faire annuler les décisions.
Les hameaux appartenaient-ils à Fraïsse à l'époque ?
Et c'est donc en estimant que les hameaux n'étaient pas la propriété de Fraïsse-sur-Agoût au moment de la prise de délibérations, que l'association s'est pourvue en justice. En mars 2015, la cour administrative d'appel de Marseille a, en partie, donné raison à l'association, décidant d'un sursis à statuer jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se soit prononcée sur la question de savoir si les hameaux étaient ou non la propriété de la commune. Le 15 décembre dernier, en conseil d'État, le rapporteur public avait estimé que la cour d'appel a commis une erreur de droit. Selon lui, la juridiction aurait dû répondre à la question sur l'intérêt à agir de l'association - une question préalable de rigueur à l'examen d'une requête ou d'un pourvoi - sans attendre la décision du juge judiciaire.
Ce vendredi, le conseil d'État a donc suivi les préconisations du rapporteur public en annulant l'arrêt de la cour d'appel de Marseille et estimant que cette juridiction devait à nouveau examiner le dossier.
http://www.midilibre.fr/2017/01/09/les-eoliennes-de-retour-en-appel,1449974.php

02/01/17 : Création d'un nouveau comité anti-éolien à Séverac-d'Aveyron
Un projet de champ éolien courrouce une cinquantaine d'habitants de Séverac-d'Aveyron. Six à huit éoliennes devraient être installées notamment sur un site proche de l'entrée du parc des Grands Causses, loin des habitations mais sur un très beau paysage
C'est près du col de Lagarde, à une poignée de kilomètres du chateau de Séverac-d'Aveyron qu'est situé le projet de champ éolien.
Une cinquantaine de riverains se sont regroupés au sein de l'association "Protégeons nos espaces pour l'avenir", l'un des trente deux comités anti-éoliens du département.
Ce projet envisage l'implantation de six à huit éoliennes.
De nombreux projets voient le jour en Aveyron, "sans la moindre transparence", selon les riverains qui pourraient être concernés.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/larzac/aveyron/creation-nouveau-comite-anti-eolien-severac-aveyron-986944.html

02/01/17 : Manifestation contre les parcs d'éoliennes industrielles à Foix
Une centaine d'opposants à un projet de parcs d'éoliennes s'est rassemblés ce vendredi matin devant la préfecture de Foix. Ils dénoncent les nuisances de ces équipements et les menaces qu'ils font peser sur l'environnement.
Une centaine de personnes ont manifesté ce vendredi matin à Foix contre un projet de parc d'éoliennes en Ariège. Une dizaine de structures de 150 mètres de haut pourraient voir le jour dans le secteur de Gudas et Malléon, en bordure du Pays Cathare entre Foix et Lavelanet. Un projet qui comme plusieurs autres dans le département suscite une vive opposition.
Depuis plusieurs années, des projets sont à l'étude en Ariège. C'est essentiellement l'est du département qui est concerné en raison de sa géographie. Des sujets qui divisent les habitants. les communes organisent même des sondages pour arriver à prendre des décisions.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/ariege/foix/manifestation-contre-parcs-eoliennes-industrielles-foix-564262.html

27/12/16 : Les éoliennes de toute l'Europe scrutées depuis Colombiers, dans l'Hérault
Découverte d'un endroit unique en son genre : saviez-vous que beaucoup d'éoliennes en Europe sont scrutées et exploitées ici dans la région ? A Colombiers, près de Béziers, une trentaine d'experts contrôlent 7 jours sur 7, les performances des parcs éoliens.
Colombiers tient les commandes des moulins à vent, nouvelle génération, dans toute l'Europe.
Le poste de commandement de l'éolien européen scrute, depuis cette commune de l'Hérault, les éoliennes de Fécamp en Normandie mais aussi des parcs au Royaume-Uni, en Italie, en espagne ou encore en Belgique.
En tout, plus de 1 000 éoliennes sont analysées. Ces données importantes collectées permettent éventuellement de redémarrer la machine, si un souci est observé. Le vent, la température et la pression sont particulièrement étudiés.
Paramètre important, ce poste permet aussi de connaître la puissance générée par chaque machine.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/eoliennes-toute-europe-scrutees-colombiers-herault-1059533.html

27/12/16 : L'Héraultais Quadran obtient un site pour 4 éoliennes flottantes en mer au large de Gruissan
La ministre de l'Énergie et de l'Environnement Ségolène Royal a annoncé les noms des 2 premiers lauréats des appels d'offres pour des fermes commerciales dans l'éolien flottant. La société Quadran, basée à Béziers, obtient une zone au large de Gruissan, dans l'Aude.
4 ÉOLIENNES FLOTTANTES AU LARGE DE GRUISSAN
Les deux lauréats sont, d'une part, le projet porté par Quadran sur la zone de Gruissan en Méditerranée et qui comprendra 4 éoliennes de 6,12 MW et, d'autre part, le projet porté par Eolfi et CGN sur la zone de Groix en Bretagne et qui se compose de 4 éoliennes de 6 MW, indique la ministre dans un communiqué.
DES PROJETS FLOTTANTS PIONNIERS EN FRANCE
Ces projets sont une première en France (...). Ils contribueront au développement du tissu industriel des territoires d'implantation. Ils bénéficieront d'une aide à l'investissement dans le cadre du programme des investissements d'avenir et d'un tarif d'achat garanti pour l'électricité produite", a déclaré Ségolène Royal, citée dans le communiqué.
Ces appels d'offres avaient été lancés par l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), et portait sur quatre parcs pilotes dont trois en Méditerranée et un au large de la Bretagne.
"D'autres projets déposés dans le cadre de cet appel d'offres sont encore en cours d'instruction" et le nom des lauréats supplémentaires seront connus "à la rentrée", ajoute la ministre.
"Le développement des énergies renouvelables en mer est un levier majeur de la transition énergétique et de la croissance verte et bleue", souligne la ministre, rappelant avoir fixé des "objectifs ambitieux" dans ce domaine.
Pour l'éolien en mer posé (par opposition à l'éolien flottant), l'ambition est d'atteindre 3.000 MW en service en 2023 et 6.000 MW de projets supplémentaires attribués. Pour l'hydrolien et l'éolien flottant, l'idée est d'atteindre 100 MW en service en 2023 et 2.000 MW de projets supplémentaires attribués, complète le communiqué.
A GRUISSAN, L’ETAT CHOISIT EOLMED, LE CONSORTIUM PILOTÉ PAR LE GROUPE QUADRAN
Le Gouvernement a retenu le consortium piloté par le Groupe Quadran, énergéticien indépendant 100% énergies renouvelables (éolien, solaire, biogaz, hydroélectricité) connu pour son implantation historique en Occitanie et notamment en Languedoc-Roussillon, pour la réalisation d’Eolmed, une ferme pilote française d’éoliennes flottantes de 24 MW (4 éoliennes). Elles ne seront pas opérationnelles avant 2020 voire 2021.
Installé au large de Gruissan, à plus de 15 kilomètres des côtes méditerranéennes, le projet Eolmed permettra de démontrer à une échelle pré-commerciale la viabilité de cette nouvelle filière, de valider les technologies (en particulier les flotteurs) et leur mise en œuvre depuis la construction/installation jusqu’à l’opération et maintenance en mer, tout en assurant la bonne intégration environnementale du projet.
50 À 60 ÉOLIENNES FLOTTANTES VERS 2025-2030
Les études, demandes d’autorisations et construction dureront 4 ans, suivies d’une phase de fonctionnement expérimental de 2 ans prolongée d’une période d’exploitation industrielle de 15 à 20 ans.
L’ambition, à terme, est d’alimenter 1 million de personnes de la région Occitanie avec de l’électricité issue des vents réguliers et forts de la Méditerranée.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/aude/narbonne/heraultais-quadran-obtient-site-4-eoliennes-flottantes-mer-au-large-gruissan-1054469.html

27/12/16 : Les habitants des Plans, dans le Gard, disent non aux éoliennes
Un collectif s'est élevé contre un projet d'implantations d'éoliennes en cours depuis 2008 dans la commune gardoise. Dimanche, la population a voté par référendum. Le non l'a largement emporté.
Sur les 152 votants, il y a eu 128 voix pour le non et seulement 23 pour le oui. Un score sans appel.
La société Vents d'Oc qui portait ce projet d'implantation d'éolienne depuis 6 ans se dit "très déçue" et parle de "campagne de désinformation" dans le village gardois. Elle a dû néanmoins retirer son projet.
Le Gard est un département qui compte très peu d'éolienne sur tout le territoire : cinq seulement sont implantées à Beaucaire.
Les habitants des Plans refusent à 84 % l'implantation d'éoliennes.
Cette consultation locale faisait partie du programme du nouveau maire de la commune.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/habitants-plans-gard-disent-non-aux-eoliennes-583624.html
 
27/12/16 : Allianz acquiert 2 nouveaux parcs éoliens dont celui de Fontfroide
L'assureur allemand Allianz a annoncé, jeudi, avoir acquis 2 nouveaux parcs éoliens en France, dont un dans l'Hérault. Cela porte ainsi à environ 1,6 milliard d'euros ses participations dans les énergies vertes en Europe.
En France, l'assureur allemand a acheté, auprès de EDF Energies Nouvelles, les 2 parcs éoliens de "Fontfroide" dans l'Hérault et de "Bruyère Grand" dans le Cantal, disposant d'une capacité totale de 23,5 mégawatts, a indiqué sa filiale Allianz Capital Partners dans un communiqué.
En Allemagne, le groupe a également signé un contrat avec le producteur d'énergie espagnol Eolia Renovables pour l'achat d'un parc éolien à Dahme, au sud de Berlin, doté d'une capacité de 76,5 mégawatts.
"Avec une capacité cumulée de 100 mégawatts, ces parcs doivent générer une énergie suffisante pour satisfaire les besoins de plus de 40.000 foyers moyens en Europe", précise le communiqué.
Contacté par l'AFP, Allianz n'a pas souhaité révéler les détails financiers de ces acquisitions.
Celles-ci portent toutefois à "environ 1,6 milliard d'euros" la participation de l'assureur allemand dans les énergies renouvelables en Europe, a précisé une porte-parole.
Début juin, le groupe avait annoncé avoir dépassé 1,5 milliard d'euros d'investissements dans les énergies vertes avec l'achat d'un parc éolien d'une puissance de 72 mégawatts dans le nord de la Suède.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/allianz-acquiert-2-nouveaux-parcs-eoliens-dont-celui-fontfroide-278615.html

27/12/16 : 3 nouveaux parcs éoliens en service dans l'Aude et l'Hérault
EDF Energies Nouvelles a annoncé avoir mis en service trois parcs éoliens d'une puissance totale de 34,7 mégawatts dans la région Languedoc Roussillon, où la filiale énergies renouvelables d'EDF exploite près de 30% de ses actifs éoliens français. 2 dans l'Aude et un dans l'Hérault.
Conilhac et Luc-sur-Orbieu, deux nouveaux parcs se situent dans l’Aude
Le parc éolien de Conilhac de 9,2 MW de puissance installée, est constitué de quatre éoliennes Enercon de 2,3 MW chacune.
Extension du parc éolien de Luc-sur-Orbieu (12 MW), construit et exploité par EDF Energies Nouvelles depuis 2007, le parc éolien de la Plaine de l’Orbieu présente une puissance installée de 11,5 MW avec cinq éoliennes Enercon de 2,3 MW.
Aumelas, nouveau parc dans l'Hérault
Le parc éolien de la Vallée de l’Hérault est composé de sept éoliennes Vestas de 2 MW pour une puissance installée totale de 14 MW. Ce parc correspond à une extension des parcs éoliens d’Aumelas 1 et 2 de 48 MW de puissance installée cumulée, réalisés en 2005 et 2009 puis exploités par le groupe.
La production annuelle des trois nouveaux parcs éoliens génère l’équivalent de la consommation électrique d’environ 43.000 habitants.
A la fin juin, EDF EN disposait de 853 MW de capacité éolienne installée en France, dont 235 MW dans le Languedoc-Roussillon.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/aude/3-nouveaux-parcs-eoliens-service-aude-herault-539360.html

26/12/16 : Vent d'alerte fait le point sur le projet éolien
Dernièrement, l'association Vent d'alerte organisait une réunion publique d'information afin de faire le point sur le projet d'installation d'éoliennes industrielles à Bellegarde. En avant-propos, Nicolas Brunel, ancien président de Vent d'alerte, présentait la nouvelle administration de l'association assurée désormais par une collégiale de 6 personnes, cela «pour mieux représenter un intérêt collectif». Il exposait ensuite la situation actuelle du dossier éolien.
Le 20 octobre dernier était publiée l'autorisation donnée à EDF EN par le préfet du Tarn pour la construction, le défrichement et l'exploitation d'un parc éolien de 5 machines. Nicolas Brunel tenait alors à préciser que : «Partout ailleurs, une fois les premières éoliennes installées, d'autres machines sont construites, car il paraît impossible de rentabiliser un tel investissement avec l'exploitation de 5 éoliennes seulement.»
Suite à cette décision, l'association décide de déposer un recours contentieux auprès du tribunal de Toulouse et choisit pour la représenter un avocat toulousain, Me Izembard, spécialiste en droit de l'environnement. Le recours qui sera porté par tous les opposants regroupés (l'association et particuliers recevable) consistera à s'opposer à l'autorisation du permis de construire. Pour Vent d'alerte, ce recours devrait permettre de bloquer le démarrage des travaux et donc de gagner du temps, ce qui, pour Patrice Goyaud, laisserait «espérer de nouvelles réglementations» (notamment concernant la distance entre une machine et une habitation).
Dernier volet abordé lors de la réunion : le financement de cette procédure judiciaire. Afin de pouvoir récolter les fonds nécessaires à cette démarche en toute légalité, l'association a adressé à la préfecture une demande l'autorisant à faire appel aux dons (1) d'une part et, d'autre part, elle compte sur l'organisation de différentes manifestations courant 2017.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/26/2485696-vent-d-alerte-fait-le-point-sur-le-projet-eolien.html

25/12/16 : Grand Narbonne 2030 : la vision collective des élus et des citoyens
Le projet Grand Narbonne 2030 s'inscrit dans une vision collective menée par les élus communautaires et appuyée par les membres du conseil de développement (Codev) commun au parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée et au Grand Narbonne. La force de ce projet réside dans le fait qu'il s'agit d'un document stratégique évolutif qui sera évalué et réajusté régulièrement en fonction des évolutions de notre environnement juridique et financier. Il a pour ambition d'orienter l'action du Grand Narbonne vers un nouveau type de croissance économique, la croissance verte qui consiste à valoriser de façon durable le potentiel économique des atouts naturels que sont la mer, les étangs, le vent, le soleil et la vigne. Et ceci afin de favoriser l'attractivité du territoire. La croissance verte pousse vers un nouveau modèle de société. Le vent constituant un atout majeur, le Grand Narbonne souhaite participer à l'exploitation du gisement éolien local et tout particulièrement l'éolien flottant. La filière «glisse et vent» avec la création d'une pépinière d'entreprises et d'innovation dédiée à l'économie du vent. Le solaire photovoltaïque permet de développer des projets participatifs innovants tel que le parc solaire coopératif des énergies de Narbonne. La valorisation des déchets constitue un axe majeur de développement au travers de son Ecopôle et soutient la recherche dans le domaine de la méthanisation et de la valorisation des matières triées et recyclables. Et enfin la gestion de l'eau avec la sécurisation des réseaux. Pour la mobilité, il y a entre autres, la future gare TGV s'insérera dans un pôle d'échange multimodal et place le Grand Narbonne au coeur des échanges à grande vitesse à l'échelle européenne. Pour l'innovation économique et emplois, il y aura les filières. La filière «Santé et bien-être» avec la création de la zone d'activités de Narbonne-Montredon Corbières, la filière «Vigne et Vin» en proposant l'élaboration concertée d'un programme stratégique de développement agricole durable et enfin la filière «Patrimoine culturel et naturel» en lien avec la création du Musée Régional de la Narbonne Antique.
Création de l'observatoire
Le projet sera suivi par l'observatoire du Grand Narbonne 2030, constitué d''élus communautaires, de membres du Codev et des représentants des services du Grand Narbonne. Il se réunira deux fois par an pour réajuster et enrichir les orientations du projet.

19/12/16Hérault: 1er contrat territorial de développement des EnR
un communiqué d'Hérault énergies.
'L’ADEME et Hérault énergies signent le premier contrat territorial de développement des EnR
Hérault Energies a signé le premier contrat territorial mis en place par l’ADEME, aux côtés de ses partenaires territoriaux. Cette signature acte le développement des compétences du syndicat d’énergies via les achats groupés d’énergie (électricité, gaz, bois), le regroupement des CEE, le développement des infrastructures de recharge de véhicules électriques, l’accompagnement de l’éclairage public, les actions de diagnostic et de MDE…aux côtés de son rôle quotidien de la gestion des réseaux d’électricité et de gaz, confortant une approche concrète multi-réseaux et multi-énergies.
En complément du périmètre historique du Fonds Chaleur, qui vise des projets produisant plus de 100 tep, les contrats territoriaux ou patrimoniaux de l’ADEME permettent d’aider chaque maille d’installations de chaleur verte. Ces nouveaux systèmes d’aides, dont le développement est encouragé par la FNCCR, confient à un opérateur territorial le soin de créer une animation sur un territoire pour faire émerger des projets et les accompagner. La FNCCR salue ainsi la mise en place de cet outil, ainsi que l’ensemble de la démarche d’ouverture du Fonds Chaleur porté par l’ADEME, aux côtés de ses partenaires. La fédération de projets à une maille territoriale (contrat territorial) ou sur l’ensemble d’un patrimoine (contrat patrimonial) permet une mutualisation efficace des projets et la construction de filières pérennes pour l’ensemble des acteurs.
Dans le contrat territorial avec Hérault énergies, une quarantaine d’installations sont déjà visées, portant aux côtés de partenaires territoriaux la chaleur EnR dans des collectivités de différentes tailles, à la fois sur le bois énergie et sur le solaire thermique.
«Nous allons monter des projets cohérents à l’échelle du département, en lien étroit avec les filières locales. Notre réflexion sera partagée à l’échelle de la région car nous venons de créer une Entente avec les 12 autres syndicats d’énergies de la région Occitanie, déclare Jacques RIGAUD, Président de Hérault Energies. Grâce à nos achats groupés d’énergie, nous connaissons les besoins énergétiques précis des collectivités et sommes à même de bien les orienter dans leurs choix énergétiques. Cela a constitué un élément déterminant dans l’attribution de ce contrat.»
S’appuyant sur un agrégateur de taille départementale par exemple, le contrat territorial est ainsi parfaitement adapté aux missions d’un syndicat d’énergie. Pour les aider à s’inscrire dans cette dynamique, la FNCCR vient d’éditer un guide destiné à renforcer leurs compétences sur le sujet «Ce sont des acteurs-clefs dans le développement de ce dispositif, observe Guillaume Perrin, chef du service Réseaux de chaleur et de froid à la FNCCR. Fin 2015, ils étaient moins d’un quart à avoir la compétence développement de la chaleur renouvelable et des réseaux. En décembre prochain, moins d’un an après les syndicats d’énergies sont près de 50% à l’avoir intégrée et à développer des projets, portant une réelle approche concrète multi-réseaux.»'
http://www.energie2007.fr/actualites/fiche/5790/herault__1er_contrat_territorial_de_developpement_des_enr.html

19/12/16 : Biterrois : sacré imbroglio autour des éoliennes de Fraïsse-sur-Agoût (Hérault)
Le conseil d'État se penche sur le cas de Fraïsse-sur-Agoût.
Le contentieux opposant les sociétés du parc éolien du Roc de l'Ayne et du parc éolien de Fondroide à l'association pour la protection des paysages du Somail-Espinouse, plus connue sous le nom “L'Engoulevent”, a de fortes chances de revenir à la cour administrative d'appel de Marseille.
C'est en tout cas ce qu'a suggéré, jeudi 15 décembre, le rapporteur public du conseil d'État. Depuis que le conseil municipal de Fraïsse-sur-Agoût a pris les délibérations (février et avril 2011) permettant aux deux sociétés d'installer des éoliennes dans les hameaux de Mazades, Coustorgues, Flacheraud, La Montaudarié et Ribieyrals, l'association, opposée à ce projet éolien, souhaite faire annuler les décisions.
Un point de droit...
Et c'est sur un point de droit que “L'Engoulevent” se base pour parvenir à ses fins. Selon l'association, les quatre hameaux n'étaient pas la propriété de la commune de Fraïsse-sur-Agoût au moment où les délibérations ont été prises. En mars 2015, la cour administrative d'appel de Marseille leur a en partie donné raison, en décidant d'un sursis à statuer jusqu'à ce que l'autorité judiciaire se soit prononcée sur la question de savoir si les quatre hameaux étaient ou non la propriété de la commune. D'où le pourvoi des deux sociétés du parc éolien pour faire annuler cet arrêt.
Si la compétence de l'autorité judiciaire ne fait aucun doute en la matière, le rapporteur public a cependant estimé, jeudi, que la cour d'appel avait commis une erreur de droit. La juridiction aurait dû, en effet, répondre à la question sur l'intérêt à agir de l'association - question préalable de rigueur à l'examen d'une requête ou d'un pourvoi - sans attendre la décision du juge judiciaire. Ce qu'elle n'a donc pas fait. Pour cette raison, le magistrat parisien souhaite l'annulation de l'arrêt de cour d'appel et le renvoi de l'affaire devant cette même juridiction.
http://www.midilibre.fr/2016/12/18/sacre-imbroglio-autour-des-eoliennes,1442204.php

15/12/16 : EDF EN : « Nous avons un cap politique mais aussi un cap régional »
La région Occitanie a de beaux jours devant elle en matière d’énergies renouvelables. Le forum Energaïa, les 14 et 15 décembre, a confirmé ce potentiel, vecteur de développement économique. Parmi les acteurs régionaux, EDF EN a fêté ses 500 MW éoliens installés et annoncé ses projets. 
Le forum Energaïa, dédié aux énergies renouvelables, s'est déroulé le 14 et 15 décembre à Montpellier, et pour la première fois dans sa configuration grande région Occitanie. Un cadre idéal pour que la vice-présidente de la Région déléguée à la transition écologique et énergétique, Agnès Langevine, confirme l'ambition de la collectivité de faire de l'Occitanie la première région d'Europe à énergie positive.
Une ambition favorablement reçue par l'énergéticien vert EDF Énergies Nouvelles (EDF EN), présent sur Energaïa où il fêtait ses 500 MW éoliens installés en Occitanie.
« Après seize ans de développement, ces 500 MW éoliens représentent 46 % de la puissance éolienne installée dans la région et 9 % de la consommation en région, déclare David Augeix, directeur régional Sud d'EDF EN (basé à Béziers). Avec la loi sur la transition énergétique, nous avons un cap politique. Avec la volonté de la Région de devenir 1e région à énergie positive, nous avons un cap régional. Il reste du chemin : l'objectif éolien est de 3 600 MW, et on est à environ 1 000 MW aujourd'hui. Mais les voyants sont au vert. »
Une carte à jouer
Le dernier parc inauguré par EDF EN est le Parc éolien catalan et ses 96 MW. L'énergéticien vert liste les projets régionaux dans les cartons : les permis ont été obtenus pour des installations de 40 MW en Lozère et 15 MW dans le Tarn, qui seront construits dans les trois ans. Par ailleurs, un projet de 45 MW est à l'étude dans l'ouest héraultais.
« Beaucoup d'efforts sont portés sur l'éolien car la région est l'un des meilleurs gisements métropolitains, souligne David Augeix. Aujourd'hui, 80 % de la production éolienne se trouve dans la moitié nord de la France, et le foisonnement, dont l'effet atténue le caractère intermittent de la production éolienne, n'est pas suffisamment exploité en Occitanie. La région a donc une carte à jouer importante et toute légitimité pour accueillir d'autres équipements. »
Par ailleurs, EDF EN commence le renouvellement d'anciennes exploitations, des parcs de 15 ou 20 ans et qui sont amortis. David Augeix évoque ainsi un projet sur les hauts cantons de l'Hérault, à Riols précisément : depuis 2004, le parc, d'une puissance installée de 30 MW, compte dix éoliennes dont quatre vont être remplacées, passant d'une puissance de 3,6 MW à 12 MW. Le projet est en instruction.
Un nouveau centre de maintenance à l'été 2017
« Le projet de la Région fait sens d'un point de vue économique, se félicite David Augeix. Il y a une prise de conscience sur l'impact économique de l'éolien. Les 500 MW par exemple, c'est 600 M€ d'investissements, dont 120 M€ pour les entreprises régionales du TP... Aujourd'hui, l'éolien, c'est 330 emplois en Occitanie, peu qualifiés et hautement qualifiés, sur tous les métiers (développement, construction, exploitation-maintenance, NDLR), et ce sont des emplois non délocalisables. Le centre de Colombiers pilote déjà deux centres locaux de maintenance à Salles-Curan et Villeveyrac (Aveyron et Hérault, NDLR). Un nouveau centre de maintenance va s'installer à l'été 2017, avec une dizaine d'emplois à la clé, pour le Parc éolien catalan. On est en train de chercher la meilleure localisation avec les élus. »
« Nous sommes dans une région au profil énergétique diversifié, ajoute Gilles Capy, délégué régional EDF en Occitanie. L'énergie qui y est produite est décarbonée à 97 % et on produit 95 % de ce que l'on consomme. Et sa grande particularité, c'est l'hydraulique, qui couvre 35 % des besoins. »
L'Unité de Production Sud Ouest du groupe compte 87 barrages hydrauliques et environ 120 centrales hydroélectriques, auxquels il faut ajouter les sites de l'Unité de Production Centre qui concernent l'Occitanie, comme le groupe d'exploitation hydraulique Lot-Truyère.
« Nous travaillons avec la Région sur les différents scénarii qui permettront d'atteindre l'objectif d'un territoire à énergie positive en 2050, précise le délégué régional. Sur l'hydraulique, il y a un potentiel à exploiter autour des installations existantes. Par exemple, sur les concessions Lot-Truyère, où l'on peut augmenter les capacités de production si on nous donne l'autorisation de proroger la concession contre des investissements. »
http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2016-12-15/edf-en-nous-avons-un-cap-politique-mais-aussi-un-cap-regional.html

15/12/16 : Hérault : conflit sur la réalisation d’un projet éolien à Fraïsse-sur-Agoût
Le Conseil d’Etat examine ce jour le recours de la SAS du Parc éolien du Roc de l’Ayre et de la SAS du Parc éolien de Fontfroide contre l’arrêt du 13 mars 2015 par lequel la cour administrative d’appel de Marseille a sursis à statuer sur une requête tendant à l’annulation de délibérations prises par le conseil municipal de Fraïsse-sur-Agoût en 2011.
http://www.comptes-publics.fr/2016/12/15/herault-conflit-projet-eolien-fraisse-sur-agout/

15/12/16 : Eoliennes en Occitanie : Les membres du collectif Toutes nos énergies réclament une " pause "
A l'occasion de l'ouverture du salon Energaïa à Montpellier, un collectif remet un cause la politique de l'éolien industriel dans la région Occitanie.
600 éoliennes sont déjà présentes sur le territoire de la région Occitanie. La région a développé l'éolien comme principale source d'énergie renouvelable.
A l'occasion du salon Energaïa à Montpellier, un salon dédié à tous les acteurs des énergies renouvelables et de la construction durable, Bruno Lechevin, président de l'ADEME (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) rappelle le défi que s'est lancé la région :
"La région s’est engagée dans la perspective de devenir la première région de France à énergie positive sur l’ensemble du territoire, cela veut dire que d’ici l’horizon 2050, la région sera en capacité de consommer toute l’énergie qu’elle produira."
Ils ne sont pas tous d'accord avec cette politique régionale. Un collectif s'est réuni ce matin devant le Parc des Expositions de Montpellier pour manifester contre ce projet.
Le collectif Toutes nos énergies (TNE) milite principalement pour préserver la montagne des Corbières authentique et accueillante, pour défendre les droits de ses habitants, pour présenter et installer des alternatives énergétiques à taille humaine.
Jacques Biau, président du collectif TNE, dans le 12/13 de France 3 Languedoc-Roussillon, pour expliquer les raisons de son désaccord avec l’expansion des éoliennes industrielles.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier-metropole/montpellier/eoliennes-occitanie-membres-du-collectif-toutes-nos-energies-reclament-pause-1155375.html

14/12/16 : Région : "Non, l'éolien n'est pas bloqué"
David Augeix est directeur dans le sud d'EDF EN (Energies nouvelles), leader en région de ce type d'énergie. Entretien.
L'Occitanie est une terre pionnière en éolien terrestre avec le premier parc ouvert, dans l'Aude, il y a vingt-cinq ans. Mais une terre qui n'a pas tenu ses promesses et ses objectifs. Pourquoi ? On a quand même dans cette région un grand nombre de parcs éoliens mais on est loin il est vrai des 2000 MW prévus pour l'ex Languedoc-Roussillon par le schéma régional. Le schéma régional prévoit, à l'horizon 2020, 3600 mégawatts (MW) au total pour l'Occitanie, alors que la production excède à peine aujourd'hui les 1 000MW. L'objectif est donc parfaitement inatteignable... C'est vrai que les objectifs du schéma sont difficiles à atteindre dans les délais. ......
http://www.midilibre.fr/2016/12/14/region-non-l-eolien-n-est-pas-bloque,1440127.php

13/12/16 : Eoliennes en Occitanie : un collectif réclame une "pause"
Un collectif régional d'associations de protection de l'environnement, de la qualité de vie et du patrimoine, a demandé mardi à Montpellier une "pause" dans l'implantation d'éoliennes industrielles dans les milieux naturels et les territoires ruraux de la région Occitanie.
"Il faut faire une pause dans l'éolien industriel, ce n'est plus supportable...on est en train de bousiller des territoires entiers, physiquement et moralement", a estimé Emmanuel Forichon, au nom du collectif TNE (Toutes Nos Energies) Occitanie Environnement, lors d'une conférence de presse organisée à la veille de l'ouverture du forum des énergies enerGaïa à Montpellier.
Le collectif regroupe depuis novembre 140 fédérations et associations de la région. Se considérant comme "lanceur d'alerte" sur les "impacts désastreux" de l'éolien industriel sur la santé ou l'environnement, il demande l'abrogation des schémas éoliens régionaux de 2012 et l'arrêt de l'installation d'éoliennes industrielles dans les milieux naturels et les espaces ruraux de la région Occitanie.
"Il faut également que les citoyens soient associés à l'élaboration des politiques énergétiques", ajoute M. Forichon. "En privilégiant l'éolien industriel - 3.500MW éoliens installés en Occitanie d'ici 2020, soit environ 1.450 éoliennes industrielles - on a laissé le champ libre aux seules logiques d'intérêt privé de ce secteur".
Troisième axe de revendication du collectif, "la politique régionale doit être réorientée vers de vraies économies d'énergie et une diversification d'énergies renouvelables respectueuses des territoires ruraux qui font la beauté de notre région", résume M. Forichon.
Ces trois revendications seront présentes dans une lettre adressée mercredi à la présidente de la région Occitanie Carole Delga.
http://www.connaissancedesenergies.org/afp/eoliennes-en-occitanie-un-collectif-reclame-une-pause-161213

13/12/16 : Mobilisation contre la multiplication des éoliennes en Occitanie
Le collectif TNE Occitanie Environnement demande l'arrêt de l'éolien industriel dans la Région
140 associations viennent de se réunir au sein d'un collectif baptisé Toutes Nos Energies / Occitanie. Un collectif qui dénonce l'implantation de parcs éoliens industriels dans les milieux naturels et les espaces ruraux.
Le collectif Toutes Nos Energies Occitanie Environnement demande l'arrêt total des parcs éoliens industriels dans la Région.
Ce collectif représente 140 associations basées dans toute la région Occitanie et opposées à l'éolien pour des raisons environnementales et sanitaires.
Selon le collectif, ces éoliennes détruisent les paysages, mettent en danger la faune et la flore et posent des problèmes de santé pour ceux qui vivent à proximité.
D'ici 2020, 1450 éoliennes industrielles doivent voir le jour en Occitanie. Cela représente 3600 MW (mégawatts). Il y en a aujourd'hui 619, dont 100 dans l'Hérault. L'Hérault est le 2ème départemental de la région, après l'Aude qui en compte 250.
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/le-collectif-toutes-nos-energies-occitanie-environnement-demande-l-arret-de-l-eolien-industriel-dans-la-region-1481644024

12/12/16 : Vent d’inquiétude sur l’éolien en montagne Noire (Aude)
Entre Brousses-et-Villaret et Fraïsse, un projet communal prévoit l’implantation de 5 mâts. Les professionnels du tourisme sont inquiets.
Une association fraîchement créée (en octobre, du nom d’ETP pour Environnement, Territoires et Paysages), vient d’organiser au foyer de Brousses une réunion d’information sur un projet éolien porté par les mairies de Brousses-et-Villaret et Fraisse-Cabardès, portant sur 5 mâts.
La forte assistance, une quarantaine de personnes, témoignait vendredi soir de l’intérêt, si ce n’est de l’inquiétude que présente ce nouveau projet d’éoliennes dans la montagne Noire, présenté dans un courrier de la mairie de Brousses comme une « manne financière intéressante, à savoir 100 000 à 120 000 €» à la signature du contrat, puis « chaque année la location et les diverses taxes qui rapporteraient 40 000 € ce qui nous permettrait, dans un premier temps, de baisser les impôts d’une manière conséquente ».
Le bruit, la faune, l’économie
Plusieurs intervenants volontaires des deux communes ont exposé une série « d’inquiétudes » concernant la pollution visuelle et sonore, les frais de démantèlement à l’issue du contrat, l’impact sur l’environnement (car le béton et la ferraille jusqu’à 30 mètres de profondeur restent dans le sol, des câbles doivent être tirés...), sur la faune (exposé fourni sur la présence de l’aigle royal, de divers milans et buses rares), et... sur l’homme.
C’est cette dernière leçon qui aura été retenue par une large partie de l’assemblée à l’issue de la première réunion d’information et... de recrutement de l’association opposée au projet : l’impact sur l’économie locale générée par le camping de Brousses et le futur château attenant. Le camping vient d’être racheté par une famille belge revendiquant jusqu’à 9 600 nuitées.
Le « château » ou « chalet », ancienne demeure d’un papetier avec parc paysager et lac vient lui aussi d’être acheté par des Anglais, propriétaires d’un château en Champagne-Ardenne et bien décidés à exploiter les dépendances en gîtes de luxe et une partie des jardins en culture bio pour une consommation locale. Or « la première éolienne, la plus proche du camping et du chalet ferait 75 mètres de haut ! » se désole David Istace, le propriétaire du camping.
Collectif contre clocher
La mairie de Brousses annonce une réunion publique courant 2017, et insiste dans son courrier sur « l’intérêt collectif » du projet, dans un cadre plus global de développement d’énergies nouvelles.
L’étude de projet est déjà lancée, puisqu’un mât d’étude -confondu avec une antenne de téléphonie par certains - doit être démonté avant la fin de l’année pour livrer ses enseignements sur le vent qui souffle à cette altitude de la montagne Noire.
Pour l’association ETP, les 5 éoliennes constitueront le point de départ d’une ligne médiane d’éoliennes s’étirant jusque dans le Lauragais, alors que la crête de la montagne Noire dispose déjà de 76 turbines, dont la manne financière revient à la communauté de communes à laquelle appartiennent les deux villages de Brousses et Fraisse et dont l’énergie produite alimente plus de 50 % de l’Ouest audois.
Ces éoliennes financent déjà la piscine intercommunale de Cuxac, et demain des bornes électriques pour véhicules, des zones de covoiturage, des projets communaux à intérêt collectif...

04/12/16 : St-Victor-la-Coste (30) : réunion pour les éoliennes
Des opposants à ce projet
Le développement du projet éolien dans le bois communal de Saint-Victor se poursuivant, une réunion publique, à l'initiative de la municipalité et de la société Opale, a eu lieu le vendredi 25 novembre 2016 à partir de18 h salle René Mathieu. C'est au cours du conseil municipal de juin 2014 que le maire a informé pour la première fois les conseillers municipaux que la commune était démarchée pour l'implantation d'éoliennes sur ses terres. Et c'est au conseil municipal d'octobre 2015 qu'a eu lieu la validation de ce projet. Des panneaux de présentation ont été installés dans les locaux de la mairie pour information au public.
Pour cette première réunion d'information sur les nouvelles avancées de ce projet, environ deux cents personnes avaient pris place dans la salle René Mathieu pour écouter les explications sur ce projet d'implantation d'éoliennes dans les bois de Saint-Victor-la-Coste.
De 18 h à 18 h 30, les participants ont étudié les panneaux qui avaient été disposés dans la salle, sur l'évolution et les nouvelles avancées du projet. A partir de 18 h 30, après le mot d'accueil du maire Robert Pizard-Deschamps, le responsable du secteur sud de la société Opale a présenté sa société. A l'aide d'un diaporama projeté sur un écran, un autre responsable d'Opale a commenté ces informations sur l'éolien. Il a aussi précisé que le Gard ne compte qu'un parc situé à Beaucaire.
Puis il est rentré dans le vif du sujet avec la présentation du projet sur Saint-Victor-la-Coste, projet choisi par la commune depuis un an et qui a été baptisé « La part du vent ». Il a
parlé de l'intégration des éoliennes dans le paysage, de la technique, de la concertation avec la société de chasse. Durant cette présentation, quelques rumeurs ont commencé à être entendues montrant la désapprobation de certains participants.
La troisième phase de cette réunion, qui a duré un peu plus d'une heure, a été réservée à la discussion entre le public, la société et le maire. De nombreuses questions ont été soulevées par les participants notamment sur le coût du démantèlement des éoliennes, qui allait en supporter le coût, pourquoi il n'y avait pas eu de consultation publique auparavant, quel allait être l'impact sur l'environnement, le problème de raccordement au réseau, les retombées financières pour la commune, le fonctionnement de la société Opale et le choix de l'exploitant, l'impact sur la valeur des maisons du village. De nombreuses personnes étaient de la commune, mais d'autres étaient venues des villages alentours, notamment de Pouzilhac. La plupart s'étaient déplacées pour avoir des informations. Mais au vu des échanges qui se sont déroulés dans un climat assez tendu, de nombreuses autres étaient là pour montrer leur opposition à ce projet éolien sur Saint-Victor-la-Coste.
http://www.midilibre.fr/2016/12/01/st-victor-la-coste-reunion-pour-les-eoliennes,1433953.php

02/12/16 : TARN : «Notre territoire mérite mieux»
Notre territoire mérite mieux ! C'est le mot d'ordre de l'association Nostra Montanha (et du collectif TNE) qui s'oppose au projet éolien de la commune limitrophe de Cambounès. Pour se faire entendre, l'association a initié une manifestation «pique-nique» en juillet, installé des panneaux aux entrées du village et projette de représenter la hauteur des éoliennes par un ballon rouge avec constat d'un huissier. L'assemblée générale a permis au président de l'association Jacques Biau de mobiliser les adhérents (71 membres) pour qu'ils se manifestent lors de l'enquête publique. Le projet, porté par EDF Énergies nouvelles, filiale du groupe EDF, prévoit la construction de 7 éoliennes de 125 m de haut sur des terrains privés mais aussi communaux. Elles seraient implantées sur les crêtes à 750 m d'altitude, dominant le village du Rialet et les hameaux du Linas et de la Peyrarque.
Motion
L'association a voté une motion contre le projet de Cambounès qui entraînerait des nuisances pour les habitants. Elle demande au préfet de ne pas autoriser ce projet et au syndicat mixte du Parc de donner un avis négatif. L'association réclame avec le collectif TNE (Toutes nos énergies) un schéma régional énergétique basé sur les économies d'énergie et le développement d'initiatives locales visant à valoriser des sources d'énergies renouvelables, élaboré en concertation avec les citoyens.
Occitanie Environnement
Les adhérents ont voté le nom du collectif régional qui va regrouper 140 associations et qui s'appellera Occitanie Environnement. Un collectif pour mieux faire entendre sa voix dans la région. Jacques Biau a rappelé qu'il y a actuellement 86 éoliennes en fonctionnement dans le Tarn sur 15 parcs.
Témoignage
Le témoignage en fin d'assemblée de Patrice Luchini a montré la détermination et la ténacité de cet habitant du hameau de Cubserviès qui se bat contre l'extension du parc éolien du Sambrès, soit 26 éoliennes dont 21 ont été inaugurées cet été. Il a lancé une association composée d'une trentaine de membres qui mènent le combat contre l'installation de 20 nouvelles machines. L'association s'appelle Vent Mauvais…
http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/02/2470664-notre-territoire-merite-mieux.html

29/11/16 : Énergie positive : la région se branche
L'Assemblée plénière de la région Occitanie s'est déroulée hier à Montpellier. Au menu, l'épais dossier des orientations budgétaires, mais aussi la priorité que la région veut donner à la transition énergétique en misant sur l'énergie positive.
Pas question que l'Occitanie loupe le train de la transition énergétique. Et puis, avec le vent marin sur les côtes, l'autan et la tramontane, des montagnes pleines de barrages et une bonne dose de soleil, nous avons quand même une belle matière première, pour remplacer le charbon ou le pétrole !
«Nous sommes déjà leader dans ce domaine, assure la vice-présidente Agnès Langevine, en charge du dossier. Et, avec cette délibération cadre que nous avons votée, nous allons donner à la région une trajectoire pour être la première région à énergie positive en 2 050.»
Les pistes à suivre ? «Réduire par deux la consommation d'énergie des habitants et multiplier par 250 % la proposition d'énergies renouvelables,» indique la vice-présidente. Pour ce qui est de la réduction de la consommation d'énergie, elle souhaite «massifier la rénovation de l'habitat, l'étendre aux copropriétés, aux communes, etc.»
Pour ce qui est de la production, on s'oriente vers des fermes éoliennes, «pour lesquelles nous allons travailler sur l'acceptation des habitants, avec des projets de territoires, plus que des opérations pilotées par des grands groupes. Mais, comme il n'y aura plus de prix d'achat, il faudra trouver un modèle rentable». Du côté du littoral, les fermes éoliennes marines de Gruissan et Barcarès sont sur les rails.
«Et nous lançons un appel à projet régional pour l'autoconsommation de l'électricité voltaïque.»
Pour accompagner tout cela, Carole Delga a annoncé la création d'une Agence régionale de l'énergie et du climat d'ici fin 2017.
Première région pour l'investissement
Mais le gros morceau de cette assemblée plénière était le débat sur les orientations budgétaires. «Ces orientations visent un seul objectif : l'innovation, la créativité et l'intelligence. Elles donneront les moyens aux entreprises et à l'emploi qui reste la priorité des priorités» a souligné la présidente Carole Delga. Quatre grands axes sont proposés. Tout d'abord dans le domaine de l'Éducation, avec des actions sur le plan de la formation professionnelle et du développement de l'apprentissage. Par ailleurs, dix nouveaux lycées seront construits. Sur le plan économique, soutien à l'agriculture, la viticulture, l'agroalimentaire, coup de booster à l'économie touristique, et lancement de la «croissance bleue», avec des travaux sur les ports de Sète, Port-la-Nouvelle, Grau du Roi. Troisième axe vers l'égalité des territoires et la préservation de l'environnement. Et enfin, renforcement du lien social et des solidarités.
De son côté, le président du groupe d'opposition de la Droite et du Centre, Christophe Rivenq a regretté un temps de parole jugé trop court. «Il est temps de construire ensemble les bases d'un véritable fonctionnement démocratique de notre Assemblée, en revoyant de fond en comble les modalités d'exercice de notre mandat, déjà lors des assemblées plénières» a-t-il réclamé.
Pour Carole Delga : «Nos orientations budgétaires font de nous la première région de France pour l'investissement par habitant».
De fait, en rapprochant les deux régions, on a aussi changé d'échelle.
Un office pour le Catalan
On le sait, les Catalans ont eu un pincement au cœur lorsque c'est le mot d'Occitanie qui a été retenu pour baptiser la nouvelle région, une désignation qui semblait les effacer de la géographie régionale.
La région entend montrer que la langue catalane a toute sa place dans la nouvelle région) à travers la création d'un Office public de la langue catalane, pour valoriser une culture très ancrée et très vivante.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/29/2468285-energie-positive-la-region-se-branche.html

27/11/16 : St-Pons-de-Thomières (34) : une projection-débat autour de l'éolien industriel
L'histoire d'un combat pour défendre les intérêts de deux agriculteurs.
Dimanche 27 novembre, salle de réception de la mairie, une projection / débat sera organisée avec l'Union locale CNT des Hauts Cantons par les copains de l'Amassada pour mieux comprendre les enjeux de l'éolien industriel sur nos territoires.
18 h 30, c'est par un accueil en tartines accompagné de bière des Faucheurs volontaires que tout commencera. 19 h 15, projection du film "Pas res no arresta" suivi d'une discussion survoltée sur fond de soupe chaude.
"A l'ère de la transition énergétique pour le soi-disant croissance verte, RTE tente de s'approprier les terres de deux jeunes agriculteurs, à Saint-Victor dans le sud-Aveyron, pour implanter un transformateur électrique de sept hectares. Ce transformateur redistribuerait sur le réseau international la production de 1000 éoliennes en construction sur les crêtes de la région. La municipalité de Saint-Victor et la majorité des habitants sont contre le projet. Au premier jour de l'hiver 2014, une cabane nommée l'Amassada s'est dressée sur les terres convoitées, et les rencontres, les liens, les résistances s'étendent et s'intensifient."
http://www.midilibre.fr/2016/11/23/une-projection-debat-autour-de-l-enjeu-de-l-eolien-industriel,1429155.php

14/11/16 : TARN : Dourgne : Energie renouvelable : pour une production locale et citoyenne
Deux réunions le 4 novembre dernier, organisées par l'AMVD avec le soutien du PNRHL dont le territoire possède de belles ressources de soleil et de vent, proposaient d'offrir une alternative locale et citoyenne aux développeurs extérieurs. Objectif : lutter contre les dégâts environnementaux et paysagers, imposés aux habitants sans partage de la valeur ajoutée au territoire. Une cinquantaine de personnes : citoyens, élus, professionnels, sont venus débattre avec des témoins invités. Produire localement de l'énergie propre avec l'assentiment de la population et au profit des investissements des particuliers et des collectivités locales pour atteindre les objectifs de la loi de programmation énergétique, c'est possible. Laurent Causse, responsable du service énergies de la petite coopérative des «Fermes de Figeac» en a apporté la preuve. Cette structure locale a récemment réalisé des centaines de centrales photovoltaïques (plusieurs dizaines de millions d'euros investis et une douzaine d'emplois locaux créés). Ces équipements, financés par les banques à 100%, ont permis à des éleveurs d'investir et de percevoir un complément de revenu appréciable. La dynamique créée a permis une prise de participation du territoire de 40% pour la mise en place d'un parc éolien, ainsi que la conception d'une douzaine de grands projets pour 2017.
Denis Bourgeois d'Enercoop Midi-Pyrénées a informé l'auditoire sur des mesures d'accompagnement aux porteurs locaux de projets, abondées par la Région, et les financements d'Energies partagées qui doublent
Commentaire: 
1. Financement participatif = fourre-tout dans lequel il faudra bien distinguer ce qui relève d'un procédé fait pour amadouer le public en flattant son portefeuille (des grosses sociétés d'éoliennes industrielles ont bien compris le sujet !) et ce qui consiste à créer une vraie dynamique locale autour de projets d'intérêt local. 
2. Energies renouvelables : toutes ne sont pas aussi "vertes" et vertueuses qu'elles s'en donnent l'air. Rien à voir entre une grosse centrale thermique comme celle de Gardanne, même convertie partiellement au bois et une chaudière collective d'agglomération ; rien à voir entre une centrale éolienne industrielle comme celles qui envahissent nos montagnes et de vrais projets locaux, acceptables du point de vue social, économique et écologique ! Ces distinctions sont importantes : il ne faut plus laisser honteusement le champ libre à l'imposture énergétique, industrielle et financière.

14/11/16 : L'histoire sans fin des éoliennes de Saissac (Aude)
En août 2016, le commissaire-enquêteur rendait un avis favorable à un projet de parc éolien de cinq machines porté par EDF Energies Nouvelles au lieu-dit Landelle.
D'ici peu, la préfecture de l'Aude devrait se prononcer sur l'autorisation d'exploitation, probablement un refus si l'on s'en tient à l'opinion du préfet de l'Aude, Jean-Marc Sabathé, «ni pour ni contre» l'éolien mais pointant cependant la «jungle» née d'une folle profusion de projets dans un département où 265 éoliennes sont aujourd'hui déjà en exploitation.
Un décompte dans lequel Saissac et son proche environnement jouent un rôle non négligeable. Dans l'aire d'étude élargie (20 km), le commissaire-enquêteur en charge du dossier de Landelle évoquait ainsi 34 éoliennes en fonctionnement, 37 machines à l'état de l'instruction et 11 mâts ayant fait l'objet d'une autorisation de construction. Mais de ces 11 éoliennes, toujours pas de trace. C'est sur ce dossier des Cabanelles, projet basé à moins de trois kilomètres de Landelle, que le Conseil d'Etat a rendu une décision le 3 novembre dernier. Ajoutant une ligne de plus à une affaire qui dure depuis 2011, et l'arrêté préfectoral du 30 septembre par lequel était accordé à la société La Compagnie du vent un permis de construire pour onze éoliennes, trois postes de livraison et un poste de maintenance.
Un arrêté attaqué séance tenante par l'association de défense de l'environnement du piémont de la Montagne Noire, «La Farigoule», et plusieurs riverains, pour excès de pouvoir. Deux ans plus tard, le 17 octobre 2013, le tribunal administratif de Montpellier rejetait leur demande.
Le Conseil d'Etat pointe les «erreurs de droit»
Pas de quoi refroidir les opposants. Ténacité récompensée le 15 juin 2015 par la cour administrative d'appel de Marseille, qui annulait le jugement de première instance et l'arrêté. Au tour, alors, de la société de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État. Démarche escortée d'un autre pourvoi, celui de la ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité. Dans les considérants de la juridiction suprême, pas question d'impact sur la faune et la flore ou de covisibilité avec la rigole de la Montagne Noire, arguments avancés depuis plus de cinq ans par les opposants.
Le 3 novembre, le Conseil d'État a dit le droit. Et pointé des «erreurs» de la cour administrative d'appel, balayant des motifs d'annulation retenus en 2015 tels que l'oubli d'un arrêté préfectoral conjoint avec le Tarn ou l'absence de notification à l'autorité environnementale d'études complémentaires sur la faune et la flore.
De quoi changer à nouveau la donne, avec l'annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel... devant laquelle le dossier est renvoyé. De quoi laisser penser que, d'ici la conclusion de l'affaire, le schéma régional d'aménagement de développement durable et d'égalité des territoires aura régulé la question de l'éolien dans le département.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/14/2457892-l-histoire-sans-fin-des-eoliennes-de-saissac.html#Yo82Jbh2Sv4pRXS8.99

09/11/16 : AUDE : Région à énergie positive
Carole Delga: «Nous sommes la région en pointe sur l'éolien flottant». «Après Gruissan, le site du Barcarès vient d'être retenu par la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, pour l'implantation au large de quatre éoliennes flottantes, suite à l'appel à projet national lancé en 2015. Sur les quatre projets retenus sur le territoire national, deux sont en Occitanie-Pyrénées-Méditerranée (Gruissan et Le Barcarès). C'est une fierté pour notre région, notre économie, notre littoral et son avenir, mais aussi parce que cela s'inscrit pleinement dans notre volonté d'accompagner la transition énergétique. Nous faisons ainsi la preuve que nous sommes la région en pointe sur l'éolien flottant», a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée. «Notre littoral offre un potentiel exceptionnel, que je souhaite renforcer à travers le plan Littoral 21 que nous venons d'engager. Il s'inscrit dans
le cadre d'une démarche de croissance bleue, bâtie sur le développement durable, les énergies renouvelables et le développement d'activités traditionnelles et innovantes», a poursuivi Carole Delga. L'éolien flottant doit contribuer au rayonnement des compétences et savoir-faire régionaux et à l'émergence d'une filière industrielle française compétitive. C'est le port régional de Port-la-Nouvelle, idéalement situé à proximité des zones de Gruissan et du Barcarès, qui accueillera ces projets dans le cadre du projet d'extension portuaire porté par la région. «Je souhaite faire de l'éolien flottant une énergie renouvelable majeure de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée», assure Carole Delga.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/11/09/2455501-region-a-energie-positive.html

09/11/16 : Un 2e projet d’éolien en mer sur le littoral d’Occitanie
Le ministère de l’environnement dévoile le 3/11 deux nouveaux lauréats de l’appel à projets « fermes pilotes d’éoliennes flottantes » de l’Ademe lancé en 2015 et annonce la préparation des appels d’offres commerciaux de l’éolien flottant. L’un des deux lauréats de ces fermes pilotes pré-commerciales est Engie/EDPR/Caisse des Dépôts en consortium avec Eiffage/Principle Power et GE pour un projet situé sur Leucate (11)/Le Barcarès (66), au large du littoral de l’Occitanie. Cette ferme comptera 4 éoliennes flottantes de 6 MW avec des turbines GE et des flotteurs Eiffage/Principle Power déjà éprouvés au Portugal pendant 5 ans dans le cadre du projet Windfloat. Le consortium conduit par Quadran via EolMed SAS (Béziers), déjà lauréat à Gruissan (4 éoliennes flottantes), avait également déposé des projets sur cette zone. C'est le port régional de Port-la-Nouvelle, proche des zones de Gruissan et de Leucate/Le Barcarès, qui accueillera ces projets dans le cadre du projet d'extension portuaire porté par la Région.
« Je souhaite faire de l'éolien flottant une énergie renouvelable majeure de la Région Occitanie. Nous saisissons l'opportunité de cette nouvelle filière. Ces atouts sont exceptionnels et constituent de véritables enjeux pour la transition énergétique et la croissance verte en France. Cela nous conduira à devenir la première région d'Europe à énergie positive », déclare dans un communiqué Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie qui va engager le Plan Littoral 21 avec l'État et la Caisse des Dépôts. La France prévoit d’attribuer 2 GW d’éolien offshore flottant à l’horizon 2023, selon France Énergie Éolienne (FEE), porte-parole des professionnels de l’éolien français. Olivier Perot, président de FEE espère que les volumes dédiés à l’éolien offshore seront importants et se dit confiant sur « le potentiel de baisse des coûts de l’éolien en mer flottant et sur les gains résultants de son industrialisation. »
http://www.lalettrem.fr/actualites/un-2e-projet-deolien-en-mer-sur-le-littoral-doccitanie

08/11/16 : Éolien flottant : l’Aude, à la pointe, avec deux sites à Leucate et Gruissan
Cas unique en France, en 2021, notre département hébergera deux fermes pilote. Chacune comprendra quatre éoliennes de six mégawatts. Ces projets impliqueraient, à terme, en phase commerciale, l’embauche de plusieurs centaines de personnes localement. L’Aude à l’avant-garde ? En matière d’énergies renouvelables, cela paraît être le cas. La bonne nouvelle est tombée en fin de semaine dernière : les deux sites qu’avait présélectionnés l’État, dans notre département, pour accueillir une ferme d’éoliennes en mer, ont été retenus. Il s’agit de Leucate et Gruissan. À Leucate, c’est le programme défendu par Engie qui a remporté l’appel à projets lancé par le gouvernement. À Gruissan, victoire du plan de développement Eolmed porté par la société héraultaise, Quadran. Il s’agira, dans les deux cas, d’implanter un ensemble de quatre aéromoteurs flottants de 6,12 mégawatts (MW). A plus de 15 km des côtes....
http://www.lindependant.fr/2016/11/08/eolien-flottant-l-aude-a-la-pointe-avec-deux-sites-a-leucate-et-gruissan,2275630.php

08/11/16 : Un 2e projet d’éolien en mer pour l'Occitanie
Le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer vient de communiquer les noms des deux nouveaux lauréats de l'appel à projets de fermes pilotes pour l'éolien flottant. L’un des deux est le projet porté Engie/EDPR/CDC en Méditerranée, sur la zone de Leucate (11). Le 2e projet d’éolien offshore pour la région Occitanie.
Le ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer vient d'attribuer les deux derniers lauréats de l'appel à projets lancé en août 2015 dans le cadre du programme des investissements...
http://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/economie/environnement/2016-11-08/un-2e-projet-d-eolien-en-mer-pour-l-occitanie.html

04/11/16 : Lozère : mobilisation contre le projet de ferme éolienne en Margeride
Depuis le 28 octobre, des membres et sympathisants de l'association Robin des Bois de la Margeride bloquent les travaux de défrichement d'un chantier de construction d'éoliennes en Lozère. Ce vendredi, ils étaient encore au rendez-vous en présence d'un huissier dépêché par EDF qui mène les travaux.
Ca fait une semaine qu'ils occupent le terrain. Ce vendredi matin , ils étaient une petite quinzaine à être vent debout contre le chantier de construction d’une ferme éolienne de 9 aérogénérateurs située sur la commune de Chasseradesse. Les membres et sympathisants de l’association Robin des bois de la Margeride ne veulent pas de ces éoliennes et bloquent tous les matins les engins de chantier chargés de défricher le terrain.
LE REFUS D'UNE SOCIÉTÉ ÉNERGIVORE
Pour certains habitants du village où sera érigé le parc éolien, la présence de ces aérogénérateurs est une aberration. D'abord parce que les communes alentours n'auront que faire de ce surplus d'énergie. Mais aussi parce que selon eux, c'est la course folle à une consommation d'énergie de plus en plus frénétique qui doit être remise en cause, faute de quoi le recours aux énergies propres ne permettra jamais de sortir du nucléaire.
LA PRÉFECTURE DE LA LOZÈRE INFLEXIBLE
Du côté de la préfecture, à Mende, on réaffirme la nécessité de cette ferme éolienne et surtout on se réfère à la loi : Les arrêtés préfectoraux officiels sont toujours valables et doivent être exécutés. En effet des recours ont été engagés mais ils ne sont pas suspensifs. En clair, tant que le tribunal administratif ne s'est pas prononcé, EDF est en droit de commencer les travaux.
Les opposants ont en effet entamé un long marathon judiciaire en déposant devant le tribunal administratif des recours contre le permis de construire et l’autorisation d’exploitation des éoliennes. Ils attendent de la justice un jugement en référé bloquant le chantier en attendant un jugement sur le fond.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/lozere/lozere-mobilisation-contre-projet-ferme-eolienne-margeride-1123221.html

03/11/16 : L'Aude saturée d'éoliennes, mais nos élus en veulent toujours.
http://contre-regard.com/laude-saturee-deoliennes-mais-nos-elus-en-veulent-toujours-plus-contre-regard-com/
http://contre-regard.com/wp-content/uploads/2016/11/NARBONNE_IN-1-glissées.pdf

02/11/16 : Aude: les précisions du préfet à propos de l’implantation du parc éolien
Le préfet Jean-Marc Sabathé : « En matière d’éolien, afin de préserver les paysages dans l’Aude, il est nécessaire d’avoir une réflexion sur les équilibres à tenir ». PHOTO/Claude Boyer
Énergies renouvelables. Se déclarant « ni pour, ni contre » l’éolien, Jean-Marc Sabathé a fait part à notre rédaction de la réalité administrative à laquelle il est confronté, tout en suggérant des pistes au sujet de la future réglementation. Dans notre édition du 22 octobre relative à l’inauguration de Sambrès, soit le « plus grand parc éolien du département », nous indiquions que le député Jean-Claude Perez, à propos de l’implantation de futures éoliennes, « avait tenté de sonder le terrain auprès du préfet sans être "rassuré" » sur la question. De ce fait, le représentant de l’État dans l’Aude, Jean-Marc Sabathé, a souhaité revenir vers notre rédaction dans le...
http://www.lindependant.fr/2016/11/02/aude-les-precisions-du-prefet-a-propos-de-l-implantation-du-parc-eolien,2274550.php

31/10/16 : Gard : Valliguières
"Le titre n'est pas tout à fait vrai si nous tenons compte de la pétition ... Il aurait peut être mieux valu le rédiger ainsi : "le village ne soutient pas son conseil municipal" en tout état de cause, le conseil municipal par des décisions unilatérales non édictées au programme sur lequel il s'est fait élire, divise le village. Une question donc monsieur le maire : dans toute bonne démocratie, qui représentez-vous ? Êtes-vous à ce point suffisant que vous ignorez vos administrés, concitoyens, voisins et que vous pensez d'une manière très patriarcale que seul vous détenez la vérité ? Voulez-vous être le maire qui aura défiguré son village et le patrimoine communal ? Car c'est tout ce que l'on retiendra de vous dans le pays." sic Non Aux Eoliennes dans le sud de l'Uzège Pont du Gard






29/10/16 : St-Victor-la-Coste (Gard) : les chasseurs se positionnent contre le projet éolien
Cette assemblée générale extraordinaire a été demandée par 85 pour cent des chasseurs de la société.
La société de chasse du village a provoqué une assemblée générale extraordinaire avec à l'ordre du jour le projet de parc éolien sur Saint-Victor-la-Coste. Ce sont 85 % des membres de la société de chasse qui ont demandé la tenue de cette assemblée générale, ce qui montre l'intérêt des chasseurs pour connaître les tenants et les aboutissants de ce projet.
Le bureau, par l'intermédiaire de son président Mario Mercadier, a donc présenté l'impact des installations d'éoliennes sur l'environnement, la faune et pour la chasse. Il a ensuite fait état du projet sur Saint-Victor en expliquant que l'intégration dans le paysage sera impossible en raison de la hauteur cumulée des mâts plus les pales d'environ 120 m qui les rendront visibles depuis de nombreux points du village. Autre nuisance, celle sonore d'origine mécanique et aérodynamique.
La faune, oiseaux de passage et rapaces, sera impactée par ce dispositif car se trouvant dans le couloir rhodanien de migration. La crainte provient également de l'importance du chantier de construction que ce parc impliquerait avec la création de nouvelles pistes. Ce projet prévoit la construction de six éoliennes de quatre-vingt à cent-dix mètres de hauteur. La société de chasse communale dispose d'un bail avec la mairie pour l'utilisation des bois communaux, les chasseurs considèrent que ce bail n'a pas été pris en compte.
Suite à cette présentation, la discussion a été particulièrement animée pour savoir que faire face à ce projet. Après de longues discussions, un vote à main levée a eu lieu pour répondre à la question : qui est pour ? qui est contre ce projet éolien ? Avec seize opposés aux éoliennes, un pour et quatre abstentions, il a été décidé que le bureau devait défendre les intérêts des chasseurs par rapport à ce projet.
Une lettre va être envoyée au conseil municipal et un comité local de surveillance de l'éolien va être organisé sur Saint-Victor par la société de chasse. Des participants à la réunion se sont spontanément portés volontaires pour en faire partie.
http://www.midilibre.fr/2016/10/27/st-victor-la-coste-les-chasseurs-se-positionnent-contre-le-projet-eolien,1416018.php

25/10/16 : Et si en Lozère on parlait des articles de la loi Montagne
Nous vous mettons en lien un article du Midi Libre d'il y a 15 jours qui faisait le point sur le projet présenté à l'assemblée nationale sur la loi Montagne.
Si vous lisez cet article, il convient de constater que les dispositions de la loi initiale de 1985 ne sont pas remises en cause.
Le projet en discussion porte essentiellement sur les dispositions permettant de "Soutenir l'emploi et le tourisme en montagne, tout en assurant une protection de l'environnement dans les neuf massifs que compte le territoire", mais aussi permettant d'améliorer le cadre de vie et les équipements des habitants montagnards.
Par contre il n'y a aucune proposition de texte relatif à l'éolien industriel qui risque de miter à terme les espaces montagnards. En 1985 lors du vote de la loi, étaient pris en compte les problématiques de l'époque : construction des remontées mécaniques, unités touristiques nouvelles, réaménagement de chalet d'alpages qui risquaient d'impacter l'identité des espaces montagnards. En 1985 la problématique de l'éolien industriel ne se posait pas.
Aujourd'hui nous avons des projets éoliens de 180m de haut, avec des impacts qui n'ont aucune comparaison possible avec les pylônes de remontées mécaniques, ou les chalets d'alpages comme nos burons en Lozère. Eh bien là, circuler il n'y a rien à voir, il ne faut surtout pas parler de l'éolien industriel dans ce nouveau projet de loi Montagne.
Heureusement les textes de la loi de 1985 sont toujours d'actualité :
Article L122.3 du code de l'urbanisme
Les installations et ouvrages nécessaires aux établissements scientifiques, à la défense nationale, aux recherches et à l'exploitation de ressources minérales d'intérêt national, à la protection contre les risques naturels et aux services publics autres que les remontées mécaniques ne sont pas soumis aux dispositions de la présente section si leur localisation dans ces espaces correspond à une nécessité technique impérative.
Article L122.5 du code de l'urbanisme
L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, sous réserve de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension limitée des constructions existantes et de la réalisation d'installations ou d'équipements publics incompatibles avec le voisinage des zones habitées.
Article L122.9 du code de l'urbanisme
Les documents et décisions relatifs à l'occupation des sols comportent les dispositions propres à préserver les espaces, paysages et milieux caractéristiques du patrimoine naturel et culturel montagnard
Article L122.10 du code de l'urbanisme
Les terres nécessaires au maintien et au développement des activités agricoles, pastorales et forestières sont préservées. La nécessité de préserver ces terres s'apprécie au regard de leur rôle et de leur place dans les systèmes d'exploitation locaux. Sont également pris en compte leur situation par rapport au siège de l'exploitation, leur relief, leur pente et leur exposition.
Article L122.11 du code de l'urbanisme
Peuvent être autorisés dans les espaces définis à l'article L. 122-10 :
1° Les constructions nécessaires aux activités agricoles, pastorales et forestières ;
2° Les équipements sportifs liés notamment à la pratique du ski et de la randonnée ;
3° La restauration ou la reconstruction d'anciens chalets d'alpage ou de bâtiments d'estive, ainsi que les extensions limitées de chalets d'alpage ou de bâtiments d'estive existants dans un objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard et lorsque la destination est liée à une activité professionnelle saisonnière. L'autorisation est délivrée par l'autorité administrative compétente de l'Etat après avis de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers et de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.
Soyons clairs, le Conseil d'Etat a statué que les éoliennes par leur production participaient à un service d'intérêt général et donc pouvaient à ce titre être perçues comme des installations ou équipements publics, et qu'ainsi donc les éoliennes pouvaient être construites en zone de montagne conformément à l'article L122.5.
Mais nous savons lire, et la loi montagne c'est aussi d'autres articles qui s'appliquent, comme ceux ci-dessus. Et bien en Lozère comme ailleurs on s'assoit dessus : que ce soit le schéma régional éolien, l'étude de la DDT 48 sur l'éolien, les études d'impact des projets éoliens en Lozère, les autorisations des projets éoliens en Lozère, il n'est nullement fait référence au respect de la loi montagne, et donc au respect de ses nombreux articles.
Mais si vous êtes petit agriculteur, ou habitant modeste, alors là pas de problème, il faut appliquer la loi.
Eh oui, si on est petit ou grand les perceptions ne sont pas les mêmes :
- par exemple pour des éoliennes de 180m de haut, la notion des impacts paysagers est considérée de l'ordre de la subjectivité.
- par exemple pour un très petit projet, la notion de l'impact d'une typologie de fenêtre ou de la nature et teinte d'un toit n'est plus de l'ordre de la subjectivité, mais de l'expertise en matière d'insertion.
C'est avec cette latitude que se donne l'administration, que bientôt la crête de la Margeride sera banalisée par de multiples impacts industriels, comme ce qui est en train de se concrétiser autour de Fortunio
http://collectifterredepeyre.blogspot.fr/2016/10/et-si-en-lozere-on-parlait-des-articles.html

25/10/16 : Lozère : les anti-éolien stoppent le chantier dans le bois des Taillades
Ce lundi 24 octobre, au petit matin, des militants écologistes ont fait stopper le début d'un chantier d'implantation d'éoliennes, dans le bois des Taillades, à la limite des communes de La Bastide-Puylaurent et Chasseradès.
Selon eux, en effet, "il y a eu un recours suspensif auprès du tribunal administratif de Nîmes", explique Michel Cogolègnes, des Robins des bois de la Margeride. Qui poursuit : "Le porteur du projet est EDF, qui veut passer en force. À la mi-septembre, ont été posés des panneaux d'autorisation de défrichement. Un journal a été déposé dans les boîtes aux lettres, qui indique que les travaux vont commencer fin octobre."
"Nous n'accepterons plus l'implantation d'une seule éolienne"
"Et que les éoliennes vont faire gagner beaucoup d'argent aux habitants. Mais en attendant le résultat du recours au tribunal administratif, chaque matin nous irons là-bas. Nous n'accepterons plus l'implantation d'une seule éolienne de plus en Lozère. Quitte à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme. Ou faire une Zad si nécessaire".

23/10/16 : Lozère (48) : la guerre de l’eau dans le vent à Servières
http://www.midilibre.fr/2016/10/22/la-guerre-de-l-eau-dans-le-vent-a-servieres,1413617.php

21/10/16 : Le plus grand parc éolien de l'Aude inauguré
http://www.lindependant.fr/2016/10/21/le-plus-grand-parc-eolien-de-l-aude-inaugure,2272535.php

17/10/16 : Les associations contre le projet éolien des Fanges
Sur la table depuis 2010, le projet de création d'un parc éolien dit de la forêt des Fanges, à Lapradelle-Puilaurens, par la société Éole-Res, propriétaire de plusieurs parcs dans l'Aude, vient de franchir une étape. En effet, l'enquête publique préalable à toute autorisation s'est achevée cette semaine.
Alors que le projet prévoit l'implantation de six éoliennes, d'une hauteur de 135 m en bout de pale pour une puissance nominale avoisinant les 20 mégawatts, plusieurs associations de protection de l'environnement sont défavorables au projet.
«Les éoliennes n'ont rien d'écologique»
Transparence et Aire, deux associations de la haute vallée de l'Aude qui s'opposent régulièrement à l'implantation d'éoliennes dans la région, pointent ainsi du doigt le faible impact des éoliennes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.
«On veut faire croire aux gens qu'on va réduire les émissions de CO2 avec l'implantation d'éoliennes. Mais en raison de leur fonctionnement par intermittence, on va devoir augmenter la production thermique, explique Bruno Pradès, président de Transparence. Les éoliennes n'ont rien d'écologique. Elles sont d'ailleurs dangereuses pour certaines espèces protégées de rapaces et de chauves-souris sur le site de la forêt des Fanges. Tandis que leur fabrication a également d'importantes conséquences sur l'environnement».
Pour le responsable de l'association, le seul avantage à ce genre de projets, «c'est le tarif de rachat de l'énergie par EDF, qui peut rapporter jusqu'à 300 000 € par mégawatt installé chaque année. Cela permet au promoteur d'amortir une éolienne en un an».
Enfin, Bruno Pradès insiste sur la production d'énergie, déjà importante en haute vallée de l'Aude.
«La production hydroélectrique dans la haute vallée de l'Aude est déjà suffisante pour 800 000 habitants».
http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/17/2440695-les-associations-contre-le-projet-eolien-des-fanges.html#Yym4204gHOohO3dz.99

04/10/16 : Le projet éolien de l'Aiguille abandonnéUn nombre important de délibérations était à l'ordre du jour du dernier conseil municipal. Parmi elles, un sujet brûlant qui mobilise depuis plusieurs semaines l'attention des habitants, celui d'un projet d'implantation d'éoliennes dans la forêt de l'Aiguille, projet porté par les maires de Durfort et celui des Cammazes.
Quel est ce projet qui a été présenté par Alain Mary ? Il s'agit de l'implantation de trois à cinq éoliennes sur la crête de la forêt, à cheval sur les deux communes, entre le Plô de Nestor et le château d'eau.
Le projet a été confié à la société EOLRES. Cela va nécessiter le défrichement de 5 000 m2 par éolienne, plus les voies d'accès au site, soit des chemins de 8 à 15 m de large ; au total, 2,5 ha pour trois éoliennes et 3,8 ha pour cinq éoliennes.
Lors du tour de table, les conseillers ont pu évoquer les avantages financiers, 70 000 € par an à se partager entre les deux communes, et les inconvénients : bruit, détérioration de la forêt, impact visuel, proximité des marmites et hêtre tricentenaire, chasse, randonnées...
Le chargé de mission énergies renouvelables du Parc naturel régional du Haut Languedoc, contacté, signale qu'il n'est pas au courant de ce projet et que, de toute façon, le site étant classé en zone rouge dans le schéma de développement éolien, le Parc aurait donné un avis négatif, suivi très certainement par l'Etat qui a validé le schéma.
Au vote final, 8 conseillers sont contre le projet et un s'est abstenu. Le projet est abandonné.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/04/2431981-le-projet-eolien-de-l-aiguille-abandonne.html

01/06/16 : Aude : Éoliennes : les populations de Bouriège et Tourreilles contre
Depuis 2004, pour Francis Lesort, 83 ans, président de l'association de défense de l'environnement Les Amis de Saint-Sernin, c'est un long combat qui ne pourra s'achever qu'après l'abandon du projet de construction des éoliennes sur les communes de Bouriège et Tourreilles par le groupe Valeco. Le développeur d'énergie renouvelable montpelliérain a pris le relais d'Alstom France qui a entre-temps jeté l'éponge. Un changement d'exploitant qui a donné quelques espoirs supplémentaires aux anti-éoliens locaux avec associé à ce premier aléa, la probable nullité du bail emphytéotique signé entre l‘exploitant, l'ancien maire de Bouriège Patrice Cathala et le gérant de la SARL Parc de la Bruyère. Des victoires sur le temps et sur la mise en œuvre des futurs chantiers incontestables. Un retard qui a profité également à une dizaine de «zadistes» nouvellement installés sur le site de Bouriège, ces derniers empêchant à tous les véhicules l'approche de la future zone de construction de ces fameuses éoliennes culminant à une centaine de mètres de hauteur sur quelques centaines de mètres de large. Aujourd'hui, les habitants, confiants, viennent de signer une pétition pour dire un non ferme et définitif à ces mats verticaux munis de grandes pâles qui, selon eux, viendraient défigurer la beauté de leurs paysages et gâcher tous les projets touristiques du coin. Francis Lesort est assez fier de cette pétition qui réunit sur Bouriège 85 signatures (dont 4 conseillers municipaux) sur 108 électeurs et 101 une sur Tourreilles sur 125 habitants. «Valeco sent que les résistances des anti-éoliens sont sérieuses et risquent bien de remettre en question son projet sur cette zone, il presse les élus, la municipalité de Bouriège, de signer un autre bail dans les plus brefs délais. Nous sommes évidemment contre ce nouveau contrat qui devrait octroyer à la commune la somme ridicule de 65 € par an et par habitant pour quarante années non négociables et renouvelables, soit quatre-vingts ans, bien au-delà d'une vie ! Impensable de laisser cette verrue à nos petits-enfants. Avec la population, nous demandons aux élus de rejeter cette proposition honteuse et les éoliennes qui vont avec. Nous ne comprenons pas pourquoi le maire actuel Philippe Pous s'entête contre l'avis de ces administrés, tout comme Mme Palomino à Tourreilles. On le voit aujourd'hui avec les pétitions, majoritairement contre ces éoliennes», affirme avec conviction le président des Amis de Saint-Sernin. Une guerre picrocholine qui pourrait bien laisser des traces dans ces tout petits villages du Limouxin.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/01/2356401-eoliennes-les-populations-de-bouriege-et-tourreilles-contre.html

21/03/16 : Bagnols (30) : le mât de mesure du vent du projet éolien vandalisé
Erigé début mars, ce mât était l'un des outils qui allait déterminer la faisabilité de l'installation d'éoliennes à Saint-Victor-la-Coste. À peine une semaine après son installation, il est à terre. Le mât de mesure de 85 m, installé début mars dans la garrigue de Saint- Victor-la-Coste par la société Opale énergies naturelles, était la première étape du projet "La Part du Vent" : l'installation de cinq éoliennes. Le conseil municipal avait validé le projet en septembre et désigné cette société spécialisée pour le mener. "C'est du vandalisme pur et simple"...
http://www.midilibre.fr/2016/03/21/a-terre-le-mat-de-mesure-du-vent-du-projet-eolien,1303395.php

19/01/16 : Ariège : Vent de colère contre les éoliennes de Cintegabelle
Rien de changé en 2016 aux portes de l'Ariège : le projet d e parc éolien de Cintegabelle, sous le nez des habitants de Saverdun, Lissac et Saint-Quirc, fait toujours grincer des dents.
Le projet de parc éolien à Cintegabelle par GDF Suez, c'est une affaire haut-garonnaise. En quoi les Ariégeois sont-ils concernés par ces neuf tours à vent ? Tout simplement parce que, depuis les hauteurs de Saverdun, Lissac, Saint-Quirc, ils ont un véritable balcon sur le champ éolien. Et qu'en gros, les riverains ariégeois sont finalement plus concernés que ceux de la Haute-Garonne.
Ce vieux projet, qui remonte à 2008, a pris corps peu à peu, au point aujourd'hui d'être entré dans la réalité. Une association «anti» s'est constituée, des manifestations ont eu lieu, mais rien n'y a fait. Un mat de mesures a même été installé, depuis peu de temps, mais il est tombé avant Noël.
L'association Hers Ariège Environnement qui lutte pied à pied contre ce projet met en avant un certain nombre d'aspects négatifs : l'implantation, loin du bourg de Cintegabelle, au pied des communes ariégeoises, et au milieu d'une zone peuplée ; dégradation apportée au paysage par ces tours de 150 m de haut ; mise en question de l'utilité financière du projet ; nuisances sonores ; infrasons… Bref, tout ce qui est partout mis en avant contre ce type de réalisation. Enfin, elle pointe «le manque de concertation» autour d'un projet qui a cheminé dans la discrétion jusqu'aux dernières municipales avant d'émerger d'un coup d'un seul peu après.
L'association s'insurge contre le manque d'information qui a été fait aux administrés. Olivier Hébert, son président, observe que «si un comité de concertation a été mis en place, à la demande de la municipalité de Cintegabelle, il s'est transformé en comité de suivi éolien. Et si des permanences du promoteur ont été organisées à Saint-Quirc, Cintegabelle et Lissac, elles ont été peu fréquentées, suite à un manque total de communication. Par contre, les réunions publiques de l'association de défense, à Saint-Quirc et à Cintegabelle ont été massivement suivies.»
«Des droits à polluer subventionnés»
Côté élus ariégeois, on est sur la même longueur d'onde, comme l'explique Philippe Calléja, maire de Saverdun et président de la communauté de communes du canton de Saverdun : «Nous avons dit non en communauté de communes. En Ariège, nous avons un SCOT qui dit que les éoliennes ne sont pas les bienvenues, et donc on est fondé à ne pas les vouloir en limite. En plus, elles sont installées en plaine, très visibles, et dans une zone d'habitat plutôt dense. Ce n'est pas comme à Nailloux où seulement deux fermes sont concernées. Il faut savoir qu'au départ ces éoliennes avaient été projetées sur les coteaux de Cintegabelle, mais les riverains n'en ont pas voulu, alors maintenant on les déplace aux portes de Saverdun, Saint-Quirc, Lissac, près de gens qui, bien entendu, n'ont rien à dire… Voilà pourquoi nous avons voté contre ce projet.»
L'affaire est d'autant plus «saumâtre», comme le dit Philippe Calléja, qu'en son temps, la ville de Saverdun avait étudié un projet pour son propre compte à travers la régie électrique, sur les hauteurs de Saverdun, et avait conclu à non-rentabilité de cette ambition. «Je pense, conclut Philippe Calléja, que ces gens ont trouvé un bon moyen d'acheter des droits à polluer par le biais de cette électricité très subventionnée.»
Le chiffre : 9
Mâts >prévus dans le projet. Le projet de parc éolien que GDF-Suez envisage de créer à Cintegabelle se composerait de neuf mâts, au maximum. Des machines qui mesureraient 150 mètres de haut chacune.
http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/19/2258866-vent-de-colere-contre-les-eoliennes-de-cintegabelle.html

25/11/15 : Les anti-éoliens investissent le conseil municipal de Cintegabelle (31)
Mardi soir, une cinquantaine d'opposants à la création d'un parc éolien dans la commune de Cintegabelle ont envahi le Conseil Municipal en séance et demandé un référendum. Le maire n'a cédé en rien.
Les opposants sont entrés assez calmement dans la salle du Conseil Municipal et ont demandé l'autorisation de lire un message contestant l'utilité d'un parc éolien sur la commune. Ils ont également souhaité l'organisation d'un référendum.
Ces opposants venaient de Cintegabelle mais aussi des communes ariégeoises environnantes.
Après avoir accepté l'interruption de séance, le maire a assuré que rien encore n'était signé et qu'un comité de concertation allait être mis en place pour enregistrer les arguments de chacun.
Par ailleurs, le maire a rejeté l'idée du référendum. Les habitants avaient connaissance de ce projet puisqu'il était inclus dans son programme de candidat aux élections municipales. Les électeurs l'ont largement élu, acceptant donc de fait ses projets dont celui du parc éolien.http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/les-anti-eoliens-investissent-le-conseil-municipal-de-cintegabelle-863075.html

28/04/15 : Pyrénées-Orientales
Les travaux de construction du parc éolien de Pézilla-la-Rivière sont stoppés
Les mâts sont déjà sortis de terre mais le chantier est arrêté depuis lundi. Car la justice vient de donner raison à la commune de Corneilla-la-Rivière, qui demande l'arrêt des travaux du parc éolien voisin de Pézilla-la-Rivière pour nuisances. EDF-EN, opérateur du projet, fait appel de la décision
Le plus grand parc éolien de France, 35 machines, devait être inauguré fin juin, à Pézilla-la-Rivière, dans les Pyrénées-Orientales. Il est situé en fait sur 4 communes, Baixas, Calce, Villeneuve-le-Rivière et donc Pézilla-la-Rivière.
Le permis de construire de Pézilla-la-Rivière, où 19 des 35 éoliennes doivent être construites, vient d'être annulé par le tribunal administratif de Montpellier, à la demande de la commune voisine de Corneilla-la-Rivière. Elle considère que le parc éolien porte atteinte à l'image de la commune et à la préservation des sites alentours car il se voit jusqu'à 15 kilomètres à la ronde.
Le justice vient de lui donner raison et condamne Pézilla à verser 2.500 euros à Corneilla, pour les frais engagés.
Les travaux sur la partie du site relevant de la commune de Pézilla sont donc stoppés mais ils se poursuivent sur les 3 autres communes.
EDF EN, à l'initiative du parc éolien, a décidé de faire appel de la décision.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/pyrenees-orientales/les-travaux-de-construction-du-parc-eolien-de-pezilla-la-riviere-sont-stoppes-714081.html

06/04/15 : Aude : Vent de colère sous des éoliennes
Au nom de la défense de leurs belles montagnes, un vent de colère souffle sur les hauteurs de Saissac. Des habitants sont inquiets pour la préservation de la biodiversité.
Sur les hauteurs de Saissac, à proximité du lac de Saint-Denis, une population de fermiers, d'exploitants de gîtes et de chambres d'hôtes rêve d'une seule chose : que rien ne perturbe leur existence paisible sur les versants de la Montagne Noire. Depuis quelque temps cette espérance est contrariée par l'implantation future de plusieurs éoliennes sur un terrain privé, lieu-dit «Les Caban elles», et en lisière du bois d'Abadie appartenant à la commune de Saissac. «Nous avons beaucoup de chance de vivre dans ce cadre sauvage, retiré des routes de grand passage, préservé de toute pollution. Ici, l'eau de la ville n'arrive pas. La seule eau à notre portée est celle des sources qui coulent en abondance dans notre environnement». Au domaine L'Albejot, où ils résident sur une exploitation mi-agricole mi-touristique, Corinne et Dédé Arredondo ne changeraient pour rien au monde leur mode de vie. Depuis quelques mois leur idéal est terni par la construction future d'éoliennes avec un point culminant à plus de cent vingt mètres du sol. À quelques kilomètres de là, de l'autre côté du lac de Saint-Denis, Régine Herteleer se morfond déjà de l'impact visuel qu'auront les éoliennes sur la façade de son gîte. «Si j'avais été informée de ce projet, je n'aurais jamais acheté cette maison. J'avais été séduite par le charme de ce corps de ferme, je l'ai restauré. Je reçois des touristes du monde entier toute l'année», explique cette dame qui a quitté la Belgique pour le calme et la beauté des paysages au cœur de la Montagne Noire. Patatras, est-on tenté d'écrire, l'arrivée des éoliennes étirerait plus qu'une ombre portée sur ce territoire riche d'une biodiversité exceptionnelle. C'est un commentaire partagé par Mme Koening, présidente de l'association «La Farigoule» qui s'est fait une spécialité des combats pour la protection environnementale.
Sur les hauteurs de Saissac, la colère de ces défenseurs de la nature fait plus de bruit que les pâles des éoliennes et l'entente avec le voisinage, qui a investi dans le projet industrie, s'est forcément dégradée. Un collectif s'est constitué pour attaquer le permis de construire accordé par la municipalité locale à la Compagnie du Vent. «Nous avons fourni dans notre recours en annulation des schémas démontrant les atteintes aux ressources hydrologiques et à la biodiversité», dit la présidente de «La Farigoule». Ces arguments n'ont pas été retenus par le tribunal administratif à Montpellier, ils sont dans l'attente de la décision que prononcera la Cour d'Appel à Marseille. Dominique Moniot, directeur du développement à la Compagnie du Vent, se veut rassurant en nous déclarant : «Nous comprenons les inquiétudes des fermiers. Qu'ils se rassurent, des dispositions sont prises, comme l'étanchéité des fondations, pour éviter toute pollution accidentelle éventuelle des sources». Qu'il soit de colère ou éolien, le vent n'est pas prêt de s'essouffler dans les montagnes de Saissac.
La commune favorable
À la mairie de Saissac, Odiel Seigne dit que sa «commune est favorable au développement éolien avec des réserves». Elle confirme la vocation touristique du domaine communal et des montages qui la surplombent, à telle enseigne que la population locale double pendant la saison estivale. «Les hauteurs de Saissac sont classées site pôle. Un autre projet d'une dizaine d'éoliennes, porté par EDF Énergies Nouvelles, est autorisé chez des particuliers le long de la route de Revel».
http://www.ladepeche.fr/article/2015/04/06/2081489-vent-de-colere-sous-des-eoliennes.html#sPqweuxxVxS6YqAi.99

12/09/13 : Aveyron : En Ségala. Les éoliennes font souffler un vent de colère
Il y a quelques années, on se souvient de la levée de «boucliers», alors qu’avait fleuri le projet éolien autour de La Capelle-Bleys.
A l’approche de l’automne, le Ségala est à nouveau sous le feu de la colère d’opposants à tout projet similaire.
Ainsi, depuis quelques jours voit-on fleurir autour de Rieupeyroux des panneaux d’opposition. Ils émanent du collectif Segal’air.
Sous le titre «éolien industriel : après l’invasion du sud Aveyron et du Lévezou, le Ségala!», ses membres communiquent: «De grands groupes industriels exigent de nous le sacrifice de notre patrimoine commun et personnel... Aujourd’hui, sur les communes de Rieupeyroux, Prévinquières, Compolibat et La Bastide-l’évêque, ces mêmes groupes nous promettent: de perdre notre qualité de vie, de gâcher la beauté de nos paysages, de dévaluer la valeur de nos biens, de prendre des risques pour notre santé, sous prétexte d’énergies vertes, ils veulent nous imposer une industrie d’aérogénérateurs... Demain, ce sera quoi, chez qui? Toujours plus de nuisances pour nous les riverains... et toujours plus de bénéfices pour eux! Leurs intérêts sont-ils les plus importants? Non! Ségal’air se mobilise et vous pouvez nous aider! Unissons-nous contre eux! Tous ensemble nous serons forts... Nous contacter : e-mail: contact@segalair.org et sur notre site Internet.www.segalair.org»
Leur site fait état d’une étude au nord de Rieupeyroux pour l’implantation de treize éoliennes et autour de Lescure pour cinq. Pour mémoire, le schéma régional éolien, établi le 29 juin 2012, avait classé 182 communes du département de l’Aveyron «en zone favorable pour l’éolien».
http://www.ladepeche.fr/article/2013/09/12/1707085-en-segala-les-eoliennes-font-souffler-un-vent-de-colere.html#Fbx3f430eHpUTpyT.99

21/05/13 : PO : Dix hélices de 100 m pour une centrale éolienne
Louer des terrains communaux pour accueillir un parc éolien et ainsi doubler le budget municipal. Lesquerde et Saint-Arnac s'en réjouissent. Fin de l'enquête publique le 29 mai.A Saint-Arnac où un aérogénérateur est implanté depuis 2006 à proximité de l'ancestrale carrière de feldspath, on se frotte déjà les mains. Le projet de création de la Centrale Éolienne du Fenouillèdes, dont l'enquête publique s'achève le 29 mai prochain, est une véritable aubaine. "C'est une chance de survie pour nous. La location du terrain communal en friche que le village concéderait au groupe Valeco Ingénierie nous rapporterait, je l'espère, dans les 10 000 à 20 000 €, ce qui changerait toute notre vie", affirme Guy Calvet, le maire. Il parle en son nom d'élu, en celui de sa population de 120 âmes également.
La chance de Saint-Arnac"Rendez-vous compte, on pourrait goudronner le parking en terre, boucher les trous des rues et même profiter du passage de la fibre optique pour obtenir l'ADSL qui nous fait tant défaut", poursuit-il. L'avis favorable des habitants de Saint-Arnac réside en effet dans ces urgences. Guy Calvet en est conscient et a d'ailleurs imposé à l'opérateur Valeco, avec son collègue Jacques Barthès de Lesquerde, de s'installer sur des parcelles appartenant à la collectivité afin d'en retirer des revenus annuels. Pas sur des sols privés. Sur les dix hélices du champ, les deux prévues côté Saint-Arnac seraient donc érigées au lieu-dit "Castillets" jouxtant "La Serrette" et "Lou Casteillets" de Lesquerde où fleuriront les autres. Toutes localisées au sein d'une zone de développement éolien (ZED), accordée par l'Etat. L'ensemble forme aujourd'hui un promontoire situé sur le plateau calcaire à environ 350 m d'altitude. Mais aussi à 500 m des premières maisons, moins de 30 km du radar Météo France d'Opoul et à vue d'oiseau du château de Quéribus. Or Valeco s'est engagé à masquer les éoliennes derrière les lignes de crêtes. Un pari difficile. Les dix aérogénérateurs mesurent 101 m de haut et 82 m de diamètre pâles inclues. Si le commissaire enquêteur, le 29 mai, conclut positivement à la réalisation, Valeco investira donc comme prévu 490 000 € à l'intégration spatiale, environnementale et sonore de ses équipements d'énergie au vent. Des hélices garanties pour une durée de vie de 20 ans et pour une production de 46 000 000 kWh par an, soit l'équivalent de l'alimentation de 13 000 foyers ou 38 000 personnes. Et 35 000 tonnes de CO2 évités !
130 000 € par an pour Lesquerde
Lesquerde s'en félicite à son tour. "Au village, tout le monde n'adhère pas, mais sur 171 habitants 90 % de la population est pour", précise le maire Jacques Barthès. Un aveu en prime. L'édile attend avec impatience la décision du préfet des P.-O. qui bénéficie de deux mois après la fin de l'enquête pour notifier son accord ou désaccord. "J'ai bon espoir. On travaille sur ce parc depuis 2010, on est presque au bout. Le plus dur c'est maintenant", confie-t-il. Jacques Barthès a calculé les recettes supplémentaires qui entreront au budget de Lesquerde si l'opération est entérinée. De 120 000 à 130 000 € annuels. "On commencera par aménager le hangar de la cave viticole de l'Agly, que nous venons de racheter, en salle culturelle. Nous ferons venir des troupes de théâtre, nous organiserons des animations, nous redynamiserons Lesquerde", prévoit-il, envisageant ensuite une série de travaux. Seule ombre dans le ciel de Lesquerde et de Saint-Arnac finalement, la présence de ces éoliennes perturbera dès 2014 les parades nuptiales des circaètes.

13/05/13 : PO : Un nouveau projet de parc éolien en Fenouillèdes
Il pourrait voir le jour dès l'an prochain. L'enquête publique doit s'achever à la fin du mois. Ce serait l'un des plus important du département.
Ce parc accueillerait 10 hélices de 100 mètres de haut sur les communes de Saint-Arnac et Lesquerde. A Lesquerde ces éoliennes sont plutôt vues d'un bon oeil : la municipalité va pouvoir doubler son budget.
https://www.francebleu.fr/un-nouveau-projet-de-parc-eolien-en-fenouilledes-1368465792

12/08/11 : Aude : Castelnaudary. Éoliennes de Montferrand : comme un vent de colère

Les habitants de Montferrand dans l'Aude arrivent vraiment à saturation. Il y a maintenant douze ans qu'ils supportent les nuisances qui découlent de l'implantation des « fameuses éoliennes d'Avignonet-Lauragais », la commune voisine de Haute-Garonne. Nuisances visuelles, nuisances sonores, télévisions brouillées par des interférences, les Montferrandais ont l'impression d'avoir été « roulés dans la farine » par des voisins qui ont choisi d'implanter leurs éoliennes, hautes de 65 m, sur le versant de la colline face à leur village. Dix machines dans un premier temps, de 0,85 Mgw chacune. Mais l'énergie renouvelable, non seulement c'est mieux que les énergies fossiles, mais en plus ça rapporte. Vint alors le projet d'en rajouter d'autres, hautes cette fois de 110 m (2 Mgw chacune), avec pour résultat, plus d'ombre, plus de bruit, plus de flashs allumés dès la tombée de la nuit qui éclairent les maisons comme en plein jour. Il va sans dire que ces engins n'ont pas été implantés anarchiquement. Il y a eu un commissaire enquêteur nommé, puis un permis de construire en bonne et due forme délivré par le préfet du « 31 ». Et c'est peut-être là que le bât blesse.
Des anomalies sont apparues
Prétendre dans un rapport que des éoliennes de plus de 100 m de haut sont bien intégrées dans le paysage, qu'elles ne dénaturent en rien la campagne, et pire, qu'elles remplacent aujourd'hui les moulins à vent d'antan du Lauragais, c'est pousser le bouchon un peu loin… Comparer ces tas de ferraille aux magnifiques moulins faits de pierre et de bois, il fallait le faire. Il paraîtrait même qu'elles ne portent en rien atteinte aux monuments classés ou inscrits. Le maire de Montferrand, M. Pradel, ayant décidé de ne pas courber l'échine, plusieurs procédures ont été entamées. C'est ainsi que des anomalies sont apparues. À l'arrivée, le permis fut annulé par la cour d'appel de Bordeaux. Un nouveau, bien évidemment, a été immédiatement déposé, et un commissaire enquêteur désigné. Y a-t-il un espoir pour les Montferrandais, en sachant qu'un texte du dernier « Grenelle », interdit l'implantation d'éoliennes à moins de 500 m des maisons ? La balle est dans le camp du préfet du 31, et dans celle du TGI de Carcassonne, devant lequel l'affaire a été portée par la municipalité audoise.

30/09/10 : Les chambres d'hôtes contre les éoliennes « Dans l'Aveyron, un propriétaire de chambres d'hôtes, gêné par les nuisances de 4 éoliennes, a proposé à EDF de racheter sa maison. Les négociations sont en cours. »
http://www.epaw.org/multimedia.php?article=n4

28/02/08 : L'éolien menacé à Joncels (34)
Les sept éoliennes de Dio-et-Valquières seront-elles les seules sur la communauté de communes Avène-Orb-Gravezon ? Les acteurs de l'éolien accumulent pourtant les projets dans l'Hérault, en particulier à Joncels. La Cie du Vent vient d'obtenir le permis de construire pour un parc de 22,75 MW (33 millions d'euros d'investissement) et l'enquête publique sur le projet de 12 MW de Valeco Eole s'est conclue sur un avis favorable.
Mais le Conseil d'Etat a suspendu, mi-janvier, le chantier d'EdF Energies Nouvelles d'une ferme de 7 éoliennes de 1,3 MW chacune. Il confirme ainsi le référé du tribunal administratif de Montpellier de juillet 2007, à la demande de l'association Forum des Monts d'Orb qui attaque le projet d'EdF EN de 17 éoliennes au total (un autre permis concerne 10 éoliennes). « Cette décision a été prise dans l'attente d'une autre procédure sur le fond », précise EdF EN. Le tribunal administratif de Montpellier a déjà annulé, en mars 2006, le permis de construire accordé à Valeco Eole pour 7 éoliennes à Lunas, une commune voisine. Il a pris appui sur la loi Montagne, qui précise que « l'urbanisation doit se réaliser en continuité avec les bourgs et villages existants ». Le tribunal a assimilé l'éolien à une urbanisation. Valeco a déposé un recours devant la cour administrative d'appel de Marseille, mais attend le jugement depuis deux ans.